L’ampleur des destructions dans la bande de Gaza est visible depuis le ciel. Les nouvelles images satellites, prises en juin 2026 et publiées par Google Maps et Google Earth, révèlent la gravité des dégâts criminels causés par l’armée israélienne. Mais surtout, elles dévoilent les destructions de logements, de commerces, de lieux de vie.
Comparaison de Gaza en 2026 et en 2023 (images © Google Maps/Google Earth)
Voici quelques articles évoquant le sujet :
« Gaza : sur Google Earth, les nouvelles images qui montrent l'ampleur des destructions » (France 24).
Le 27 septembre 2026, le logiciel d'imagerie satellite Google Earth a mis à jour sa carte du sud de la bande de Gaza. Ces nouvelles images en libre accès mettent en lumière la destruction quasi-totale par l'armée israélienne de certaines anciennes zones d'habitation, comme la ville de Rafah. France 24 met à disposition des images avant/après l'intervention israélienne. Le contraste avec les anciennes images est frappant. Sur ces nouvelles photos prises depuis le ciel, on ne reconnait presque plus rien de la ville de Rafah et de ses environs, tout au sud de l'enclave. Immeubles, serres, routes : la quasi-totalité des infrastructures de l'agglomération a disparu sous les gravats après trois années de guerre à Gaza. Dès mars 2025, la rédaction des Observateurs de France 24 avait documenté la destruction de près de deux-tiers des serres de la bande de Gaza, à partir des données fournies par le chercheur He Yin.
« De nouvelles images de Google Maps révèlent l'ampleur des dégâts à Gaza. Les images satellites montrent de nouvelles destructions de maisons, de commerces et de lieux de culte depuis le cessez-le-feu fragile » (The Guardian).
De nouvelles images satellitaires de juin 2026 révèlent l’ampleur des destructions à Gaza. Elles montrent un territoire ravagé par trois années de guerre, où ruines, déplacements forcés et habitats précaires structurent désormais l’espace vécu par 2,3 millions d’habitants. Le littoral porte lui aussi les traces massives de la guerre. D’immenses camps de tentes s’étendent parfois à quelques mètres de la mer. Le principal port de Gaza est endommagé et vide de bateaux de pêche, tandis que ses abords sont désormais occupés par des abris improvisés. Dans Gaza-ville, les espaces encore libres sont occupés par des tentes, cabanes et abris. Jabaliya et Shuja’iya apparaissent largement inhabitables. Au nord, Beit Lahiya et Beit Hanoun sont fortement détruites. Les images donnent ainsi à voir une rupture profonde des continuités urbaines. Au sud, Rafah apparaît presque entièrement réduite à des ruines et Tel al-Sultan largement rasé. Une large bande de terrain a aussi été dégagée le long de la frontière égyptienne. Les destructions redessinent donc quartiers, marges frontalières et conditions d’habiter à l’échelle de Gaza. Selon une évaluation de l’ONU sur le bilan matériel des destructions, environ 82% des structures de Gaza sont endommagées, soit plus de 200.000 bâtiments. Près des deux tiers sont considérés comme détruits. Le nombre de structures détruites a encore augmenté de 9% depuis octobre 2025. Cette destruction produit une géographie massive du déplacement. Plus de 2,1 millions de personnes restent déplacées et beaucoup vivent ss des tentes ou dans des abris temporaires. Les familles sont concentrées dans des espaces réduits, au milieu des ruines et d’infrastructures très dégradées. Jaco Cilliers représentant du Programme des Nations unies pour le développement en Palestine estime à 61 millions de tonnes le volume total des gravats. Leur enlèvement constitue un défi territorial majeur, auquel s’ajoutent les corps encore ensevelis sous les décombres. Les images satellitaires montrent l’ampleur des transformations à Gaza. Quartiers détruits, camps de déplacés, port endommagé, infrastructures dégradées et vastes zones de gravats dessinent aujourd’hui un territoire profondément bouleversé par ces années de guerre.
« Que disent les images de Gaza rendues publiques par Google ? » (RFI).
Cela faisait deux ans que Google n’avait plus rendu publiques les photos de cette partie du territoire palestinien. L'imagerie spatiale du géant américain est désormais une preuve de la destruction de quartiers entiers, particulièrement autour de Rafah, par l’armée israélienne dans sa guerre déclenchée après les attaques brutales du Hamas du 7 octobre 2023. Ces révélations interviennent après la publication par erreur, par le service de cartographie israélien, d’une série d’images spatiales qui confirment la construction des bases avancées israéliennes (FOB) dans la bande de Gaza. Ces fortins sont situés à proximité de l’ancien point de passage de Karni, ainsi que dans la localité de Jabalia. Ces images brièvement mises en ligne ont été rapidement retirées à la demande des autorités israéliennes.
« Des images satellites montrent Gaza en ruines trois ans après le début de la guerre génocidaire israélienne » (Al Jazeera).
De nouvelles images de Google Maps montrent l'ampleur des destructions perpétrées par Israël à Gaza, où plus de 74 000 Palestiniens ont été tués. Selon une évaluation récente du Centre satellitaire des Nations Unies (UNOSAT), le nombre de structures détruites à Gaza a augmenté de 9 % depuis l' entrée en vigueur du cessez-le-feu il y a près d'un an. Au total, environ 82 % des structures à Gaza, soit près de 200 000 bâtiments, ont été endommagées, et environ les deux tiers d'entre elles ont été détruites, d'après l'agence des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). Avec des quartiers entiers réduits en ruines et ne laissant derrière eux que les contours flous des routes principales, il est désormais presque impossible de distinguer une partie de Gaza d'une autre. Les terres agricoles ont été calcinées et des lieux de culte séculaires ont été endommagés ou rayés du paysage. Pour le journal Al Jazeera, ces images sont la preuve du génocide palestinien.
« 61 millions de tonnes de décombres : les travailleurs humanitaires à Gaza sont confrontés à la tâche délicate de déblayer les ruines qui dissimulent jusqu'à 10 000 corps » (The Guardian).
La reconstruction de Gaza représente un défi immense pour les organisations internationales et locales. Après plus de deux ans de travaux, environ 907 000 tonnes de décombres ont été retirées et plus de 300 000 tonnes recyclées et réutilisées. Mais cela ne représente qu’environ 1,5 % du volume total des décombres. L'ONU estime que le déblaiement de la majeure partie des décombres dans la bande de Gaza pourrait prendre au moins sept à dix ans et coûter des milliards de dollars. Cela ferait du déblaiement des débris de guerre à Gaza l'une des plus importantes opérations de déblaiement de l'histoire moderne. Gaza possède environ 20 fois plus de décombres que tous les conflits des 18 dernières années, selon le représentant spécial du PNUD sur le territoire. Pendant ce temps, la ligne jaune, démarcation établie au début du cessez-le-feu en octobre dernier, continue de progresser à mesure que les troupes israéliennes s'emparent de davantage de territoire. La zone encore accessible à la population et aux travailleurs humanitaires ne représente qu'à peine 30 % de la bande de Gaza, ce qui rend le problème de la gestion des décombres encore plus urgent.
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