Dis-moi où tu vis, je te dirai ce que tu votes ? (Géographie à la carte, France Culture)


Source : Dis-moi où tu vis, je te dirai ce que tu votes ? (émission Géographie à la carte, France Culture)

La cartographie électorale connaît un nouvel essor dans les années 1980 : plus précise, plus fine et également plus accessible, elle offre un aperçu visuel de la dimension spatiale du vote. A l'approche de la présidentielle, à quoi ressemblent ces cartes en France ? Quels aspects éclipsent-elles ?




Pour traiter de ce sujet, Quentin Lafay a réuni 3 invité·es : 
  • Jean Rivière, maître de conférences en géographie à l'Institut de Géographie et d'Aménagement Régional de l'Université de Nantes (IGARUN)
  • Elie Michel, politiste, enseignant chercheur au CEVIPOF, le centre de recherches politiques de Sciences Po
  • Delphine Papin, docteure de l'Institut français de géopolitique, responsable du service Infographie et cartographie au Journal Le Monde
Les géographes commencent à s'intéresser à la spatialité des comportements politiques dès le 20ème siècle. L'un des premiers est André Siegfried, dont la formule est restée célèbre : "Le granit vote à droite, le calcaire vote à gauche". Élie Michel revient sur le travail fondateur de cet auteur, souvent réduit à cette formule lapidaire : "Sa démarche est de combiner des facteurs différents pour expliquer le vote, de considérer des variables explicatives différentes et en cela c'est une approche novatrice dans la géographie électorale et l'analyse du vote.

La carte est un outil précieux pour les chercheurs, qui peu à peu sort du champ universitaire pour être diffusée auprès du grand public. C'est le cas au journal Le Monde, qui comme le souligne Delphine Papin s'est toujours appuyé sur des cartes : "La première Une du journal, il y a déjà une carte, qui n'est pas électorale mais qui est déjà une carte.

En fin d'émission, Aurélien Delpirou a présenté son ouvrage 50 cartes avant d'aller voter, paru aux éditions Autrement le 12 janvier 2022.


Une question, une carte, une réponse.

La France est-elle encore une grande puissance ? Les jeunes sont-ils plus précaires que leurs aînés ? L’école joue-t-elle encore son rôle ? L’ascenseur social est-il en panne ? Le logement coûte-t-il vraiment plus cher ? Les inégalités augmentent-elles ? Pour obtenir les bonnes réponses, contrer les fake news et s’éloigner des caricatures, les auteurs documentent tous les thèmes majeurs du débat public et proposent 50 cartes et près de 100 graphiques pour appréhender objectivement la situation de la France d’aujourd’hui. Ainsi, chacun pourra s’approprier les faits, comprendre les enjeux et se faire sa propre idée avant d’aller voter (voir un extrait).

Articles connexes




Résultats des élections au Bundestag en Allemagne (26 septembre 2021)


La carte, objet éminemment politique : La Pachamana en base de données


« La Pachamana en base de données. Géographie politique de l’information environnementale contemporaine. Par Pierre Gautreau. Éditions de l’IHEAL, 2021.
http://books.openedition.org/iheal/9362


L'ouvrage de Pierre Gautreau qui vient de sortir en open access aux éditions IEHAL ouvre des pistes de réflexion sur la géographie politique de l'information environnementale et sur la cartographie numérique dans ses rapports avec le pouvoir. En exergue, l'auteur prend l'exemple du projet Mapbiomas conduit par Tasso Azevedo visant à cartographier les biomes au Brésil. Le projet collaboratif repris par Google Earth Engine dès 2017 change assez vite de nature et témoigne des ambivalences de la cartographie numérique entre pouvoir et information.

Au delà du terrain d'étude qui n'est pas neutre - l'Amérique du sud et le Brésil étant marqués par de fortes tensions politiques, l'auteur aborde la question générale de l'information géographique (environnementale) et de ses usages à des fins politiques. Le chapitre 7 part notamment des travaux critiques de Pickles (1995), Harley (2002), Crampton & Krygier (2006). Pierre Gautreau remet en question l'idée que "les cartographies « participatives », « autochtones », « radicales », « de résistance », « du quotidien », correspondant à une subversion de fait de la cartographie officielle, seraient intrinsèquement liées à sa contestationPour lui, cette proposition procède d’une confusion entre critique des dominations et critique de la cartographie. Ces cartographies « autres », observées de près et dans leurs matérialités, innovent peu par rapport aux modes conventionnels de construction des cartes.

L'auteur regroupe les reproches adressés à la cartographie critique autour de six critiques : la focalisation sur le produit fini, le goût pour l’étude des cartes qui marchent, le goût pour les grands récits cartographiques, un objet de recherche déconnecté d’enjeux spécifiques, leur isolement disciplinaire dans un "delta intérieur", enfin et surtout le fait que "trop de cartographes critiques pèchent par manque de parcimonie dans leurs démarches, en postulant trop rapidement des effets sociaux et politiques de la carte". Cette critique de la cartographie critique ne manquera pas de susciter débats et commentaires parmi les géographes, les cartographes et au delà...

Résumé 

Qu’on le déplore ou non, notre rapport au monde biophysique est désormais fermement médiatisé par la mesure et les données numériques. Véritable Janus, cette information dite « environnementale » nous contraint autant qu’elle nous libère et fait l’objet de controverses brûlantes. Vecteur de démocratisation là où elle permet aux populations de connaître les risques qui les concernent et de participer aux décisions environnementales, elle s’avère dangereuse lorsqu’elle renforce des situations de domination sociale, ou appauvrissante quand elle réduit notre compréhension du monde vivant à quelques variables chiffrées. Incapable de représenter la complexité de ce vivant et du rapport que tissent avec lui les humains, elle connecte autant qu’elle marginalise les êtres et les choses. Les enquêtes sud-américaines de cet ouvrage explorent ce que le numérique change aux façons contemporaines d’appréhender les problèmes environnementaux, à travers des récits qui racontent plusieurs tentatives de « mise en bases de données » de la nature au XXIe siècle. De la Pachamama andine au symbole global amazonien, des luttes populaires pour le droit à l’information aux velléités de régulation à distance de l’agrobusiness, des controverses sur la standardisation de nos rapports au vivant aux quêtes de souveraineté informationnelle, c’est à un bilan politique nuancé et complexe que le lecteur est convié

Table des matières
(voir détail sur le site de l'éditeur)

Première partie. La vie des données environnementales sous l’Anthropocène : quatre contes sud-américains

Chapitre I – Pourquoi la Bolivie n’a-t-elle pas pu mettre la Pachamama dans une base de données ?

Chapitre II – Un géant informationnel parmi les émergents : portrait en pixels du Brésil

Chapitre III – Le printemps du droit à l’information environnementale

Chapitre IV – L’agrobusiness dans les filets de l’information environnementale : vingt ans de cache-cache

Chapitre V – L’information environnementale, une brève histoire (1970-2020)

Chapitre VI – Quelques jalons sur les rapports entre information environnementale et pouvoir

Chapitre VII – Une géographie politique de l’information environnementale a-t-elle de quoi nous apprendre ?

Chapitre VIII – Pour une interprétation plus réaliste du partage : l’open data environnemental pour quoi faire ?

Chapitre IX – La souveraineté informationnelle environnementale a-t-elle encore un sens aujourd’hui ?

Chapitre X – La nature modelée par l’information ?

Chapitre XI – La justice informationnelle, chantier ouvert

Conclusion – (Re)sortir du pixel


Disponible en open access, l'ouvrage peut être lu par chapitre ou dans son intégralité.
http://books.openedition.org/iheal/9362


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Atlas critique de la Guyane (par Matthieu Noucher et Laurent Polidori)

La carte, objet éminemment politique. Cartographie radicale par Nepthys Zwer et Philippe Rekacewicz

La déforestation en Amazonie suivie par le système d'alerte d'Imazon

Etudier la vulnérabilité environnementale et sociale en Amazonie colombienne à travers un outil de cartographie en ligne

Incendies en Amazonie : les cartes et les images auraient-elles le pouvoir d'attiser la polémique ?


L'histoire par les cartes : entre faits et légendes, la cartographie du fleuve Amazone du XVIe au XVIIIe siècle (Gallica)


Le blog de Gallica vous emmène à la découverte de la cartographie du fleuve Amazone sous la conduite  de João Marcos Cardoso qui travaille à la bibliothèque Brasiliana Guita e José Mindlin de São Paulo (BBM-USP).


Mappemonde, par Sébastien Cabot, 1544 (détail, source : Gallica)

Du début du XVIe à la fin du XVIIIe siècle, les représentations cartographiques de l’Amérique du Sud, notamment du fleuve Amazone, révèlent une intéressante coexistence entre des informations empiriques et des informations légendaires.

L'article s'appuie sur des cartes anciennes à différentes échelles consultables sur le site de Gallica : à l'échelle mondiale l'Atlas Miller (1519) avec en en particulier sa « Terra Brasilis » et la Mappemonde de Sébastien Cabot (1544) ; à l'échelle du continent sud-américain la carte de la Guyane de Nicolas Sanson (1656), la Mapa geographica del rio Marañon o Amazonas de Samuel Fritz (1691), la carte de la partie Nord de l'Amérique méridionale par d'Anville (1760) ou encore la Relation abrégée d'un voyage fait dans l'intérieur de l'Amérique méridionale de Charles de la Condamine (1745).

Pour aller plus loin


L'histoire par les cartes : une série de 14 films documentaires sur les cartes portulans (BnF)

Carte des "points chauds" de contamination au glyphosate à l'échelle mondiale


Source : The global environmental hazard of glyphosate use, Federico Maggia, Danielela Ceciliaa, Fiona H.M.Tanga, Alexander McBratney, Science of The Total Environment, Volume 717, 15 May 2020.
http://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S004896972030677X


Les pesticides agricoles peuvent devenir des polluants persistants pour l'environnement. Parmi eux, le glyphosate (BPL) fait l'objet d'une surveillance particulière en raison de son utilisation intensive et de ses menaces potentielles pour l'écosystème et la santé humaine.

Pour la première fois, des agronomes australiens ont créé une carte montrant les « points chauds » mondiaux de sols contaminés par le glyphosate. Leurs analyses révèlent qu'environ 1% des terres cultivées dans le monde (385 000 km2) sont sensibles à un risque de contamination moyen à élevé et environ 0,1% présente un risque élevé. Les parcelles les plus fortement contaminées se trouvent aux États-Unis et en Argentine, en Europe et en Asie de l'Est et du Sud. Les points chauds sont corrélés principalement à l'utilisation généralisée des BPL dans les pâturages, le soja et le maïs.

Le risque relativement faible d'exposition environnementale mis en évidence dans leurs travaux pour une seule substance active n'exclut pas une plus forte pollution de l'environnement par les pesticides et appelle à une coopération mondiale pour développer des normes opportunes et mettre en œuvre des stratégies réglementées pour prévenir une pollution environnementale mondiale.

La carte est téléchargeable en grand format.

Articles connexes

Un Atlas de la PAC pour une autre politique agricole commune

Modéliser l'usage des terres à l'échelle mondiale en tenant compte des acteurs et de leur pouvoir réel de décision 

Données SIG sur les écorégions terrestres

WorldCover (ESA), une couverture terrestre de l'occupation du sol à 10m de résolution


Publication de cartes politiques et physiques en open data sur le site du Gouvernement du Canada


Le site Open.canada.ca fournit des données physiques et politiques sur le Canada et sur le monde. L'intérêt de ces données cartographiques est d'être disponibles en open data, en haute résolution et sous différents formats (mxd, pdf, jpg...) ainsi qu'en service web.

  • Le Canada 
  • L'Amérique du Nord 
  • La région circumpolaire Nord 
  • Le monde en 2021 sous forme de planisphère physique et politique
  • Depuis plus d’un siècle, L’Atlas du Canada fournit à la population canadienne des données géographiques fiables sur le Canada et le reste du monde. Que ce soit dans sa première édition papier, parue en 1906, ou dans les cartes numériques et interactives publiées aujourd’hui en ligne, L’Atlas du Canada présente de l’information et des observations pour aider à comprendre le monde et le rôle du Canada au sein de la communauté internationale.  

    La carte du monde 2021, produite par le Centre canadien de cartographie et d’observation de la Terre témoigne de la volonté du CCCOT de démontrer la valeur sociale et économique des données géographiques. Cette édition, qui a fait l’objet d’une profonde mise à jour, présente les données géopolitiques mondiales les plus récentes, un nouveau design épuré et une projection cartographique moderne (projection pseudo-cylindrique de Winkel II à l'échelle de 1/29 000 000). Le Canada n’apparaît plus au centre de la carte du monde, comme c’était le cas dans les versions antérieures de l'Atlas du Canada. Cette réorientation permet non seulement de conférer à la carte une géométrie « confortable » et une symétrie formelle, mais aussi de souligner le rôle du Canada comme partenaire et collaborateur dans un contexte mondial plus large, à une époque où les défis environnementaux et économiques exigent des solutions mondiales. La première carte du monde de L’Atlas du Canada est parue en 1915, dans la deuxième édition de L’Atlas


    La carte du monde 2021 est bilingue (en anglais et en français) et peut être téléchargée gratuitement via le portail d’information et de données géographiques ouvertes du gouvernement du Canada. Le jeu de données comprend les frontières internationales des pays souverains et non souverains, les lieux habités, ainsi que les principales entités hydrographiques et physiques. 

    Les données SIG sont disponibles au format mxd (Arcgis). Pour convertir le fichier mxd-mpk, un moyen assez simple consiste à changer son extension en .zip puis à le dézipper avec l'appli 7zip ou équivalent. On peut alors charger les couches gdbtables dans Qgis et se constituer un petit Atlas physique et politique.


    Pour compléter

    L'Atlas du Canada. Source majeure d’information géographique, cet atlas donne accès à une sélection de cartes et de données géographiques interactives, historiques et téléchargeables fournies à titre de référence
    http://www.rncan.gc.ca/cartes-outils-et-publications/cartes/latlas-canada/10802

    L'Atlas des peuples autochtones du Canada (4 volumes) a été produit par la Société géographique royale du Canada en partenariat avec l’Assemblée des Premières Nations, l’Inuit Tapiriit Kanatami, la Nation métisse, le Centre national pour la vérité et réconciliation et Indspire.
    http://atlasdespeuplesautochtonesducanada.ca/

    Cartes et données de l’Observatoire national du covoiturage


    L’Observatoire national du covoiturage au quotidien est la plateforme de référence pour comprendre le covoiturage courte distance. Elle permet de suivre l’évolution des pratiques et d'évaluer l'impact des mesures mises en œuvre par l’Etat, les collectivités et les entreprises.


    En 2021, le ministère chargé des Transports et le ministère de la Transformation et de la Fonction publiques ont souhaité co-financer, dans le cadre du plan France Relance, une nouvelle extension du plan covoiturage, en valorisant les données du Registre de Preuve du Covoiturage et du site transport.data.gouv.fr.

    Trois types de cartes interactives sont proposées sur le site :


    Accès aux données de Trajets réalisés en covoiturage - Registre de Preuve de Covoiturage


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    Le monde dans la tête d'un fou : une projection cordiforme de 1590 (Gallica)


    Cette estampe est basée sur la mappemonde du Typus Orbis Terrarum d'Ortelius. Ce qui suggère une date de publication postérieure à 1587. Publiée par un auteur inconnu, elle représente un bonnet de fou (ou de bouffon) avec une carte du monde située à la place du visage. Elle n'est pas la seule projection cordiforme (en forme de coeur) du XVIe siècle. On la retrouve souvent pour représenter ce mélange de raison et de folie assez représentatif du siècle d'Érasme (et aussi de notre époque actuelle ?). Elle peut être consultée sur le site de Gallica qui comporte d'autres projections cartographiques cordiformes :
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53216189v/




    L'estampe comporte plusieurs textes en latin : 

    Panneau de gauche : Democritus Abderites deridebat, Heraclites Ephesus deflebat, Epichthonnis Cosmopolites deformabat, «  Democritus d'Abdera s'en moqua [du monde], Heraclite d'Ephèse pleura dessus', Epichtonius Les cosmopolites l'ont dépeint » ; 

    Au-dessus du capuchon : Nosce te ipsum, « Connais-toi toi-même » (de la maxime grecque « gnothi seauton » inscrite sur le temple d'Apollon à Delphes ) ;

    Au front du bonnet : O caput ellebore dignum, « O tête, digne d'une dose d'hellébore » (une plante vénéneuse). 

    Sur les oreilles du bonnet : Auriculas asini quis non habet,  « Qui n'a pas d'oreilles d'âne ? », une phrase attribuée à Lucius Annaeus Cornutus, un philosophe stoïcien romain du 1er siècle après JC. 

    La citation latine juste au-dessus de la carte est tirée de l'Histoire naturelle de Pline l'Ancien (bk. 2 ch. 72) Hic est mundi punctus et materia gloriae nostrae, hic sedes, hic honore gerimus, hic exercemus imperia, hic opes cupimus, hic tumultuatur humanum genus, hic instauramus bella, etiam civica, « C'est le monde et c'est la substance de notre gloire, c'est son siège, c'est ici que nous occupons des postes de pouvoir et convoitons les richesses, jetons l'humanité dans un tumulte et déclenchons des guerres, y compris des guerres civiles. »

    Au-dessous de la carte figure une phrase tirée de l'Ecclésiaste, 1.15 : Stultorum infinitus est et numerus, « Le nombre de fous est infini ». Une autre citation de l'Ecclésiaste (1.2) est représentée comme dans la coupe située en haut du bâton du bouffon à droite : Vanitas vanitatum et omnia vanitas, « Vanité des vanités, tout est vanité ». 

    Les insignes sur la ceinture décorative traversant l'épaule du personnage à gauche indiquent : O cures hominum, O quantum est in rebus inane, « Oh, les soucis du monde ; oh, combien de trivialité y a-t-il dans le monde », qui est l'ouverture des Satires d'Aulus Persius Flaccus ; Stultus factus est omnis homo, « Tous les hommes sont dépourvus de sens » (Jér. 10.14) et Universa vanitas omnis homo, « Toutes choses sont vanité, par tout homme vivant » (Psaume 39.6). On retrouve une référence à cette carte dans L'anatomie de la mélancolie de Robert Burton (1621).

    Pour compléter 

    La plus ancienne projection cordiforme connue est celle de Bernard Sylvanus. Elle a été dessinée pour l'édition de 1511 de la Géographie de Ptolémée réalisée par Jacob Pentium. 
    http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Universali_Tabula.jpg

    La mappemonde d’Oronce Fine est une représentation cartographique de la sphère terrestre réalisée selon une projection cordiforme en 1534-1536. En forme de cœur, elle est souvent envoyée comme carte pour la Saint-Valentin.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Carte_d%27Oronce_Fine
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b531882260

    Il existe aussi des cartes dites "doublement cordiformes" comme par exemple celles dessinées par Antoine Lafréri ou par Oronce Fine (XVIe siècle)
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8444051q/
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8459584n/

    Carte de l'Empire britannique en projection cordiforme. Planche 1 du Handy Atlas of the British Empire de J-G Bartholomew (1904)
    http://twitter.com/natlibscotmaps/status/1443120611232940032

    La projection de Werner est une projection cartographique pseudo-conique à surfaces égales, aussi appelée Stab-Werner ou Stabius-Werner. 
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Projection_de_Werner

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    La projection Equal Earth, un bon compromis ?

    The Impossible Map (1947), un court métrage d'animation très pédagogique d'Evelyn Lambart pour montrer pourquoi les projections cartographiques sont trompeuses

    Projections en étoile et représentation d'un monde monosphérique

    Des usages de la projection Spilhaus et de notre vision du monde

    Page de ressources sur les projections cartographiques


    Lorsque la carte crée le territoire : l’invention de l’Alsace-Lorraine


    Source : Lorsque la carte crée le territoire : l’invention de l’Alsace-Lorraine. Benoit Vaillot (M@ppemonde, n°132, 2021). 

    La carte du gouvernement général d’Alsace (Das Gebiet des General-Gouvernements im Elsass) réalisée par la division géographique et statistique de l’état-major prussien en septembre 1870 préfigure, en grande partie, le territoire qui formera l’«  Alsace-Lorraine » (Elsaß-Lothringen) entre 1871 et 1918. Ce territoire, cédé par la France à l’Empire allemand à l’issue de la guerre, n’est encore qu’une abstraction de papier avant qu’une commission de délimitation ne le rende tangible. Au cours de leurs opérations de démarcation, les commissaires abornent, cartographient, décrivent la nouvelle frontière franco-allemande et, par la même occasion, les limites du territoire annexé. En s’appuyant sur les archives de la commission, l'article de Benoit Vaillot publié dans M@ppemonde propose de restituer le rôle joué par les cartes dans l’invention de l’Alsace-Lorraine au cours des années 1870.

    Das General-Gouvernement Elsass und die deutsch-franzœsische Sprachgrenze von A. Petermann (source : Numistral)


    Côté allemand, en 1870 on ne parle pas de la "ligne bleue des Vosges" mais de la "carte au liseré vert", qui pourrait être une référence implicite au liseré employé par Karl Bernhardi, qui l’employait pour représenter la frontière linguistique franco-allemande (Sprachkarte von Deutschland, Bernhardi, 1843).

    Pour compléter l'article de Benoit Vaillot, il peut être intéressant de consulter la collection de cartes de l'Alsace-Lorraine sur le site de Gallica, notamment cette carte de Vogel de 1873 qui reprend le même découpage de l'Alsace-Lorraine avec un liseré bleu.

    Carte d'Alsace-Lorraine dressée par C. Vogel en 1873 (source : Gallica)

    A comparer, côté allemand, à cette autre représentation de l'Alsace-Lorraine sous la forme d'une carte murale (1885) :

    Wandkarte von Elsass-Lothringen von H. Wagner (source : Gallica)


    L'enjeu linguistique est important comme le montre cette carte allemande qui représente la diffusion de la langue maternelle française dans les communes d'Alsace-Lorraine d'après le recensement du 1er décembre 1910 :

    Die Verbreitung der französischen Muttersprache in den Gemeinden Elsass-Lothringens :(source Gallica)

    Parmi les ressources cartographique de Gallica, nous avons découvert cette magnifique carte scolaire de l'Alsace-Lorraine en 1914. Elle recense les établissements publics et privés de l'enseignement secondaire de garçons, de l'enseignement supérieur de jeunes filles et de l'enseignement primaire normal et préparatoire. On peut noter dans un souci de traduction l'emploi de la double appellation Lycées/Gymnases et Ecoles/Ecoles réales.

    Carte scolaire de l'Alsace-Lorraine en 1914 (source : Gallica)


    La "ligne bleue des Vosges" était en fait représentée en violet sur les cartes françaises et plutôt en bleu sur les cartes allemandes. Tout un symbolisme politique du bleu-violet expliqué ici : https://t.co/3zmpTQe0en https://t.co/MffgE5XpH6 pic.twitter.com/5IEZPIIGxz


    Lien ajouté le 14 décembre 2021

    À l'invitation des archives @francediplo, Benoit Vaillot a donné une conférence en ligne au sujet de l'invention de l'Alsace-Lorraine par les cartes, il y a 150 ans.

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    Rubrique cartes et atlas scolaires


    Rapport sur les inégalités mondiales 2022 (World Inequality Lab)


    Une synthèse du rapport sur les inégalités mondiales 2022 produit par le World Inequality Lab est disponible en français à cette adresse.


    En 2020, le revenu moyen des 10 % les plus riches est 38 fois supérieur à celui de la moitié la plus pauvre de la population mondiale, un niveau similaire à celui des années 1900. En France, les 1% les plus riches possèdent environ 27% du patrimoine. Les inégalités de richesse ont tendance à s’accroître depuis les années 80, mais restent très inférieures à celles de la Chine ou des Etats-Unis.



    Le présent rapport offre la synthèse la plus à jour des travaux de la recherche internationale sur les inégalités mondiales. Les données et analyses qu’il rassemble s’appuient sur les études menées ces quatre dernières années par plus d’une centaine de chercheurs situés sur tous les continents, qui alimentent la World Inequality Database (WID.world). Le rapport a été dirigé par les économistes Lucas Chancel, Thomas Piketty, Emmanuel Saez et Gabriel Zucman. Il révèle que la crise liée au Covid-19 a exacerbé un peu plus encore la captation des richesses mondiales par les plus fortunés. On y apprend que les milliardaires ont profité de la crise Covid et que les femmes touchent seulement 35% des revenus du travail. 

    Pour consulter le rapport complet (en anglais) :
    https://wir2022.wid.world/


    Pour télécharger les données, les graphiques et les cartes :
    http://wir2022.wid.world/methodology/

    Base de données sur les inégalités mondiales (WID.world) :
    http://wid.world/fr/accueil/

    Compte Twitter du World Inequality Lab : @WIL_inequality 

    PDF Map Maker : un petit utilitaire pour produire rapidement une carte en PDF


    PDF Map Maker est un petit utilitaire en ligne qui permet de produire rapidement une carte en PDF à partir des couches cartographiques fournies par Openstreetmap. Cet outil de cartographie libre a été développé par @SteveClineBird à partir de l'application Mapbox.

    Il suffit de zoomer sur la zone géographique que l'on souhaite, de choisir parmi les 9 couches cartographiques proposées, puis de sélectionner un format (paysage ou portrait) avant d'effectuer l'export du fichier en PDF. On peut régler l'inclinaison et l'orientation de la vue (indiquée par une boussole).

    Il est possible d'ajouter des données au format Geojson, en cliquant sur l'onglet "Layer". Soit on a déjà des données à disposition, soit on peut les produire à partir de cet autre outil gratuit en ligne Vector.rocks.  


    Exemple à partir de la vue aérienne de la Réunion avec superposition de la trace GPS du Grand Raid 


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    Wikipédia fête ses 20 ans. Mais connaissez-vous ses ressources cartographiques ?


    Publication des résultats du recensement agricole 2020


    Dossier de presse recensement agricole 2020 (à télécharger sur le site agriculture.gouv.fr).

    Opération décennale européenne et obligatoire, le recensement agricole a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne. Ces données permettent également de définir et d'ajuster des politiques publiques au niveau national et local. Il a été lancé en octobre 2020 dans toute la France et s'est achevé au mois de mai 2021.



    En 2020, la France métropolitaine compte 389 000 exploitations agricoles, soit 100 000 de moins qu’en 2010. Le nombre des exploitations continue de baisser. Le nombre d'exploitations à dominante élevage baisse plus fortement que le nombre d'exploitations à dominante végétale. Ce recensement décennal montre que les exploitations se sont agrandies et font désormais 69 hectares en moyenne, soit 14 hectares de plus qu'en 2010 (+ 25 %).






    Les premiers résultats ont été présentés par le ministre de l'Agriculture le vendredi 10 décembre 2021 lors d'une conférence de presse.

    Julien Denormandie présente les premiers résultats du recensement décennal

    Le recensement agricole, un outil essentiel pour dresser un panorama de l'agriculture française

    Le recensement agricole 2020 en dataviz sur VizAgreste :
    http://vizagreste.agriculture.gouv.fr/

    Lien ajouté le 14 décembre 2021


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    Cartes et données sur l'occupation des sols en France (à télécharger sur le site Theia)

    Données et cartes sur l'artificialisation des sols en France

    L'Insee propose un nouveau gradient de la ruralité (La France et ses territoires, édition 2021)


    L'histoire par les cartes : "Tableau général de la figure, la superficie et la population de toutes les parties du territoire de la République française répandues sur la surface du globe" " (1798)





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    Programme du séminaire "Le médiévalisme – Des usages contemporains du Moyen Âge" (2021-2022)


    Source : Le médiévalisme – Des usages contemporains du Moyen Âge (LaMop)

    Argumentaire

    Depuis quelques décennies, le médiévalisme, que l’on peut définir à la suite de Louise d’Arcens comme « la réception, l’interprétation ou la recréation du Moyen Âge européen dans les cultures post-médiévales », est devenue une discipline à part entière, d’abord dans les pays anglophones puis dans l’ensemble de l’Europe occidentale (pour ne s’en tenir qu’à elle, même si l’Orient ne doit pas être négligé). Le champ est vaste : de Victor Hugo à J.R.R. Tolkien, de la recréation d’une architecture néo-gothique aux jeux vidéos populaires, de l’anneau de Jeanne d’Arc à la reconstitution de batailles médiévales, les usages contemporains du Moyen Âge sont nombreux – littéraires, cinématographiques, ludiques, mais aussi politique… Pourtant, alors que nos collègues littéraires ont été les premiers à s’emparer de ce champ au sein du monde universitaire, les historiens ont davantage tardé à s’emparer du sujet, même si une dynamique est désormais engagée. Ce séminaire se propose donc d’envisager, en complémentarité avec les autres disciplines, tant l’histoire du médiévalisme que la diversité de ses usages actuels. 

    Ce séminaire porte cette année sur les dimensions spatiales du médiévalisme.


    Hereford Map, vers 1290

    Programme 2021-2022 (2nd semestre)

    28 janvier 2022 – Aude Mairey, « Introduction ».

    11 février 2022 – Annick Peters-Custot (Université de Nantes), « Constantinople, projection spatiale de l’imaginaire orientaliste ».

    25 février 2022 – Pierre-Brice Stahl (Sorbonne Université), « L’imaginaire Nord médiéval ».

    18 mars 2022 – Fanny Madeline (Université Paris 1) et Alexis Lycas (EPHE), « Le médiévalisme scientifique de la cartographie sur le Moyen Âge : regards croisés Chine-Europe »

    1er avril 2022 – Francis Mickus (Université Paris 1), « Le Moyen Âge au cinéma : reconstituer l’espace ou le rendre reconnaissable ? »

    22 avril 2022 – Emmanuelle Vagnon (CNRS), « Espace et cartes géographiques dans la littérature médiévaliste ».

    Télécharger le programme au format PDF

    Séminaire organisé par Aude Mairey, Directrice de recherche (LaMop – CNRS/Paris 1 ; www.audemairey.com)

    Les séances sont ouvertes à tous et se tiendront si possible le vendredi de 14h à 16h en salle Perroy, à la Sorbonne (et en hybride si possible). Si vous souhaitez y assister, inscrivez-vous à l’adresse suivante : aude.mairey@univ-paris1.fr.

    Lien ajouté le 10 décembre 2021


    Articles connexes

    L'histoire par les cartes : les routes commerciales au Moyen Age (déjà une route de la soie)

    L'histoire par les cartes : la carte retraçant les voyages du navigateur chinois Zheng He au XVe siècle en version interactive


    Mise à jour progressive de la base de données Natural Earth


    Natural Earth est un jeu de données cartographiques du domaine public disponible aux échelles de 1:10 000 000 (1 cm = 100 km), 1:50 000 000 (1 cm = 500 km) et 1:110 000 000 (1 cm = 1100 km). La base de données Natural Earth contient des données vecteurs et rasters. La nouvelle version en cours de préparation permet d'apporter des améliorations (frontières contestées, correction de bugs, jeu de données directement téléchargeable dans QGIS...)

    Natural Earth est l'une des plus anciennes bases de données SIG disponible sur Internet. Même si son échelle n'est pas très précise, elle a le mérite de fournir un jeu de données complet et homogène à l'échelle mondiale concernant les pays, régions, routes, voies ferrées, ports, aéroports, aires urbaines, fuseaux horaires. 




    Le développement de cette base de données remonte aux années 1970. Elle ne concernait d'abord que les côtes, les rivières et les lacs (données fournies au départ par la Banque mondiale). La base s'est progressivement enrichie avec les années en intégrant d'autres données physiques, mais également des données administratives, politiques et humaines. Afin de l'asseoir sur une base plus solide, la base de données Natural Earth a été reconstruite à partir de sources de données modernes utilisant les dernières méthodes de généralisation. Les nouvelles données à l'échelle 1: 10 000 000 fournissent plus de détailsque la version précédente. L'effort de remasterisation devrait  prendre encore quelques années. 

    De nombreux fichiers shapefiles sont disponibles en téléchargement (en projection WG84) : 

    Natural Earth a été construit grâce à la collaboration de nombreux bénévoles et est soutenu par la NACIS (North American Cartographic Information Society). Le données peuvent être utilisées gratuitement dans tout type de projet.

    Présentation des nouveautés de Natural Earth à la conférence Nacis 2021 :

    Lien ajouté le 31 décembre 2021

    Thomas Gratier donne une méthode pour télécharger les données Natural Earth et étudier les frontières contestées dans Qgis. 


    Articles connexes


    Données SIG sur les écorégions terrestres

    Données carroyées de population à l'échelle mondiale sur le site WorldPop

    Atlas of the Human Planet 2020. Pour des géodonnées ouvertes et gratuites

    Publication de nouveaux inventaires de données sur Data.gouv.fr (logement, emploi, santé)

    Rubrique Données du blog

    Rubrique Fonds de carte SIG


    L'histoire par les cartes : la première carte murale de la Catalogne (1906) par le pédagogue Francesc Flos i Calcat


    Cette carte murale est la première carte pédagogique de la Catalogne. Elle a été réalisée en 1906 par le pédagogue, calligraphe et écrivain Francesc Flos i Calcat, fondateur de l'Association pour la protection de l'enseignement du catalan. Elle comporte une grande variété de couleurs et a été conçue pour être accrochée dans les salles de classe : un véritable programme visuel pour l'enseignement du catalan ! 

    Le cartouche qui l'accompagne représente une allégorie de la Catalogne sous les traits d'une jeune femme avec le bras tendu en signe de triomphe. Elle est l'œuvre du peintre Antoni Utrillo. La carte reprend la division en provinces, mais Flos y ajoute les divisions administratives internes avec un découpage en 43 comarques (comtés hérités de l'époque carolingienne).


    Carte murale de la Catalogne (118 x 124 cm, 1906) élaborée par Francesc Flos
    (source : Institut Cartogràfic i Geològic de Catalunya, domaine public, Creative Commons)


    Flos est le premier enseignant catalan à utiliser la géographie comme support pédagogique. Il enseigne une géographie pratique qu'il associe à des jeux et à des activités en plein air. En 1896, il publie une Géographie de la Catalogne (accessible en ligne). En 1898, il fonde  la première école catalane (le Col·legi de Sant Jordi à Barcelone) où il peut mettre en oeuvre ses nouvelles méthodes pédagogiques (voir cet article en espagnol).

    Geografía de Catalunya - Francisco Flos y Calcat (Biblioteca virtual Miguel de Cervantes)

    En 1905, il y ajoute une ferme-école. La propriété possède désormais des jardins, une forêt, un théâtre de marionnettes. Dans un environnement agréable et détendu, les enfants apprennent des matières telles que la géographie, l'arithmétique, la géométrie, l'agriculture et l'industrie. Les élèves profitent d'un potager et d'un grand panneau de jeu, le "Trinquet Universel". Il s'agit d'une mappemonde géante située à l'extérieur, "où tous les pays, rivières et accidents découpés dans des boîtes colorées, étaient à peine fixés..., en lançant une balle sur une partie il fallait deviner l'endroit". L'enseignement de la géographie ne se faisait plus seulement entre les murs de la classe, il s'agissait de rompre avec les routines scolaires de l'époque.

    Le "Trinquet universel" : une mapa mundi comme jeu géographique extérieur (source : La Mira)



    Au début du XXe siècle (mais aujourd'hui encore), on aime comparer la superficie des Etats entre eux. Ainsi la Catalogne peut être comparée par la taille à la Belgique, aux Pays-Bas ou au Danemark :


    Références 

    Mapa de Catalunya (1906) per F. Flos y Calcat (carte à télécharger en haute résolution)
    http://cartotecadigital.icgc.cat/digital/collection/catalunya/id/1576/rec/1

    Geografía de Catalunya (1896) per Francisco Flos y Calcat
    http://www.cervantesvirtual.com/obra-visor/geografia-de-catalunya--0/html/

    1 d’octubre de 1898 : la primera escola que es defensa (La Mira)
    http://www.lamira.cat/histories/1022/1-doctubre-de-1898-la-primera-escola-que-es-defensa

    L'Associació Protectora de l'Ensenyança Catalana (APEC), appelée populairement la Protectora, fut une entité fondée le 22 décembre 1898 par le pédagogue Francesc Flos et Calcat avec l'objectif d'impulser le modèle de l'école catalane selon les courants pédagogiques modernes (Wikipedia)
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Associaci%C3%B3_Protectora_de_l%27Ensenyan%C3%A7a_Catalana

    Historia de Cataluña con mapas (NosoloSIG)
    http://www.nosolosig.com/articulos/615-historia-de-cataluna-mapas

    Cartes et atlas de l'Institut Cartogràfic i Geològic de Catalunya
    http://cartotecadigital.icgc.cat/

    L'occasion de découvrir les cartes et manuels de la maison d'édition Paluzie qui ont joué un rôle important dans les écoles espagnoles du milieu du XIXe siècle jusqu'au début du XXe siècle.
    http://cartotecadigital.icgc.cat/digital/collection/paluzie

    Articles connexes

    Il y a toujours eu des cartes de géographie aux murs de la classe

    Cartes et atlas à usage scolaire

    « Mapping the classroom » ou comment on apprenait l'histoire et la géographie au XIXe siècle en Nouvelle-Angleterre

    L'histoire par les cartes : James Monteith, cartographe et éducateur (1831-1890)

    Comment l'Asie perçoit le monde ? (France Culture)


    Source :  Comment l'Asie perçoit le monde ? (émission Géographie à la carte, France Culture)

    A l'occasion d'une exposition à Singapour, Quentin Lafay explore le monde vu de l'Asie. Comment l'Asie se perçoit et observe le monde ? Que nous apporte la cartographie dans la compréhension de nos représentations du monde ? Les cartes sont des œuvres et des objets de pouvoir. A travers les marges et les centres qu’elles définissent, elles traduisent des représentations et des imaginaires, des rapports de force et de connaissance, une vision du monde.

    Ces centres ne sont pas les nôtres. Ils ne se situent pas en Europe ou au cœur de la mer Méditerranée. Ils ne sont pas localisés non plus à Jérusalem ou à La Mecque, ou dans une grande capitale économique, outre-Atlantique. Ces centres sont situés en Inde ou en Chine, au Japon et en Corée, parfois en Indonésie. Ils sont réels ou mythiques, se trouvent sur terre ou gravitent dans le ciel, découverts par les explorateurs et les pèlerins, les commerçants et les savants ou imaginés, rêvés, fantasmés, au-delà de nos mondes.

    Pour en parler, 3 invité·e·s : 

    • Sophie Makariou, présidente du musée national des arts asiatiques - Guimet
    • Pierre Singaravélou, professeur d'histoire au King's College de Londres et à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de la colonisation et de la mondialisation
    • Philippe Pelletier, géographe spécialiste du Japon, professeur émérite à l'Université Lyon II

    Pour aller plus loin :

    Articles connexes

    L'histoire par les cartes : Le Monde vu d’Asie, une histoire cartographique

    L'histoire par les cartes : les représentations cartographiques de Kyoto pendant la période Tokugawa (1603–1868)

    L'histoire par les cartes : la carte retraçant les voyages du navigateur chinois Zheng He au XVe siècle en version interactive




    Troisième édition du défi cartographique #30DayMapChallenge (novembre 2021)


    Le #30DayMapChallenge en est à sa 3e édition en 2021. Comme les précédentes éditions, il s'est déroulé sur tout le mois de novembre. Chacun était invité à partager ses créations cartographiques sur Twitter en fonction du thème du jour :


    Comme le rappelle le fondateur de ce défi Topi Tjukanov sur le site 30DayMapChallenge, il ne s'agit pas d'une compétition. Bien que les cartes soient triées en fonction du nombre de fois où elles sont retweetées, le but n'est pas de les comparer mais plutôt de s'en inspirer, certaines cartes pouvant servir de références. Même si la source d'inspiration se tarit un peu avec les années, ces cartes sont très esthétiques et pour certaines fort originales. 

    @niu_haifeng a rassemblé les meilleures cartes du 30DayMapChallenge de 2021, soit plus de 7000 cartes, 997 utilisateurs, 69 pays et 32 langues représentés : voir les productions sélectionnées par son moteur 30DayMapChallenge-Bot sur Github.

    Certains auteurs ont pris l'initiative de regrouper leurs productions cartographiques de manière à en faciliter l'accès et le partage. En voici quelques exemples (liste non exhaustive) : VisionscartoStaridas GeographyAchim Tack, Heather ChamberlainFederica Gaspari, Ansgar WolsingDatawrapper.de.



    Articles connexes

    Deuxième édition du défi cartographique #30DayMapChallenge (novembre 2020)


     


    Utiliser l'application Observable pour créer ses propres visualisations de données


    Source : « Observable pour les géographes »  (Nicolas Lambert, blog Neocarto, 1er décembre 2021).

    Observable est une startup fondée par Mike Bostock et Melody Meckfessel, qui propose une plateforme 100% en ligne pour concevoir, partager et diffuser des visualisations de données (à partir de javascripts simplifiés).

    Depuis plus d'un an, Nicolas Lambert réalise des cartes et des visualisations de données avec Observable. Dans un notebook (billet de blog), il expliquer pourquoi il considère que cet environnement est idéal pour créer des cartes. 

    Au premier abord, l'application Observable semble réservée aux geeks initiés aux lignes de code informatique. Avec quelques conseils et un peu de patience, on finit par y arriver !

    Voir la vidéo de présentation d'Observable proposée par Nicolas Lambert.

    Articles connexes

    Comment différencier infographie et data visualisation

    Utiliser des graphiques animés pour donner à voir des évolutions ou des ruptures

    Data Viz project, une source d'inspiration pour créer ses propres data visualisations

    La plateforme de data visualisation Flourish propose d’associer narration et exploration

    L'histoire des SIG open source et de leurs formats ouverts à travers une infographie interactive

    Mad Maps, « l'atlas qui va changer votre vision du monde » par Nicolas Lambert et Christine Zanin


    Dessous les cartes : l'histoire (Rendez-vous de l'Histoire, 2021)


    Les interventions enregistrées au festival Les Rendez-vous de l'histoire 2021 sont désormais en ligne :
    https://rdv-histoire.com/programme/edition-2021-le-travail/dessous-les-cartes-l-histoire

    L’image fixe qu’est la carte peut sembler l’opposé du récit. Pourtant, sans carte, l’histoire risque la cécité, ne serait-ce qu’en montrant ses lacunes par les « blancs » de la carte. Ce mode d’écriture est loin d’être sans piège, surtout pour qui n’est pas familier des éléments de cette mise en scène (cadrage, échelle, choix graphiques, rapports aux temporalités…). L’usage de la carte historique sera discuté à partir de cartes projetées issues des deux bases de L’Histoire (dont l’Atlas historique de la France) et du Dessous des Cartes.

    Modérateurs 

    • Héloïse KOLEBKA, rédactrice en chef, Revue L'Histoire

    Intervenants

    • Christian GRATALOUP, professeur émérite, Université Paris Diderot
    • Émilie AUBRY, journaliste, rédactrice en chef de l’émission hebdomadaire Le Dessous des cartes, ARTE



    Autres conférences des RDV de l'Histoire à Blois (2021) rediffusées en ligne :

    Articles connexes 





    L'histoire par les cartes : une carte-caricature sur les débuts de la guerre en 1914

     

    Cette carte se nomme "L'Attaque et la Riposte". On sait peu de choses sur cette carte humoristique. Son auteur est anonyme. Elle a été publiée par l'éditeur Ehrmann en 1914 (à Paris ?).

    L'Attaque et la Riposte (1914) - auteur anonyme

    La carte fait référence à la première bataille de la Marne, qui marque une stabilisation du front après l'avancée allemande d'août-septembre 1914. Elle se décompose en 6 vignettes qui racontent une histoire un peu comme le ferait une bande dessinée.

    Pour déchiffrer les 6 vignettes : 

    1) 24 août 1914 : l'avancée allemande en France 
    2) 2 septembre : la marche allemande sur Paris 
    3) 8 septembre : la contre-offensive française 
    4) 11 septembre : la victoire française à la bataille de la Marne 
    5) 21 - 26 septembre : la « Course à la mer » 
    6) 10 novembre : la victoire française à la bataille de l'Yser

    A découvrir en grand format sur le site de vente AbeBooks :
    http://www.abebooks.com/maps/LAttaque-Riposte-Anonymous-Ehrmann-1914-Paris/30793854328/bd

    A télécharger sous forme de vignettes (en Licence Ouverte) sur le site de la Bibliothèque numérique de Lyon :
    http://numelyo.bm-lyon.fr/collection/BML:BML_04CPS01400101?rows=12&pager_row=69
    http://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_0401400101Res454734_000_0106

    Articles connexes

    L'histoire par les cartes : la guerre de 1870-1871

    L'histoire par les cartes

    Rubrique Cartes et atlas historiques