Cartes et données sur l'indice des risques climatiques pour les enfants (UNICEF)


Élaboré en 2021 par l'UNICEF et rassemblant au total 56 variables disponibles pour 163 pays du monde, l’indice des risques climatiques pour les enfants (CCRI) repose sur deux piliers centraux :
  1. l'exposition aux aléas ainsi que les stress environnementaux (canicules, cyclones, inondations, pénuries d’eau...) ;
  2. la vulnérabilité des jeunes âgés de moins de 18 ans selon la santé, la nutrition, l'accès aux besoins de base (éducation, eau potable, assainissement et hygiène), le niveau de pauvreté, les ressources de communication disponibles et la protection sociale. 
Environ un milliard d'enfants (près de la moitié des enfants du monde) vivent dans des pays à très haut risque (source : UNICEF). Les enfants sont plus vulnérables aux chocs climatiques et environnementaux que les adultes pour plusieurs raisons, notamment leur vulnérabilité physique et physiologique et un risque accru de décès. De plus, nombre d'entre eux vivent dans des régions exposées à de multiples aléas climatiques et environnementaux qui se chevauchent. Sécheresses, inondations et phénomènes météorologiques extrêmes, associés à d'autres pressions environnementales, s'aggravent mutuellement. Ces aléas peuvent non seulement s'exacerber les uns les autres, mais aussi marginaliser des pans entiers de la société et creuser les inégalités. Ils interagissent également avec d'autres risques sociaux, politiques et sanitaires, dont la COVID-19. La superposition de ces aléas rend certaines régions du monde encore plus précaires et dangereuses pour les enfants, réduisant considérablement leurs perspectives d'avenir.


1) Des ressources à découvrir

« La crise climatique est une crise des droits de l'enfant : présentation de l'indice des risques climatiques pour les enfants » (UNICEF). Les enfants sont plus vulnérables aux chocs climatiques et environnementaux que les adultes pour plusieurs raisons, notamment leur vulnérabilité physique et physiologique et un risque accru de décès.

« Rapport 2021 sur les risques climatiques pour les enfants » (UNICEF).

Pour compléter, il y a un rapport de 2023 de l'UNICEF qui donne des pistes d'analyse très utiles "Grandir en plein dérèglement climatique". Ce rapport s'appuie sur l'Indice des risques climatiques pour les enfants de 2021 et examine la rareté et la vulnérabilité de l'eau, ainsi que les actions essentielles que la communauté internationale doit entreprendre lors de la COP28 pour protéger les enfants contre le changement climatique.

« Plus d'un milliard d'enfants sont aujourd'hui confrontés à au moins trois risques climatiques qui se chevauchent  » (Rapport de l'UNICEF sur les risques climatiques pour les enfants (2026). Télécharger les données et la notice technique.

Su Yu Liu, Wenjun Ding, L’indice des risques climatiques pour les enfants de l’UNICEF : de la mesure aux politiques, 22 janvier 2026, https://doi.org/10.1111/chso.70022I

Élaboré par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et ses collaborateurs, l'Indice des risques climatiques pour les enfants (IRCE) constitue un cadre mondial essentiel pour évaluer et réduire l'impact des risques climatiques sur les enfants. En replaçant le changement climatique dans le contexte des droits de l'enfant, l'IRCE sert d'instrument politique fondé sur des données probantes pour traduire les principes normatifs de la Convention relative aux droits de l'enfant en actions nationales et internationales. Cet article analyse les caractéristiques conceptuelles, méthodologiques et politiques de l'IRCE, ainsi que son intégration aux politiques et actions nationales et internationales, notamment les initiatives de l'UNICEF. Il souligne le potentiel de l'IRCE pour orienter les politiques de réduction des risques de catastrophe, de protection sociale et d'éducation, afin de renforcer la résilience des enfants face aux risques climatiques. Certaines limites de l'IRCE, telles qu'une inclusion institutionnelle restreinte, une participation limitée des enfants et des lacunes dans les données, sont également identifiées. À partir de ces constats, cet article propose des pistes pour renforcer l'IRCE et appelle à des efforts scientifiques et politiques accrus pour promouvoir une connaissance et une gouvernance du climat centrées sur l'enfant.

Concernant l'Indice des risques climatiques pour les enfants (CCRI), on trouve des rapports détaillés de l'UNICEF avec des données à l'échelle infra nationale (exemples : Philippines, Kenya, Fidji). Nouvelles données provenant d'Afrique de l'Est et d'Afrique australe

L’UNICEF met en garde contre un avenir difficile pour les enfants d’ici 2050, face aux crises climatiques, aux bouleversements démographiques et aux inégalités technologiques. La crue-éclair et les inondations qui ont eu lieu au Népal en aôut 2026 en sont un bon exemple : plus de 17 000 enfants ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence.

2) Un atlas interactif pour représenter les risques climatiques pour les enfants

Cet atlas interactif présente l'Indice des risques climatiques pour les enfants (CCRI). En cliquant sur un pays, une légende interactive affiche, à l'aide d'un code couleur, les scores du CCRI, de l'exposition (Pilier 1) et de la vulnérabilité des enfants (Pilier 2). Cette version bêta de l'indice sera régulièrement mise à jour et enrichie de nouvelles données, notamment des analyses de projection, en collaboration avec des partenaires tels que Data for Children Collaborative et Save the Children International.

Le CCRI est structuré autour de deux piliers centraux :

  • Pilier 1 : Exposition aux risques, chocs et contraintes climatiques et environnementaux ;
  • Pilier 2 : Vulnérabilité des enfants.
Atlas interactif sur l'Indice des risques climatiques pour les enfants (source : UNICEF)


Télécharger les données et la notice technique.

Pour compléter

Cartoviz - Chaleur en ville : cartographie de la vulnérabilité des écoliers aux canicules précoces réalisée par l'Institut Paris Région. La plateforme cartographique permet d'identifier les zones à effet d'ICU et de sensibiliser les acteurs de l'aménagement et de l'urbanisme à la chaleur urbaine.

Dans cette étude, intitulée "Chaleur et santé en ville" publiée en octobre 2025, ont été retenus la part d'espaces verts de plus d'1 ha (faire face), le nombre d'enfants par établissements scolaires (sensibilité) et la moyenne des températures maximales journalières (aléa). Exemple d’utilisation de la plateforme d’analyse multicritère : identifier les secteurs de vulnérabilité  des écoliers aux canicules précoces sur le territoire  de Plaine Commune (93) Source : Institut Paris Région.

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Klimarisk, un outil de cartographie du risque climatique en France


Une nouvelle version de Klimarisk France, outil de cartographie du risque climatique, est désormais disponible.  Cette version gagne en précision et simplifie la mobilisation des données.

La plateforme permet désormais la génération de rapports par collectivité :

  • Communes et EPCI : synthèse du profil climatique, incluant les classements et scores par indicateur de risque.
  • Départements et régions : cartographie territoriale par indicateurs de risque, accompagnée du classement des vingt communes aux scores les plus élevés et les plus bas.

Cet outil offre un diagnostic climatique opérationnel et granulaire pour l'ensemble des collectivités françaises. Il intègre les quatre déterminants du risque définis par le GIEC (aléa + exposition + vulnérabilité + réponse). En croisant les facteurs associés à ces quatre déterminants, cela produit un classement communal du risque climatique. Deux nouveaux aléas climatiques, la sécheresse et l'érosion côtière, ont été intégrés à la plateforme qui couvre désormais l'intégralité des neuf aléas climatiques répertoriés sur le territoire français.

Klimarisk France Source : https://klimamonitor.github.io/klimarisk.france/

Une telle approche met en évidence deux constats majeurs :

  • L'existence de "risques silencieux" : le risque climatique ne se limite pas aux seuls aléas physiques ; les variables socio-économiques jouent un rôle crucial. La conjonction de plusieurs facteurs de risque de moyenne intensité peut générer un risque total élevé. C'est le cas typique de nombreuses communes rurales du centre de la France.
  • Des inégalités territoriales sous-estimées : alors que le débat public se concentre souvent sur les impacts dans les grandes métropoles, cet outil révèle la forte vulnérabilité d'autres territoires, notamment les Outre-mer ou les communes rurales agricoles et vieillissantes.

L'application est dérivée d'une version norvégienne, développée par Noradapt - Norsk senter for berekraftig klimatilpassing, consultable en ligne. En croisant les facteurs associés à ces quatre déterminants, cela produit un classement communal du risque climatique. 

Si l'outil vous paraît intéressant, n'hésitez pas à contacter Arthur LUCAS, étudiant en sciences sociales des transitions écologiques, qui a développé cet outil. Ce travail, mené dans le cadre d'un stage à Vestlandsforsking, réplique un modèle similaire développé initialement en Norvège par Noradapt - Norsk senter for berekraftig klimatilpassing.

Arthur Lucas (2026). Assessing quiet climate risks Development of a Comprehensive Climate Risk Ranking of French Municipalities, Vestlandforsing - Rapport Nr. 7 /2026.

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State of the Map 2026


State of the Map est l'événement annuel incontournable pour tous les cartographes et utilisateurs d'OpenStreetMap. En 2026, la conférence State of the Map se tient à Paris et en ligne. Du 28 au 30 août 2026, elle propose un programme riche en conférences, ateliers, tables rondes et bien plus encore.

Nombreux sont ceux qui ont répondu à l'appel à contributions par posters et les résultats sont exceptionnels.
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La couverture nuageuse quotidienne en Inde dans le style pixel art (#dataviz)


Chaque jour, le département météorologique indien publie une carte prévisionnelle pour environ 1 200 stations. Leurs graphiques de couverture nuageuse sont conçus pour ressembler à un ciel nuageux pixélisé. Aman Bhargava, jeune développeur et data designer basé à Bangalore, analyse ces cartes pour les convertir en données et les cartographier quotidiennement dans le même style pixel art.

Datavisualisation sur la couverture nuageuse quotidienne en Inde. Source : diagramchasing.fun

Les prévisions météo pour chaque ville sont converties en petits nuages qui évoluent tout au long de la journée. 

Ces données étant archivées quotidiennement depuis 6 mois, il est possible de créer des visualisations de donnéespour illustrer leur évolution et les comparer aux données actuelles. On peut également identifier des stations météorologiques « jumelles » présentant des conditions météorologiques similaires. 


Les données et le code de ce projet sont disponibles pour réutilisation sur Github.

Par ailleurs, Aman Bhargava et Vivek Matthew collectent et archivent les données de la commission de censure cinématographique indienne (CBFC). Le site CBFC Watch est une base de données open source recensant les décisions de censure, les coupes et les modifications disponibles du CBFC pour la période 2017-2025. La censure cinématographique varie surtout en fonction du contenu religieux et politique (lire cet article).

Aman Bhargava a par ailleurs publié une analyse intéressante sur les portraits de population en Inde dans les années 1970 sur le Cabinet of Infographic Curiosities.

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Un explorateur interactif pour définir les systèmes urbains quotidiens aux Pays-Bas


Qu'est-ce qui définit vraiment une région ? Ganesh Babu, urbaniste et architecte qui travaille à améliorer les villes, propose d'étudier les régions des Pays-Bas à travers leurs systèmes urbains comme lieux de vie et de travail au quotidien. Le site regio.toekom.st est un explorateur interactif qui montre comment les régions des Pays-Bas se forment réellement à partir des choix des habitants : où ils travaillent, étudient et vivent. Le principe des « Daily Urban Systems » est simple : si 10 % ou plus des actifs d'une commune font la navette vers une ville, cette commune appartient au système urbain de cette ville. On peut déplacer le seuil, survoler une ville pour voir son bassin de navetteurs, et faire défiler près de vingt ans d'évolution.

Systèmes urbains quotidiens — lieux de vie et de travail. Les flux de navetteurs définissent les régions quotidiennes des Pays-Bas, 1998-2024. Source : regio.toekom.st

Les limites régionales sont bien plus fluides que ne le supposent nos structures de gouvernance, les fusions de communes redessinent discrètement la manière dont on mesure tout dans le temps, et le poids d'Amsterdam est plus important qu'on ne l'imagine — au point de se demander s'il ne faudrait pas penser l'aile nord de la Randstad (Utrecht compris) comme une seule et même région urbaine. L'outil est entièrement configurable, disponible en anglais et en néerlandais, et un vrai travail de fond a été fait pour garder les communes comparables malgré deux décennies de fusions. 


Le poids d'Amsterdam dans le système urbain néerlandais. Source : regio.toekom.st

Où vivent et étudient les étudiants du MBO (DUO), 2021-2025. Source : regio.toekom.st

Sources des données : CBS StatLine, PDOK & DUO. — CC-BY 4.0

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L'histoire par les cartes : le plan et les bâtiments d'Amsterdam par dates de construction

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L'histoire par les cartes : plus de 2000 cartes numérisées sur les Pays-Bas (partie centrale)


Où implanter des arbres pour rafraîchir l'atmosphère ? L'exemple de New York


Source : Caitlin Hayes, Cornell Chronicle, "Wall-to-wall" map of NYC trees could help cool cities worldwide, Cornell University, https://news.cornell.edu/stories/2026/08/wall-wall-map-nyc-trees-could-help-cool-cities-worldwide

Des chercheurs ont créé une carte interactive recensant 1,8 million d'arbres à New York, grâce à une nouvelle approche qui pourrait optimiser l'emplacement des arbres pour le rafraîchissement des villes du monde entier. Dans une étude, publiée le 14 août 2026 dans Scientific Data, des chercheurs ont identifié les essences d'arbres à l'aide d'images satellites, de données de terrain et de données 3D collectées par lidar (détection et télémétrie par laser). La méthode a démontré une précision globale de 82 %, et même supérieure pour les essences d'arbres communes de la ville de New York. 

​ Cartographie haute résolution des arbres à New York, par essences (source : Miller et al., 2026)


1) Une cartographie très utile qui pourrait contribuer à rafraîchir les villes du monde entier

Il s'agit de la première carte exhaustive recensant les arbres à l'échelle de la ville. Elle inclut les arbres situés sur des propriétés privées, dans des espaces naturels et dans d'autres zones non cartographiées, qui représentent ensemble environ 65 % de la canopée urbaine et n'étaient pas pris en compte sur les cartes précédentes. L'équipe de recherche souhaite utiliser cette carte pour déterminer quelles essences d'arbres sont les plus efficaces pour rafraîchir l'atmosphère. Ces données pourraient également éclairer de nombreuses autres décisions de plantation où le choix de l'essence est déterminant, qu'il s'agisse de réduire les allergènes ou de lutter contre les espèces envahissantes. 

Ces recherches s'inscrivent dans le cadre du projet « Cool Trees », dirigé par le Dr Arnab Ghosh, professeur agrégé de médecine à Weill Cornell Medicine et co-auteur de l'étude. Optimiser l'effet rafraîchissant des arbres est de plus en plus important, car les vagues de chaleur à New York sont de plus en plus fréquentes et intenses. Un autre projet de Cornell University, « The Generative Canopy », vise à exploiter les données relatives aux arbres de rue afin de déterminer les zones où il est nécessaire de planter davantage d'arbres pour offrir de l'ombre aux New-Yorkais les plus vulnérables.  

La ville s'est récemment fixé pour objectif d'augmenter la couverture arborée de 22 % à 30 % d'ici 2040, et la nouvelle carte pourrait directement contribuer à ces efforts, ainsi qu'à des recherches plus larges menées par l'équipe Cool Trees pour déterminer la relation entre la densité et le type d'arbres, la température et les risques sanitaires liés à la chaleur.  

Une avancée majeure dans cette recherche a consisté à exploiter les images prises par les constellations de satellites PlanetScope, déployées par la société d'imagerie satellitaire Planet. Ces satellites prennent des photos haute résolution et font le tour de la Terre toutes les 90 minutes. Selon Katz, l'utilisation d'images satellites pour l'identification des arbres représente un Graal dans son domaine depuis des décennies, mais ces images sont souvent difficiles d'accès et ne sont pas à l'échelle requise pour l'identification. L'équipe Cool Trees, dont le premier auteur et chercheur David Miller , a tiré parti de la grande quantité d'images PlanetScope prises au fil du temps, ce qui lui a permis de suivre l'évolution du feuillage des arbres à l'automne ou l'apparition des premiers bourgeons au printemps, par exemple. 

L'équipe a également utilisé des données lidar 3D de l'État de New York, une carte délimitant les cimes des arbres établie par The Nature Conservancy et l'Université du Vermont, ainsi que des données de terrain du Département des parcs et des loisirs de la ville de New York pour entraîner son classificateur et vérifier ses prédictions. Grâce à la couverture géographique des satellites PlanetScope (à l'échelle nationale et mondiale), Katz a indiqué que l'équipe espère étendre son approche à de nombreuses autres régions. Elle a ainsi constitué une base de données de 405 villes américaines moyennes et grandes qu'elle souhaite cartographier. 

Le financement de cette recherche provient de l'Institut national de l'alimentation et de l'agriculture du département de l'Agriculture des États-Unis (USDA), du Centre Atkinson pour la durabilité de l'université Cornell et du fonds de bienfaisance Leona M. et Harry B. Helmsley.

2) Mode d'utilisation de la carte interactive

Cette carte représente environ 1,8 million de cimes d'arbres à New York, chacune identifiée selon son esssence (chêne, érable, orme, bouleau...). Elle recense à la fois les arbres mesurés lors de l' inventaire manuel et ceux classés à partir d'images satellites PlanetScope et de données lidar aéroportées, y compris les arbres situés sur des propriétés privées et dans des espaces naturels. Elle constitue ainsi la carte d'identification des arbres la plus complète disponible sur New York.

​ Comment lire la carte 

    • La couleur indique l'essence — voir la légende à droite. Cliquez sur une essence dans la légende pour la mettre en surbrillance dans toute la ville ; cliquez à nouveau dessus (ou sur « Afficher tous les genres ») pour rétablir la liste.

    • Cliquez sur n'importe quel polygone pour connaître le type d'arbre, qu'il s'agisse d'une observation vérifiée sur le terrain ou d'une prédiction basée sur la télédétection. Le degré de certitude du classificateur quant à l'appartenance de l'arbre à l'essence prédite apparaît dans un panneau d'information.

Bon à savoir

    • Seuls les 18 essences les plus communs à l'échelle de la ville sont classés (environ 78 % de la surface terrière totale) ; les essences plus rares ne sont pas incluses.

    • La précision globale est de 82 %, mais les essences les plus courantes ont tendance à avoir une précision plus élevée et les essences moins courantes (par exemple le bouleau) sont moins fiables.

    • Les polygones de cimes d'arbres sont fournis par TNC/UVM ; la création de ces polygones est complexe et la segmentation n'est pas parfaite ; consultez l'article pour plus de détails et les limitations.

​ Options de visualisation

    • Source des données des arbres (légende, en bas) : afficher uniquement les enregistrements d’arbres de rue de référence, uniquement les prédictions du classificateur ou tous les arbres (par défaut).

    • Estompage selon la probabilité du classificateur (légende, en bas) : sélectionnez cette option pour afficher la probabilité du classificateur. Lorsqu’elle est activée, les polygones pour lesquels le classificateur est moins certain apparaissent avec une transparence accrue. Désactivée par défaut, chaque polygone est totalement opaque, quelle que soit sa probabilité.

​ Données et crédit :

Miller, DL, Young, AR, Ghosh, AK, Green, AR, Jumonville, G., Keenan, OJ, Wang, C., Xi, W., Young, SR, Ho, GY., & Katz, DSW (2026). Classification of trees in New York City at the genus level from PlanetScope satellite imagery and airborne lidar [Classification des arbres de la ville de New York par essences à partir d'images satellites PlanetScope et de lidar aéroporté]. Ensemble de données (Zenodo) · Code de classification

Pour compléter :

Le projet Sesame du Cerema vise le même objectif que Cool Trees, à savoir la sélection des meilleures espèces d'arbres selon les services qu'ils fournissent, afin que les villes puissent relever le défi climatique. L'outil constitue une aide à la décision dans le choix des essences à planter en fonction des espaces et des attentes des usagers.

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Répartition spatiale des flux de mobilité régionaux en Europe


Source : Malekzadeh, M., Väisänen, T., Panori, A. et al. (2026). How regional characteristics drive various human mobility types across Europe [Comment les caractéristiques régionales influent sur les différents types de mobilité humaine en Europe]. Nature Communications, 17, 6667. https://doi.org/10.1038/s41467-026-73288-6

La mobilité spatiale des personnes entre les régions est fortement influencée par les contextes socio-économiques, qui l'affectent et l'influencent réciproquement, notamment dans le contexte des transitions écologique et numérique en cours. Or, cette mobilité est souvent étudiée sous l'angle d'un seul type de déplacement, négligeant ainsi la diversité des facteurs qui la sous-tendent. Cette étude examine les impacts distincts des caractéristiques régionales sur sept types de mobilité à travers les régions européennes : migration permanente, mobilité étudiante de courte et de longue durée, travail saisonnier, déplacements domicile-travail longue distance et transfrontaliers, et modes de vie multilocaux. En intégrant des données d'enquête sur la population active, Erasmus+ et Twitter, les auteurs montrent comment les caractéristiques régionales ont des effets différents sur chaque type de mobilité, influencés par des combinaisons uniques de facteurs économiques, environnementaux et sociaux. Ces différences soulignent les limites d'une approche uniforme pour appréhender la mobilité spatiale interrégionale et mettent en évidence la nécessité de politiques adaptées aux différents types de mobilité et aux caractéristiques régionales. À la lumière de ces constats, ils proposent des pistes de recommandations politiques visant à renforcer l'attractivité des régions et à soutenir un développement territorial équilibré.

Répartition spatiale des flux de mobilité régionaux en Europe (source : Malekzadeh et al., 2026)

Cette série de cartes témoigne de grandes différences en fonction du type de mobilité. Les déplacements transfrontaliers se concentrent autour de pays comme le Luxembourg et la Suisse. La mobilité étudiante crée ses propres corridors. Le travail saisonnier façonne une autre Europe. Et des centaines de milliers de personnes présentent désormais des schémas de résidence véritablement multilocaux.

Les sources de données utilisées pour cet article sont les suivantes :

  • Enquête sur la population active
Les données de l’enquête sur la population active (EPA) ont servi à analyser trois types de mobilité : les déplacements domicile-travail longue distance, le travail saisonnier et les déplacements transfrontaliers. Les données ont été traitées annuellement afin de prendre en compte ces types de mobilité, les pondérations démographiques fournies par l’EPA étant utilisées pour l’agrégation annuelle. Afin de garantir la comparabilité à l’échelle européenne, des pondérations supplémentaires ont été appliquées au niveau national en fonction de la population en âge de travailler pour chaque année. 

  • Données sur les échanges d'étudiants Erasmus
Les données sur la mobilité étudiante Erasmus couvrent la période 2014-2022 et détaillent les échanges individuels d'étudiants. Afin de se concentrer sur les mobilités significatives, les auteurs ont sélectionné les échanges d'une durée minimale de trois mois. Pour cette analyse, ils ont utilisé la version géoréférencée de l'ensemble de données Erasmus.

  • Données Twitter (X)
Les tweets géolocalisés de Twitter ont été utilisés pour analyser les tendances migratoires permanentes et la vie multilocale. Les données brutes ont été extraites d'une archive de données historiques Twitter recensant l'activité de tous les utilisateurs ayant tweeté au moins une fois depuis les limites de l'espace européen

L'ensemble des données harmonisées, incluant tous les types de mobilité et les caractéristiques régionales, est hébergé sur Zenodo dans le dépôt MOBI-TWIN, accessible à l'adresse https://zenodo.org/records/21786901

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Étude des mobilités étudiantes à partir des données INSEE et Parcoursup

Étudier les mobilités en France à partir de données récentes (Statistiques locales de l'INSEE)

Étudier les mobilités scolaires à partir des données de déplacements domicile-études de l'Insee

De villes en villes. Atlas des déplacements domicile-travail interurbains

Rapport mondial sur les déplacements internes (Conseil norvégien pour les réfugiés)

CAPAMOB, un guide du Cerema pour réaliser des diagnostics de mobilités en territoire rural ou péri-urbain

Quels apports du Géoweb et de la géolocalisation pour représenter les mobilités touristiques ?


Cartes et données sur le trafic moyen journalier annuel en France

 

Le Ministère de la Transition écologique met à disposition sur le site Data.gouv.fr une série de données sur le trafic routier en France. Ces jeux de données décrivent le Trafic moyen journalier annuel sur le réseau routier national. Le trafic moyen journalier annuel (TMJA) d'une section routière est obtenu en calculant la moyenne sur une année du nombre de véhicules circulant sur cette section, tous sens confondus, au cours d'une journée. Ces données de trafic en temps différé s'accompagnent généralement d'une estimation (en pourcentage) du nombre de poids lourds entrant dans leur composition. Les données sont disponibles pour la période 2018 à 2024. A noter : elles ne concernent que le réseau concédé. Elles permettent malgré tout de conduire des analyses sur les principaux flux autoroutiers en France. 

Voici à titre d'exemples deux cartes permettant de représenter l'importance du trafic routier et la part relative des poids lourds en 2019. La première carte met en évidence la concentration du trafic sur quelques grands axes autoroutiers ainsi que sur les rocades et périphériques autour des grandes métropoles. La deuxième carte permet de comparer la part du trafic des poids lourds par tronçons autoroutiers (en particulier sur les transversales est-ouest de la France moins bien pourvue en autoroutes et autour de grandes métropoles qui concentrent les activités de fret).



Les données (disponibles en csv et shp) proviennent de deux sources : 

Les données initiales relatives au trafic des poids lourds 2019 sont erronées. Nicolas Roelandt propose une méthodologie pour corriger ces données. Un jeu de données corrigé a été publié. Ces données permettent de  calculer le trafic des poids lourds (multiplier le trafic journalier moyen annuel par le ratio_PL) et de le convertir en débit horaire (HGV/h) :

Carte du trafic des poids lourds sur le réseau routier national français, à partir des données de 2019


Pour en savoir plus : 
Roelandt, Nicolas, François Combes, Martin Koning, Lucie Letrouit, and Vincent Robin. 2025. “Données Trafic moyen journalier annuel de 2019.” Pre-print. March 13, 2025. halid: hal-05121480v1

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Géographie des états-majors : une base de données sur les cartes et plans du Service historique de la Défense


La base de données Géographie des états-majors référence les documents iconographiques (cartes et plans du XVIe au XXe siècles) numérisés par le Service historique de la Défense, et provenant du Dépôt de la guerre ou du Service géographique de l'armée. Ces fonds sont d'une très grande richesse documentaire et ne se cantonnent pas aux seules cartes dressées par les ingénieurs militaires : on y trouve de nombreuses cartes produites par d'autres institutions à différentes échelles (métropolitaine, régionale et locale) et sur des thématiques très variées (juridictions d'Ancien Régime, marine, réseau routier, réseau ferré, cartes géologiques, forêts, divisions religieuses...). La base permet d'explorer les cartes et plans en interrogeant la typologie, les producteurs de contenu ou encore les emprises spatiales ; elle permet aussi d'accéder aux documents numérisés et de les télécharger.

Géographie des états-majors (source : https://gem.huma-num.fr)


Sous l'égide de l'UMR 5136 FRAMESPA, et avec le concours du consortium Huma-Num Projets Time Machine, ces documents sont redocumentés (identifiés, typologisés, dotés de métadonnées descriptives) puis spatialisés afin d'en permettre l'interrogation dans la base de données. Il s'agit d'un projet au long cours entamé en 2025 et qui se prolongera pendant plusieurs années, le temps d'indexer plusieurs centaines de Giga octets de cartes numérisées. N'hésitez pas à revenir régulièrement sur la base pour découvrir de nouvelles cartes (2509 au 3 juillet 2026).

1) Origine et descriptif du projet

Commencé en juin 2025, ce projet est né suite à la découverte de la numérisation partielle des fonds cartographiques du Dépôt de la guerre et du Service géographique de l'armée par le Service historique de la Défense (SHD, dans les locaux du château de Vincennes). Jusqu'à aujourd'hui, ces numérisations n'étaient accessibles qu'au SHD, via les ordinateurs de la salle des inventaires, et ne disposaient pas de métadonnées permettant d'identifier chaque fichier. En conséquence, il était impossible d'identifier précisément les lieux figurés sur les cartes et plans, et encore moins de rechercher simplement les différentes représentations d'un lieu ou d'un territoire. De cet immense lot, seules les cartes d'Amérique et des Antilles avaient été déposées sur le site Mémoire des Hommes (comme le site l'indique, l'ensemble de la sous-série GR 6M J10 devrait progressivement être mis en ligne).

Pour pallier les manques, un projet de redocumentarisation visant à identifier le contenu de chaque fichier a vu le jour au laboratoire FRAMESPA. Les membres du projet identifient manuellement chaque carte et plan numérisé en vue de leur adjoindre les informations descriptives présentes dans l'ouvrage de Marie-Anne Corvisier de Villèle et Claude Ponnou, La France vue par les militaires, Paris, SHAT tome 1 et 2 (inédit). Une fois les documents identifiés, les fichiers correctements renseignés sont déposés dans une base de données relationnelle développée sous Heurist. Celle-ci permet d'explorer les cartes et plans en interrogeant la typologie, les producteurs de contenu ou encore les emprises spatiales ; elle permet aussi d'accéder aux documents numérisés et de les télécharger. Toutes ces données sont librement accessibles et réutilisables sous réserve de citer le Service historique de la Défense et le laboratoire FRAMESPA comme redocumenteur.

L'enrichissement de la base est effectué par des stagiaires (étudiant·es en histoire) accueillis au sein du laboratoire. À terme, près de 13 000 cartes et plans du Dépôt de la guerre et du Service géographique de l'armée devraient être hébergés dans la base, ainsi que plusieurs dizaines de registres de la bibliothèque historique de Vincennes.

3) Mode d'utilisation du site

La recherche s'effectue en cliquant sur "Les cartes et plans" puis via la colonne de gauche "Cartes". Plusieurs possibilités de recherche sont offertes par la base :

  • Recherche spatiale : cliquer sur "Définir" pour rechercher un toponyme sur une carte via un moteur de recherche ou pour dessiner un polygone sur une carte pour identifier les cartes et plans qui figurent l'espace dessiné.
  • Recherche tout champs : interroger l'intégralité des médatonnées documentaires présentes sur chaque fiche.
  • Recherche par mots-clefs du titre : rechercher exclusivement parmi les mots du titre (un titre se présente toujours sous la forme date, titre originel de la carte ou du plan, nom de l'auteur).
  • Recherche plein texte dans la description des cartes : recherches portant exclusivement sur la matérialité des documents (nombre de feuilles, dimensions...).
  • Typologie des cartes : rechercher des cartes à partir de typologies regroupant les documents en grandes catégories d'analyse. Ces dernières sont essentiellement celles des archivistes militaires.
  • Auteur(s) des cartes : rechercher par producteur de contenu (individu ou institution).
  • Lieux des cartes : il s'agit d'un classement automatique par ordre de grandeur et par lieu. Le nombre et les lieux mentionnés évoluent en fonction des critères de recherche sélectionnés ci-dessus.
  • Échelle : rechercher par échelle de carte (en lieues ou kms).
  • Cote : rechercher par cote d'un document.
  • Date de production des cartes : utiliser le slider (glissière) pour définir un interval temporel.
  • Carte remarquable : naviguer dans les cartes remarquables identifiées lors de l'indexation des documents.

Naviguer et télécharger

Le résultat de la recherche s'affiche au centre de la page sous forme de liste. Le côté droit génère une carte représentant l'ensemble des emprises spatiales des documents, ainsi qu'une frise chronologique.

Pour accéder à un document, cliquez sur le titre : la fiche s'ouvrira, présentant la numérisation (recto et verso) et les métadonnées documentaires.

Pour afficher et agrandir la carte, cliquez sur le bouton Mirador : une fenêtre s'ouvrira et il sera possible de zoomer dans le document.

Pour télécharger la carte, cliquez sur le bouton Download au-dessus de chaque document numérisé.

4) Une collection exceptionnelle de cartes et plans

La collection est exceptionnelle. Elle comporte plus de 750 cartes anciennes sur la France, près de 200 concernant Paris. Elle couvre une longue période de 1540 à 1921. 

A noter : une sélection de 43 cartes et plans remarquables dont un plan de la Bastille, un plan de Versailles en 3D, ainsi que diverses cartes agronomiques, hydrologiques ou de défense.

Toutes les cartes sont consultables en haute résolution avec leurs données de géolocalisation concernant leur emprise géographique. Les données présentes sur le site sont librement accessibles et réutilisables sous réserve de créditer :

  • le Service historique de la Défense comme producteur de contenu ;
  • le laboratoire FRAMESPA comme redocumenteur.

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Cartes et atlas historiques

L'histoire par les cartes

La corridorisation du monde vue à travers l'Atlas Global Corridor


Les corridors sont devenus une technologie dominante dans divers espaces, lieux et territoires, reflétant une évolution mondiale de la gouvernance urbaine et régionale, des flux d'investissement, des approches de planification, des régimes logistiques et des processus d'urbanisation.

L'Atlas Global Corridor (à découvrir en version bêta)


1) Le projet GlobalCORRIDOR

GlobalCORRIDOR est une enquête en cours qui répond à cette nouvelle géographie urbaine mondiale de la corridorisation par le biais d'un programme de recherche novateur visant à répondre aux immenses changements que ces visions, plans et investissements sont susceptibles d'imposer à la vie urbaine, ainsi qu'aux lacunes dans les connaissances relatives à ce phénomène. L’objectif de GlobalCORRIDOR est de trouver de nouvelles façons d’aborder la recherche et la réflexion sur les corridors et d’évaluer comment ces transformations induites par les infrastructures façonnent les géographies urbaines et régionales.

Le travail de recherche couvre un large éventail de domaines, allant des grands ensembles de données et de la visualisation des données au travail de terrain sur de nombreux corridors en Égypte, en Grèce, au Kenya, en Italie, au Pakistan et en Ouganda, en passant par l'analyse historique, les séminaires, les événements publics et les ateliers, ainsi que les collaborations avec des cinéastes et les méthodes photographiques.

L’enquête a été organisée autour de la subvention de démarrage du Conseil européen de la recherche (2021-2027) du professeur Jonathan Silver dans le cadre du programme de recherche et d’innovation Horizon 2020 de l’Union européenne. Le projet est basé à l'Institut urbain de l'Université de Sheffield avec des partenaires dans plusieurs régions où sont menées les études de cas (Asie du Sud, Méditerranée et Afrique de l'Est).

2) Vers une typologie des corridors 

La corridorisation est une logique qui transforme la planète. L'équipe de recherche distingue plusieurs types de corridors qui peuvent se recouper. Même si elle peut être discutée, cette typologie a le mérite d'apporter des éléments éclairants pour l'analyse : 

  • Les corridors d'infrastructure : ils correspondent à des dispositifs matériels et immatériels associés à des processus de standardisation et de développement axés sur les infrastructures. Ils permettent une interconnexion et une circulation fluides sur de longues distances, au sein et entre différents territoires, afin de fournir divers services.
  • Les corridors économiques, de croissance et de développement : ils sont à envisager comme des instruments financiers permettant de réaliser la croissance, la prospérité et les plans de développement nationaux.
  • Les corridors de transit ou de transport : ils sont définis comme des connexions constituées par différents modes de transport, permettant le trafic de passagers et de marchandises, dans le but de dynamiser l'activité économique. La mondialisation des chaînes d'approvisionnement a engendré un besoin de coordination des transports intercontinentaux, du transit terrestre longue distance et de la livraison locale de marchandises.
  • Les corridors logistiques : ils se distinguent des corridors de transit ; il sont spécifiquement dédiés au passage de marchandises et de matières premières, et intègrent les capacités de transformation, de conditionnement et de valorisation avant leur expédition vers les marchés.
  • Les corridors urbains : ils relient les espaces urbains pour former de vastes agglomérations. Une fois établis, ils favorisent l'urbanisation et la croissance urbaine le long de leur tracé.
  • Les corridors maritimes : il s'agit de voies de transit maritimes axées sur le commerce, ce qui justifie une catégorisation distincte, tout en soulignant leur chevauchement et leur intégration avec les corridors terrestres. 
  • Les corridors agricoles : ils représentent des extensions à grande échelle dotées d'infrastructures destinées à soutenir la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles.
  • Les corridors fauniques et de conservation : ils sont conçus pour faciliter les déplacements de la faune dans le but de préserver la biodiversité.
  • Les corridors illicites : ils désignent les différentes utilisations de zones et d'infrastructures pour faciliter les flux et activités illicites au sein des circuits mondiaux de capitaux, de produits et d'informations.  Les ports, par exemple, situés au carrefour de la sécurité et de l'insécurité, sont souvent synonymes de flux non autorisés.
  • Les corridors peuplés : un corridor peut être considéré comme « peuplé » lorsqu’il est public, habité ou occupé. Mais il peut également l’être s’il sert de corridor de transit et permet la circulation et la mobilité des personnes le long de son tracé.
  • Les corridors de transferts de fonds, ou marchés ou flux de transferts de fonds, désignent les systèmes de transfert de fonds non commerciaux qui circulent d'un pays à l'autre lorsque des travailleurs migrants ou des membres de la diaspora envoient (ou reçoivent) de l'argent vers leur pays d'origine.

3) L'Atlas Global Corridor pour cartographier le phénomène

L'Atlas Global Corridor cartographie 1,58 milliard de dollars de projets d'infrastructures de corridors à l'échelle mondiale. L'Atlas a été conçu comme un outil de visualisation de données. Pour l'utiliser, vous pouvez sélectionner un groupe de corridors ou une région dans le menu principal. Un ensemble de données et d'informations est fourni pour chaque projet d'infrastructure (voir l'intro de l'Atlas).

Les corridors sélectionnés pour l'Atlas et la base de données comprennent :

Le projet chinois « Belt and Road Initiative » :
Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC) ; Nouveau pont terrestre eurasien (NELB) ; Corridor économique Chine-Asie centrale-Asie occidentale (CAWEC) ; Corridor économique Chine-Mongolie-Russie (CMREC) ; Corridor économique Chine-Myanmar (CMEC) ; Corridor économique Bangladesh-Chine-Inde-Myanmar (BCIM) ; Corridor économique Chine-péninsule indochinoise (CICPEC)

Programme de coopération économique régionale en Asie centrale (CAREC)
CAREC 1, CAREC 2, CAREC 3, CAREC 4, CAREC 5, CAREC 6

Dans la sous-région du Grand Mékong :
Corridor économique Est-Ouest ; Corridor économique Nord-Sud ; Corridor économique Sud

Au Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) :
Route de développement de l'Irak ; Corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe (IMEC) ; Corridor multimodal transmaghrebien ; Corridor international de transport Nord-Sud (INSTC)

En Afrique centrale :
Corridor Libreville-Brazzaville-Pointe Noire ; Couloir de Douala ; Kribi; Couloir de Lobito ; Bas-Congo

En Afrique de l'Est et du Sud-Est :
LAPSSET ; Corridor Nord ; Corridor de développement de Dar es Salaam ; Central; Djibouti-Addis ; Couloir de Beira ; Couloir de Maputo ; Nacala ; Corridor Nord-Sud (Afrique) ; Corridor de développement de Mtwara ; Couloir de Massaoua

Dans la Baie de Walvis :
Corridor Trans-Kalahari ; Corridor Trans-Oranje ; Corridor de Développement Ndola-Lubumbashi ; Corridor Trans-Cunene

En Afrique de l'Ouest : Corridor Praia-Dakar-Abidjan ; Corridor de Tema à Ouagadougou ; Corridor Abidjan-Lagos ; Corridor Dakar-Bamako ; Corridor transsaharien ; Corridor Lomé-Ouagadougou-Niamey (LON)

En Europe :
Corridor Baltique-Adriatique ; Corridor méditerranéen ; Corridor mer du Nord-Baltique ; Corridor atlantique ; Corridor Rhin-Danube ; Corridor scandinave-méditerranéen ; Corridor Orient/Méditerranée orientale ; Corridor Rhin-Alpes ; Corridor mer du Nord-Méditerranée

Dans les Amériques :
Corridor bioocéanique Pérou-Brésil ; Corridor bioocéanique du Capricorne (CBC) ; Corridor CANAMEX

Lien ajouté le 31 août 2026

« Allons‑nous vers une "corridorisation" du monde ? » (The Conversation).

Éric Guiochon (ICP et Université Paul-Valéry Montpellier) analyse la "corridorisation" du monde. Les puissances réorganisent les flux en corridors pour mieux les sécuriser, les orienter et les contrôler. De l’Europe à la Chine, les grandes puissances souhaitent construire davantage de corridors, nouvelles voies stratégiques de la mondialisation. La mondialisation ne disparaît pas, elle se réorganise. Les flux restent massifs, mais s’inscrivent davantage dans des architectures régionales et stratégiques. Depuis 1995, leur volume a progressé en moyenne de 4 % par an. Un corridor n’est plus une simple route. Il associe ports, voies ferrées, financements, normes, réseaux numériques et parfois sécurité militaire. Il devient un espace organisé où circulations, dépendances et rapports de puissance se combinent. Les crises révèlent la vulnérabilité des réseaux. Avant sa quasi-fermeture en février 2026, le détroit d’Ormuz voyait passer près de 20 millions de barils par jour, soit environ un quart du commerce maritime mondial de pétrole. L’enjeu n’est plus seulement d’aller vite et au moindre coût, mais de garantir la continuité des flux et des routes alternatives. En 2024, les distances maritimes parcourues ont augmenté de 6 %, près de trois fois plus vite que les volumes échangés. Chine, UE, États-Unis, Inde ou Russie développent leurs corridors. Ils peuvent accélérer les échanges : selon la Banque mondiale, les infrastructures des Nouvelles Routes de la soie pourraient réduire jusqu’à 12 % les temps de trajet concernés. Les corridors ne suppriment pas les dépendances, ils les déplacent. Les territoires traversés gagnent en centralité, mais ceux qui financent les infrastructures, fixent les normes et sécurisent les routes, renforcent surtout leur pouvoir sur les échanges. La "corridorisation" dessine une mondialisation plus fragmentée et géopolitique. La puissance repose davantage sur la capacité à organiser, financer, sécuriser et orienter les flux. Les territoires contournés risquent de perdre en attractivité et en influence.

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Typologie des forêts à l'échelle mondiale à une résolution de 10 mètres


Source : M. Neumann, A. Raichuk et al. « Global forest typology at 10-meter resolution for forest and land-use monitoring » [Typologie forestière mondiale à une résolution de 10 mètres pour la surveillance des forêts et de l'utilisation des terres], EarthArXivhttps://doi.org/10.31223/X58R27

Pour comptabiliser le carbone, évaluer la biodiversité, planifier  la conservation et la réglementation des chaînes d'approvisionnement, il est essentiel de pouvoir distinguer les différents types de forêts des cultures arboricoles agricoles et autres utilisations de terres. Or, aucune base de données mondiale existante n'offre cette typologie avec une haute résolution spatiale. Les chercheurs présentent ici la version 1 de la typologie forestière (ForTy), une carte mondiale d'une résolution de 10 mètres qui classe les terres en six catégories, conformément aux définitions de la FAO et du règlement européen sur la déforestation (EUDR) : forêt primaire, forêt à régénération naturelle, forêt plantée, forêt de plantation, cultures arboricoles et agroforesterie, autres terres. Ce travail vise à soutenir les efforts de durabilité et de conservation en fournissant des informations spatiales cruciales sur le type de forêts, les objectifs de conservation 30×30, le TFFF et une comptabilité crédible du carbone. Le jeu de données a été élaboré en collaboration avec Google DeepMind/Google Research, le World Resources Institute et International Institute for Applied Systems Analysis (IIASA). Il a été construit à l'aide d'un pipeline d’apprentissage profond à partir de données des satellites, entraîné sur 1,7 million d’échantillons répartis mondialement.

Typologie forestière (ForTy v1, 2020) en projection Equal Earth montrant la classe majoritaire
sur chaque cellule d'1 km² (source : Neumann et al., 2026)

La carte peut être explorée librement sur Google Earth Engine avec les scores de probabilité pour chaque type de forêts.

Les données au format raster GeoTIFF sont disponibles sur Figshare. Le jeu de données Forest Typology (ForTy) v1 fournit des cartes probabilistes multiclasses à résolution spatiale mondiale de 10 mètres pour l'année de référence 2020. Ce dépôt contient les principales couches de probabilité multibandes distribuées sous forme de GeoTIFF optimisés pour le cloud (COG), segmentées en archives géographiques localisées sur la grille mondiale Universal Transverse Mercator (UTM).

Les groupes sont classés comme suit :

  • Bande 1 (PrimaryForest) : pseudo-probabilité quantifiée (0-250) pour la forêt primaire.
  • Bande 2 (Forêt à régénération naturelle) : Pseudo-probabilité quantifiée (0-250) pour la forêt à régénération naturelle.
  • Bande 3 (PlantedForest) : pseudo-probabilité quantifiée (0-250) pour la forêt plantée.
  • Bande 4 (PlantationForest) : pseudo-probabilité quantifiée (0-250) pour la forêt de plantation.
  • Bande 5 (Cultures arboricoles et agroforesterie) : pseudo-probabilité quantifiée (0-250) pour les cultures arboricoles et les systèmes agroforestiers mixtes.
  • Dérivation programmatique de la classe 6 (autres terrains)

La probabilité de la 6e classe thématique (autres terres) n'est pas stockée explicitement sous forme de bande. Elle doit être calculée par programme comme le complément des cinq premières bandes à l'aide de la formule suivante (en texte brut) :

Autres terres = 250 - (Bande 1 + Bande 2 + Bande 3 + Bande 4 + Bande 5)

Une carte catégorielle stricte peut être obtenue en appliquant une opération argmax standard sur les six classes. Pour obtenir les pseudo-probabilités dans la plage de 0 à 1, divisez les valeurs de la bande par 250.

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Data Feminism et visualisation de données


Source : « Féminisme des données pour la visualisation de données » (Data Feminism for Data Visualization) par Lauren Klein et Catherine D'Ignazio.


Lauren Klein et Catherine D'Ignazio lancent un nouveau cours qui développe leur ouvrage « Data Feminism » paru en 2020 aux presses du MIT (consultable sur le site). Ce cours invite à réfléchir à la manière dont l'examen des questions de genre, de pouvoir et de justice peut transformer notre façon de visualiser les données. En puisant dans la riche histoire de l'activisme féministe et de la pensée critique, les auteurs nous apprennent à identifier et à contrer les biais inhérents aux pratiques de visualisation conventionnelles, tout en développant les compétences nécessaires à la création de visualisations plus éthiques, inclusives et socialement responsables. Le cours met en dialogue des exemples concrets de visualisation de données avec des cadres théoriques qui interrogent les perspectives incluses (ou non) en science des données et en communication des données, illustrant ainsi la nécessité d'approches qui utilisent la visualisation pour amplifier les perspectives minoritaires et attirer l'attention sur les enjeux d'équité et de justice.  



Catherine D'Ignazio est par ailleurs l'autrice de « Counting Feminicide » ("Comptage des féminicides : le féminisme des données en action") disponible en téléchargement sur le site du MIT. L'ouvrage met en lumière le travail de militant·e·s des données à travers les Amériques qui documentent ces meurtres et remettent en question la logique dominante de la science des données en plaçant la prise en charge, la mémoire et la justice au cœur de leurs recherches. S'appuyant sur « Data Against Feminicide », un vaste projet de recherche collaboratif, Catherine D'Ignazio décrit le travail créatif, intellectuel et émotionnel de ces militant·e·s des données sur les féminicides, à l'avant-garde d'une éthique des données qui prend en compte avec rigueur et constance les rapports de pouvoir et les personnes. 


Lauren Klein a publié « Data by Design » ("Données dès la conception. Visualisation et pouvoir : de l’abolition à l’aube de la science des données"). L'ouvrage explore les continents et les siècles pour révéler la puissance de la visualisation et montrer comment elle peut être utilisée à des fins de transformation. Une série de nouvelles images, créées par Lauren Klein et son équipe de recherche – également visibles sur un site web interactif – élargit notre compréhension de ce que la visualisation, utilisée avec intention et rigueur, peut accomplir.


Le site « Data by Design » vise un large public. Il s'adresse notamment aux concepteurs et chercheurs en visualisation, aux journalistes et scientifiques des données, ainsi qu'aux militants, organisateurs et autres personnes qui utilisent les données et la visualisation dans le cadre de leur travail. Il concerne également les étudiants et les chercheurs de divers domaines universitaires, tels que les humanités numériques, les études littéraires et culturelles, les études féministes et de genre, les études critiques de la race, les études autochtones, les études médiatiques, les sciences et études de l'information, les études sociales des sciences et des technologies (STS) et l'interaction homme-machine (IHM). 

Plan du site Data by Design (code sur Github) :

Commencer par un mélange
Deux histoires de visualisation de données
Présentation du projet
Note aux lecteurs 
Intuition et abstraction
L'autorité graphique et le tour de passe-passe divin
Visualiser la résistance
Les flux alternatifs de visualisation des données
La valeur de la visualisation
La politique des graphiques de William Playfair
L'argument de Playfair dans le présent
Ce que la visualisation ne révèle pas 
3. La puissance dans le cadre. Cartes thématiques de Shanawdithite
La visualisation comme extraction de connaissances
La cartographie autochtone dans le cadre colonial
Cartes et production du pouvoir colonial
La carte en écorce de bouleau et l'arbre de guet
La valeur des perspectives multiples
Les enjeux épistémologiques de l'interaction
Les archives genrées de la visualisation des données
Le travail de visualisation à venir 
L'argument de la visualisation, réinventé
Graphiques, photographies et faits
Du Bois, la vérité et la visualisation aujourd'hui
Le travail que la visualisation peut faire 
6. De l'idée à la perspicacité. La conception de données
Comment en sommes-nous arrivés là ?
Technologie d'empilement
Comptabilité et responsabilité
Le lecteur en tant que participant

Références bibliographiques

L. Klein,  C. D'Ignazio (2020). Data feminism, The MIT Press, https://data-feminism.mitpress.mit.edu/.

L. Klein,  C. D'Ignazio (2020). Data by Design. Visualization and Power from Abolition to the Dawn of Data Science, The MIT Presse, https://mitpress.mit.edu/9780262056182/data-by-design/.

L. Klein,  Catherine D'Ignazio (2026). Data Feminism for Data Visualization, Open Visualization Academy by Alberto Cairo, https://openvisualizationacademy.org/courses/data-feminism-for-data-visualization/applying-the-principles/.

L. Klein, T. Sharma, J. Varner, S. Li, M. Adams, N. Yang, D. Jutan, J. Fu, A. Mola, Z. Fang, Y. Li et S. Munro. L. (2024). Data by Design. Public beta, https://dataxdesign.io/.

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