Les cartes saisissantes de l'artiste Mark Powell


L'artiste londonien Mark Powell utilise toutes sortes de matériaux anciens (enveloppes, cartes postales, vieilles cartes de géographie) et y superpose des portraits saisissants, en général des visages de personnes assez âgées avec des traits marqués. L'idée lui est venue d’une lettre de la Première Guerre Mondiale, qui l'a conduit à imaginer celui qui avait pu l’écrire et à dessiner un vieil homme, un ancien soldat.  

Mark Powell Maps :


C'est surtout son impressionnante série de cartes vintage qui a retenu notre attention. L'auteur a recours à une multitude de cartes différentes (près d'une 40e au total) : des plans de métro, des cartes de villes, des cartes de continents... avec toujours le même procédé d'un visage de vieil homme ou de vieille femme dessiné en superposition. On retrouve chez Mark Powell l'influence de Jean-Michel Basquiat et son obsession de la mortalité de l'homme.

Les contours ridés des visages de ses sujets, l'artiste les réalise avec un simple stylo à bille de couleur noire. Les cartes qui servent de supports ont été ramassées dans divers endroits (des cartes routières usées, des couvertures anciennes du magazine National Geographic). Bien que très réalistes, ces oeuvres dégagent un sentiment mystérieux. Powell dit ne pas connaître la plupart des gens qu’il dessine sur ces cartes, ce qui ajoute encore à leur profondeur et à leur mystère.

 © Mark Powell Art 2019

 

Pour en savoir plus

Mark Powell : un dessin pour une pluralité d’histoires
http://www.bewaremag.com/mark-powell/

Mark Powell Map Art (The Coolector)
http://www.thecoolector.com/mark-powell-map-art/

Des portraits au stylo Bic sur des vieilles cartes par Mark Powell (Dessein de dessin)
http://www.dessein-de-dessin.com/des-portraits-au-stylo-bic-sur-des-vieilles-cartes-par-mark-powell/


Articles connexes

Tous les chemins mènent à Rome : une très belle collection de cartes artistiques qui donnent à réfléchir sur nos mobilités

Les plans de métro : retour sur une représentation simplifiée, souvent détournée

Consulter la rubrique Cartes et atlas imaginaires

Consulter la rubrique Cartes artistiques



Mesurer le rayonnement des grandes puissances à travers leurs réseaux diplomatiques


On mesure habituellement le poids des grandes puissances en fonction de la taille de leur économie, de l'importance de leurs relations commerciales et financières, ou encore de leurs forces militaires.

Il est plus rare de pouvoir les comparer du point de vue de leur rayonnement diplomatique. En 2019, la Chine a dépassé les Etats-Unis par l'importance de son réseau diplomatique comme le souligne l'article The New Geography of Global Diplomacy publié par Foreign Affairs. L'étude s'appuie sur l’index de diplomatie mondiale publié chaque année par le Lowy Institute qui permet de mettre en évidence l'implantation des missions diplomatiques dans le monde en fonction des pays.

Lowy Global Diplomacy Index :
http://globaldiplomacyindex.lowyinstitute.org/


Les réseaux diplomatiques de 61 pays dans le monde (source : Lowy Institute)
Déplacer la souris sur un pays pour faire apparaître son rayonnement


Pendant longtemps, les Etats-Unis ont bénéficié du plus grand réseau diplomatique au monde. Aujourd'hui, la Chine dispose de 276 missions diplomatiques, qu'il s'agisse d'ambassades, de consulats ou de missions permanentes auprès d'organisations internationales. Le réseau des États-Unis, quant à lui, s’établit à 273 missions diplomatiques (un poste de moins depuis 2017). En 2017, la Chine s'est hissée à la deuxième place, dépassant la France, avant de conquérir la première place en 2019. 

Pékin a ouvert cinq nouvelles ambassades entre 2017 et 2019 : au Burkina Faso, en République dominicaine, au Salvador, en Gambie et à São Tomé et Príncipe. Cette liste de pays n'est pas due au hasard. La Chine compte également un très grand nombre de consulats. Après avoir longtemps pratiqué la « diplomatie du carnet de chèques », la Chine a réussi à récupérer une partie des partenaires diplomatiques de Taïwan. Récemment, deux pays de la région très controversée des îles du Pacifique - Kiribati et les Îles Salomon - ont rompu leurs relations diplomatiques avec Taïwan et ont rejoint la Chine, réduisant ainsi le nombre de pays reconnaissant Taïwan de 22 en 2016 à seulement 15 aujourd'hui (dont le Guatemala , le Honduras et la Cité du Vatican). Cette stratégie a renforcé l’isolement politique grandissant de Taïwan et augmenté la capacité de la Chine à faire avancer ses propres intérêts économiques et stratégiques.

Comparaisons entre pays ou entre villes (source : Lowy Institute)


Le Brexit a conduit également un certain nombre de gouvernements européens à apporter des changements dans leurs relations diplomatiques. L'Irlande a renforcé son réseau de huit missions, ce qui lui a permis de gagner trois places dans l'indice depuis 2017 (la plus forte augmentation de tous les pays européens). Les Pays-Bas ont également ouvert sept nouvelles missions en deux ans et de nouvelles ouvertures sont prévues pour 2021. Le Royaume-Uni, en revanche, a fermé ou déclassé 11 consulats et bureaux diplomatiques depuis 2016, passant de la neuvième place il y a trois ans à la onzième aujourd'hui. 

Le Japon s'est hissé à la quatrième place en 2019, dépassant pour la première fois la Russie. Face à un nouvel équilibre géopolitique dans son voisinage, lié notamment à l'affirmation de la Chine, le Japon renforce discrètement son réseau diplomatique depuis près de dix ans. L’ajout de sept nouvelles missions, avec des pays stratégiques comme le Cambodge, les Philippines, les Seychelles et le Vanuatu, porte à 247 le nombre total des missions diplomatiques pour le Japon.

La Turquie a elle aussi renforcé son réseau diplomatique en suivant une politique étrangère de plus en plus ambitieuse et en prenant des mesures pour se diversifier au-delà de ses alliés de l'OTAN. Elle a gagné six missions depuis 2017, se classant au sixième rang malgré le fait que son PIB représente moins de la moitié du PIB de la Russie au cinquième rang. À l'exception d'une nouvelle ambassade au Laos, la Turquie a orienté son expansion diplomatique vers l'Amérique latine et l'Afrique.

Si l'influence des pays ne se résume pas au nombre et à l'importance de leurs missions diplomatiques, ils peuvent constituer néanmoins un baromètre révélateur de leurs ambitions au niveau international.

Le Lowy Global Diplomacy Index est proposé pour 61 pays, 724 villes, 7 316 missions diplomatiques (avec la possibilité de distinguer les ambassades, les consulats ou les missions permanentes). Voir le détail de la méthodologie.

Le site permet de télécharger les données au format CSV et d'établir des comparaisons intéressantes entre pays ou entre villes sur la période 2016-2019.




L'animation est à voir également sur le site Howmuch



 
Diplomatie culturelle. Carte comparant l'implantation des instituts Confucius (Chine) et des centres culturels Russkiy Mir (Russie) par Milos Popovic : https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/09668136.2020.1785397



A comparer avec la carte proposée par Jean-Christophe Fichet sur Cartolycée : Les instituts Confucius dans les pays de la BRI en 2020 : http://www.cartolycee.net/spip.php?article159


Pour compléter

Ces pays sont les rois de la diplomatie (Ouest-France) :
http://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/704/reader/reader.html#!preferred/1/package/704/pub/705/page/5

Carte des instituts Confucius dans le monde (voir leur rôle dans le soft power chinois) :
http://www.institutconfucius.fr/

Etat des lieux de la diplomatie française. Réseau diplomatique, atouts dans le monde. Le Monde du 28 janvier 2017 (Dario Ingiusto) : http://www.darioingiusto.com/project/lemonde_france/

La France, grande puissance moyenne face au monde (Alain Nonjon, Notes diplomatiques) :
http://notes-geopolitiques.com/la-france-grande-puissance-moyenne-face-au-monde/

Une cartographie des voyages officiels d'Emmanuel Macron depuis le début de sa présidence (Les Echos) :
http://media.lesechos.fr/infographie/voyages_macron/
 
 
Lien ajouté le 4 septembre 2021

Ajouté le 23 février 2022
Articles connexes


Utiliser les cartes du CSIS pour étudier les grandes questions géopolitiques du monde contemporain

Les visions multiples de la francophonie à travers les cartes


Les frontières maritimes des pays : vers un pavage politique des océans ?


Territorial Map of the World - Rafi Segal & Yonatan Cohen (2013)
http://rafisegal.com/territorial-map-of-the-world/


Pour télécharger la carte en haute résolution :
http://i.redd.it/d7zceju6uvz31.jpg

Cette carte politique du monde montre l'étendue des territoires, à la fois terrestres et maritimes, qui sont entièrement sous le contrôle des nations. Les frontières des pays englobent les zones économiques exclusives (ZEE), dont les ressources appartiennent aux pays limitrophes (à 200 milles marins, soit environ 370 km des côtes).

"Historiquement les côtes ont toujours été cartographiées comme des entités linéaires séparant les terres des océans. Cependant, le XXe siècle a profondément transformé notre façon de voir et de mesurer le monde. Aujourd'hui, nous envisageons de plus en plus le monde comme un espace continu dans lequel la circulation des personnes et de l'information dépasse les barrières géographiques et politiques des Etats". 

Les auteurs, Rafi Segal & Yonatan Cohen, ont conçu cette carte en 2013 de manière à faire prendre conscience de la nécessité d'avoir une approche globale de notre monde, au delà de ses divisions terrestres ou maritimes. Une manière d'aborder la question de nos responsabilités environnementales et de préserver la planète comme un bien commun.

Les délimitations maritimes utilisées pour cette carte sont celles fournies par le Flanders Marine Institute. Il convient de souligner que cette carte n'entérine aucune revendication territoriale, quelle qu'elle soit. Les couleurs choisies pour contraster et donner l'impression d'un pavage du monde, couvrant les espaces terrestres et océaniques, n'ont pas de valeur symbolique en soi (elles ne renvoient pas à l'appartenance à tel ou tel pays).

Rafi Segal & Yonatan Cohen ont conçu une autre carte dans le même style en ce qui concerne l'Union européenne. Elle représente en couleur les pays ayant des frontières terrestres (en vert) ou maritimes (en bleu) avec des États de l'Union européenne et leurs ZEE (en rouge). En hachures apparaissent les zones co-administrées (gris clair) ou objets de contestations (gris foncé).
 



Liens ajoutés le 3 juin 2020



Lien ajouté le 7 mars 2021

Lien ajouté le 13 octobre 2021

Lien ajouté le 13 avril 2022

Articles connexes

Un planisphère pour renverser notre regard sur le monde



Un planisphère pour renverser notre regard sur le monde


Watershed of the World - signalé par The Decolonial Atlas (19 novembre 2019)

Cette carte du monde par bassins versants a été élaborée par Jordan Engel en 2019. Elle repose sur une approche bio-régionale avec les noms locaux (endonymes) des bassins versants en fonction de leur fleuve principal. Le but est de se déprendre de la vision classique des pays avec leurs frontières politiques. La projection Eckert IV à surfaces égales permet de conserver les proportions. Le planisphère retourné invite à voir la Terre depuis l'hémisphère sud : une invitation à renverser notre regard sur le monde comme aime à le faire l'Atlas décolonial.


Extrait de la présentation (traduction libre) : 

"De la topographie à l'hydrologie, les moyens de cartographier notre planète ne manquent pas. Et pourtant, nous sommes habitués à une seule carte : la carte politique du monde avec les frontières territoriales. Avec de telles représentations, nous enseignons à nos enfants une histoire simple, celle de la division du monde en États-nations. Ces enfants deviennent ensuite des adultes avec cette carte comme cadre géographique principal. Nous voulions remettre en question ce cadre, tout en gardant quelque chose de coloré et de simple, comme peut l'évoquer une carte politique du monde pour un enfant. Quelque chose qui se voulait à la fois familier et désorientant. C'est pour cela que nous nous sommes tournés vers les bassins versants... Le bio-régionalisme est la reconnaissance de l'interdépendance qui existe entre la terre et l'eau..." 

Les données des bassins versants sont issues de l'Institut fédéral d'hydrologie. Une carte vierge orientée vers le Nord est disponible pour téléchargement ou impression. 



L'Atlas décolonial vise à donner une autre vision du monde, moins européo-centrée. Fait par des bénévoles, ce site vise à interroger les relations entre la Terre, les hommes et les états.

Consulter le site The Decolonial Atlas
 

Célébration de la Journée des SIG 2019 (#GISday et #PostGISday)


Signalé par GISLounge (11 novembre 2019). GIS Day and PostGIS Day Coming Up

Chaque année, la Journée des SIG (#GISday) se déroule dans le cadre de la Semaine de sensibilisation à la géographie. La journée a été célébrée pour la première fois en 1999. Cette année, elle se déroulera le mercredi 13 novembre 2019 et marquera le 20e anniversaire de sa création. La Journée des SIG a été lancée par la société ESRI, qui propose une série d'événements pour fêter cette journée. De nombreux établissements d’enseignement, organismes gouvernementaux et sociétés dans le secteur du géospatial organisent des manifestations lors de cette journée consacrée aux SIG. Vous pouvez retrouver ces événements sur le site GISday.com.



Mais il existe également le #PostGISDay pour célébrer les applications et les outils SIG open source.

Si vous êtes actif sur Twitter, vous pouvez participer tous les mercredis au #GISChat où des professionnels de l'information géographique discutent de divers sujets liés aux SIG. 


L'occasion d'explorer une série d'activités pédagogiques fournies par ESRI pour initier les élèves et les étudiants aux SIG dans le cadre de ses GeoInquieries :




Articles connexes

La longue histoire qui va conduire à la cartographie numérique et aux débuts des SIG

Les systèmes d'information géographique. Principes, concepts et méthodes

Déchiffrer l'information géographique

Jeu de données SIG sur le classement des métropoles mondiales

Consulter la rubrique outils SIG ou fonds de carte SIG du blog Cartographie(s) numérique(s)




Appel à participation au Printemps des Cartes 2020, Montmorillon (14-17 mai 2020)


Le Festival Printemps des Cartes qui se déroulera pour sa 3ème édition du 14 au 17 mai 2020 à Montmorillon, se prépare dès maintenant !

Appel à participation aux passionnés, citoyens, professionnels et scientifiques.

La cartographie est un univers multiple où sciences et techniques rencontrent le sensible, l’humain et les enjeux de société au travers des savoirs, des cultures. La carte rassemble petits et grands, écoliers, curieux, habitants, amateurs, professionnels et scientifiques : géographes, historiens, explorateurs, artistes, plasticiens, marins et navigateurs, aménageurs du territoire…

Nous avons le plaisir de vous transmettre ci-joint la présentation du Festival, le dossier dédié aux intervenants ainsi qu’un modèle de fiche de proposition d’intervention (une fiche par proposition et intervenant).



Documents :

PRESENTATION FESTIVAL 2020 MONTMORILLON A4

Festival Printemps des cartes – je participe en 2020 -FICHE PROPOSITION

Voici les étapes de la construction du programme du Festival :

2 décembre 2019 : date limite de propositions d’interventions par mail à destination de : Samuel ARLAUD, samuel.arlaud@univ-poitiers.fr, Matthieu LEE, matthieu.lee@univ-poitiers.fr et Céline NAULEAU, celine.nauleau@emf.ccsti.eu

15 janvier 2020 : retours vers les intervenants et élaboration du programme prévisionnel.

15 février 2020 : publication du programme définitif.




Tchernobyl : la météo nationale a-t-elle truqué des cartes en 1986 ? Retour sur une polémique sur fond de complotisme


CheckNews, la rubrique de décryptage de l'information du journal Libération, réalise un très bon dossier sur le nuage nucléaire qui aurait été repoussé par le cyclone des Açores au moment de la catastrophe de Tchernobyl en 1986.


"Jean-Pierre Pernot, le présentateur du JT de TF1, affirme que Météo France a déplacé, en avril 1986, un anticyclone sur une carte pour tromper les citoyens sur les conséquences du nuage radioactif. C'est faux. Mais un reportage météo diffusé le 30 avril 1986 suggérait bien qu'un anticyclone ferait barrage au nuage..."


"On pourrait, là, parler de tromperie. Même si, là aussi, les choses sont plus complexes... Ce hiatus entre l’information visuelle et celle, écrite, est à l’image de la communication, à la fois minimaliste et brouillonne, qui fut celle des autorités. Il explique peut-être la fracture entre ceux qui, trente ans après, demeurent persuadés qu’on a voulu faire croire que le nuage n’avait pas touché la France, et ceux qui dénoncent à l’inverse une théorie complotiste."

Lire l'article sur Libération « La météo nationale a-t-elle truqué des cartes en 1986 comme l'affirme Jean-Pierre Pernaut ? »

Voir également : « Le nuage s’arrête à la frontière » : de Tchernobyl à Rouen, itinéraire d’un mensonge qui n’en était pas un (Le Parisien)


Articles connexes

Comment la cartographie animée et l'infographie donnent à voir le changement climatique

La France est-elle préparée aux dérèglements climatiques à l'horizon 2050 ?
 
Les villes face au changement climatique et à la croissance démographique




Un défi cartographique de 30 jours en novembre 2019 (#30DayMapChallenge)

Appel à tous les cartographes enthousiastes !

Topi Tjukanov a lancé un défi cartographique en novembre 2019. Il s'agit de créer une carte par jour à partir des thèmes ci-dessous. Aucune restriction sur les outils. Seule règle : toutes les cartes doivent être créées par vous. Tweetez ensuite votre création cartographique avec le hashtag #30DayMapChallenge


Chaque jour, un défi cartographique est centré sur un sujet ou un figuré différent.

En consultant Twitter avec le hashtag #30DayMapChallenge, il est possible d'avoir accès à de nombreuses productions cartographiques qui donnent une idée des possibilités offertes aujourd'hui par les outils de visualisation et de traitement de l'information géographique.












Articles connexes

Deuxième édition du défi cartographique #30DayMapChallenge (novembre 2020)

Les cartes et data visualisations de Topi Tjukanov : entre art et cartographie

Quand le Petit Larousse donnait une représentation illustrée de la géographie (1922)


L'origine de ce billet nous est fourni par Bruno Charlier (@BrunoStartrekk), à la recherche d'atlas d'autrefois qui aimaient à définir les termes géographiques à partir d'illustrations. L'occasion de revenir, à travers des échanges sur Twitter, sur les méthodes d'enseignement de la géographie et l'importance de la nomenclature à l'époque.






"L'espace commence ainsi, avec seulement des mots, des signes tracés sur la page blanche. Décrire l'espace : le nommer, le tracer, comme ces faiseurs de portulans qui saturaient les côtes de noms de ports/caps/criques" (Georges PEREC, Espèces d'espaces. Journal d'un usager de l'espace, Galilée, Paris, 1974). Voir des extraits ou l'ouvrage complet.











 



Lien ajouté le 29 novembre 2020
 
Au XVIIIe siècle, l'allemand Matthäus Seutter imagine une carte fictive pour illustrer les termes de la géographie et de la cartographie (Mappa geographiae naturalis sive Tabella synoptica, Augsburg, 1730). Une légende détaillée en bas à droite de la carte permet d'identifier les différents symboles en allemand et en latin. Le titre de la carte apparaît dans un cartouche représentant de manière allégorique un ange mesurant le globe avec un compas, Cybèle, la déesse des villes et un dieu des eaux (Neptune ?)
 
 
 
Lien ajouté le 14 avril 2021

Paul Vidal de La Blache a cherché à expliciter les termes géographiques pour le public scolaire. Il s'agit de la première planche de sa fameuse série de cartes murales.

Paysage de la région tempérée / région tropicale (source : Gallica BnF)



Paysage polaire / Port de mer (source : Gallica BnF)



Lien ajouté le 20 avril 2021



Lien ajouté le 15 juin 2021


Liens ajoutés le 24 août 2021



Lien ajouté le 12 février 2022

Articles connexes