Carte des pays favorables ou opposés à la levée des brevets sur les vaccins Covid-19 (selon Médecins Sans Frontières)


Alors que les gouvernements se réunissent pour un nouveau cycle de négociations à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Médecins Sans Frontières (MSF) appelle les gouvernements qui continuent de bloquer une dérogation historique sur la propriété intellectuelle pendant la pandémie, à cesser immédiatement de faire obstruction et de permettre que des négociations officielles aient lieu à l'OMC. La dérogation temporaire s'appliquerait à la propriété intellectuelle de certains dispositifs et technologies de santé utilisés contre la COVID-19 jusqu'à ce que l'immunité collective soit atteinte. 

Lancée à l'origine par l'Inde et l'Afrique du Sud en octobre 2020, cette proposition bénéficie actuellement du soutien officiel de 58 gouvernements parrains, avec environ 100 pays soutenant la proposition dans son ensemble (essentiellement des pays à revenus faibles ou intermédiaires n'ayant pas d'accès aux vaccins). 

Pays favorables ou opposés à la levée des brevets sur les vaccins Covid-19 (source : Médecins Sans Frontières)


« Même après une année de pandémie et 2,5 millions de décès, certains gouvernements refusent toujours d’admettre que la suppression des monopoles sur les dispositifs de lutte contre la Covid-19 contribuera à améliorer l'accès futur des populations aux traitements, vaccins et tests dont elles ont besoin », a déclaré le Dr Christos Christou, président international de MSF.  « La proposition de dérogation offre à tous les gouvernements la possibilité de prendre des mesures pour favoriser une meilleure collaboration dans le développement, la production et la distribution de dispositifs de lutte contre la COVID-19 sans être entravés par les intérêts et les mesures du secteur privé. En bref, elle donnerait aux gouvernements tous les dispositifs dont ils ont besoin pour favoriser l’accès mondial. Les pays doivent cesser de faire obstruction et démontrer leur leadership pour faire de la « solidarité mondiale » dont ils ont souvent parlé pendant cette pandémie une réalité. Le temps est venu de défendre l'accès aux outils de santé pour tous, quel que soit l’endroit où ils se trouvent. »

Des pays qui bloquent ou retardent la proposition, comme l'Australie, le Brésil, le Canada, l'UE, le Japon, la Norvège, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis, ont également commandé la majorité des vaccins disponibles, bien plus que ce qui est nécessaire pour vacciner l'ensemble de leur population.

Carte et données sur Datawrapper

Carte et données sur Google Maps

Pour compléter

Vaccins : les pays pauvres, grands oubliés de la guerre des vaccins ? (BFM-TV)

Vaccin contre le Covid-19 : dans quels pays et selon quels critères y a-t-on accès ? (Le Monde - Les Décodeurs)

La guerre des vaccins, Histoire démocratique des vaccinations (Pour la Science)

Covid-19 : l’Union européenne se résout à la guerre des vaccins contre le Royaume-Uni (Le Monde)

La guerre des vaccins dans le monde de demain (Festival de Géopolitique de Grenoble)



Lien ajouté le 19 avril 2021



Lien ajouté le 2 mai 2021


Lien ajouté le 4 mai 2021

Lien ajouté le 12 mai 2021

Lien ajouté le 13 juin 2021

Entre maritimisation des échanges et mondialisation de l'information : de quoi l’incident de l'Ever-Given est-il le nom ?


En mars 2021, l’« Ever-Given » de la compagnie maritime Evergreen, l'un des plus gros porte-conteneurs au monde (400 mètres de long), est resté bloqué 6 jours en travers du canal de Suez, en raison de vents violents et d'une tempête de sable. 

L'incident a entraîné un fort ralentissement du commerce maritime et une augmentation des cours du pétrole. Le canal de Suez constitue un point de passage stratégique qui concentre à lui seul entre 10 % et 12 % du volume du commerce mondial. C'est une source essentielle de revenus pour l’Égypte, à laquelle il a rapporté 5,61 milliards de dollars en 2020. En 2015, un « nouveau » canal de Suez a été inauguré. Une seconde voie, longue de 72 kilomètres, a été ouverte. Objectif : augmenter encore le trafic maritime sur cette route déjà très fréquentée.


Image satellite du porte-conteneurs « Ever-Given », bloqué dans le canal de Suez, le 25 mars 2021 (source : CNES / AirbusSpace)




L'incident de l'Ever-Given a été perçu d'emblée comme un événement d'échelle mondiale, révélateur de la mondialisation économique et financière, de la vulnérabilité des échanges et des systèmes de transports, mais aussi de la globalisation de l'information. En effet, l'événement a été largement couvert par les agences d'imagerie satellitaire, par les sites de navigation maritime et par les médias du monde entier.


Environ 200 navires bloqués au 27 mars à l'entrée du Canal de Suez du fait de l'incident de l'Ever-Given (source : Marine Traffic)



Approche par le traitement de l'information (EMI)

Quel traitement de l'événement par les médias ?

  • analyse des causes et conséquences attribuées à l'événement
  • analyse des images (images satellites, images aériennes, images au sol...)
  • analyse des cartes et des infographies produites pour rendre compte de l'événement
  • analyse des discours pour alerter sur les "goulets d'étranglement" des transports maritimes ou pour rassurer sur le fait que l'incident serait vite réparé.

Approche par les notions et démarches de la géographie

Que nous révèle ce "bel événement géographique" (Michel Lussault) ? Notamment en ce qui concerne :

  • les navires porte-conteneurs et la course au gigantisme
  • la maritimisation des échanges à l'échelle mondiale
  • le rôle des canaux transocéaniques et des passages stratégiques
  • le canal de Suez comme passage inévitable (ou contournable)
  • les acteurs et les logiques de la mondialisation
  • les risques géoéconomiques et géofinanciers liés à des ruptures dans la chaîne d'approvisionnement
  • les risques géoenvironnementaux liés aux transports maritimes
  • la vulnérabilité des systèmes fonctionnels contemporains...


Sources à disposition

Ce recensement est destiné à gagner du temps sur la recherche et l'identification des sources. Certaines sources sont redondantes, toutes ne sont pas forcément à consulter (cf ajout de sources en anglais pouvant donner des compléments). La mobilisation des informations doit être sélective et hiérarchisée en fonction des thèmes d'étude retenus.

Un porte-conteneurs en travers du canal de Suez, révélateur de la maritimisation des échanges (Géoconfluences)

Marie-Christine Doceul et Sylviane Tabarly, « Le canal de Suez, les nouvelles dimensions d’une voie de passage stratégique » (Géoconfluences).

Bouchon sur le canal de Suez : un révélateur de la mondialisation (Le Livre scolaire)

La construction du canal de Suez est-elle le premier acte de la mondialisation commerciale moderne ? Entretien avec Michel Foucher (Le 1 hebdo)

Égypte. Canal de Suez : un porte-conteneurs échoué, des dizaines de navires retardés (Ouest France)

Ce que l’on sait de l’incident au canal de Suez : un cargo toujours coincé et le commerce mondial ralenti (Le Monde)

Les dimensions de l'Ever-Given et du canal de Suez (AFP Graphics)

Un site pour se rendre compte de l'échelle de l'Ever-Given (Evergiven-everywhere.glitch.me). A compléter par l'application Insizeor du Leventhal Center qui permet de superposer l'image de l'Evergiven sur n'importe quelle image aérienne dans le monde.

Focus sur le Canal de Suez : comment l’échouage d’un seul navire a-t-il pu paralyser 12% du commerce mondial pendant près d’une semaine ? (Les Clés du Moyen-Orient)

L'embouteillage dans le Golfe de Suez vu depuis l'espace (ESA)

Blocage de l'Ever-Given dans le canal de Suez. Analyse à partir du site Geoimages (CNES)

Canal de Suez : suite au blocage par l'Ever-Given, l'embouteillage est visible de l'espace (Clubic)

Canal de Suez : visualisez l'embouteillage des navires en un gif (France Info)

Canal de Suez bloqué : un enjeu commercial et de fierté nationale égyptienne (Libération)

Canal de Suez : le propriétaire du navire évoque un déblocage dès samedi soir (Courrier International)

Canal de Suez : le porte-conteneur Ever Given débloqué (HuffPost)

Blocage du canal de Suez : qui va payer les dégâts ? (The Conversation)

Près de 3 mois après son échouage, le porte-conteneurs Ever Given est toujours immobilisé dans le canal de Suez : à combien s’élèvera la facture ? (RTBF)

Une carte localisant les navires de commerce en 1936 et montrant le rôle du commerce maritime déjà à l'époque (Un fil Twitter)

Le recalibrage du canal de Suez depuis un siècle pour s'adapter à la croissance incessante du trafic (LegendesCartographie)

Les goulets d'étranglement maritimes dans le monde et les types de risques associés (VisualCapitalist)

Suez, un canal irremplaçable ? (France Culture)

Le canal de Suez reconstitué à travers 100 clichés en haute définition pris depuis la station ISS (ESA)

Tianjin-Rotterdam, via le canal de Suez ou par l'Arctique (LegendesCarto)

Le canal de Suez, un passage stratégique  au milieu d'une région politiquement instable (LegendesCarto)

Octobre 1956, la crise de Suez et l'intervention militaire franco-britannique (LegendesCarto)

Le canal de Suez en 1869, un passage hautement stratégique dès sa construction (LegendesCarto)

Transports maritimes : le scandale des conteneurs au fond des océans (France Info)

Un cargo pollue-t-il autant que toutes les voitures françaises ? (Le Monde)

Et si la solution au blocage du canal de Suez était le train ? (Un fil sur Twitter)

Suez Canal: Satellite Clues on a Stricken Cargo Ship (Bellingcat)

How a container ship blocked the Suez canal – visual guide (The Guardian)

Suez Canal : Critical Waterway Comes to a Halt (Visual Capitalist)

The Suez Mishap Is a Foretaste of the New Cold War Stakes (Bloomberg)

New Suez crisis : a global economy creaking under the strain (Financial Times)

Record mondial au Havre : le navire amiral Jacques-Saadé a transporté 21 433 conteneurs (Actus.fr)

Blocage du canal de Suez : l'Égypte réduit ses exigences d'indemnisation (BFM-TV)

Sur les routes maritimes mondiales : une géographie de la marine marchande (France Culture)

Un porte conteneur c’est gros, mais gros comment exactement ? (Le Stagiaire)

Les porte-conteneurs n'arrêtent pas de perdre leurs marchandises (et beaucoup d'argent). En trois mois, 3.000 boîtes sont tombées à l'eau. (Korii)



Des commentaires sur les réseaux sociaux

Cette liste de commentaires à partir des réseaux sociaux est destinée à interroger le sens et décrypter les enjeux de cet événement très médiatisé, en analysant et en croisant les sources. Il est possible d'en utiliser d'autres...

« Si vous travaillez sur la maîtrise du créneau dans le cadre de la maritimisation du monde, vous allez passer un bon moment. En gros y’a une sardine mal garée qui bouche Suez. »

« C'est une tempête de sable, parfaitement visible par satellite, qui a fait échoué le cargo Evergreen dans le canal de Suez. Des centaines de bateaux semblent être en attente autour du canal. La météo gagne toujours ! »

« Le canal de Suez qui relie la Méditerranée à la Mer rouge et à l'Océan Indien est l'une des routes maritimes les plus fréquentées de la planète. Ou comment la mondialisation des échanges est à la merci d'un canal large d'environ 300 mètres et long de 200 km environ.»

« Un cargo (trop gros ?) obstrue un canal (trop petit ?) et la planète est au bord de l'AVC (Accident Vasculaire Commercial) »

« Les navires de taille Capesize sont des navires trop gros pour passer par le canal de Suez ou le canal de Panama, donc dépassant les tailles Panamax et Suezmax. »

« Selon la Lloyd’s, chaque jour de fermeture du canal de Suez perturbe le commerce de marchandises d’une valeur de plus de 9 milliards de dollars. »

« A 500 000 dollars le droit de passage, les 20 000 navires qui empruntent le canal chaque année rapportent une manne financière de 5,8 milliards de dollars (4,9 milliards d’euros) par an à l'Egypte »

« L'incertitude a contraint certains navires à changer de cap et à emprunter la route alternative plus longue par le cap de Bonne-Espérance au sud de l'Afrique, ajoutant plusieurs semaines à leurs destinations et augmentant les risques de piraterie. Certains d'entre eux ont demandé à la marine américaine d'assurer la sécurité. Les autorités subissent une forte pression pour débloquer le navire. » 

« Blocage du canal de Suez par Evergreen : un grain de sable dans les rouages de la mondialisation. »

« La mondialisation tient à une pelle mécanique...»

« L'année dernière, nous avons eu une pandémie qui a rendu la vie difficile à des millions de personnes dans le monde. Cette année, nous avons un navire qui coupe les approvisionnements à l'échelle régionale.»

« La plupart des 200 navires bloqués à Suez ne pourront probablement pas être indemnisés pour les retards (source : Lloyd's list). A peine 10% sont couverts par les assurances pour ce type de risque (retards dans l'approvisionnement). »

« Des navires si gros qu'ils restent coincés dans un canal forment un "goulet d'étranglement", mais d'autres passages stratégiques risquent de jouer un rôle encore plus important à mesure que la rivalité entre la Chine et les États-Unis s'intensifiera.»

« Les tenants de la géographie physique vous expliqueront que c'est une tempête qui a dérouté l'Ever-Given et une marée qui l’a remis à flot au bout de 6 jours... mais l'explication est un peu courte pour comprendre tous les enjeux de l'événement. »


Lien ajouté le 2 septembre 2022

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Les câbles sous-marins, enjeu majeur de la mondialisation de l’information



Cartographier le monde islamique : une exposition virtuelle des bibliothèques Stanford

 
Source : Mapping the Islamic World. The Ottoman, Safavid & Mughal Empires (Stanford Librairies)
http://exhibits.stanford.edu/islamicworld

Cette exposition virtuelle explore les cartes du monde islamique en se concentrant sur la Turquie ottomane, la Perse safavide et l'Inde moghole. Ces empires de poudre à canon contrôlaient de vastes territoires au début de la période moderne (entre 1500 et 1800). L'empire ottoman s'étendait sur l'Europe du Sud-Est, l'Asie occidentale et l'Afrique du Nord. Plus à l'est, les Moghols dominaient l'Asie du Sud, du bassin de l'Indus au Bangladesh. Situés entre les Ottomans et les Moghols, les Safavides régnaient sur le plateau iranien, ainsi que sur l'Azerbaïdjan, l'Arménie et certaines parties du Caucase, de l'Irak et de l'Afghanistan. Des échanges cartographiques ont eu lieu entre ces trois empires et les puissances européennes. Des cartes ont été utilisées pour cartographier leurs vastes territoires, leurs campagnes militaires et leurs routes commerciales.


Détail de Pirî Reis, hémisphère occidental dans une rose des vents avec l'océan Atlantique au centre, du Kitāb-i baḥriye (Livre de navigation), vers 1525, Istanbul


Au travers de cartes, de miniatures, de manuscrits, d'instruments scientifiques, ainsi que de carnets de voyage et de cartes généalogiques impériales, l'exposition permet de découvrir comment on cartographiait le ciel, la mer, les frontières, les cultures et le passé ancien des empires ottoman, safavide et moghol. L'examen des cartes réalisées par les cartographes islamiques à côté de celles réalisées par les Européens met en évidence la façon dont ces cultures percevaient, représentaient et comprenaient le monde qui les entourait.


Alexandria Brown-Hejazi est commissaire invitée de l'exposition. Doctorante au Département d’art et d’histoire de l’art de Stanford, elle est spécialisée dans l'art et l'architecture modernes du bassin méditerranéen et du monde islamique oriental, avec un accent particulier sur les arts de l'Italie et de l'Iran. Sa thèse de doctorat examine les échanges diplomatiques et artistiques entre l'Iran safavide et la République de Venise, le Grand-Duché de Toscane et la Rome papale.

Cette exposition n'aurait pas été possible sans la vision, le soutien et l'expertise du David Rumsey Map Center. Le Smithsonian Museum of Art et les collections d'art islamique Calouste Gulbenkian sont remerciés pour avoir généreusement accordé les droits sur les images utilisées dans l'exposition.


Pour compléter 

Explorer les collections de cartes ottomanes numériques (1ère partie) :
http://www.digitalottomanstudies.com/post/exploring-digital-ottoman-map-collections-part-1


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Al-Ṯurayyā, un répertoire géographique numérique du monde islamique pré-moderne

La naissance des data visualisations et de l'imagination moderne : une exposition en ligne des bibliothèques Stanford

Données carroyées concernant l'accès à l'électricité en Afrique subsaharienne


Source : G. Falchetta, S. Pachauri, S. Parkinson, E.Byers, A High-Resolution Gridded Dataset to Assess Electrification in Sub-Saharan Africa, Scientific Data, vol. 6, 110 (2019) 

Jusqu'à une période récente, on ne disposait que de données nationales concernant l'accès à l'électricité en Afrique (voir les données de la Banque mondiale ou cette carte de 2019 construite à partir des données de l'IAE). Or des données plus précises sont indispensables pour mettre en place des politiques d'aménagement et développer des infrastructures dans des régions à faible revenu et où les données sont rares.

Des chercheurs ont mis au point en 2019 une méthode pour estimer les progrès de l'électrification en Afrique. Ils proposent un ensemble de données carroyées (résolution de 1 km) couvrant toute l'Afrique subsaharienne. Les données ont été recueillies à partir de la lumière émise par l'éclairage nocturne, de la densité de population et de la couverture des réseaux terrestres. L'approche fournit un nouvel aperçu de la distribution spatiale et de l'évolution temporelle de l'accès à l'électricité, ainsi qu'une mesure de sa qualité au-delà du simple accès (celui-ci peut par exemple être instable avec des coupures pendant la journée).

Interface de consultation du site GDESSA (Gridded Dataset for Electrification in Sub-Saharan Africa)


L'application en ligne permet de comparer les progrès de l'électrification à une échelle très précise sur la période 2014-2020. Pour certains pays comme par exemple l'Ethiopie ou le Kenya, les progrès sont assez spectaculaires. Il reste cependant des zones intérieures peu équipées notamment en Afrique centrale. L'accès est plus développé en Afrique australe avec cependant là aussi des écarts importants.

L'interface est développée avec Google Earth Engine et intègre des fonctionnalités de Google Maps, notamment le choix entre vue cartographique et vue satellitaire ainsi que la recherche par ville ou par lieu.

Les données sont téléchargeables librement sous licence CC BY 4.0 :
http://data.mendeley.com/datasets/kn4636mtvg

Dépôt des données sur Github :
http://github.com/giacfalk/Electrification_SSA_data

Accès à l'article scientifique présentant la méthodologie et l'ensemble de données :
http://www.nature.com/articles/s41597-019-0122-6

Données en open data de la Banque mondiale sur l'accès à l'électricité :
http://registry.opendata.aws/wb-light-every-night/


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eCarto, l'observatoire des territoires numériques éducatifs en open data


Depuis avril 2019,  le Ministère de l’Éducation nationale et la Banque des territoires proposent le portail eCarto qui fournit un panorama des politiques numériques éducatives à l’échelle des territoires :
http://ecarto.banquedesterritoires.fr/#/

Le projet eCarto est né d’un constat : l’absence d’état des lieux du numérique éducatif, partagé par tous, à l’échelle de chaque établissement scolaire et de chaque territoire. Ce premier panorama open data du numérique éducatif s’intéresse à quatre composantes essentielles du numérique éducatif : la connectivité, l'équipement, les services et les ressources, les expérimentations (cette dernière rubrique étant encore peu renseignée).

La loi pour une République Numérique adoptée le 7 octobre 2016 organise l’ouverture par défaut des données des administrations publiques, en open data, progressivement sur deux ans. Depuis le 7 octobre 2018, l’ouverture des données est obligatoire pour les collectivités locales de plus de 3500 habitants ou 50 agents. Cette obligation légale offre aux décideurs publics une opportunité pour instaurer une meilleure gouvernance des données à l’échelle des territoires et accompagner l’ouverture des données.

L'accès au site se fait par établissement, par académie ou par territoire. Il est possible de filtrer les résultats et de conduire quelques analyses par exemple sur le taux d'équipement informatique ou d'accès à Internet en fonction du type d'établissement (école - collège - lycée général et technologique, lycée professionnel). L'outil cartographique proposé ne permet cependant qu'une première approche globale (cf cartographie d'inventaire). Il est conseillé de télécharger les données pour faire des analyses plus poussées. Attention : certains territoires et établissements présentent des données lacunaires, ce qui ne permet pas d'avoir une vision fine du déploiement des matériels et environnements numériques sur l'ensemble des territoires.

Télécharger les données du site (au format csv) :
http://ecarto.banquedesterritoires.fr/DataSet/etablissements.csv

Pour en savoir plus sur les données :
http://ecarto.banquedesterritoires.fr/DataSet/ecarto_classification_donnees.pdf

Le rapport annuel 2021 de la Cour des Comptes ("La contribution du service public du numérique éducatif à la continuité scolaire pendant la crise sanitaire") encourage dans sa recommandation n° 4 la diffusion des données statistiques disponibles sur les équipements, les connexions et les usages. Si la contribution du service public du numérique éducatif à la continuité scolaire a été importante pendant la crise sanitaire, la Cour des Comptes souligne le manque d'investissements dans les réseaux et l'équipement des élèves, deux carences qui ont pesé lourd en mars 2020 quand toute l'Ecole s'est rabattue sur le numérique. Elle réclame la constitution d'un "socle numérique" pour l'équipement des écoles, collèges et lycées. "Un effort de structuration et de déploiement du numérique éducatif reste à accomplir".

Le nombre moyen de terminaux par élève ne signifie pas grand chose tant les situations sont diverses d'un établissement à l'autre (équipement en ordinateurs fixes, ordinateurs portables, tablettes numériques utilisées dans ou hors la classe, etc...) Le principal goulet d'étranglement concerne les débits Internet qui sont souvent inférieurs à 10 Mbits/s, voire à 2 Mbits/s. Les problèmes concernent aussi les établissements scolaires qui n'ont pas de services ENT ou des services à distance qui fonctionnent de manière aléatoire. Si le numérique ne se résume pas aux outils et aux usages, les transformations de l'école supposent néanmoins de pouvoir disposer d'équipements et d'infrastructures.

Nombre d'écoles dotées d'un ENT par rapport au nombre total



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Des inégalités dans l'équipement informatique des écoles primaires en France et outre-mer (rapport CNESCO, octobre 2020)

Mise à jour de la carte d'évolution du trait de côte en Europe (EMODnet)

 

Le Réseau européen d'observation et de données marines (EMODnet) a mis à jour sa carte d'évolution du trait de côte en Europe
http://www.emodnet-geology.eu/data-products/coastal-behavior/



L'interface terre-mer est en constante évolution. Elle fait l'objet d'observations sur le terrain et depuis les airs depuis plus d'un siècle, auxquelles on a ajouté la surveillance par satellites à partir des années 1970. Les côtes sont continuellement façonnées par le vent, les vagues, les marées et les activités humaines. La mobilité du trait de côte est aussi fortement influencée par le changement climatique. L'érosion côtière est accrue du fait de l'élévation mondiale du niveau de la mer, ce qui soumet les côtes à des risques croissants. Savoir comment et à quelle vitesse évoluent les côtes européennes constitue donc une étape cruciale pour assurer leur pérennité et planifier leur aménagement.

La carte d'EMODnet Geology permet de déterminer le comportement côtier à grande échelle et d'identifier les zones de changement rapide. Il est basé sur des mesures de terrain et des photographies aériennes. Le code couleur permet d'identifier rapidement le sens des déplacements (en rouge = vers la terre ; en jaune = côte stable; en vert = vers la mer). L'intérêt est de pouvoir comparer par rapport à la première carte établie en 2004.

Accès au visualisateur en ligne : 
http://www.emodnet-geology.eu/map-viewer/?p=emodnet_coastal_migration_field

Accès aux données en téléchargement (après inscription sur le site) :
http://www.emodnet-geology.eu/data-products/#wp5

Le portail EMODnet a été réalisé dans le cadre du réseau européen d'observation et de données marines (EMODnet) lancé par la Commission européenne. Il vise à faciliter l'accès aux données marines existantes concernant les activités menées dans les eaux de l'Union européenne, en créant un point d'entrée unique pour les informations géographiques :
http://www.emodnet-humanactivities.eu/view-data.php


Lien ajouté le 17 décembre 2021

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Comment le changement climatique a déjà commencé à affecter certaines régions du monde

Les plus gros émetteurs directs de CO2 en France en 2019

 

Cédric Rossi (@cedricr), qui travaille sur la cartographie et les SIG au service de la résilience des territoires, a mis à jour la carte des plus gros émetteurs directs de CO2 en France en 2019.

Lire ce fil Twitter où il présente la carte, sa source et sa signification générale. Indiqués initialement en rouge, les cercles ont été passés en noir afin d'éviter toute confusion avec la Covid. 


D'après le Registre des émissions polluantes, 14 établissements seulement représentent 35% des émissions directes de CO2 en France (et 8% pour le leader). Cette carte ne représente que les émissions de CO2 des plus émetteurs, pas l'ensemble des émissions françaises qui comprennent aussi les émissions liés aux transports, au BTP, à l'agriculture, etc.. Pour l'auteur, "la concentration extrême sur quelques sites de ces émissions directes peut permettre d'être optimistes sur des perspectives de décarbonation et de capture".

La source des données utilisées est le site Géorisques ("Installations industrielles rejetant des polluants") : 
http://www.georisques.gouv.fr/donnees/bases-de-donnees/installations-industrielles-rejetant-des-polluants

Les traitements ont été réalisés avec R, la carte et la dataviz avec le logiciel QGis.

Lien ajouté le 11 mai 2021


Lien ajouté le 17 mai 2021


Lien ajouté le 9 novembre 2021



Lien ajouté le 23 novembre 2021


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Base de données de textes cunéiformes de la période néo-sumérienne (BDTNS)


Database of Neo-Sumerian Texts (BDTNS) est une base de données de textes cunéiformes de la période néo-sumérienne, classés par sites et par collections : http://bdtns.filol.csic.es



La base de données des textes néo-sumériens (ou BDTNS, selon l'acronyme en espagnol) fournit un gros corpus de tablettes cunéiformes de la période néo-sumérienne. Pendant cette période, les rois de la troisième dynastie d'Ur ont construit un empire en Mésopotamie géré par une bureaucratie complexe qui a produit un volume sans précédent de documentation administrative. On estime que les musées et les collections privées du monde entier détiennent au moins 120 000 tablettes cunéiformes de cette période, auxquelles il faut ajouter un nombre (non déterminé) de documents conservés en Irak.

Le BDTNS a été conçu par Manuel Molina (CSIC) afin de gérer cette énorme quantité de documentation. Le projet reposait initialement sur deux piliers fondamentaux. D'abord, l'aide donnée par Marcel Sigrist, qui a mis à disposition en 1996  le catalogue de M. Molina sur Ur III (plus de 30 000 textes). Ensuite, la majeure partie des translittérations d'Ur III préparées en 1993 par Remco de Maaijer et Bram Jagersma (Rijksuniversiteit, Leiden), mises à disposition gratuitement sur leur site web. Au fil des années, ce matériel s'est considérablement développé et a été rendu accessible en 2001 via l'Initiative de bibliothèque numérique cunéiforme.

Le BDTNS a collaboré étroitement avec la Cuneiform Digital Library Initiative (CDLI), dirigée par Robert K. Englund (UCLA). Il a également bénéficié du matériel généreusement fourni par plusieurs autres chercheurs, en particulier Marcel Sigrist (École Biblique et Archéologique Française, Jérusalem) et David I. Owen (Cornell University, Ithaca NY). De même, les auteurs de nouvelles publications de textes néo-sumériens ont régulièrement fourni des versions numérisées de leurs œuvres qui ont grandement facilité la mise à jour du BDTNS.

Le BDTNS fournit actuellement des données de catalogage interrogeables à distance, accompagnées de  translittérations, d'images, de bibliographies, de collections, d'inscriptions de sceaux et des lieux géolocalisés pour 101 947 documents administratifs cunéiformes néo-sumériens.
 

Lien ajouté le 3 août 2021


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Les nouvelles perspectives offertes par la cartographie des odonoymes et autres toponymes

L'histoire par les cartes


Carte de recensement des cas de Covid-19 dans les établissements scolaires par les Stylos rouges : faut-il fermer les écoles pour limiter la propagation de la pandémie ?

 

Puisque le Ministère de l'Éducation Nationale ne communique pas sur la question, les Stylos rouges ont décidé de mettre en place une carte collaborative afin de recenser les établissements scolaires où sont enregistrés des cas de Covid-19.

Les sources utilisées sont la presse nationale, régionale et locale ainsi que les remontées du terrain (parents, enseignants, collectivités…). Les données sont regroupées par périodes de deux mois : mai-octobre 2020, novembre-décembre 2020, janvier-février 2021, mars-avril 2021. Ce qui permet, malgré des données non exhaustives, de suivre la propagation de l'épidémie en milieu scolaire.

Carte du recensement (non exhaustif) des cas de covid19, suspectés ou avérés, depuis la rentrée de septembre 2020 dans les établissements scolaires. (source : Stylos rouges)



La légende indique en figurés ponctuels le nombre de cas déclarés, les couleurs renvoient à différentes périodes, ce qui permet de faire des comparaisons. A l'échelle nationale, la carte est peu lisible, il faut zoomer pour pouvoir analyser la situation localement. Les icones ont tendance à surcharger la carte et ne sont pas le symbole adéquat pour cartographier des évolutions : il s'agit avant tout d'une carte d'inventaire. Il est possible de télécharger les données au format kml pour faire des analyses statistiques et cartographiques (cela nécessite néanmoins de réaffecter les données dans des colonnes spécifiques).

L'histogramme qui accompagne la carte montre que le nombre de cas positifs parmi les enfants (0-19 ans) a tendance à augmenter. Cette augmentation est prouvée par les données issues des tests virologiques (chiffres officiels publiés sur le site Data.gouv).


Cette cartographie collaborative s'inscrit dans une démarche militante. A défaut de données d'origine institutionnelle, elle vise à répondre  au déficit d'informations et à documenter le débat en cours : faut-il ou non laisser les écoles ouvertes, sachant qu'elles constituent des lieux majeurs de propagation du Covid-19 ? L'expérience du premier confinement et les inégalités qu'il a pu produire ont conduit le gouvernement à maintenir les écoles ouvertes afin d'assurer "la continuité des apprentissages". 

Ce choix est aujourd'hui remis en cause par des enseignants, parents, scientifiques, élus, citoyens inquiets des risques sanitaires que l'on fait courir à la communauté éducative et à la communauté nationale dans son ensemble. Le ministre répète depuis des mois que l'école ne constitue pas un lieu de contamination et rappelle les risques scolaires et sociaux d'une interruption de la scolarité. En face, des syndicats et des scientifiques l'accusent de minimiser le rôle de l'école dans la pandémie.

On note que les stratégies d'ouverture d'école diffèrent en fonction des pays. En janvier 2021, de nombreux pays européens ont décidé de fermer les écoles, parmi lesquels l'Allemagne, l'Autriche, la Grèce, la Pologne, la République Tchèque, le Royaume-Uni, l'Irlande ou encore le Danemark. Les situations sont très variables et évolutives, pouvant aller d'ouvertures partielles à des fermetures complètes.


Références

École et covid : école, collège, lycées ouverts ? Où en est-on ? (L'Intern@ute)

Le gouvernement ne confine pas les écoles (Café pédagogique)

Écoles ouvertes par temps de Covid, "une exception française" controversée (France 24)

Covid-19 : l’inquiétante flambée des contaminations chez les enfants (Libération)

La situation sanitaire dans les écoles met en danger l’ensemble de notre réponse à l’épidémie (Le Monde)

Carte Covid en milieu scolaire : tous les indicateurs dépassent ceux de la 2e vague de novembre (AEF Info). Quelque 148 établissements scolaires (116 écoles, 22 collèges et 10 lycées) et 3 256 classes sont fermés en raison de l’épidémie de Covid-19, indique le MENJS vendredi 26 mars 2021, à partir des données arrêtées la veille. Le nombre de classes et d’établissements fermés n’a jamais été aussi élevé depuis fin septembre 2020, tout comme le nombre d’élèves et de personnels positifs. 

Rapport concernant l'incidence du Covid-19 dans la population active en Belgique. Certains secteurs tels que la santé et l’action sociale, l’administration publique et l’enseignement sont au-delà de la moyenne nationale. Ces 3 secteurs font également partie de ceux qui n’ont pas fermé et qui ne permettent pas toujours le télétravail (Sciensano)

Une étude portant sur 12 millions d'adultes en Angleterre montre que vivre avec des enfants au cours de la deuxième vague est associé à un risque accru de cas positifs ou d'hospitalisation liés au Covid-19 (BMJ)

Suivi mondial des fermetures d'établissements scolaires liées au Covid-19 (Unesco)


Lien ajouté le 7 avril 2021


Lien ajouté le 17 avril 2021


Lien ajouté le 10 mai 2021


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Faire de la géographie en période de confinement (et au delà de l'épidémie !)


Étudier les établissements scolaires en lien avec la politique de la ville : intérêt et limites


L'INSEE a publié une base de données (Education 2019) sur les quartiers de la politique de la ville :
http://www.insee.fr/fr/statistiques/4271626

Cette base de données reprend différents indicateurs statistiques qui ont été sélectionnés dans le cadre du suivi des contrats de ville 2015-2020, par un groupe de travail national piloté par le CGET, associant des acteurs locaux et nationaux de la politique de la ville. 

Indicateurs

La base de données donne accès aux effectifs d'élèves en école, collège et lycée situés dans des quartiers de la politique de la ville, aux élèves venant de Segpa ou d'Ulis, au pourcentage d'élèves dans le privé ou en 3ème prépa pro, aux professions et catégories socioprofessionnelles (PCS) des parents, aux taux d'élèves reçus au brevet, aux taux d'élèves en retard à l'entrée en seconde. Voir la liste complète des variables (à noter : des données lacunaires pour certaines variables ou certains quartiers).

Les indicateurs relatifs à la thématique Éducation sont issus de données de l’Insee et de la Direction de l'Évaluation, de la Prospective et de la Performance (DEPP) du ministère de l'Éducation Nationale. Ils sont actualisés chaque année.

Les indicateurs sont donnés au niveau des quartiers de la politique de la ville et, à des fins de comparaison, aux niveaux suivants :
- communes contenant au moins un quartier prioritaire de la politique de la ville ;
- EPCI 2015 contenant au moins un quartier prioritaire de la politique de la ville ;
- EPCI 2018 contenant au moins un quartier prioritaire de la politique de la ville.

Sources

Les sources utilisées sont :
- le fichier des élèves 2017 de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp, Ministère de l'Éducation Nationale) ;
- la Base Permanente des Équipements (BPE, Insee) 2017 alimentée par le Répertoire académique et ministériel sur les établissements du système éducatif (Ramsese) géré par la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp, Ministère de l'Éducation Nationale) ;
- le Recensement de la Population 2015, Insee ;
- les Estimations démographiques 2015, Insee.

Les concepts de la thématique Education sont précisés dans le document Repères et références statistiques (publication annuelle de la DEPP et de la SD-SIES)

Intérêt et limites

Il devient possible de conduire des études sur les territoires scolaires et les questions de ségrégation, appréhendés ici à l'échelle infra urbaine. Ces données étaient jusque-là l'apanage de l'Education nationale, en particulier de la Depp qui les rend désormais publiques : un pas vers l'open data en en ce qui concerne les données scolaires ? 

S'agissant des politiques scolaires et des politiques publiques en général, il convient que les acteurs - enseignants, parents, formateurs, chercheurs, institutionnels, décideurs ou simples citoyens - puissent avoir accès à ces données pour alimenter les analyses et les débats. Les données sont publiées au niveau des quartiers de la politique de la ville qui reste le cadre de référence (pas de comparaison possible avec des établissements scolaires hors QPV). Ces données servent d'indicateurs notamment pour délimiter la carte scolaire des établissements dans les quartiers de la politique de la ville (cf débat autour des critères servant à définir les établissements classés en Rep ou Rep+). Des expérimentations relativement isolées ont été conduites pour introduire plus de mixité sociale, avec par exemple des secteurs multi-collèges à Paris.



Pour compléter, le CGET a consacré des analyses accompagnées de cartes et de graphiques dans la publication : Regards sur les territoires (2017) "Partie V : Éducation et enseignement supérieur, approches territoriales" (page 101 et suiv.)
Voir notamment "Les collégiens des quartiers prioritaires

La ségrégation scolaire dans les collèges publics
http://www.observatoire-des-territoires.gouv.fr/kiosque/2017-educsup-07-la-segregation-scolaire-dans-les-colleges-publics


Lien ajouté le 30 mars 2021

Lien ajouté le 13 avril 2021

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L'histoire des SIG open source et de leurs formats ouverts à travers une infographie interactive


De quand datent des applications SIG open source comme Mapserver, QGis ou Geopandas ? Quel est l'inventeur et à quand remontent les formats ouverts que l'on utilise couramment aujourd'hui (geotiff, kml, geojson,...) ? Sur quels langages informatiques reposent les scripts GML, Leaflet, PySAL... ? 

Autant de questions et de réponses que vous pourrez découvrir sur le site Makepath :
http://makepath.com/history-of-open-source-gis/



L'infographie interactive est elle-même en open source et disponible sur GitHub :
http://github.com/makepath/open-source-gis-infographic



L'occasion de découvrir l'importance prise aujourd'hui par le langage Python auquel le site Makepath consacre une page qui passe en revue les nombreuses applications développées à partir de ce langage informatique.


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Consulter la rubrique outils SIG ou fonds de carte SIG du blog Cartographie(s) numérique(s)

L'histoire par les cartes : DicoTopo, un outil pour étudier la toponymie et l’histoire


DicoTopo est le Dictionnaire topographique de la France comprenant les noms de lieux anciens et modernes. Sa couverture géographique et ses fonctionnalités de recherche et de navigation ont été largement enrichies :
http://dicotopo.cths.fr/

Un outil pour la toponymie et l’histoire

Le Dictionnaire topographique de la France recense les noms de lieux attestés sur le territoire français ainsi que les formes anciennes (latines et autres) qu’ils ont revêtues au cours des siècles. Il réunit en une base de données unique l’ensemble des dictionnaires départementaux publiés depuis le XIXe siècle ou demeurés inédits.

DicoTopo couvre pour l'instant 40 départements, le but étant de mettre à disposition l’ensemble des dictionnaires. Cela représente 492 603 lieux et 1 179 107 formes anciennes. Une recherche sur le nom d’une localité ou d’un toponyme  permet d’afficher la fiche du lieu, avec sa géolocalisation, son historique et les lieux-dits. Ici par exemple la fréquence du toponyme "neuville", plutôt présent dans le nord de la France avec des foyers secondaires comme le montre cette heatmap.




En cliquant sur un des toponymes proposés dans la liste de résultats qui s'affiche au bas de la page, on accède au département et à la localité concernés (comme par exemple ici Neuville-sur-Seine). A partir de ce toponyme, on a la possibilité de prolonger les recherches sur d'autres sites (Wikipedia, OpenStreetMap) en lien avec d'autres bases de données (Geonames, Wikidata, Data BNF).




Un référentiel géohistorique

Développé conjointement par les Archives nationales et l'Ecole nationale des Chartes, le site fait autorité par les sources historiques utilisées, même si certains dictionnaires peuvent remonter au XIXe siècle et livrer des interprétations aujourd'hui remises en cause.

La nouvelle application permet d’interroger aujourd’hui 40 dictionnaires départementaux. Si la plupart de ces volumes sont issus de la collection publiée par le CTHS, s’y ajoutent également plusieurs dictionnaires réalisés hors de cette collection (Ardèche, Loire-Atlantique, Oise, Somme...), ainsi qu’un inédit (Creuse). D’autres volumes seront prochainement intégrés.


De nouvelles fonctionnalités de recherche et de navigation

Les données en provenance de ces dictionnaires ont été systématiquement géolocalisées et les fonctionnalités de recherche et de navigation entièrement repensées. En plus des fonctionnalités de recherche (filtres et tris, recherche floue), l’interface offre désormais un volet cartographique permettant de visualiser les résultats d’une recherche sur différents fonds de cartes. Pour chaque lieu, sont offertes des possibilités de rebond vers d'autres  articles, notamment ceux relatifs aux lieux figurant dans la même commune. Un accès direct aux images des dictionnaires imprimés consultables en ligne sur Gallica est également fourni, et pour les communes, un lien vers les principaux référentiels du web (Wikipédia, Data BnF, FranceArchives, etc.). Au total, grâce au liage des entrées et à leur géolocalisation, cette application renouvelle en profondeur les données réunies dans les volumes imprimés, transformant le Dictionnaire topographique de la France en référentiel géohistorique ; une API ouverte et documentée en favorise les réutilisations.

Les données relatives à chaque lieu sont accessibles aux formats JSON API 1.0 et LinkedPlaces, grâce à une API. Elles sont librement réexploitables dans le cadre d'applications web à caractère historique, géographique ou patrimonial.





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