Géographies de l'exclusion numérique par Mark Graham et Martin Dittus


Si vous vous intéressez aux questions d'inégalités et de données numériques, voici un ouvrage très intéressant qui vient de paraître. Il aborde de nombreux aspects liés au pouvoir des grandes  plateformes, à l'utilisation ou la réutilisation des geodata, aux géographies futures qu'il faudrait développer pour lutter contre les formes d'exclusion. Comment sortir d'un monde organisé par Google ou Wikipédia ? 

Geographies of Digital Exclusion : Data and Inequality. Mark Graham and Martin Dittus. Pluto Press, 2022.


« Les données et les algorithmes façonnent la façon dont nous percevons et nous nous déplaçons dans l'espace. Les inégalités et les exclusions au sein des ensembles de données numériques influencent donc fondamentalement nos géographies vécues. Le livre raconte cette histoire à travers une exploration des inégalités et des exclusions au sein de deux des médias géographiques les plus puissants au monde : Google et Wikipédia. Lorsque nous parlons d'inégalités et d'exclusions, nous ne parlons pas seulement de la façon dont ces plateformes reflètent inégalement le monde. On parle du pouvoir qu'elles ont de recréer le monde à leur image. Elles créent des géographies de l'exclusion numérique. Cela ne signifie pas qu'un avenir plus équitable ne soit pas possible. En décrivant les mécanismes par lesquels nos mondes numérique et matériel se croisent, le livre se termine par une vision de ce à quoi pourraient ressembler des géographies numériques alternatives. » 

L'ouvrage en anglais est disponible en téléchargement :
https://www.oii.ox.ac.uk/wp-content/uploads/2022/01/9781786807410-2.pdf

Sommaire :

1- We All Are Digital Geographers

The cartographic attributes of the invisible

From cosmographies to digital geographies

Maps are not the territory

2- When the Map Becomes the Territory

Pre-digital geographies of information

Democratising geographies and economies ?

3- Making Digital Geographies

The collection of geospatial data

Organising the information

A geospatial platform ecology

Two complementary approaches

4- A Geography of Digital Geographies

How to ‘map’ digital maps 

The world according to Wikipedia

A gallery of digital maps

A global map ?

5- Digital Augmentations of the City

How to map Google Maps

The city according to Google

A geolinguistic hegemony ?

6- Who are the Map-Makers ?

Who contributes to Wikipedia ?

Information environments

Participation environments

Limits to the universal platform?

7- Information Power and Inequality

Wikipedia’s geolinguistic contours

Information equity and spatial contestation

What are the responsibilities of the map-maker ?

8- Towards More Just Digital Geographies

Introduction

Principles for the digital geographies of the future

Building digital geographies of the future ?

What comes next ?

 

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L'Atlas Molière par Clara Dealberto, Jules Grandin et Christophe Schuwey


L’Atlas Molière. Clara Dealberto et Jules Grandin, Christophe Schuwey. Editions Les Arènes, 2022.
https://www.arenes.fr/livre/latlas-moliere/


Avec 150 cartes et infographies, cet atlas est une encyclopédie visuelle sur la vie, l’œuvre et l’époque de Molière. Les auteurs sont allés au-delà de la figure du saltimbanque mélancolique qui s’est imposée dans notre imaginaire collectif. Ils nous font découvrir un Molière entrepreneur de génie, un publicitaire en avance sur son temps, un créateur de spectacles extraordinaires. En textes et en images, ce livre nous permet de revisiter nos classiques de manière vivante et décomplexée : Les Précieuses ridicules, Tartuffe, Le Misanthrope, L’Avare, Le Bourgeois gentilhomme, Psyché, Les Fourberies de Scapin, Les Femmes savantes ou encore Le Malade imaginaire… Parce qu’un dessin vaut parfois mieux qu’un long discours.

Clara Dealberto et Jules Grandin sont cartographes et infographistes pour la presse. Ils ont relevé le défi de mettre en images une grande variété de données et de les intégrer au fil du texte. 

Christophe Schuwey enseigne la littérature française à l’université de Yale (États-Unis). Il est spécialiste de l’époque de Molière.





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Mapping fiction, une exposition sur les rapports complexes entre auteurs et cartes littéraires

 

Mapping Fiction est une exposition organisée par la bibliothèque The Huntington à San Marino (Californie) du 15 janvier au 2 mai 2022. L'exposition est consacrée à la manière dont les auteurs et les cartographes construisent conjointement des mondes fictifs. Présentée dans le hall ouest de la bibliothèque, l'exposition est programmée pour coïncider avec le centenaire de la publication du roman moderne Ulysse de James Joyce en 1922.


Entièrement tiré des collections de la bibliothèque The Huntington, Mapping Fiction comprend une première édition du roman de Joyce et un brouillon dactylographié de l'un de ses chapitres, des gravures en taille-douce inspirées de Dublin telles que décrites dans le livre, d'autres cartographies du roman et des textes célèbres auxquels il fait allusion, ainsi que des documents liés à la célébration annuelle du Bloomsday à Dublin le 16 juin - la journée de 1904 au cours de laquelle se déroule le roman Ulysse de James Joyce.

Environ 70 oeuvres sont exposées, axées sur des romans et des cartes du XVIe au XXe siècle, en grande partie des livres comprenant des cartes de mondes imaginaires. Parmi les points forts de cette exposition figurent l'édition de 1876 de Lewis Carroll The Hunting of the Snark, les cartes de Robert Louis Stevenson Treasure Island and Kidnapped, la carte de JRR Tolkien de la trilogie Le Seigneur des anneaux et les cartes dessinées à la main de l'écrivain de science-fiction Octavia E. Butler pour Parable of the Talents (1998) et son roman inédit Parable of the Trickster. En plus des archives de Butler, l'exposition s'appuie sur les collections d'archives de la bibliothèque Huntington, celles de Jack et Charmian London, de Christopher Isherwood et d'autres, ainsi que sur les riches collections d'imprimés de l'institution concernant les récits de voyage, la littérature anglaise et l'histoire des sciences.

À l'occasion du 100e anniversaire de la publication d'Ulysse de Joyce, l'un des romans les plus influents du XXe siècle, "Mapping Fiction" essaie de répondre à la question : comment peut-on mieux comprendre le fonctionnement des romans et des cartes en réfléchissant à la manière dont ils fonctionnent ensemble ?

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Visualiser l'orientation des rues dans n'importe quelle ville du monde


Vladimir Agafonkin (@mourner), ingénieur chez Mapbox et passionné d'open source, a créé une application en ligne qui permet de visualiser l'orientation des rues dans n'importe quelle ville du monde :


L'auteur explique sa méthodologie dans un article sur le blog de Mapbox : Visualizing street orientations on an interactive map. En résumé, l'application récupère les données du réseau viaire et leur applique une grille qui permet de définir l'angle des rues (cf diagramme polaire à 360° permettant de visualiser facilement leur orientation par un code couleurs). La méthode s'inspire des travaux conduits par Seth Kadish et Geoff Boeing. L'application est documentée sur Github.

L'intérêt de cette application en ligne est de pouvoir sélectionner des villes et comparer leur trame viaire. Les villes peuvent avoir une apparence très différente selon la façon dont elles ont été planifiées et construites. Cela est particulièrement évident lorsqu'on les explore d'en haut à partir d'une carte. Certaines villes s'alignent strictement sur une grille, d'autres semblent avoir grandi sans aucune structure. Dans certains cas, les modèles n'apparaissent que lorsqu'on examine la ville de plus près, chaque quartier pouvant avoir son propre style (à tester en zoomant sur un quartier précis). 

Si Vancouver présente une orientation géométrique caractéristique de la plupart des villes nord-américaines, Vienne ou Paris présentent une trame viaire beaucoup plus diffuse.

De son côté, Geoff Boeing a conduit une étude sur l'orientation, la configuration et l'entropie du réseau routier dans 100 villes du monde à l'aide des données OpenStreetMap et OSMnx. Il a développé un nouvel indicateur d'orientation-ordre qui quantifie la manière dont le réseau routier d'une ville suit la logique géométrique d'une grille standard. Une analyse par grappes est effectuée pour explorer les similitudes et les différences entre ces sites d'étude concernant plusieurs dimensions. Des relations statistiques significatives existent entre l'orientation de la ville et d'autres indicateurs d'ordre spatial, tels que les circuits urbains et les mesures de connectivité. En moyenne, les sites d'étude américains/canadiens ressemblent beaucoup plus à une grille que ceux d'ailleurs, présentant moins d'entropie et de circuits.

Boeing, Geoff. Urban spatial order : street network orientation, configuration, and entropy. Applied Network Science 4, 67 (2019). https://appliednetsci.springeropen.com/articles/10.1007/s41109-019-0189-1

Source :  Geoff Boeing, Urban Street Network Orientation

Lien ajouté le 3 novembre 2025

#30daymapchallenge | Day 2 Lines | North-South & East-West Only Madison streets with cardinal directions in their names. Key corridors like Regent St & Washington Ave act as "spines" through the isthmus creating a North-South boundary. The Capitol Square dictates an East-West directional change.
[image or embed]

— Stephen Kennedy (@latlong.shop) 2 novembre 2025 à 16:12

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L'histoire par les cartes : la mappe sarde du XVIIIe siècle


Source
: Françoise Briegel, « Activités perceptives et cognitives : le cadastre sarde (XVIIIe siècle) ». Actes de colloque Matières à raisonner, sous la dir. de Françoise Briegel, 2022.

Le cadastre sarde dit « mappe sarde » est une collection de documents cadastraux cartographiques réalisés au début du XVIIIe siècle sur l'étendue du duché de Savoie, hormis le Val d'Aoste, qui disposait à l'époque de lettres de franchises l'exonérant du paiement de la taille. Il constitue le premier cadastre graphique européen.

Extrait de la mappe sarde (Wikipedia)

Résumé de l'article

Premier cadastre cartographié parcellaire de grande envergure d’Europe occidentale, la mappe sarde, initiée par Victor-Amédée II est achevée en dix ans (1728-1738). La mappe comprend plus de 1350 plans réalisés sur la base d’une échelle identique (1/2400e). Ces plans proposent une représentation topographique des propriétés foncières de l’ensemble des quelques 640 communes du Duché. Cet article montre comment la représentation graphique épouse les capacités perceptives et cognitives des humains, lesquelles favorisent le repérage des formes simples, l’appropriation de ce nouvel objet graphique et sa mémorisation. 

Pour Françoise Briegel, le plan cadastral propose une perspective d’en haut et artificielle. Au XVIIIe, les procédés d’arpentage favorisent l’aspect polygonique parcellaire. La manière de relever et de mesurer les distances s’appuie sur la triangulation. Cette géométrisation de l'espace introduit une nouvelle culture graphique auprès de la population rurale. Le cadastre sarde, dès les années 1738, participe de cette « invention de la propriété privée » que connaîtra la France au moment de la Révolution.

Accès aux fonds des mappes sardes sur le site des Archives départementales de la Haute-Savoie (ADHS). Il est possible de faire une recherche plus précise à partir d'un nom de lieu, d'une date ou d'une cote en utilisant la recherche guidée.

Plan de Bonneville (source : ADHS)


Méthode de lever les plans et les cartes de terre et de mer par M. Ozanam (1781) à consulter sur Gallica.

Méthode de lever les plans et les cartes - planche VIII (source : Gallica)


La pratique universelle pour la rénovation des terriers et des droits seigneuriaux (1746) d'Edme de La Poix de Fréminville contient également des conseils sur la manière de faire "arpenter et lever un plan géométrique par le notaire ou l'arpenteur" (Gallica).

Jean-Jacques Rousseau, employé au cadastre de Chambéry dans les années 1730, a été en contact avec la mappe sarde. Il en parle dans le livre V des Confessions.

Le Cadastre sarde de 1730 en Savoie. CR de Paul Guichonnet. Études rurales, 85, pp. 99-101, 1982.2

L’ingénieur militaire et la description du territoire du XVIe au XVIIIe siècle. In Monique Pelletier (2002). Cartographie de la France et du monde de la Renaissance au Siècle des lumières. Bibliothèque nationale de France, éditions Open Book.

Julien Coppier, Hélène Maurin-Larcher (2019). Conserver et copier les mappes aux Archives de la Haute-Savoie (XIXe siècle-1960). Les agents du cadastre : hommes, pratiques, réseaux 2019, Académie salésienne, Archives départementales de la Haute-Savoie, Annecy. À la suite de la Révolution française, au début du XIXe siècle, la Savoie et le Piémont sont tous deux placés sous administration française. Le Consulat souhaite faire dresser une carte générale de la Savoie afin de compléter la grande carte de France de Cassini et envisage l’exécution d’un nouveau cadastre. Dans ce contexte, un important transfert d’archives (parmi lesquelles figurent notamment des plans du cadastre sarde) se déroule, de Turin à Chambéry.

Pour en savoir plus

Le cadastre sarde en Savoie (1728-1738)





Lien ajouté le 24 février 2026

Les terriers de l’abbaye de l’Île-Barbe du XIVe au XVIIe siècle, Memini, travaux et documents, https://doi.org/10.4000/memini.2366

Les articles réunis dans ce volume de Memini résultent d’un projet de recherche collectif mené à l’Université Laval et à Lyon. De 2016 à 2022, Charlotte Gaillard et Mélanie Foucault, du Service archéologique de la Ville de Lyon (SAVL), ont dirigé un Programme collectif de recherches (PCR) intitulé « Le monastère de l’Île‑Barbe et son territoire ». L'objectif est notamment de contribuer à l’étude des terriers produits entre le XIVe et le XVIIIe siècle par et pour les officiers de l’abbaye, dans le but d’en extraire les données géo‑historiques susceptibles de nourrir le PCR. La mise en forme publique d’un terrier, sous la forme d’un codex (forme majoritaire), ou d’un rouleau (trois cas dans la deuxième moitié du XIVe siècle) procède évidemment d’écritures préalables, en particulier des enregistrements faits par les notaires lorsque les tenanciers ont reconnu (ou confessé) les biens qu’ils tenaient des officiers monastiques. Ces rédactions primitives n’ont pas été prises en compte dans la présente recherche ; il aurait fallu pour cela dépouiller systématiquement les registres des notaires lyonnais des XIVe‑XVIIe siècles. Les 49 terriers repérés sont répertoriés et décrits.

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Cartographie avec R par Timothée Giraud et Hugues Pecout


Timothée Giraud (UMS RIATE, CNRS, Université de Paris) et Hugues Pecout (FR CIST, CNRS) proposent deux manuels de cartographie : 
Créer des cartes thématiques conformes aux règles de la sémiologie graphique et de la cartographie avec R. L’objectif de ce document est de fournir un support à l’apprentissage de la cartographie avec R. Le projet RStudio contenant l’ensemble des données utilisées dans le manuel est disponible ici. Une fois le dossier, décompressé il est possible de tester l’ensemble des manipulations proposées dans le projet RStudio.
Ce manuel est destiné tant aux utilisateurs de R souhaitant mettre en place des traitements de données spatiales qu’aux utilisateurs souhaitant utiliser R pour réaliser les taches qu’ils réalisent habituellement avec un SIG. Les principales étapes du traitement de l’information géographique y sont abordées. L’accent est porté sur le traitement des données vectorielles mais une partie est tout de même dédiée aux données raster.




Ces manuels ont été initialement conçus pour accompagner les cours du Master 2 Géomatique, géodécisionnel, géomarketing et multimédia (G2M) de l’Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis. Disponibles en licence Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0, ils peuvent apporter des connaissances très utiles sur les méthodes de cartographie et de géomatique à l'aide de l'application R. 


Cartographie sous R

Même si R n’est pas un outil cartographique dédié, de nombreux packages existent pour permettre de manipuler des données spatiales et pour fabriquer des cartes. Le package Cartography permet la création de la plupart des types de cartes statistiques ou thématiques avec R. Etant donné qu'il faut manipuler des scripts, le logiciel R est plutôt réservé à des spécialistes, même si son usage commence à se démocratiser. Voir la présentation de N. Roelandt "Données géospatiales et cartographie avec R".

R Géomatique (blog de Timothée Giraud)
http://rgeomatic.hypotheses.org/

Documents et supports divers sur la pratique de R en SHS (projet Rzine)
http://rzine.fr/publication/

Tutoriels fournis par l'université de Chicago :
http://spatialanalysis.github.io/tutorials/

Utiliser R dans QGIS :
https://www.sigterritoires.fr/index.php/utiliser-r-dans-les-traitements-qgis/

Créer un package R en quelques minutes :
http://thinkr.fr/creer-package-r-quelques-minutes/

Rspatialdata, une collection de sources de données et de tutoriels pour R :
http://rspatialdata.github.io/


Lien ajouté le 21 janvier 2022

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Le projet JADIS pour ajouter des données sur des cartes historiques géolocalisées. L'exemple des plans de Paris (1760-1949)


L'application en ligne JADIS permet de replacer des cartes historiques automatiquement géolocalisées sur une carte actuelle avec d’autres couches comme par exemple des îlots vectorisés ou la trame viaire. L'exemple proposé concerne la ville de Paris (plans urbains de 1760 à 1949).

Interface de consultation de l'application en ligne JADIS (plans de Paris - 1760-1949)


Le projet JADIS est issu d'une collaboration scientifique entre la Bibliothèque nationale de France (BnF) et l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Les buts du projet sont les suivants:

  • Développer un algorithme permettant de géolocaliser et réaligner automatiquement les collections cartographiques avec une précision au niveau de la rue.
  • Réaligner les résultats sur la base de données des noms de rues historiques pour permettre la fouille des cartes de Paris par les noms de rues d’époque.
La part du projet visible en ligne correspond principalement au second objectif. L'essentiel du projet consiste cependant à développer un algorithme permettant de géolocaliser automatiquement les cartes, en faisant appel à des technologies avancées d'intelligence artificielle, telles que les réseaux de neurones. Ce développement s'inscrit dans le cadre de la recherche expérimentale en humanités digitales et géospatiales. Le programme développé est entièrement disponible en libre-accès.

Les données utilisées par le site web, en particulier les couches d'information des cartes sont disponibles en libre-accès sur Github Pages.

Les images de cartes sont téléchargeable gratuitement sur l'API IIIF de récupération des images de Gallica.

L'algorithme développé pour géolocaliser les cartes automatiquement et pour créer les couches d'information est disponible en libre-accès sur Github.










Carte complète du monde par Zhaoxu Sui


Source : Comprehensive Map of the World and Beyond (Zhaoxu Sui)

Cette carte complète du monde a été réalisée par Zhaoxu Sui (@suizhaoxu), étudiant à l'université du Montana. Elle a été présentée au concours #NACIS2021 (Congrès annuel de la North American Cartographic Information Society). Elle est disponible en haute résolution sous deux formats :

Carte complète du monde et au-delà (source : Zhaoxu Sui)

La carte a été réalisée avec le logiciel Arcgis Pro. Elle s'inscrit dans le style des comprehensive maps des atlas de géographie classiques avec quelques nouveautés cependant (choix de la projection Robinson, accès à un index des noms en ligne, mise à jour par rapport à des sources de données récentes...). La carte comprend beaucoup d'informations sur le plan physique, économique et politique avec des données sur le relief, l'occupation du sol, les ressources naturelles, les frontières, les villes, les principaux ports, les ZEE, etc. (voir les nombreuses sources utilisées). De taille importante et de bonne résolution, la carte peut être imprimée comme une affiche murale.

Un QR code permet d'accéder à la liste de tous les noms figurant sur la carte (avec renvoi à la grille de référence). Ce index est téléchargeable au format docx. Ce qui fait que l'on peut utiliser cette carte murale aussi comme un atlas géographique pour retrouver des noms de lieux.
https://szx104240.wixsite.com/mapworld

Zhaoxu Sui a aussi réalisé une carte présentant 1000 destinations dans le monde. Cette sélection de lieux présentant un intérêt sur le plan naturel ou culturel (ou les deux) correspond à des critères subjectifs assumés.

L'auteur a également produit des cartes thématiques originales. Voir notamment ses cartes de densités du PNB dans le monde ou encore cette carte par interpolation qui s'affranchit des limites des Etats.

Pour découvrir les autres cartes réalisées dans le cadre du Concours étudiant de cartes et affiches NACIS 2021 ainsi que la liste des gagnants.


Liens ajoutés le 27 juillet 2022


Lien ajouté le 14 février 2024

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Atlas des esclavages. Faits et chiffres sur le travail forcé


"Atlas des esclavages. Faits et chiffres sur le travail forcé" (2021). 

A télécharger sur le site de la Fondation Rosa Luxembourg. Disponible en anglais et en français. 


Extrait de l'avant propos

Lorsque l’on pense au mot esclavage, on imagine des personnes enchaînées et embarquées de force sur des navires en Afrique pour être déportées à travers le monde. Il vient rarement à l’esprit que l’esclavage se rapporte aussi au monde moderne et aux conditions de vie et de travail actuelles. En effet, l’esclavage a été officiellement aboli dans tous les pays. Et pourtant, même si l’article 4 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 stipule que « nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes », il serait faux de croire que l’esclavage a aujourd’hui disparu. De fait, jamais encore dans l’histoire le nombre de personnes réduites en esclavage n’a été aussi élevé – en chiffres absolus. L’Organisation internationale du travail des Nations unies parle d’« esclavage moderne » et estime qu’au moins 40 millions de personnes en sont actuellement victimes. 

L’objectif de cet atlas est d’attirer l’attention sur ces phénomènes d’esclavage largement ignorés et d’apporter les preuves que la persistance de ces pratiques inhumaines constitue un problème public mondial. La conclusion du récent Rapport mondial sur la traite des personnes de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC, 2020) confirme que nul n’est à l’abri du crime d’esclavage... L’Atlas des esclavages entend montrer que l’esclavage moderne possède de nombreux visages : de l’asservissement d’enfants dans des groupes paramilitaires ou dans des plantations de cacao pour l’industrie chocolatière, aux personnes en situation de servitude pour dettes ou exploitées dans le secteur de la pêche, en passant par les victimes de la prostitution forcée en Europe et celles du travail forcé imposé par l’État de Corée du Nord. Les itinéraires de la traite coïncident souvent avec les routes migratoires des réfugié·es et des migrant·es. De fait, les conflits rendent plus vulnérables celles et ceux qui sont contraint·es de fuir – et les trafiquant·es exploitent cette vulnérabilité. La longue histoire de l’esclavage remonte à des milliers d’années, avant la période coloniale; les enseignements du passé doivent nous servir à combattre les formes modernes d’esclavage. 

La Rosa-Luxemburg-Stiftung (RLS) est une organisation internationale, progressiste et à but non lucratif ; créée en 1990, elle a pour but de développer l’éducation politique. La RLS travaille en faveur de la pleine réalisation des droits démocratiques et sociaux pour toutes et tous, en coopérant avec des centaines d’organisations partenaires pour promouvoir des transformations socio-économiques justes et durables, l’égalité des sexes et le féminisme, la solidarité internationale et la paix. À l’instar de son inspiratrice, Rosa Luxemburg, la fondation éponyme œuvre dans un esprit résolument internationaliste pour renforcer les forces politiques d’émancipation et contribuer au développement d’alternatives fondées sur les principes du socialisme démocratique

L'atlas des esclavages comprend de nombreuses données assorties de cartes et de graphiques, très utiles pour enseigner et sensibiliser sur cette question.

Pour compléter

Une série de cartes sur l'esclavage réalisées par @LegendesCarto pour la revue L'Histoire :

L'esclavage est l'une des plus grandes tragédies de l'humanité. Comment expliquer l'asservissement de millions d'individus depuis l'Antiquité ? Retour sur une longue histoire à l'échelle mondiale.
L'Histoire Juniors n°15 - Esclavage (à télécharger).

Géographies du travail esclave au Brésil. Hervé Théry, Neli Aparecida de Mello Théry, Eduardo Girardi et Julio Hato, Cybergéo, 2011

Lien ajouté le 14 novembre 2025


"La face sombre de l'agriculture italienne" (France Culture).

200 000 personnes sont en état d'esclavage, d'autres dizaines de milliers sont employés illégalement. Sachant qu'il y a officiellement environ un million de travailleurs agricoles en Italie, la part de l'économie au noir est loin d'être négligeable et des intermédiaires jouent un rôle clé. On les appelle "les caporaux", parfois eux-mêmes sont des immigrés. "Le caporal met en relation travailleurs et employeurs, souvent sur une base ethnique, l'ethnie la plus présente dans un territoire, reprend Silvia Guaraldi. Il assure le transport en bus et il trouve un logement aux migrants. Pour chacun de ces « services », il se fait payer."

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Dis-moi où tu vis, je te dirai ce que tu votes ? (Géographie à la carte, France Culture)


Source : « Dis-moi où tu vis, je te dirai ce que tu votes ? » (émission Géographie à la carte, France Culture)

La cartographie électorale connaît un nouvel essor dans les années 1980 : plus précise, plus fine et également plus accessible, elle offre un aperçu visuel de la dimension spatiale du vote. A l'approche de la présidentielle, à quoi ressemblent ces cartes en France ? Quels aspects éclipsent-elles ?




Pour traiter de ce sujet, Quentin Lafay a réuni 3 invité·es : 
  • Jean Rivière, maître de conférences en géographie à l'Institut de Géographie et d'Aménagement Régional de l'Université de Nantes (IGARUN)
  • Elie Michel, politiste, enseignant chercheur au CEVIPOF, le centre de recherches politiques de Sciences Po
  • Delphine Papin, docteure de l'Institut français de géopolitique, responsable du service Infographie et cartographie au Journal Le Monde
Les géographes commencent à s'intéresser à la spatialité des comportements politiques dès le 20ème siècle. L'un des premiers est André Siegfried, dont la formule est restée célèbre : "Le granit vote à droite, le calcaire vote à gauche". Élie Michel revient sur le travail fondateur de cet auteur, souvent réduit à cette formule lapidaire : "Sa démarche est de combiner des facteurs différents pour expliquer le vote, de considérer des variables explicatives différentes et en cela c'est une approche novatrice dans la géographie électorale et l'analyse du vote.

La carte est un outil précieux pour les chercheurs, qui peu à peu sort du champ universitaire pour être diffusée auprès du grand public. C'est le cas au journal Le Monde, qui comme le souligne Delphine Papin s'est toujours appuyé sur des cartes : "La première Une du journal, il y a déjà une carte, qui n'est pas électorale mais qui est déjà une carte.

En fin d'émission, Aurélien Delpirou a présenté son ouvrage 50 cartes avant d'aller voter, paru aux éditions Autrement le 12 janvier 2022.

Présentation de l'ouvrage

Une question, une carte, une réponse. La France est-elle encore une grande puissance ? Les jeunes sont-ils plus précaires que leurs aînés ? L’école joue-t-elle encore son rôle ? L’ascenseur social est-il en panne ? Le logement coûte-t-il vraiment plus cher ? Les inégalités augmentent-elles ? Pour obtenir les bonnes réponses, contrer les fake news et s’éloigner des caricatures, les auteurs documentent tous les thèmes majeurs du débat public et proposent 50 cartes et près de 100 graphiques pour appréhender objectivement la situation de la France d’aujourd’hui. Ainsi, chacun pourra s’approprier les faits, comprendre les enjeux et se faire sa propre idée avant d’aller voter (voir un extrait).


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Résultats des élections au Bundestag en Allemagne (26 septembre 2021)




La carte, objet éminemment politique : La Pachamana en base de données


« La Pachamana en base de données. Géographie politique de l’information environnementale contemporaine ». Par Pierre Gautreau. Éditions de l’IHEAL, 2021.
http://books.openedition.org/iheal/9362


L'ouvrage de Pierre Gautreau qui vient de sortir en open access aux éditions IEHAL ouvre des pistes de réflexion sur la géographie politique de l'information environnementale et sur la cartographie numérique dans ses rapports avec le pouvoir. En exergue, l'auteur prend l'exemple du projet Mapbiomas conduit par Tasso Azevedo visant à cartographier les biomes au Brésil. Le projet collaboratif repris par Google Earth Engine dès 2017 change assez vite de nature et témoigne des ambivalences de la cartographie numérique entre pouvoir et information.

Au delà du terrain d'étude qui n'est pas neutre - l'Amérique du sud et le Brésil étant marqués par de fortes tensions politiques, l'auteur aborde la question générale de l'information géographique (environnementale) et de ses usages à des fins politiques. Le chapitre 7 part notamment des travaux critiques de Pickles (1995), Harley (2002), Crampton & Krygier (2006). Pierre Gautreau remet en question l'idée que les cartographies « participatives », « autochtones », « radicales », « de résistance », « du quotidien », correspondant à une subversion de fait de la cartographie officielle, seraient intrinsèquement liées à sa contestation. Pour lui, cette proposition procède d’une confusion entre critique des dominations et critique de la cartographie. Ces cartographies « autres », observées de près et dans leurs matérialités, innovent peu par rapport aux modes conventionnels de construction des cartes.

L'auteur regroupe les reproches adressés à la cartographie critique autour de six critiques : la focalisation sur le produit fini, le goût pour l’étude des cartes qui marchent, le goût pour les grands récits cartographiques, un objet de recherche déconnecté d’enjeux spécifiques, leur isolement disciplinaire dans un "delta intérieur", enfin et surtout le fait que "trop de cartographes critiques pèchent par manque de parcimonie dans leurs démarches, en postulant trop rapidement des effets sociaux et politiques de la carte". Cette critique de la cartographie critique ne manquera pas de susciter débats et commentaires parmi les géographes, les cartographes et au delà...

Résumé 

Qu’on le déplore ou non, notre rapport au monde biophysique est désormais fermement médiatisé par la mesure et les données numériques. Véritable Janus, cette information dite « environnementale » nous contraint autant qu’elle nous libère et fait l’objet de controverses brûlantes. Vecteur de démocratisation là où elle permet aux populations de connaître les risques qui les concernent et de participer aux décisions environnementales, elle s’avère dangereuse lorsqu’elle renforce des situations de domination sociale, ou appauvrissante quand elle réduit notre compréhension du monde vivant à quelques variables chiffrées. Incapable de représenter la complexité de ce vivant et du rapport que tissent avec lui les humains, elle connecte autant qu’elle marginalise les êtres et les choses. Les enquêtes sud-américaines de cet ouvrage explorent ce que le numérique change aux façons contemporaines d’appréhender les problèmes environnementaux, à travers des récits qui racontent plusieurs tentatives de « mise en bases de données » de la nature au XXIe siècle. De la Pachamama andine au symbole global amazonien, des luttes populaires pour le droit à l’information aux velléités de régulation à distance de l’agrobusiness, des controverses sur la standardisation de nos rapports au vivant aux quêtes de souveraineté informationnelle, c’est à un bilan politique nuancé et complexe que le lecteur est convié.

Disponible en open access, l'ouvrage peut être lu par chapitre ou dans son intégralité.
http://books.openedition.org/iheal/9362

Table des matières (voir détail sur le site de l'éditeur)

Première partie. La vie des données environnementales sous l’Anthropocène : quatre contes sud-américains

  • Chapitre I – Pourquoi la Bolivie n’a-t-elle pas pu mettre la Pachamama dans une base de données ?
  • Chapitre II – Un géant informationnel parmi les émergents : portrait en pixels du Brésil
  • Chapitre III – Le printemps du droit à l’information environnementale
  • Chapitre IV – L’agrobusiness dans les filets de l’information environnementale : vingt ans de cache-cache

Deuxième partie. Information environnementale et pouvoir : un bilan des (mé)connaissances

  • Chapitre V – L’information environnementale, une brève histoire (1970-2020)
  • Chapitre VI – Quelques jalons sur les rapports entre information environnementale et pouvoir
  • Chapitre VII – Une géographie politique de l’information environnementale a-t-elle de quoi nous apprendre ?

Troisième partie. La dimension politique de l’information environnementale en quatre débats inachevés

  • Chapitre VIII – Pour une interprétation plus réaliste du partage : l’open data environnemental pour quoi faire ?
  • Chapitre IX – La souveraineté informationnelle environnementale a-t-elle encore un sens aujourd’hui ?
  • Chapitre X – La nature modelée par l’information ?
  • Chapitre XI – La justice informationnelle, chantier ouvert

Conclusion – (Re)sortir du pixel

Lien ajouté le 15 janvier 2026

« En Guyane, une carte participative pour porter les revendications des Kali’na » (Visionscarto).

Lancelot Bansac (doctorant en géographie, Laboratoire Pacte, Université Grenoble Alpes) exposons ici une démarche de cartographie participative réalisée en partenariat avec des habitant·es du village Prospérité, membres de la communauté guyanaise autochtone kali’na d’at’opo wɨpɨ. Le village est situé dans l’Ouest guyanais, à une quinzaine de kilomètres à l’est de Saint-Laurent du Maroni, dans la forêt qui borde la route nationale 1. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de conflit d’usage autour du déploiement d’une centrale photovoltaïque destinée à produire de l’hydrogène pour alimenter le réseau électrique régional, sur un espace forestier situé à moins de deux kilomètres du village. La confrontation oppose les villageois·es et leurs soutiens aux industriels et aux autorités publiques.

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L'histoire par les cartes : entre faits et légendes, la cartographie du fleuve Amazone du XVIe au XVIIIe siècle (Gallica)


Le blog de Gallica vous emmène à la découverte de la cartographie du fleuve Amazone sous la conduite  de João Marcos Cardoso qui travaille à la bibliothèque Brasiliana Guita e José Mindlin de São Paulo (BBM-USP).

Mappemonde, par Sébastien Cabot, 1544 (détail, source : Gallica)


Du début du XVIe à la fin du XVIIIe siècle, les représentations cartographiques de l’Amérique du Sud, notamment du fleuve Amazone, révèlent une intéressante coexistence entre des informations empiriques et des informations légendaires.

L'article s'appuie sur des cartes anciennes à différentes échelles consultables sur le site de Gallica :

Pour aller plus loin


Carte des "points chauds" de contamination au glyphosate à l'échelle mondiale


Source : The global environmental hazard of glyphosate use, Federico Maggia, Danielela Ceciliaa, Fiona H.M.Tanga, Alexander McBratney, Science of The Total Environment, Volume 717, 15 May 2020.
http://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S004896972030677X


Les pesticides agricoles peuvent devenir des polluants persistants pour l'environnement. Parmi eux, le glyphosate (BPL) fait l'objet d'une surveillance particulière en raison de son utilisation intensive et de ses menaces potentielles pour l'écosystème et la santé humaine.

Pour la première fois, des agronomes australiens ont créé une carte montrant les « points chauds » mondiaux de sols contaminés par le glyphosate. Leurs analyses révèlent qu'environ 1% des terres cultivées dans le monde (385 000 km2) sont sensibles à un risque de contamination moyen à élevé et environ 0,1% présente un risque élevé. Les parcelles les plus fortement contaminées se trouvent aux États-Unis et en Argentine, en Europe et en Asie de l'Est et du Sud. Les points chauds sont corrélés principalement à l'utilisation généralisée des BPL dans les pâturages, le soja et le maïs.

Le risque relativement faible d'exposition environnementale mis en évidence dans leurs travaux pour une seule substance active n'exclut pas une plus forte pollution de l'environnement par les pesticides et appelle à une coopération mondiale pour développer des normes opportunes et mettre en œuvre des stratégies réglementées pour prévenir une pollution environnementale mondiale.

La carte est téléchargeable en grand format.

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Publication de cartes politiques et physiques en open data sur le site du Gouvernement du Canada


Le site Open.canada.ca fournit des données physiques et politiques sur le Canada et sur le monde. L'intérêt de ces données cartographiques est d'être disponibles en open data, en haute résolution et sous différents formats (mxd, pdf, jpg...) ainsi qu'en service web.

  • Le Canada 
  • L'Amérique du Nord 
  • La région circumpolaire Nord 
  • Le monde en 2021 sous forme de planisphère physique et politique
  • Depuis plus d’un siècle, L’Atlas du Canada fournit à la population canadienne des données géographiques fiables sur le Canada et le reste du monde. Que ce soit dans sa première édition papier, parue en 1906, ou dans les cartes numériques et interactives publiées aujourd’hui en ligne, L’Atlas du Canada présente de l’information et des observations pour aider à comprendre le monde et le rôle du Canada au sein de la communauté internationale.  

    La carte du monde 2021, produite par le Centre canadien de cartographie et d’observation de la Terre témoigne de la volonté du CCCOT de démontrer la valeur sociale et économique des données géographiques. Cette édition, qui a fait l’objet d’une profonde mise à jour, présente les données géopolitiques mondiales les plus récentes, un nouveau design épuré et une projection cartographique moderne (projection pseudo-cylindrique de Winkel II à l'échelle de 1/29 000 000). Le Canada n’apparaît plus au centre de la carte du monde, comme c’était le cas dans les versions antérieures de l'Atlas du Canada. Cette réorientation permet non seulement de conférer à la carte une géométrie « confortable » et une symétrie formelle, mais aussi de souligner le rôle du Canada comme partenaire et collaborateur dans un contexte mondial plus large, à une époque où les défis environnementaux et économiques exigent des solutions mondiales. La première carte du monde de L’Atlas du Canada est parue en 1915, dans la deuxième édition de L’Atlas


    La carte du monde 2021 est bilingue (en anglais et en français) et peut être téléchargée gratuitement via le portail d’information et de données géographiques ouvertes du gouvernement du Canada. Le jeu de données comprend les frontières internationales des pays souverains et non souverains, les lieux habités, ainsi que les principales entités hydrographiques et physiques. 

    Les données SIG sont disponibles au format mxd (Arcgis). Pour convertir le fichier mxd-mpk, un moyen assez simple consiste à changer son extension en .zip puis à le dézipper avec l'appli 7zip ou équivalent. On peut alors charger les couches gdbtables dans Qgis et se constituer un petit Atlas physique et politique.


    Pour compléter

    L'Atlas du Canada, source majeure d’information géographique, donne accès à une sélection de cartes et de données géographiques interactives, historiques et téléchargeables fournies à titre de référence
    https://ressources-naturelles.canada.ca/carte-outils-publications/cartes/latlas-canada

    L'Atlas des peuples autochtones du Canada (4 volumes) a été produit par la Société géographique royale du Canada en partenariat avec l’Assemblée des Premières Nations, l’Inuit Tapiriit Kanatami, la Nation métisse, le Centre national pour la vérité et réconciliation et Indspire.
    http://atlasdespeuplesautochtonesducanada.ca/

    Base de données 2.0 sur l’écoumène du Canada

    La carte politique du monde en 2021 est à comparer à cette représentation du monde en 1914 (projection Mercator) issue de l'édition 1915 de l'Atlas du Canada.
    http://ouvert.canada.ca/data/fr/dataset/8c1daad5-7996-5d6a-8405-fea284b960ea

    Atlas illustré de toutes les provinces du Canada en 1881 
    http://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/3659181?docref=UkVeg9_Q9KPUNVYQCNl10Q

    Série de cartes sur l'évolution territoriale du Canada publiée lors du Centenaire de 1967
    https://archive.org/details/WCWdb_6344/


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