Une belle géovisualisation de la NASA sur les courants océaniques à travers le monde


Source : « Going with the Flow: Visualizing Ocean Currents with ECCO » (NASA Science).

Le studio de visualisation scientifique de la NASA propose une très belle géovisualisation des courants océaniques à travers le monde. Celle-ci a été produite à partir du modèle « Estimating the Circulation and Climate of the Ocean » (ECCO) utilisé pour visualiser les courants. Le modèle de circulation océanique ECCO intègre des observations provenant de sondes spatiales, de bouées et d'autres mesures in situ pour garantir sa précision. ECCO est un projet conjoint entre la NASA/JPL, le MIT et l'Université du Texas à Austin. Les données du modèle utilisées pour cette visualisation proviennent d'ECCO-2 et couvrent les années 2021-2023. Les tourbillons formés par ces courants océaniques revêtent une dimension esthétique, presque picturale. On dirait une toile bleue de Van Gogh !

Un océan en mouvement : une visualisation fascinante de la NASA sur les autoroutes sous-marines (crédit : NASA Goddard)

En 2011, la NASA a utilisé ECCO2 pour créer une visualisation appelée « Perpetual Ocean ». Océan Perpétuel continue d'être extrêmement populaire, mais il ne montre que les courants océaniques en surface. Dans cette nouvelle visualisation, la NASA a utilisé la 3D pour visualiser certains des courants océaniques les plus forts. Le procédé repose sur la libération de particules virtuelles dans l'océan de manière à leur permettre de se déplacer avec le champ de vitesse tridimensionnel de l'océan. Chaque particule possède une trace permettant de mieux visualiser sa direction . Les particules initialisées à plus de 600 mètres de profondeur ont une traînée de 3 jours, celles initialisées à plus de 600 mètres ont une traînée de 6 jours. Les traînées de particules permettent d'identifier les courants les plus forts, resserrés dans d'étroites ceintures à l'ouest de chaque bassin océanique. On les appelle courants de bordure occidentale. Les méandres en boucle des courants de bordure forment parfois des anneaux turbulents (tourbillons) qui peuvent piéger des eaux froides ou chaudes en leur centre, puis se séparer du courant principal. En général, les courants de bordure occidentale sont chauds et salés.

La visualisation commence par une vue en rotation globale avant de ralentir pour observer le courant de bordure occidentale le long de la côte ouest de l'océan Pacifique, le long des côtes australiennes et asiatiques. Un zoom avant montre le courant de Kuroshio au large du Japon. Le long de la côte japonaise, le courant présente de larges méandres qui peuvent persister plusieurs mois plus ou moins au même endroit. La température du courant de Kuroshio varie de 20 à 25 °C. Sa salinité peut varier selon les saisons, avec une valeur moyenne de 34,5.

L'animation zoome ensuite pour se déplacer au niveau de l'océan Indien. Celui-ci présente de grandes variations de salinité. Sa partie occidentale est assez salé (> 36) en raison des apports de débordement des mers marginales (par exemple, le golfe Persique et la mer Rouge), tandis que sa partie orientale est plus douce (~ 35) en raison des apports fluviaux en provenance de l'Inde. Le courant indonésien (33-34) et transporte de l'eau douce du Pacifique. Nous zoomons ensuite sur la pointe sud de l'Afrique. L'échange d'eau de l'océan Indien vers l'Atlantique Sud se produit ici. Le courant des Aiguilles est un autre courant de frontière occidentale qui suit de près la pente du plateau continental. Le plateau continental le long de la côte est de l'Afrique australe est assez étroit et abrupt. Cette topographie en pente stabilise le courant des Aiguilles de sorte qu'il ne présente pas de larges méandres que l'on peut trouver dans d'autres courants de bordiure tel le Kuroshio. Le courant des Aiguilles dépasse le continent africain, se déplaçant dans l'Atlantique Sud, puis rétrofléchit vers l'océan Indien. Lors de cetterétroflexion, des anneaux chauds (20 à 25 °C) et salés (~35,5 °C) se détachent. Les tourbillons détachés du courant ont une durée de vie de plus de deux ans et traversent l'océan Atlantique Sud. Ces tourbillons sont appelés anneaux des Aiguilles.

Un autre courant de bordure occidentale, le Gulf Stream, apparaît le long de la côte est de l'Amérique du Nord. Le Gulf Stream se forme dans le détroit de Floride. C'est l'un des courants les plus rapides de la planète, avec une vitesse de surface pouvant atteindre 2,5 mètres par seconde. Dans le Gulf Stream, des noyaux froids (principalement anticycloniques) se forment lorsque le courant serpente vers l'est en quittant la côte nord-américaine (au large du cap Hatteras, en Caroline du Nord). Le diamètre des tourbillons peut atteindre 1 000 km. En zoomant sur le Gulf Stream, on observe que l'eau de surface chaude (> 25 °C) se déplace vers les pôles (tracés de particules blanches). Le Gulf Stream est généralement le courant de bordure occidentale le plus chaud et le plus salé. Un courant de retour se déplace vers le sud, à moins de 500 m de profondeur (tracés de particules bleues), transportant les eaux froides du pôle. Les courants en boucle du golfe du Mexique forment de très grands tourbillons persistants. Ils transportent les eaux chaudes et très salées des Caraïbes dans le golfe. En s'éloignant du Gulf Stream, on s'aperçoit que l'Atlantique est généralement beaucoup plus salé que le Pacifique.

Pour accéder aux différentes géovisualisations :

Liens ajoutés le 25 novembre 2025

« Les océans du globe ont brutalement changé ces 60 dernières années » (Reporterre).

Au cours des soixante dernières années, environ un tiers de l’océan global a vu plusieurs de ses caractéristiques changer de manière brutale, révèle une étude publiée le 25 novembre dans la revue Nature Climate Change. Les auteurs, issus de l’Institut de physique atmosphérique de l’Académie chinoise des sciences, de Mercator Ocean International et du Laboratoire de météorologie dynamique de l’École normale supérieure (ENS-PSL) se sont penchés sur quatre caractéristiques majeures de l’état de l’océan, et leur évolution au fil des années : la température, la salinité, l’oxygénation et l’acidification. Ils ont pour cela développé un outil de surveillance et d’évaluation de l’état de l’océan, combinant plusieurs variables océaniques. Ils concluent que 30 à 40 % des couches supérieures de l’océan présentent déjà des changements importants d’au moins deux de ces quatre propriétés essentielles. Ces bouleversements sont observés jusqu’à 1 000 mètres de profondeur.

Tan, Z., von Schuckmann, K., Speich, S. et al. Observed large-scale and deep-reaching compound ocean state changes over the past 60 years. Nature Climate Change (2025). https://doi.org/10.1038/s41558-025-02484-x

De multiples facteurs de stress liés au climat affectent l'océan, notamment le réchauffement, l'acidification, la désoxygénation et les variations de salinité, avec des conséquences profondes sur les cycles du système terrestre, les écosystèmes marins et le bien-être humain. Cependant, une vision globale des impacts combinés de ces changements sur les conditions océaniques de surface et de subsurface demeure incertaine. En appliquant une méthodologie d'analyse du temps d'émergence aux variables physiques et biogéochimiques observées, désignées collectivement comme facteurs d'impact climatique composés, les auteurs montrent que les changements d'état de l'océan, individuels et composés, sont devenus de plus en plus importants à l'échelle mondiale au cours des 60 dernières années. En particulier, les observations révèlent l'émergence simultanée de ces facteurs d'impact climatique composés dans des régions s'étendant de l'Atlantique subtropical et tropical au Pacifique subtropical, en passant par la mer d'Arabie et la mer Méditerranée. Ils mettent en évidence une exposition importante de différentes couches océaniques à cette émergence composée, caractérisée par une intensité, une durée et une ampleur significatives. Ces résultats offrent un cadre et une perspective complets pour illustrer la vulnérabilité de l'océan aux changements généralisés et interconnectés induits par le réchauffement climatique.

Lien ajouté le 3 décembre 2025

Vocabulaire des océans 2025 (Ministère de la Culture).
Dans le cadre de l'Année de la mer 2025 et à l'occasion de la 3e conférence des Nations unies sur l'océan, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France édite une brochure qui propose d’explorer cinq grandes thématiques : les fonds et les littoraux marins et océaniques, leur biodiversité, la pollution qui met en péril ces milieux, les ressources et la pêche, et les énergies issues des mers et océans.

Lien ajouté le 10 avril 2026

H.S. Knahl, J.P. Klages, L. Ackermann, K. Hochmuth, L. Niu, N.R. Golledge & G. Lohmann,  Configuration of circum-Antarctic circulation at the last green- to icehouse climate transition,[Configuration de la circulation circum-antarctique lors de la dernière transition climatique verte à la période glaciaire], Proc. Natl. Acad. Sci. USA 123 (15), 2026, https://doi.org/10.1073/pnas.2520064123 

Des chercheurs ont étudié la formation du courant circumpolaire antarctique. À partir de simulations climatiques couplées, ils montrent comment vents, continents et océans interagissent pour transformer durablement le climat terrestre. Vers 34 millions d’années, la Terre bascule d’un monde chaud vers un climat glaciaire. Le CO2 chute d’environ 1.000 ppm à 600 ppm, entraînant un refroidissement global et l’installation progressive de calottes de glace sur l’Antarctique. Le courant circumpolaire antarctique, aujourd’hui le plus puissant du globe, transporte plus de 100 fois le débit de tous les fleuves. Il redistribue la chaleur, isole l’Antarctique et structure en profondeur la circulation océanique mondiale. Contrairement aux hypothèses anciennes, l’ouverture des passages océaniques ne suffit pas. Les simulations montrent que le courant ne devient continu que lorsque les vents d’ouest s’alignent avec ces passages, condition décisive pour organiser une circulation globale. Avant cet alignement, la circulation reste fragmentée. Un proto-courant circule dans l’Atlantique et l’océan Indien, mais ne forme pas de boucle complète autour de l’Antarctique, tandis que le Pacifique reste faiblement connecté et peu dynamique. Cette configuration produit des contrastes spatiaux marqués. Des gyres transportent des eaux relativement chaudes vers certaines marges antarctiques, favorisant localement les précipitations et la formation de glace, alors que d’autres secteurs demeurent plus froids et isolés. L’intensification progressive du courant renforce la capture océanique du CO2. Cette pompe de carbone réduit les gaz à effet de serre et contribue à stabiliser un climat plus froid, montrant l’imbrication étroite entre circulation océanique et évolution climatique globale. L’étude révèle les mécanismes fondamentaux du système climatique. Elle montre que les interactions entre vents, océans et continents déterminent les équilibres planétaires et offre des repères essentiels pour comprendre les évolutions climatiques actuelles et futures.

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Un quart des ménages en France vivent dans un logement en sous occupation très accentuée


Source : Catherine Lavaud, Romuald Le Lan (2025). « Un quart des ménages vivent dans un logement en sous‑occupation très accentuée », INSEE Première n° 2064, 8 juillet 2025.

Un quart des ménages vivent dans une résidence principale considérée en sous‑occupation très accentuée. Il s’agit le plus souvent de maisons individuelles occupées depuis longtemps par des propriétaires âgés n’ayant plus d’enfants à leur domicile. Le taux de sous‑occupation très accentuée atteint 41 % pour les maisons individuelles.

Il varie beaucoup au sein du territoire national, en lien en particulier avec la part plus ou moins élevée de grands logements. La Bretagne est la région la plus concernée par la sous‑occupation ; cette dernière est moins fréquente en Île-de-France, en PACA, en Corse et dans les départements d’outre-mer. Le phénomène est plus prégnant dans les couronnes des aires d’attraction des villes que dans les pôles.

La sous‑occupation très accentuée augmente depuis vingt ans avec le vieillissement de la population. Les habitants des logements sous-occupés sont le plus souvent satisfaits de leurs conditions de logement et seulement une minorité d’entre eux considère son logement comme trop grand. Ils souhaitent très rarement déménager.




Les données de cette carte sont disponibles dans le fichier de données en téléchargement. 

Les maisons individuelles sont dix fois plus souvent largement sous-occupées que les appartements (41% contre 4%). Les appartements comportent en général moins de pièces que les maisons. Or, le nombre de pièces est déterminant : 54% des résidences principales de cinq pièces sont en sous occupation très accentuée, et 86% de celles d’au moins six pièces. Les propriétaires vivent fréquemment dans une résidence principale largement sous occupée (39%), les locataires rarement (7%). Or, les maisons individuelles sont plus souvent occupées par leurs propriétaires que les appartements. Cela contribue donc également à l’écart de sous occupation entre maisons et appartements.

Autres études de l'INSEE sur le sujet
Pour compléter

L'article publié par l'INSEE suscite un large débat en France concernant les actions à conduire pour limiter ces logements inoccupés. A partir de quels critères est-on en droit d'estimer qu'un logement est trop grand ? Le droit de jouir à sa guise de son logement repose sur le droit de propriété qui est un droit inaliénable. Les logements inoccupés font d'ailleurs l'objet d'une taxation fiscale. A l'opposé, des voix s'élèvent pour mettre en avant le veillissement de la population qui pourrait encore accroître le phénomène, le coût financier et environnemental que cela représente ou encore la nécessité de repenser les modes d'habiter. Les types de logements construits il y a plusieurs décennies ne correspondent plus aux modèles familiaux d’aujourd’hui, à la pyramide des âges, au nombre insuffisant de logements…

Quelques ressources pour nourrir le débat : 
  • « Ces Français qui vivent dans des logements bien trop grands… et ne veulent surtout pas en partir » (Capital)
  • « Limiter les mètres carrés par personne pour réduire l’empreinte carbone des logements » (Euractiv)
  • « Densifier les zones résidentielles en s'appuyant sur le Bimby » (Ministère du développement durable). Voir les initiatives proposées par Villes vivantes.
  • « Le grand partage. Bande annonce du film » (Youtube). Et si les français "bien logés" étaient forcés d'héberger les plus pauvres pendant l'hiver ?
  • « Oui, mais pas chez nous ! » : « Sous couvert de vertu environnementale, le camp du non aggrave la crise du logement » (Les Echos). À l'approche des élections municipales de 2026, le mouvement YIMBY (Yes In My Backyard) entend imposer un nouveau rapport de force. Face au syndrome « pas chez nous » qui bloque la production de logements, ce collectif défend le droit à construire pour, in fine, garantir la justice sociale. Voir la lecture critique de cette tribune par Éric Charmes.
  • « Immobilier : comment la finance détruit les villes » (Blast). Fin 2024, la région Île-de-France comptait 1,3 million de personnes mal-logées et 5,6 millions de mètres carrés de bureaux vides - des chiffres record, soit l'équivalent d'une fois et demie la Défense, le plus grand quartier d'affaires d'Europe, ou d'environ quatre-vingt mille logements de soixante-dix mètres carrés. Pourtant, si d'un côté la production de logements sociaux chute depuis quelques années alors que le nombre de demandeurs dans la région a pratiquement doublé en dix ans, de l'autre, les chantiers de construction de bureaux neufs se poursuivent, et ce malgré le développement du télétravail, dans cette région qui possède le plus grand nombre de bureaux d'Europe. Et tout ça n’arrive pas qu’à Paris, c’est un phénomène que l’on retrouve aux quatre coins de l'hexagone : en pleine crise du logement pour la majorité des gens, d’immenses immeubles voient le jour, pour créer des bureaux, souvent sans trouver preneur à la fin. Mais comment est-ce possible ?  Dans son livre Immobilier hors sol, comment la finance s’empare de nos villes, la chercheuse Marine Duros explique ce phénomène méconnu.  Elle explique que les bureaux qui fleurissent dans les communes périphériques à Paris par exemple, ne sont parfois qu'un mirage de prospérité économique : “La majorité de ces bureaux sont construits « en blanc», c'est-à-dire sans entreprise destinataire identifiée au démarrage des travaux. Au printemps 2023, sur les cent quarante-neuf chantiers en cours, soit presque deux millions de mètres carrés de bureaux neufs supplémentaires prévus, seulement 25% d'entre eux avaient trouvé des entreprises”.  En Île-de-France, fin 2019, alors que plus de 3,3 millions de mètres carrés étaient inoccupés et que la demande de bureaux était en baisse ( 9% par rapport à 2018), presque 2,5 millions de mètres carrés supplémentaires étaient mis en chantier, un niveau jamais atteint dans la région.

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Source : « NASA Worldview Releases New Charting Tool » (NASA Earthdata)

NASA Worldview permet aux utilisateurs de parcourir, comparer et animer plus de 1200 couches d'images satellites en haute résolution, fournies par les services GIBS (Global Imagery Browse Services) de la NASA, puis de télécharger les données sous-jacentes. Nombre de ces produits sont disponibles quelques heures après leur acquisition, illustrant ainsi la Terre entière telle qu'elle apparaît « à l'instant T ». Worldview propose actuellement 461 couches matricielles cartographiables.

NASA Worldview, un outil en pleine évolution

Depuis son lancement initial en décembre 2011, les ingénieurs et développeurs de NASA Worldview ont constamment ajouté de nouvelles fonctionnalités permettant aux utilisateurs de créer des animations personnalisées, de rechercher par lieu, de mesurer des distances et des superficies, et de comparer des images satellites à différentes dates. Worldview propose désormais une nouvelle fonctionnalité graphique permettant de créer un graphique linéaire présentant des statistiques (médiane, moyenne, minimum, maximum et écart type, par exemple) pour une variable unique, à une date donnée ou sur une plage de dates à partir dune zone d'intérêt définie par l'utilisateur.

« Les utilisateurs nous demandent depuis un certain temps d'ajouter une fonctionnalité de cartographie à Worldview, et bien qu'elle ne soit disponible que pour les tests bêta et l'évaluation à l'heure actuelle, nous sommes heureux de pouvoir fournir à nos utilisateurs une fonctionnalité qui leur permet de visualiser les tendances statistiques importantes pour une variable au fil du temps », a déclaré Minnie Wong, ingénieur système pour NASA Worldview avec le projet Earth Science Data and Information System (ESDIS) de la NASA. Lorsque la fonction de création de graphiques sera entièrement terminée, cette fonction permettra aux utilisateurs de représenter graphiquement plusieurs variables à la fois et d'augmenter le nombre de points tracés.

Interface de l'application (crédit : NASA Worldview)


La fonctionnalité de cartographie étant actuellement disponible en version bêta et en évaluation, toute analyse numérique réalisée sur les images ne doit être utilisée qu'à des fins d'exploration initiale et non pour une étude scientifique formelle. En effet, les images disponibles dans Worldview sont généralement moins précises que les données d'origine et ont souvent fait l'objet d'étapes de traitement supplémentaires (par exemple, projection dans un système de coordonnées différent). 

Les utilisateurs qui sont à la recherche d'une analyse statistique plus rigoureuse sur le plan scientifique doivent télécharger les données et les analyser avec une application plus robuste, telle que NASA Giovanni. Pour accéder à des images d'archive déjà traitées, voir les images de la semaine sélectionnées à partir d'exemples d'actualité.

Pour essayer l'outil cartographique

Suivez ce lien pour accéder à une carte Worldview présentant les données de température de surface de la mer pour le lac Huron, issues du système d'imagerie radiométrique infrarouge visible (VIIRS) du satellite Suomi National Polar-orbiting Partnership (Suomi NPP). Les données portent sur une période de deux ans, du 12 avril 2023 au 12 avril 2025.

Les utilisateurs peuvent créer leur propre graphique de séries chronologiques en suivant ces étapes :
  • Accéder à NASA Worldview.
  • Cliquez sur le bouton rouge « Ajouter des calques » dans le menu principal de Worldview (sur le côté gauche de l’écran).
  • Sélectionnez la couche à cartographier en cliquant sur le bouton radio à gauche du nom de la couche, puis fermez la fenêtre de sélection de couche.
  • Dans la fenêtre principale de Worldview, cliquez sur le bouton « Démarrer la cartographie », puis déplacez et redimensionnez le cadre de sélection selon votre zone d'intérêt. (NB : les utilisateurs peuvent également modifier les coordonnées du cadre de sélection dans « Modifier les coordonnées » en cochant la case « Écran entier ».)
  • Pour sélectionner une plage de dates, cliquez sur les dates dans la case « Sélection de date en mode graphique ». Pour sélectionner une seule date, sélectionnez « Une date ».
  • Pour générer un graphique d'évolution temporelle, cliquez sur le bouton rouge « Générer un graphique ». (Dans le cadre de cette version bêta, le nombre de points de données tracés peut être réduit s'il dépasse 31 points.)
  • Pour générer des statistiques, cliquez sur le bouton rouge « Générer des statistiques » pour calculer la médiane, la moyenne, le minimum, le maximum et l’écart type.

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Utiliser les données DRIAS sur les futurs du climat


L'urgence climatique est là. Pour agir, il est indispensable de connaître aussi précisément que possible les évolutions climatiques en vue de s'y adapter. Le portail Drias les futurs du climat, mis en œuvre par Météo-France en lien avec la communauté scientifique nationale du climat (IPSL, CERFACS, CNRM) a pour vocation de mettre à disposition les projections climatiques régionalisées de référence pour l'adaptation en France.

Initié en 2009 et inscrit au Plan National d'Adaptation au Changement Climatique, le projet DRIAS ("Donner accès aux scénarios climatiques Régionalisés français pour l'Impact et l'Adaptation de nos Sociétés et environnement") a bénéficié d'un important soutien du ministère du Développement durable. Les informations climatiques sont délivrées sous différentes formes graphiques ou numériques et intègrent notamment la représentation selon la Trajectoire de Réchauffement de Référence pour l'Adaptation au Changement Climatique (TRACC).

Le site "Drias les futurs du climat" propose une démarche d'appropriation en trois étapes :
  • l'espace Accompagnement présente un guide d'utilisation et de bonnes pratiques pour les projections climatiques.
  • l'espace Découverte permet de visualiser et géolocaliser les projections climatiques au plus près de chez vous, dans l'hexagone comme outre-mer.
  • l'espace Données et Produits permet de télécharger les données numériques ces variables et indicateurs climatiques.


Le portail "Drias les futurs du climat" est mis en œuvre par Météo-France et bénéficie d'une aide de l'État au titre de France 2030 au travers du programme de recherche sur le climat. Un catalogue de données de simulations climatiques est proposé sur une page dédiée (inscription préalable mais gratuite pour pouvoir télécharger les données). 




Pour accéder aux diagnostics climatiques :


Analyser les opportunités des données DRIAS (scénarios climatiques Régionalisés) par une entrée géomatique, c'est la mission qui a été confiée aux étudiants du Master 2 eSIGAT Association par Siradel (voir le diaporama).

Une synthèse graphique résume les principaux risques liés au changement climatique pour un scénario à +4 °C en 2100 par rapport à la période 1900-2005, avec des impacts sur notre vie quotidienne :
  • 10 fois plus de jours de vagues de chaleur
  • 24 nuits chaudes (supérieures à 20 °C) par an (jusqu’à 120 nuits sur le littoral méditerranéen)
  • Pluies intenses +15 % d’intensité aggravant le risque d’inondation
  • Enneigement. Moins de 2 mois de neige en moyenne montagne
  • Sécheresse des sols. Jusqu’à 2 mois supplémentaires de sol sec

Vivre à + 4°C en 2100. Source : À quel climat s’adapter en France selon la TRACC ? 2e partie (rapport de juin 2025)


Lien ajouté le 19 février 2026

De nouvelles projections climatiques sont disponibles pour l'Outre-mer sur le site DRIAS-Climat (dans l'espace accompagnement). Il est désormais possible de parcourir les indicateurs climatiques calculés selon les différents niveaux de réchauffement de la TRACC pour les territoires d'outre-mer. Les territoires d’outre-mer sont particulièrement exposés aux effets du changement climatique. Pour les aider à s’adapter, un jeu de données spécifique a été créé et mis en ligne. Il rassemble des indicateurs climatiques adaptés à chaque territoire et permet de suivre l’évolution de variables importantes comme la température, les précipitations ou les événements extrêmes. Ces informations sont utiles aux collectivités, aux décideurs et aux acteurs locaux pour anticiper les impacts à venir.

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Analyser et discuter les cartes de risques : exemple à partir de l'Indice mondial des risques climatiques

Datavisualisation sur les distances parcourues en France de 1800 à 2023


Source : Mise à disposition des animations sur les distances parcourues en France de 1800 à 2023 (Visual Data Flow)

Depuis 200 ans, nous nous déplaçons toujours une heure par jour en moyenne. Mais là où cette heure se faisait à pied, et nous emmenait donc peu loin au début du XIXe siècle, nous faisons désormais 50 kilomètres par jour et par personne en moyenne. 

Sur les 52 km parcourus par une personne sur une journée :

  • 34 km le sont en voiture. C’est le principal moteur de l’augmentation des distances.
  • 9 km le sont en avion (effet de moyenne, les distances étant beaucoup plus longues).
  • 5 km via des modes de transport ferroviaires.
  • 2,2 km en transport collectif routier.
  • 0,9 km en marchant.
  • 0,7 km en deux-roues (vélo, moto, scooter).
  • 0,1 km en bateau.

La mobilité en France par mode et par énergie 1800-2023 (source : Visual Data Flow)


Distances parcourues en France de 1800 à 2023 par mode de transport
(animation à visualiser et télécharger sur Visual Data Flow)

Ces animations sont issues de la collaboration d'Aurélien Bigo, chercheur sur la transition énergétique des mobilités à l'Institut Louis Bachelier et Daniel Breton, expert en visualisation de données au sein de Visual Data Flow.

L'intérêt de cette animation est de montrer à la fois l'évolution historique des modes de transport et la répartition des types d’énergies de propulsion utilisées pour chacun. Il s'agit de la version simple de l'animation, seuls les modes de transports sont représentés. Trois versions sont disponibles en fonction de 3 palettes de couleurs différentes :

  • une palette de type Office.
  • une palette de type D3.
  • une palette de type monochrome bleue.

La vidéo se termine par un écran de crédits reprenant sous forme d'un graphique les distances parcourues par mode de transport dans le temps. Ce qui permet de saisir facilement quelques enseignements clés  :

  • Les années 1950 : un tournant majeur. La voiture supplante train et marche. Cette montée en puissance s’accompagne d’une explosion de la consommation d’essence, puis de diesel.

  • 1990 – 2000 : l’essor de l’aérien. Résultat, aujourd’hui, 80% des distances que nous parcourons en France en 2023 reposent sur 3 carburants fossiles : diesel, essence et kérosène.

  • Décarbonation : un frémissement. Malgré l’arrivée des biocarburants introduits dans les années 2000, et la montée timide de l’électrique pour la voiture, les bus ou les deux roues, la transition reste modeste. Ce double axe d’analyse (mode de transport et énergies de propulsion) permet de bien saisir certaines tendances historiques.

  • Ce double regard met en lumière des dynamiques fortes :

- La montée en puissance du transport ferroviaire à partir les années 1860 grâce au charbon, une électrification qui démarre dès 1900, une transition par le diesel au courant du 20eme pour arriver aujourd’hui à un mode de propulsion principalement électrique.

- Lors de la montée en puissance de la voiture, sous l’impulsion des différentes politiques de soutien au diesel en France : la transition forte de l’essence au diesel entre 1970 et 2015.

- Au niveau des 2 roues, la forte utilisation du vélo à propulsion humaine au sortir de la seconde guerre pour basculer ensuite vers la moto principalement à essence.


Chronologie d'une accélération de la mobilité (source : Bigo et al., 2022, graphique sous licence CC-BY-NC 4.0)

Pour compléter

Bigo, A. (2020). Les transports face au défi de la transition énergétique. Explorations entre passé et avenir, technologie et sobriété, accélération et ralentissement, Institut Polytechnique de Paris, Thèse de doctorat en économies et finances, 340 pages, https://theses.hal.science/tel-03082127

Bigo, A. et al. (2022). Atlas des mobilités. Faits et chiffres sur les mobilités en France et en Europe, https://fr.boell.org/fr/2022/06/09/atlas-des-mobilites

« En 200 ans, le temps dans les transports est resté le même pour les Français (1 heure par jour), mais les distances ont été multipliées par 12 » (BFM-TV).

« De 4 à 52 km/jour parcourus, de la marche à la voiture toute-puissante... Un expert a visualisé l'évolution de la mobilité des Français en deux siècles » (France-Info).

« Évolution des distances parcourues (en km) par personne et par jour depuis 1880 aux États-Unis » (Alternatives économiques).

Lien ajouté le 14 octobre 2025

« Le pétrole, carburant de notre hypermobilité ! » (source : Linkedin)

Aurélien Bigo propose un nouveau graphique qui montre à nouveau les distances parcourues par jour entre 1800 et 2023 en France, mais cette fois selon l’énergie de propulsion des modes utilisés. Pendant longtemps, c’est la propulsion humaine, ou la mobilité active, qui domine. La propulsion humaine est d’abord contestée par 2 énergies aujourd’hui disparues (transport à cheval, transport ferroviaire au charbon). Puis, ce qui a vraiment propulsé les mobilités, c’est le pétrole ! Nous sommes au début d’une forte transition vers l’électrique, qui devrait représenter environ 80 % des distances parcourues en 2050 si on atteint nos objectifs climatiques.

Lien ajouté le 13 novembre 2025

« Quelles énergies propulsent quels modes de transport ? » (source : Linkedin)

Aurélien Bigo propose un autre graphique qui distingue les modes de transport et les énergies auxquelles ils ont recours. Parmi les distances parcourues en France, estimées à 52 km/jour en 2023 :

  • 81 % des distances parcourues sont propulsées par le pétrole, surtout le diesel (42 %), l’essence (21 %) puis le kérosène des avions (18 %) ;
  • 11 % propulsées par l’électrique, surtout dans le ferroviaire ;
  • 5,3 % par les biocarburants intégrés aux carburants pétroliers ;
  • 2,1 % des distances par les mobilités actives ou à énergie humaine.

On remarque pour les modes routiers une certaine progressivité dans les énergies utilisées, des modes légers aux plus lourds. Sans véhicule, la marche est propulsée par l’énergie humaine. Cette énergie humaine reste significative pour les 2 roues, les plus légers des véhicules routiers, complétée par les carburants pétroliers (essence en tête) et l’électrique pour les VAE et les 2 roues motorisés électriques. Pour les voitures, l’énergie humaine disparaît, les carburants pétroliers deviennent prédominants et l’électrique émerge doucement (2 % en 2023, ce sera environ 4 % en 2025). Pour les bus et cars, le diesel devient prépondérant, et ces modes se distinguent par l’utilisation de gaz, dont le développement récent devrait rester de courte durée. Avec un mode encore plus lourd, ce n’est que grâce à l’électrification directe par caténaire que le ferroviaire échappe grandement au pétrole

On voit aussi que certaines énergies sont (relativement) spécifiques à certains modes

  • Le pétrole domine pour le routier motorisé, l’aviation et le maritime
  • L’énergie humaine pour les modes actifs
  • L’électricité pour le transport ferroviaire (du moins à ce stade)

Malgré tout, on distingue différents types de cohabitation d’énergies pour un même mode

  • Selon les infrastructures : c’est le cas pour le ferroviaire dont la partie la plus circulée du réseau a été progressivement électrifiée, laissant les autres lignes au diesel ;
  • Selon les véhicules : par exemple différentes motorisations de voitures, diesel, essence ou électrique ;
  • Au sein d’un même véhicule : exemple de l’hybride rechargeable pour les voitures  ou des vélos à assistance électrique ;
  • Différentes énergies pour un même carburant : mélange de pétroles et de biocarburants incorporés dans les carburants à la pompe.

Comment tout ça va évoluer avec la transition énergétique ? La principale évolution concerne l’électrification, qui va progressivement remplacer les carburants pétroliers pour les transports routiers. Pour les modes trop difficiles à électrifier (avion, bateaux), les biocarburants et les carburants de synthèse doivent prendre le relais du pétrole… à condition aussi de réduire les volumes de carburants (sobriété / efficacité). Si l’on atteint nos objectifs climatiques, on passerait environ de 80 % des distances propulsées par le pétrole actuellement à 80 % des distances par la mobilité électrique en 2050. Un changement majeur à réaliser en une génération, 25 ans !

Lien ajouté le 12 janvier 2026

« La marche, premier mode de déplacement en France : ce que disent vraiment les statistiques de mobilité  » (The Conversation).

Frédéric Héran (économiste des transports et urbaniste émérite, Université de Lille) montre que, dans les présentations classiques des données recueillies, la part modale de la marche apparaît très inférieure à celle de la voiture. Les statistiques de mobilité orientent les politiques publiques. Or en France, la manière de les présenter, héritée des années du tout automobile, minore la part de la marche, ce qui pénalise le développement des mobilités actives. Et si on s’inspirait des approches statistiques déjà déployées ailleurs, par exemple en Suisse, pour mieux comptabiliser le temps passé à marcher ? Pour prendre conscience de l’importance journalière de la marche, il convient de l’aborder en temps de déplacement total à pied. Une récente étude de l’Ademe révèle que nous passons chaque jour une heure et douze minutes à pied, soit beaucoup plus que la durée moyenne passée en voiture chaque jour, qui est de 37 minutes. Ces résultats montrent aussi que la prise en compte de la marche intermodale augmente de 75 % la durée de la seule marche exclusive (dite « déplacements locaux intégralement à pied »). En tenant compte de tous les temps consacrés à se déplacer, la marche est sans conteste le premier mode de déplacement, loin devant la voiture.

Lien ajouté le 19 mars 2026

« Mobilité en Outre-Mer » (source : Linkedin)

La mobilité s’inscrit dans un contexte plus large, avec notamment des spécificités géographiques des départements et régions d’outre-mer (DROM). Parmi les 5 DROM et à l’exception de la Guyane, 4 sont des îles. D’origine volcaniques, ces îles ont un fort relief. Leur taille de quelques dizaines de km implique peu d’offres de mobilités à longue distance, hormis les transports aériens ou maritimes. Avec peu de besoins de chauffage et une industrie limitée, les transports représentent quasiment 2/3 des consommations d’énergie finale des DROM, contre 36 % dans l’Hexagone (y compris transports internationaux). Le routier domine ces consommations, avec aussi une part importante pour l’aérien, parfois le maritime, ou le fluvial pour la Guyane. Si toutes les enquêtes de mobilité ne sont pas directement comparables (année, périmètre…), les déplacements du quotidien montrent une large prédominance de la voiture. La marche est partout le 2ème mode en nombre de déplacements. La part des transports en commun est proche de l’Hexagone, mais sans transport ferroviaire et avec un maillage très limité. Le vélo est très peu développé sur les îles (davantage en Guyane), par manque d'infrastructures adaptées. En moyenne, on compte 583 voitures pour 1000 habitants dans l’Hexagone, contre 410 dans les DROM début 2025, une moyenne qui cache de fortes disparités. La motorisation est élevée et proche de l’Hexagone pour la Guadeloupe et la Martinique (534 et 540) ou La Réunion (483). Elle est faible en Guyane (228) et très faible à Mayotte (85 voitures pour 1000 hab.), en lien avec les forts taux de pauvreté. La part de la voiture électrique en 2024 était deux fois moindre dans les DROM (8,2 %) que dans l’Hexagone (17,2 %), de 2-3 % pour Mayotte et la Guyane, à 13 % à La Réunion.

Articles connexes

Rapport de l'Observatoire des territoires sur l'impact des mobilités en France

Cahiers de l'ANCT et de l'Observatoire des territoires sur le thème "Territoires et transitions"


L'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) aide les collectivités à réaliser leurs projets. Elle coordonne également des programmes et dispositifs nationaux qui soutiennent les territoires les plus fragilisés. Elle propose tous les 15 jours un bulletin Veille et territoires, une sélection d’analyses d’experts et de publications pour mieux comprendre les enjeux des territoires. En lien avec l'Observatoire des territoires, elle édite des cahiers thématiques sur les enjeux de transitions territoriales :

Cahier n°1 - Territoires et transitions : enjeux démographiques
Ce premier cahier du 9e rapport de l’Observatoire des territoires (2021-2022) « Territoires et transitions » analyse les dynamiques démographiques dans le temps long à différentes échelles géographiques, éclairant les transitions à l’oeuvre et les trajectoires diverses des territoires. Illustré de cartes et de graphiques, il vise à apporter un éclairage aux acteurs publics sur les enjeux démographiques passés, actuels et à venir des territoires.

Cahier n°2 - Territoires et transitions : Enjeux économiques
Ce deuxième cahier (octobre 2022) donne les clés de lecture qui croisent territoires et activités, montre la différence des trajectoires passées, illustre la diversité des situations aujourd’hui constatées, socle des transformations à venir. Les équilibres économiques infra-nationaux se sont en effet substantiellement transformés en 50 ans, influant profondément sur les dynamiques locales et régionales. Un même phénomène, la désindustrialisation par exemple, cache des réalités très diverses, opposant des espaces qui ont essentiellement souffert du déclin, d’autres où elle a été en quelque sorte absorbée par la croissance du tertiaire, d’autres encore où la spécialisation sectorielle ou la disponibilité foncière ont préservé un potentiel productif fort.


Cahier n°3 - Territoires et transitions : enjeux environnementaux
Après les cahiers sur les transitions démographiques et économiques, cette publication de l'Observatoire des territoires (juillet 2024) vise à offrir une perspective territorialisée, en examinant les problématiques environnementales déterminantes à différentes échelles, de l'intercommunalité à l'échelle nationale :
  • Axe 1 : Etat des lieux des défis dans des domaines clés tels que l'eau, l'énergie, la biodiversité et la gestion des déchets.
  • Axe 2 : Mise en œuvre de politiques publiques écologiques à différentes échelles territoriales et outils de suivi et d'observation.
  • Axe 3 : Impacts différenciés selon les territoires, en termes de sobriété foncière et de risques (exposition des populations aux pollutions, catastrophes naturelles, …).
  • Axe 4 : Impact sur l’emploi et transformation économique des transitions environnementales.

Cahier n°4 - Territoires et transitions : enjeux numériques
Après les cahiers sur les transitions démographiques, économiques et environnementales, cette publication (janvier 2025) vise à offrir une perspective territorialisée, en examinant les problématiques numériques déterminantes à différentes échelles, de l'intercommunalité à l'échelle nationale :
  •  Axe 1 : Aménagement numérique des territoires ;
  • Axe 2 : Usages, opportunités et défis du numérique pour la société ;
  • Axe 3 : Transformation de l’économie et de l’emploi au regard du numérique ;
  • Axe 4 : De la gouvernance des données à la transition environnementale.

La cartothèque de l'ANCT propose par ailleurs de nombreuses cartes et infographies, issues des travaux de l'Observatoire des territoires, sur des thématiques aussi diverses que l’emploi, les services au public, l’industrie, les ruralités, le cadre de vie, les mobilités, etc. La recherche se fait par mot clé, ou à partir des quatre filtres proposés (par thème, par échelle de territoire, par série et par année). Les cartes sont toutes téléchargeables en haute définition. 

C'est l'occasion d'aller découvrir un nouvel indicateur : le temps d’accès routier moyen à un centre d'équipements et de services proposé en avril 2025. Cet indicateur est calculé à partir des polarités intermédiaires, structurantes et majeures (centres de niveau 2 et plus).

Temps d’accès routier moyen à un centre d'équipements et de services en 2024 (source : Observatoire des territoires)


La carte ainsi que les données concernant les niveaux de centralité en fonction des équipements et services par commune sont à retrouver également sur le site de cartographie de l'Observatoire des territoires.

Niveau de centres d'équipements et de services des communes 2021 (source : Observatoire des territoires)


Pour compléter

Lydia Coudroy de Lille, Anne Rivière-Honegger, Lisa Rolland et Anaïs Volin, « Notion en débat : transition », Géoconfluences, février 2017. URL : https://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/notion-a-la-une/notion-transition

Vincent Banos, Sabine Girard, Marie Houdart et Salma Loudiyi (2024). Territoires & Transitions socio-écologiques : dialogue fécond, parcours inachevé ou voie sans issue ? Géocarrefour, 98/3-4 | 2024. URL : https://journals.openedition.org/geocarrefour/24187

Dimitris Stevis et Romain Felli, « Une transition planétaire juste ? Comment la rendre inclusive et juste ? », Développement durable et territoires, Vol. 15, n°2 | Septembre 2024. URL : http://journals.openedition.org/developpementdurable/24382

Sylvie Clarimont, Émeline Hatt et Steve Hagimont, « Introduction. Tourismes et transitions écologiques », Mondes du Tourisme, 25 | 2024. URL : http://journals.openedition.org/tourisme/6907

Articles connexes



Cartographie nationale des lieux d'inclusion numérique (ANCT - Mednum)

Étude sur la diversité des ruralités (ANCT - Observatoire des territoires)

La France en 12 portraits : cartes et analyses dans le rapport de l'Observatoire des territoires (avril 2021)

La cartographie interactive de l'Observatoire des territoires s'enrichit de nouveaux zonages et indicateurs

Rapport de l'Observatoire des territoires sur l'impact des mobilités en France



Cartographie de la guerre hybride et des tentatives de déstabilisation de l'Europe


Source : « Au-delà de la guerre hybride : acteurs et territoires de la stratégie russe de déstabilisation de l'Europe » (Cassini Maps).

Alors que l’on parle plus que jamais des actions « hybrides » conduites par la Russie dans l’Union Européenne, nous avons souvent du mal à connecter entre eux des événements qui, pris séparément, paraissent souvent anodins. Pourtant, si l’on commence à les relier entre eux en utilisant les sources ouvertes disponibles, on entrevoit rapidement une stratégie territoriale d’ensemble, dont l’objectif est la déstabilisation du continent européen.

L’objectif de cette cartographie interactive est de mettre en lumière une partie de cette toile invisible, en utilisant les outils méthodologiques de la géopolitique. L’interface est une expérimentation scientifique menée conjointement par CASSINI, le laboratoire GEODE, l’Institut Français de Géopolitique et le collectif CORUSCANT. Le tableau de bord proposé croise un graphe de relations montrant les réseaux invisibles entre acteurs russes et une carte de l'Europe montrant les lieux de leurs actions.  Le tableau de bord combine cartographie dynamique, schémas d’acteurs et statistiques interconnectées dans un outil d’OSINT remarquable.

Tableau de bord mettant en relation acteurs et territoires de la stratégie russe de déstabilisation de l'Europe
(source : Cassini Maps)

Une autre plateforme cartographique a été développée par les équipes du centre de recherche cyber de l’Université Paris 8, GEODE et la société CASSINI, spécialisée en cartographie. Son objectif est de cartographier et hiérarchiser toutes les actions menées par Prigozhin ou ses réseaux dans le monde, à partir des données collectées en source ouverte depuis plusieurs années par les chercheurs du centre GEODE et les analystes de CASSINI.

Actions menées par la galaxie Prigozhin (source  : Cassini Maps)

Pour compléter

« La Russie de Poutine est déjà en train d’attaquer l’Europe : cartographier les 60 opérations de guerre hybride menées depuis 2022 » (Le Grand Continent).

« Les guerres hybrides de la Russie contre l’Europe, avec Kévin Limonier » (Geopolitique.net).

« A partir de quand la guerre hybride devient-elle la guerre tout court ? » (Le Monde).

« La guerre hybride à l'épreuve du feu » (IFRI).

« L'ingérence informationnelle est devenue un business à Moscou" : derrière la stratégie de déstabilisation russe, une constellation d'acteurs » (France-Info).

« J'ai été piraté parce que je travaille sur la Russie. Mais la même nouvelle attaque intelligente pourrait être utilisée contre presque n’importe qui » (Foreign Policy).

« Penser le renseignement. Le retour du terrorisme d’État ? » (Magazine DSI)

« L’Europe en première ligne des ingérences informationnelles russes » (Alternatives économiques).

« La cyberguerre Russie-Ukraine, caractère de la guerre hybride » (Carto-Lycée).

Lien ajouté le 19 octobre 2025

« La Russie dispose désormais d’une stratégie pour un état de guerre hybride permanent » par Stefan Wolff (The Conversation).

Stefan Wolff (University of Birmingham) analyse la "guerre hybride" menée par Moscou. Entre drones, cyberattaques et désinformation, la Russie utilise une stratégie globale visant moins la victoire militaire que l’affaiblissement durable de l’Occident. Un nouveau rapport suggère que la stratégie de politique étrangère de la Russie consiste à « cesser de s’inquiéter et à aimer le désordre ». Cette stratégie, inspirée de la doctrine Gerasimov, repose sur la "weaponisation of everything" : militariser l’économie, l’information, la société. En combinant guerre psychologique, politique et numérique, Moscou cherche à remodeler l’ordre international à son avantage. L’Europe est le principal champ de bataille de cette guerre sans front. Des drones survolent la Pologne, des soldats "verts" apparaissent en Estonie, et des interférences électorales sont signalées en Roumanie et Moldavie. Autant d’actes visant à semer la confusion. Pour Moscou, le conflit en Ukraine est aussi un message géopolitique : prouver sa puissance et exposer l’impuissance occidentale. La guerre hybride contre l’Europe est donc un levier central pour isoler Kyiv et diviser ses alliés au sein de l’UE et de l’OTAN. Cette stratégie s’explique aussi par la faiblesse structurelle de la Russie. Son PIB ne représente qu’un dixième de celui de l’UE et sa population 3 fois moindre. Son budget militaire de 145 milliards de dollars, soit 6,8% du PIB, reste difficilement soutenable. Pour compenser, Moscou mobilise la désinformation, soutient les partis populistes pro-russes et exploite les divisions européennes. L’objectif est d’éroder la cohésion politique du continent et de rendre impopulaire le soutien militaire et économique à l’Ukraine. Cette "guerre permanente" permet à la Russie de maintenir une pression constante tout en évitant l’affrontement direct avec l’Otan. Elle vise à imposer un nouvel ordre de sécurité fondé sur la notion d’"indivisible security" où les intérêts russes primeraient en Europe.

Liens ajoutés le 10 décembre 2025

« Guerre sans fin : la guerre de l'ombre de la Russie » (Rapport du Centre d'analyse des politiques européennes - CEPA)

Câbles sectionnés. Perturbation du trafic aérien. Incendies criminels. Sabotage. Assassinats. Infiltrations. Autant d'attaques destinées à distraire, désorienter et déconcerter l'adversaire, sans pour autant provoquer de riposte. Telle est la guerre de l'ombre : elle cause des dégâts et des pertes humaines, mais opère en deçà du seuil traditionnel de la guerre. Pour consolider son pouvoir, la Russie adopte des pratiques soviétiques associées à des tactiques modernes d'influence clandestine, de violence et de manipulation. Il s'agit d'une vision néo-stalinienne de la guerre perpétuelle.

« Agents du chaos : la campagne secrète contre l'Occident » (Casimir Pulaski Foudation).

En 2025, l'espace transatlantique subit une offensive soutenue, non pas par une guerre ouverte, mais par une campagne diffuse et coordonnée d'érosion cognitive et de désinformation. Les services de renseignement russes et biélorusses ont déployé une stratégie hybride mêlant sabotage, terrorisme, manipulation psychologique et infiltration narrative dans le cadre d'une stratégie de déstabilisation à long terme de l'Occident. L'objectif est de saper la confiance, de fragiliser la résilience et de saper la capacité de compréhension collective, tant au sein des États membres de l'OTAN qu'au sein de l'Alliance elle-même. Il ne s'agit pas d'une campagne de conquête territoriale, mais d'une stratégie visant à fragmenter les sociétés, à créer des groupes antagonistes qui déstabilisent les États de l'intérieur et à affaiblir les mécanismes de défense cognitifs des sociétés, une perception à la fois.
Ce rapport démontre que ces opérations ne constituent pas des actes isolés d'espionnage, de sabotage ou de diversion, mais bien les éléments d'une architecture systémique de guerre cognitive. La Russie et le Bélarus ont fusionné la théorie du contrôle réflexif, la manipulation narrative et la désinformation en réseau en une doctrine visant les fondements psychologiques et émotionnels des sociétés occidentales. L'analyse se concentre ici sur l'Europe, et plus particulièrement sur la Pologne, les pays baltes et certains pays d'Europe occidentale, où de telles opérations illustrent l'ampleur et la logique d'une guerre menée en deçà du seuil de l'article 5 de l'OTAN, mais aux conséquences existentielles.
Le rapport identifie trois couches fondamentales et interdépendantes de cette campagne menée contre l'Occident :

  1. Infiltration cognitive : pénétration du discours public et des écosystèmes numériques avec des récits mémétiques psychologiquement puissants conçus pour éroder la confiance dans les institutions, brouiller les frontières entre vérité et fiction et déclencher une fatigue émotionnelle.
  2. Exécution par tokenisation : recrutement décentralisé d’agents involontaires ou sacrifiables pour mener des actions de sabotage physique, notamment des incendies criminels d’entrepôts et des missions de reconnaissance par drones. Ceci garantit un déni plausible tout en permettant une perturbation à grande échelle via des agents intermédiaires.
  3. Perturbation par le biais de micro-opérations : des actions fragmentées mais cumulatives de faible intensité sont synchronisées avec la guerre de l'information pour amplifier la confusion, induire la paralysie et surcharger les systèmes de réponse aux crises occidentaux.
Lien ajouté le 7 janvier 2026

« Un navire battant pavillon de St Vincent et Grenadines a été arraisonné par les autorités finlandaises après avoir sectionné un câble traversant la Baltique le 31 décembre 2025. Il est soupçonné d'appartenir à la "flotte fantôme" utilisée par la Russie pour contourner les sanctions et opérer divers sabotages.n  Comme le montre la plateforme ATLAS pour suivre les ingérences russes en Europe, ce câble baptisé ELISA a déjà fait l'objet de plusieurs tentatives de sabotages par le passé. On note que certaines de ces opérations de sabotage d'infrastructures sous-marines seraient supervisées par le GUGI (direction principale pour la recherche en eaux profondes), une unité du Ministère de la défense russe qui est officiellement chargée d'effectuer des missions hydrographiques et cartographiques. Selon plusieurs sources, le GUGI serait chargé d'organisation des actions sous-marines de sabotage » (source : Kevin Limonier)

Lien ajouté le 10 février 2026

« L'armée russe cherche en urgence une alternative à Starlink après le blocage de l'accès » (The Guardian).

Pjotr Sauer montre comment la guerre en Ukraine se joue aussi ds l’espace. L’armée russe perd l’accès au réseau satellite Starlink utilisé illégalement sur le front. Cette coupure fragilise un outil fondamental de communication et révèle une dépendance stratégique. Selon l’Ukraine, des milliers de terminaux Starlink avaient été introduits clandestinement en Russie via l’Asie centrale. Ils permettaient de coordonner troupes et frappes de drones là où les radios militaires étaient brouillées ou inefficaces. La désactivation résulte d’échanges entre Kyiv et Elon Musk. Un système de “liste blanche” limite désormais l’accès aux seuls terminaux autorisés. Les autorités ukrainiennes affirment que les opérations russes, notamment par drones, sont déjà affectées. Aucun équivalent russe n’offre la même couverture et la même rapidité. Les alternatives disponibles, fibre optique, radios numériques ou satellites géostationnaires nationaux, restent lourdes à déployer et peu adaptées à un front mobile et étendu. Cette rupture technologique provoque des tensions internes en Russie. Des blogueurs militaires parlent de “chaos” dans les communications. Moscou cherche des contournements, allant jusqu’à recruter des civils ukrainiens pour enregistrer des terminaux. La guerre dépend désormais fortement des technologies de communication. Couper l’accès à un réseau comme Starlink désorganise immédiatement les opérations militaires et révèle la vulnérabilité d’armées dépendantes d’outils civils et étrangers. 

Lien ajouté le 20 mars 2026

Développé par Cassini, le FIMI Galaxy Explorer est consacrée à la lutte contre les manipulations et interférences informationnelles étrangères. Ce graphe interactif mis à disposition du grand public permet d’explorer, analyser et mieux comprendre les dynamiques de manipulation informationnelle.  En quelques clics, vous pouvez : 
  • cartographier les réseaux impliqués dans des opérations d’influence,
  • filtrer les acteurs (russes, chinois…),
  • identifier les pays ciblés,
  • analyser en profondeur chaque nœud du graphe.
Lien ajouté le 9 avril 2026

Kevin Limonier, géographe : « Il n’existe aucune limite à ce que l’on peut imaginer en matière de déstabilisation de l’adversaire dans le cyberespace » (Le Monde).

Kevin Limonier, géographe à l'Institut français de géopolitique et codirecteur du labo Géode (Paris-VIII), analyse la cyberguerre contemporaine. Il montre que les dimensions numérique et physique des conflits sont désormais totalement imbriquées. Contrairement aux attentes, la guerre en Ukraine reste largement conventionnelle. Pourtant, la cyberguerre est bien présente. Elle agit de façon diffuse, en exploitant la dépendance massive de nos sociétés aux réseaux numériques et aux objets connectés. Cette dépendance crée des vulnérabilités territoriales. Smartphones, réseaux, infrastructures urbaines deviennent des cibles. Une attaque numérique peut désorganiser un territoire sans destruction physique directe, mais avec des effets stratégiques majeurs. La guerre moderne repose sur une hybridation. Les drones illustrent cette imbrication. Connectés aux réseaux, ils dépendent de la 4G ou des infrastructures numériques. La Russie coupe ainsi les réseaux pour aveugler les drones ukrainiens. Les populations deviennent des acteurs du renseignement. En Ukraine, des civils signalent les mouvements militaires via des applications dédiées. Le territoire se transforme en réseau de capteurs, intégrant société civile et dispositifs militaires. Le contrôle des réseaux devient un enjeu territorial central. Lors d’une conquête, les armées déconnectent une zone du réseau adverse pour la raccorder au leur. Cette opération matérielle redéfinit l’appartenance politique et informationnelle du territoire. La Russie impose ainsi des sous-réseaux dans les zones occupées. L’information y est filtrée. À 50km du front, les communications deviennent presque impossibles. Le cyberespace participe directement au contrôle politique des populations. La cyberguerre dépasse les frontières visibles. Des opérations comme Doppelgänger mobilisent des serveurs situés aux Pays-Bas, impliquant des acteurs transnationaux. Le conflit se déploie à l’échelle mondiale, mais reste ancré dans des infrastructures localisées. Les chercheurs cartographient ce cyberespace en couches. Une couche physique (câbles, serveurs), une couche logique (flux de données), et une couche informationnelle (contenus). Ces réseaux révèlent des dépendances et des points de vulnérabilité. La cyberguerre redéfinit la géographie des conflits. Elle ne remplace pas la guerre classique mais l’étend. Le contrôle des réseaux devient un levier majeur de puissance, au cœur des stratégies territoriales contemporaines. 

Lien ajouté le 7 mai 2026

« A l’université Bauman de Moscou, la secrète école des hackeurs russes, pilier de la guerre hybride en Europe » (Le Monde).
Selon 2 000 documents obtenus par un consortium de médias internationaux, dont « Le Monde » fait partie, la prestigieuse université technique d’Etat Bauman de Moscou forme en toute confidentialité des agents du renseignement militaire russe, en particulier des hackeurs. Ces listes d’élèves, de professeurs, et ces plans de cours offrent une plongée inédite dans la « militarisation de l’éducation », en pleine guerre hybride menée par Vladimir Poutine.

Lien ajouté le 21 mai 2026

« Comment la désinformation climatique est utilisée par des puissances étrangères pour déstabiliser l’Europe » (Le Monde).
La propagation de fausses informations sur le climat est devenue un outil mobilisé, principalement par la Russie et les Etats-Unis, pour fragiliser les démocraties européennes, indique une note de l’Institut de relations internationales et stratégiques. Ces récits ne relèvent plus seulement du climatoscepticisme classique, prévient l’observatoire défense & climat. Dans une note publiée mardi 19 mai 2026, le centre de recherche, coordonné par l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) pour le compte du ministère des armées, décrit comment la désinformation climatique est devenue un outil de guerre informationnelle. Elle est mobilisée par des puissances étrangères, principalement la Russie et les Etats-Unis, pour fragiliser les démocraties européennes, saper la confiance dans les institutions et ralentir la transition énergétique.

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OSINT, enquêtes et terrains numériques (revue Hérodote, 2022/3)

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