Calculer le bilan carbone de nos déplacements aériens


Il existe plusieurs applications qui permettent de calculer son bilan carbone si l'on prend l'avion, tels Carbon Footprint, Climat Mundi ou My Climate pour ne citer que ces exemples.

L'intérêt de Flight Emission Map est de fournir une interface cartographique pour calculer l'empreinte carbone de différents vols que l'on peut comparer entre eux. Voici par exemple la comparaison entre les vols Paris-Tokyo, Paris-Miami et Paris-Abidjan. Le détail des émissions carbone s'affichent en légende et directement sur la carte.


Les étapes à suivre : 
  • Double-cliquer : pour sélectionner une ville de départ, la carte se recentre automatiquement sur cette ville ;
  • Déplacer la souris sur la carte : pour sélectionner un vol depuis la ville d'origine, les villes de destination possibles s'affichent avec les trajets en pointillé rouge ;
  • Valider avec la barre d'espace : pour afficher le vol, le trait en pointillé rouge devient continu ;
  • Double-cliquer sur une nouvelle ville pour changer de point de départ. Tous les vols sélectionnés disparaissent lorsqu'un nouveau centre est choisi.
Les calculs sont basés sur les recherches de Larsson & Kamb qui estiment les émissions de CO2 provoquées par la combustion de combustibles fossiles à 90 g par personne et par kilomètre, auxquelles s'ajoutent 90% d'émissions supplémentaires liées aux traînées de condensation (vapeur d'eau) et aux aérosols (petites particules). Soit une émission totale de 170 g par personne et par kilomètre en équivalent CO2. Les émissions indiquées concernent les vols directs. Pour les itinéraires avec étapes, les émissions réelles ont tendance à être plus importantes.

La carte en projection azimutale facilite la lecture. Elle peut être sauvegardée en PDF ou insérée directement dans un autre site en iframe (suivre les conseils dans le menu).

Lien ajouté le 9 novembre 2019

Lien ajouté le 27 février 2020

Lien ajouté le 6 septembre 2022
Lien ajouté le 12 avril 2025

Quelle part des émissions mondiales de CO₂ provient de l’aviation ? (OurWorlInData)
L'aviation est responsable de 2,5 % des émissions mondiales de CO₂. Mais elle a contribué à hauteur d'environ 4 % au réchauffement climatique à ce jour.


Lien ajouté le 1er mars 2026

« Supprimer la classe affaires pourrait réduire de moitié les émissions du secteur aérien » (The Conversation).

Milan Klöwer, chercheur à l’Université d’Oxford, montre que supprimer la classe affaires et mieux remplir les avions pourrait réduire jusqu’à de moitié les émissions du transport aérien, sans attendre de nouvelles technologies encore incertaines. L’aviation représente 2% à 3% du CO2 mondial, mais près de 4% du réchauffement si l’on inclut les traînées de condensation. Le secteur reste difficile à décarboner, tandis que le trafic aérien continue d’augmenter. L’efficacité a progressé. Les émissions sont passées d’environ 260g de CO2 par passager-kilomètre en 1980 à 90g en 2019. Mais le rail électrifié peut descendre sous 5g, ce qui souligne l’écart persistant entre modes de transport. Les écarts entre vols sont considérables. Certaines liaisons dépassent 800g de CO2 par passager-kilomètre, d’autres sont sous 50g. Les vols courts, peu remplis ou opérés depuis de petits aéroports sont souvent les moins efficaces. Les compagnies à bas coût sont en moyenne plus sobres, car elles maximisent le nombre de sièges. Les classes affaires et première occupent plus d’espace et peuvent émettre jusqu’à cinq fois plus par passager que l’économie. Remplacer les avions anciens par des modèles récents comme le Boeing 787 ou l’Airbus A321neo permettrait d’économiser 27% à 34% des émissions. Mais les avions restent en service environ 25 ans, ce qui ralentit le renouvellement. Porter le taux de remplissage moyen de 80% à 95% réduirait les émissions de 16%. Supprimer les classes premium et adopter une configuration tout-économie pourrait diminuer les émissions mondiales de 26% à 57%. L’étude montre que l’aviation est marquée par une forte inégalité d’usage. Les voyageurs fréquents en classes supérieures concentrent une part importante des émissions. L’organisation des cabines devient ainsi un levier géographique majeur de transition.

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