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Regioviz, un outil de géovisualisation pour situer les régions françaises en Europe


Source : M. Viry, R. Ysebaert et M. Guérois, « Regioviz, un outil de géovisualisation pour situer les régions françaises en Europe », Mappemonde, 133 | 2022.

Regioviz est un outil de visualisation interactive qui permet aux acteurs publics territoriaux de situer le profil démographique et socio-économique des régions françaises par rapport à leurs homologues européennes. Après avoir montré comment Regioviz s’inscrit dans le champ des outils de géovisualisation conçus pour faciliter les comparaisons territoriales, cet article en présente les principales fonctions, en insistant sur l’adaptation de l’application à des utilisateurs qui ne sont pas, a priori, familiers des représentations multivariées de l’information géographique.

En s’appuyant sur les besoins exprimés par les acteurs territoriaux, le choix de développer un outil ad hoc, tel que Regioviz, permet d’orienter la navigation à l’aide de questions simples pour l’observation (« quelle est la position de ma région ? quelles sont les régions qui lui ressemblent le plus et selon quels critères ? ») et de minimiser le temps de formation. L’originalité de Regioviz ne réside donc pas tant dans la conception de méthodes de visualisation et d’interactivité innovantes que dans la démarche d’articulation de ces fonctions d’analyse au sein d’une même interface, répondant, a priori, aux besoins des utilisateurs.

L'application Regioviz a été conçue par l’équipe de l'UMS RIATE pour l’Observatoire des territoires de l’ANCT (Agence Nationale pour la Cohésion des Territoires, ex-CGET). Dans le prolongement des travaux consacrés aux effets des nouveaux découpages territoriaux sur la position relative des régions en France et en Europe, il s’agissait de concevoir un outil pédagogique et adapté à une démarche plus exploratoire et interactive des comparaisons régionales. Les trois maillages territoriaux disponibles dans Regioviz sont NUTS1, NUTS2 et Maille Infra Nationale de Décision (MIND). La MIND est une création du projet et combine les niveaux 1 et 2 de la nomenclature territoriale NUTS pour proposer un maillage territorial comparable d'un point de vue statistique et pertinent du point de vue de la prise de décision politique. 

L'article aborde également trois autres applications de géovisualisation pour comparer les régions et les villes européennes :

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Rubrique Cartographie thématique et webmapping


Le Mobiliscope, un outil de géovisualisation pour explorer les mobilités urbaines heure par heure


Le Mobiliscope est un outil de géovisualisation pour explorer la population présente au sein des différents quartiers d'une ville sur les 24 heures de la journée et en fonction des catégories de population.


1) Présentation du Mobiliscope

Ce quartier est-il plus fréquenté en journée par les cadres supérieurs ou par les ouvriers ? Par les femmes ou par les hommes ? Quel est le mode de transport le plus utilisé pour se rendre dans le centre-ville en journée ? Quelles seraient les heures d’ouverture des services publics les plus adaptées aux populations présentes, qui sont autant d’éventuels utilisateurs ? En cartographiant heure par heure la population présente et ses caractéristiques démographiques et sociales, l’outil de géovisualisation Mobiliscope fournit des éléments de réponse à ce type de questions.

Doté d’une nouvelle interface et de nouvelles fonctionnalités, le Mobiliscope v4 intègre désormais 49 agglomérations des territoires métropolitains et ultramarins. Outil de science ouverte disponible en français et en anglais, il répond aux besoins de différents utilisateurs (enseignants, chercheurs, urbanistes, aménageurs...). Il permet de voir comment les quartiers, leur composition sociale et la ségrégation urbaine évoluent au fil des heures dans un grand nombre de villes françaises.


2) Quels sont les indicateurs disponibles ?

Les indicateurs concernent le profil démographique, social et résidentiel ainsi que l'activité/mode de transport : 
  • Sexe : femmes et hommes.
  • Âge en quatre groupes : 16-24 ans ; 25-34 ans ; 35-64 ans ; 65 ans et plus.
  • Catégorie socioprofessionnelle (CSP).
  • Niveau d'éducation à partir du dernier diplôme obtenu par les enquêtés. 
  • Statut d'occupation en cinq groupes : inactif ; retraité ; sans emploi ; étudiant ; actif.
  • Revenus du ménage - pour l'Île-de-France uniquement. 
  • Zonage en aires urbaines - pour la France uniquement. 
  • Quartiers Prioritaires en Politique de la Ville (QPV).
  • Départements de résidence - pour l'Île-de-France uniquement.
  • Activité : à la maison ; au travail ; études ; achats ; loisirs (activités récréatives, culturelles ou sportives, visites à des proches, etc.). 
  • Dernier mode de transport : mobilité douce (marche à pied, vélo, roller, fauteuil roulant, etc.) ; véhicule motorisé privé (deux-roues à moteur, voiture personnelle, véhicule d'entreprise, taxi etc.) ; transports publics. 

3) Les sources utilisées : des donnés d'enquête

Les données proviennent de grandes enquêtes publiques sur les déplacements des individus qui permettent de quantifier et de qualifier les populations présentes aux différentes heures de la journée. En France, ces enquêtes sont commandées par les collectivités locales, tous les 10 ans environ, et réalisées selon une méthodologie standardisée du Cerema, sauf pour l’Île-de-France et son Enquête Globale Transport (DRIEA-STIF-OMNIL).

La majorité de ces enquêtes sont disponibles à des fins de recherche via l'ADISP (Archives de Données Issues de la Statistique Publique). Les données des autres enquêtes proviennent de la base de donnée dite unifiée du Cerema : cette base regroupe l’ensemble des enquêtes réalisées depuis 2009. Quelques unes de ces enquêtes sont aussi disponibles en open data (Nantes, Montpellier et Lille). Au Québec, il s'agit des enquêtes Origine-Destination mises à disposition par le Ministère des transports du Québec.


4) Découverte et prise en main de l'interface

Le Mobiliscope se présente sous la forme d'un tableau de bord interactif avec différentes entrées possibles. L'interface associe une carte au centre, des indicateurs accessibles dans la barre menu à gauche et des graphiques (courbes superposées) à droite de l'écran. Lorsqu'on choisit un indicateur dans la barre de sélection, on peut aussitôt visualiser sa représentation à la fois en mode graphique et cartographique. La barre chronologique en haut de l'écran permet d'animer la carte en fonction des heures de la journée et des tranches d'âges ou des catégories sociales concernées. 

Dans la partie droite de l’écran, un premier graphique (en haut) renseigne sur la distribution spatiale des groupes de population dans le secteur sélectionné. Un deuxième graphique (en bas) fournit deux indicateurs plus spécifiques : 

  • l’indice de dissimilarité ou Duncan (indicateur utilisé pour mesurer l’intensité de la ségrégation spatiale) qui correspond à la proportion d’individus d’un groupe donné qu’il faudrait déplacer pour obtenir une équirépartition dans les secteurs 
  • l’indice d’autocorrélation spatiale ou Moran (entre -1 et +1) qui permet de mesurer la ressemblance des profils sociaux ou démographiques des secteurs voisins. Plus les valeurs sont proches de 1, plus les populations d’un même groupe social/démographique ont tendance à se regrouper dans l’espace.



Le développement du Mobiliscope s’inscrit dans une démarche de science ouverte et respecte les principes FAIR : « Faciles à trouver, Accessibles, Interopérables et Réutilisables ». On appréciera l'intégration de tuiles OSM pour mieux se repérer et comprendre les rythmes quotidiens des lieux ainsi que la possibilité d'utiliser l'application à travers des plugins.

Les données visualisées sont directement téléchargeables au format csv et geojson pour réutilisation dans un tableur ou dans un SIG.

Compte Twitter : @mobiliscope. La ville à toute heure - Cities around the clock


5) Un outil pédagogique

Des élèves d'âges variés peuvent utiliser le Mobiliscope pour découvrir les villes et la mobilité quotidienne de leurs habitants. A l'école élémentaire, il peut constituer un support ludique pour faire explorer aux élèves les différents types de déplacements (pendulaires, ponctuels et réguliers) et les fonctions urbaines : deux thématiques présentes dans le programme de géographie de CM2.

En lycée, le Mobiliscope a été utilisé par des professeurs d'histoire-géographie de lycée de l'académie de Versailles pour l'étude des mobilités en Île-de-France en classe de première :
« Avec quelques explications et démonstrations, une forme de mise en activité consiste à proposer une série d’hypothèses qu’il faudra valider ou invalider, en justifiant sa réponse avec la couche d’information géographique et le classement des données pertinentes, puis avec un rapide commentaire explicitant les conclusions tirées de la visualisation de ces données. Les thèmes de la mobilité, de la ségrégation socio-spatiale, du polycentrisme ou encore des inégalités peuvent ainsi aisément, et concrètement, être abordés.» .

Voir les pistes pédagogiques proposées sur le site. L'étude des mobilités urbaines peut être croisée avec des approches de type chrono-urbanisme (cf la "ville du quart d'heure").


Lien ajouté le 27 avril 2023


Webinaire Carte Blanche #5. lundi 17 avril 2023 (12h30-13h30)
Requête, interactivité et gestion des données manquantes par Aurélie DOUET, CartoDouet, IE UMR Géographie-Cités, Paris.

L’équipe du Mobiliscope travaille sur le développement d’une interface de requêtage qui permettrait aux utilisateurs de choisir, parmi des critères socio-démographiques, une sous-population à afficher dans cette géovisualisation de la ségrégation intra-urbaine sur 24h. Cette nouvelle fonctionnalité implique le calcul à la volée des indicateurs et indices proposés dans l’outil à partir d’une sous-population non connue à l’avance. Si la gestion des données manquantes en traitement statistique est une étape obligée, l’interactivité implique une nouvelle difficulté : celle de ne pas disposer d’une information précise sur les données (in)disponibles issues d’un ensemble massif de requêtes et croisements possibles. Lors de ce webinaire, j’exposerai les difficultés rencontrées et les choix envisagés pour ce travail en cours.

Lien vers l'application Mobiliquest sur Github.


Articles connexes

La ville du quart d'heure en cartes et en schémas

Webinaires "Carte blanche" sur les formes contemporaines de cartographies et géovisualisations (GDR Magis)

 

Dans le cadre de ses activités, l'AR9 propose une série de Webinaires mensuels sous la forme d'une "Carte blanche", un temps consacré à l'exploration et aux discussions sur les formes contemporaines de cartographies et de géovisualisations de données. L'objectif de ces temps d'échange est à la fois de permettre des présentations de travaux, de réalisations ou d'expérimentations cartographiques diversifiées et des échanges collectifs sur les leviers et les enjeux actuels de la représentation de données spatiales tant d'un point de vue conceptuel, opérationnel, méthodologique que technique.

Format

Durée : Á partir de 12h30, pour 30mn de présentation en mode visioconférence + 30 mn d'échanges et de discussions. Le webinaire est animé et modéré par l'un.e des porteurs de l'AR 9 (Anne-Christine Bronner, Boris Mericskay, Etienne Côme, Françoise Bahoken, Nicolas Lambert).

Webinaires Carte Blanche 

#23. 12 février 2026 : Micmap : géovisualisation 3D stylisée. Histoire d'une collaboration entre un panoramique et des chercheurs en informatique par Joëlle Thollo , Professeure des Universités, Grenoble INP, Laboratoire Jean Kuntzmann (CNRS, GINP, inria, UGA).

#22 - mercredi 21 janvier 2026 : Marie-Laure TRÉMÉLO, Ingénieure d’études CNRS, UMR ESPACE et Christine ZANIN, Professeure des Universités, Université Paris-Diderot/Géographie-cités : La sémiologie graphique est-elle obsolète ?

#21. 2 décembre 2025 : Laurent Pourinet, IE Cnrs, Cartographe d'édition, LETG UMR 6554
Olivier Aubert, Mcf Associé Nantes Université, IR LS2N UMR 6004
Julie Pierson, IE Cnrs Géomaticienne, LETG UMR 6554
Davien Blanc, IE Cnrs, Ingénierie logicielle et base de données, LETG UMR 6554

#20. 12 novembre 2024 : Ronan YSEBAERT , Univ. Paris Cité/UAR RIATE, Mise en place d'une plateforme de géovisualisation des emplacements Airbnb en Ile-de-France : enjeux et perspectives

#19. 15 octobre 2024 : Jean-Marc VIGLINO , Univ. Gustave Eiffel/IGN, Ma Carte

#18. 2 octobre 2024 : Lucas DESTREM , Cartographe indépendant, Expérimentations cartographiques

#17. 24 septembre 2024 : Matthieu Viry , Ingénieur de recherche en informatique, UAR RIATE, Magrit Nouvelle version

#16. Juin 2024 : Laurent JÉGOU , MCF, UMR LISST, Université Toulouse-Jean Jaurès, Des cartes et des couleurs : enquête sur les dégradés

#15. Juin 2024 : Frédéric ROULIER , MCF, UMR 7058 EDYSAN, Université de Picardie Jules Verne, MapMorphy, un logiciel de morphométrie géométrique pour les données cartographiques

#14. Mai 2024 : Marion ALBERTELLI , post-doctorante, Univ. Gustave Eiffel/UMR LVMT & UMR 8504 Géographie-cités, Cartographier et analyser les pratiques des VTC dans les quartiers de gare

#13 Avril 2024 : Jean-Marc VIGLINO, Ingénieur IGN, Univ. Gustave Eiffel/IGN France,

#12. Mars 2024 : Gaëlle SUTTON, Cartographe indépendante
Mon activité de cartographe indépendante

#11. Février 2024 : Thomas ANSART, Atelier de cartographie de Sciences Po
Ce que le code a apporté dans ma pratique de la dataviz

#10. Janvier 2024 : Maxime MASSON, UMR LIUPPA, Equipe T2I,
TextBI : Une plateforme interactive pour la visualisation de données multidimensionnelles issues des réseaux sociaux

#9. Novembre 2023 : Maher BEN REBAH, Mourad Ben Cheikh, Mohamed Ben Guiza et Alia Gana (UMR LADYSS) :
ELYSSA : Cartographier et analyser le vote en Tunisie depuis 2011

#8. Octobre 2023 : Julien GAFFURI, Eurostats, @julgaf
Gridviz: Une bibliothèque pour la cartographie en ligne de données carroyées

#7 Septembre 2023 : Jean-Philippe GAUTIER :
www.cartostat.eu, une application web de cartographie statistique

#6. Juillet 2023 : Najla TOUATI et Laurent JÉGOU (UMR LISST):
De la carte climatique au chorotype climatique : propositions de modèles graphiques Ressources

#5. Mai 2023 : RAJERISON Mathieu, Cerema, @datagistips
Génération (de) cartes

#4. Avril 2023 : DOUET Aurélie, IE UMR Géographie-cités, CartoDouet
na.rm=TRUE. Requête, interactivité et gestion des données manquantes

#3. Février 2023 AUMOND Pierre (CR, Univ. Gustave Eiffel-CEREMA/UMRAE), @SoundCartograp1
Cartographie du paysage sonore urbain

#2. Décembre 2022 Philippe RIVIERE (Visions carto, Observable)
Faire des cartes statistiques avec Observable Plot

#1. Novembre 2022 Colin KEROUANTON (IR, PACTE)
Effets spéciaux pour questions spatiales_

Intervenir dans le webinaire

Si vous êtes intéressé.e.s à venir présenter vos travaux ou expérimentations cartographiques vous êtes les bienvenus ! Que vous soyez dans le monde académique, dans le secteur privé ou passionné de cartographie et de géovisualisation contactez le collectif de l'AR9 : @ collectif de l'AR.

Informations nécessaires sur votre intervention :
  • un titre ;
  • une image ;
  • un résumé de 3-4 lignes ;
  • vos noms, prénoms @ et affiliations.
Ces informations sont à à envoyer par email, elles seront ensuite mises en ligne sur ce dépôt.

Projet de l'action de recherche AR9 du GDR Magis

L'objectif général de cette action de recherche du GDR MAGIS est de fédérer des réflexions et des travaux scientifiques d’origines disciplinaires variées menés autour de la (carto)graphie contemporaine au sens large et de la (géo)visualisation de données. Pour ce faire, elle propose d’une part, de mener une veille théorique, méthodologique et technique sur les modalités de la fabrique des cartes et, d’autre part, de fédérer et d’animer une communauté de chercheurs (essentiellement géographes, géomaticiens, cartographes, informaticiens...) lors d’ateliers et de séminaires thématiques et méthodologiques. Lire le projet.

Traitements et cartographie de l’information géographique (Cunty & Mathian, 2023)


Avec la massification des données et la systématisation du référencement géographique de l’information, les cartes constituent aujourd’hui des enjeux importants, tant pour les spécialistes que pour les organismes d’aménagement, d’urbanisme ou le grand public. Cependant, si produire une carte peut paraître facile, le passage concret des données à une carte utile pour la question posée est jalonné par une succession d’opérations précises mobilisant des connaissances en divers domaines : statistique, géographie, cartographie, etc.

Claire Cunty, Hélène Mathian (dir.), Traitements et cartographie de l’information géographique, Isté éditions, 2023 (site de l'éditeur).


L’ouvrage présente une diversité d’enchaînements d’opérations à partir d’exemples variés. Chaque chapitre emprunte un chemin différent, explicitant les choix méthodologiques opérés en fonction du thème traité et du but poursuivi. Cette approche couvrant l’ensemble de la démarche de production d’une carte permettra à tout lecteur, qu’il soit étudiant, chercheur, enseignant ou aménagiste de comprendre les multiples rôles que la carte peut jouer dans des analyses de données géographiques.

Avant-propos et introduction
 
3. Données environnementales et objets cartographiques
4. Cartographier et identifier les formes géographiques : l’exemple de la ségrégation
5. Carte et modèle statistique pour explorer l’hétérogénéité spatiale
6. Cartographier les phénomènes temporels
7. Cartogrammes, anamorphoses : des territoires transformés
8. Exploration, agrégation et visualisation spatiotemporelle de données massives 

Les chapitres sont positionnés le long d'un continuum où sont identifiées les étapes-clés d'un cycle qui relie les données à la carte (cercle orange sur la figure ci-dessous). Les chapitres s'associent, se complètent, renvoient les uns aux autres.

 « Carte des chapitres, ce qui les relie, les notions qui les jalonnent » (extrait de l'ouvrage, p. 16) 


Claire Cunty est enseignante-chercheuse en géographie à l’Université Lumière Lyon 2, membre de l’UMR Environnement Ville Société. Ses recherches portent sur la conception et les usages des interfaces de géovisualisation d’informations spatiotemporelles ainsi que sur les approches numériques des cartes sensibles.Elle fait partie de l’équipe de pilotage du master Géographies Numériques des Universités Lyon 2 et Saint-Etienne.

Hélène Mathian est ingénieure CNRS en méthodes d’analyse spatiale à l’UMR Environnement Ville Société. Ses travaux intègrent la dimension spatiale dans les traitements et modèles statistiques, et la géovisualisation comme élément d’exploration des données géographiques et des dynamiques spatiales. Elle fait partie de l’équipe de pilotage du master Géographies Numériques des Universités Lyon 2 et Saint-Etienne.

Pour compléter

Françoise Bahoken (17 novembre 2024). [Book] Traitements et cartographie de l’information géographique. Carnet (neo)cartographique. https://neocarto.hypotheses.org/21483

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Cartographie dynamique des lumières de la mer par Franck Schmirler

 

Franck Schmirler a utilisé le recensement des balises en mer effectué par OpenStreetMap de manière à créer une géovisualisation originale. On y voit scintiller toutes les lumières de la mer. C'est à la fois fascinant et poétique !


Des phares aux bouées, 44 000 balises sont enregistrées actuellement à l'échelle mondiale dans la base de données d'OpenStreetMap. Bien que les informations représentées aient été soigneusement compilées, la carte n'est en aucun cas adaptée à la navigation ou à la localisation géographique. 

Les données des balises proviennent d'OpenStreetMap et sont disponibles sous la Licence Open Database. Une copie des données est disponible sur demande. Dans l'application, il est possible de choisir entre différents fonds de carte OpenStreetMap. En outre, les symboles des cartes marines d'OpenSeaMap peuvent être réutilisés. L'application est disponible sous licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 2.0 (CC BY-SA).

Lien ajouté le 11 juillet 2025

Cartes des phares de France, de Grèce, d'Italie, d'Espagne, du Portugal et de nombreux autres pays (Brilliant Maps). Ces cartes de phares de divers pays sont le fruit de l'imagination de researchremora sur Instagram, alias Terence sur Twitter .


Utiliser les applications cartographiques uMap et Framacarte


1) uMap et Framacarte, deux applications open source de cartographie en ligne

uMap est un outil open source qui permet de créer des cartes personnalisées à partir de fonds OpenStreetMap (données en libre accès). Il est possible d'importer des données géographiques en masse au format geojson, gpx, kml, osm. La gestion des calques offre des possibilités de superposition des données. L'application ne propose pas d'animation cartographique. En revanche, elle permet de rassembler un grand nombre de ressources et de les consulter à travers une seule interface cartographique. Le code source ouvert d'uMap est disponible sur GitHub. L'outil, assez simple d'usage, est très utilisé dans le domaine de l'enseignement et de la formation. Il est également mobilisé par des associations ou des mouvements pour développer des sites de cartographie participative. Pour une prise en main par étape, voir le tutoriel Maîtriser uMap en 12 leçons.

Dérivé du logiciel libre uMap, Framacarte, permet de dessiner, marquer, colorier, annoter les fonds de carte d’OpenStreetMap. L'application fait partie de la série d'outils libres proposés par Framasoft. Framacarte permet d'exporter le code et d'insérer la carte sur son site web (voir ce tutoriel).

Les applications en ligne uMap et Framacarte ne remplacent pas les outils de traitement cartograhique, tels Khartis ou Magrit. Leur vocation n'est pas de manipuler de la donnée statistique, mais plutôt d'assembler des ressources géolocalisées et de permettre une navigation entre ces ressources (cartes, images, textes...). Lorsqu'elles sont scénarisées, ces ressources géolalisées peuvent donner lieu à une narration et déboucher sur des story maps. Il s'agit d'outils de géovisualisation plus que de traitement cartographique. Vous pouvez vous reporter à la rubrique Globes virtuels et applicatifs pour accéder à d'autres outils de géovisualisation. Framasoft a fait également une page pour présenter la cartographie libre à vélo.

Carte participative des bassines contestées en France (source : uMap)


2) Présenter ses ressources pédagogiques avec uMap 

Jean-Christophe Fichet, professeur agrégé dans l’Académie de Normandie et formateur, montre comment utiliser uMap pour présenter géographiquement une large palette de ressources pédagogiques (films, textes…). 

Cartes à l’appui depuis son site Cartolycée, son témoignage ouvre des perspectives aux enseignants pour s’approprier les sujets, aux élèves pour plonger dans des documents variés, et à tous ceux qui veulent faire vivre des documents sur des cartes.

Lire son interview sur le blog d'uMap.


Exemples d'applications pédagogiques :

Articles connexes

Utiliser Khartis dans le cadre de la géographie scolaire

Utiliser Magrit dans le cadre de la géographie scolaire


Itinéraires piétons et aménités urbaines à Boston. Le projet Desirable Streets du MIT

 
Les rues préférées de Boston (MIT)
http://senseable.mit.edu/desirable-streets/

Desirable Streets est un projet du centre de recherche du Massachusetts Institute of Technology. Le projet compare le chemin le plus court et l'itinéraire GPS choisi par les piétons pour déterminer quelles sont les rues les plus empruntées à Boston et mettre en évidence le rôle des aménités urbaines.



Le Senseable Lab du MIT a élaboré une méthode originale pour déterminer quelles sont les rues préférées des piétons. En analysant les itinéraires empruntés pour aller d'un point A à un point B, ce laboratoire de recherche dédié aux transformations de la ville par le numérique a découvert qu'en moyenne les piétons choisissaient de marcher 10% de plus que par l'itinéraire le plus court. Mais pour quelles raisons ces détours ? En général, les piétons dévient de l'itinéraire le plus court pour éviter les rues animées, pour faire les magasins et accéder aux commodités ou encore pour aller dans des espaces verts. En faisant ressortir d'un trait plus épais les rues où les gens sont prêts à dévier de leur itinéraire, Senseable Labs arrive à déterminer quelles sont les rues les plus appréciées dans la ville de Boston.

Le calcul a été fait à partir de 120 000 déplacements piétons enregistrés par GPS. L'indice capture la volonté des piétons de s'écarter de leur chemin le plus court et fournit une mesure de la valeur scénique et de l'expérience fournie par les différentes parties de la ville. Outre l'attrait des commerces et des parcs, ce type de géovisualisation permet de montrer le rôle des trottoirs et du mobilier urbain. L'expérience de la marche dans une ville est influencée par les équipements, mais aussi par la qualité visuelle de son environnement bâti. L'application propose de parcourir quelques itinéraires avec des images en immersion de manière à restituer le perçu visuel des piétons et à mesurer le rôle de l'environnement urbain. Les rues attrayantes se caractérisent par un meilleur accès aux parcs et aux trottoirs, des établissements commerciaux plus diversifiés, une présence accrue du mobilier urbain et une tendance à être des rues visuellement fermées avec des façades moins complexes. Ces résultats renforcent la compréhension de la valeur apportée par l'environnement bâti et la capacité à concevoir des environnements plus vivants et fonctionnels. 

Comme le montrent certains commentaires des utilisateurs sur les réseaux sociaux, l'environnement du centre-ville de Boston est perçu comme un environnement dégradé avec des façades souvent délabrées, ce qui ne contribue pas à l'attractivité urbaine. D'aucuns réclament un espace urbain plus vert, plus praticable avec une gamme plus large de types de logements (à l'opposé des rangées infinies de blocs de verre sur des artères urbaines très fréquentées par les véhicules automobiles). Une meilleure conception globale du niveau de la rue serait donc nécessaire.

« Une personne était comme une ville. Vous ne pouviez pas laisser quelques parties moins désirables vous décourager. Il y a peut-être des morceaux que vous n'aimez pas, quelques rues secondaires et banlieues douteuses, mais les bonnes choses en valent la peine. »
Extrait de l'ouvrage The Midnight Library de Matt Haig.

Le Sensable Lab du MIT vse à promouvoir l'imagination urbaine et l'innovation sociale par le design et la science. « Alors que les couches de réseaux et d'informations numériques recouvrent l'espace urbain, de nouvelles approches de l'étude de l'environnement bâti émergent. La façon dont nous décrivons et comprenons les villes est en train de changer radicalement, tout comme les outils que nous utilisons pour les concevoir. La mission du Senseable City Laboratory - une initiative de recherche du Massachusetts Institute of Technology - est d'anticiper ces changements et de les étudier d'un point de vue critique.»

Pour accéder aux autres applications développées par le Senseable Lab du MIT :
http://senseable.mit.edu/

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Big data et choix d'aménagement urbain pour les piétons et les cyclistes

Le rythme cardiaque de la ville : Manhattan heure par heure

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Vers une loi universelle des mobilités urbaines ? (Senseable City Lab - MIT)

Méthode d’estimation de l’accès aux aménités environnementales en milieu urbain

Le Mobiliscope, un outil de géovisualisation pour explorer les mobilités urbaines heure par heure

Drive & Listen, un site web pour s'immerger en voiture dans les rues des grandes villes mondiales

Plans et rues de Paris d'hier à aujourd'hui

 

La carte des accidents de la route en France (ONISR) : un bel exemple d'artefact lié à l'outil de géovisualisation en ligne


L'outil cartographique de l'Observatoire national interministériel de la Sécurité routière (ONISR) permet de visualiser les accidents corporels de la circulation enregistrés par les forces de l'ordre, ainsi que les victimes de ces accidents, en France métropolitaine sur les dix dernières années. Il est aussi possible de superposer les emplacements des radars automatiques fixes. Par défaut, la carte affiche les accidents mortels en 2020.

La carte par interpolation (heatmap) proposée sur le site fait ressortir les lieux les plus accidentogènes qui correspondent aux grandes agglomérations. En réalité, cette carte thématique ne fait que refléter les densités de population, avec très logiquement une concentration des accidents en ville là où la population est la plus nombreuse.

Outil cartographique du site de l'ONISR montrant la distribution des accidents de la route mortels en 2020

Lorsqu'on zoome sur la carte, celle-ci fait apparaître plus précisément deux types de lieux d'accidents, dans les villes-centres et dans les périphéries. 


A un niveau de zoom plus important, les données sont désagrégées et on accède à chaque lieu d'accident individuellement. Ce qui change complètement la vision du phénomène qu'on pouvait avoir initialement. En passant d'une carte par zones continues à une carte par points, la distribution des accidents semble beaucoup plus éparse et liée à des emplacements bien spécifiques (carrefours urbains, grands boulevards ou voies rapides...). De quoi mettre en évidence un bel artefact numérique créé par l'outil de géovisualisation en ligne qui change le mode de réprésentation en fonction du niveau de zoom !


Parallèlement, le Cerema a développé un outil de datavisualisation en ligne qui permet de visualiser l'évolution des données de mortalité routière sur un temps long (depuis 1968) et selon plusieurs types de variables. Cet outil permet de proposer des graphiques simples d'utilisation qui mettent en avant des enjeux forts de sécurité routière. Le graphique qui concerne la période 1968-2019 témoigne d'une baisse globale du nombre d'accidents mortels, même si le chiffre a tendance à stagner ces dernières années.

Évolution de la mortalité selon l'âge et le mode de transport sur la période 1968-2019 (source : Cerema)

La mortalité diffère très nettement en fonction des tranches d'âge, avec une surmortalité dans la tranche 18-25 ans :

De fait, contrairement à ce que semblait montrer la heatmap par interpolation (voir carte générale plus haut), ce sont plutôt les espaces hors agglomération qui s'avèrent les plus mortels, sans doute en raison des vitesses supérieures à celles enregistrées dans les agglomérations qui dénombrent néanmoins un plus grand nombre d'accidents. Les autoroutes restent en comparaison relativement plus sûres, bien que les accidents, moins nombreux, puissent s'y avérer très graves.

Comparaison de l'accidentologie selon le lieu, en nombre d'accidents et en nombre de tués 2015-2020
(source : datavisualisations du Cerema)



L'effet du couvre-feu lors de la crise Covid de 2020-21 est assez visible dans les statistiques du fait du recul général des mobilités. On observe une baisse passagère du nombre d'accidents et de tués sur la route, avant toutefois une nouvelle hausse en 2021-22 avec la reprise des mobilités en période post-Covid.


L’ONISR met en ligne chaque année une base détaillée extraite du fichier national des accidents corporels de la circulation, éliminant tout risque d’identification des personnes. Les indicateurs élaborés à partir de ces données sont labellisés par l'Autorité de la statistique publique.

Les bases de données annuelles (depuis 2010) sont à télécharger sur le site de l'ONISRavec le nombre de tués et de blessés, le type d'usagers, le milieu, la catégorie de route, la lumière et le sexe. Les données montrent que les accidents les plus mortels ont en fait souvent lieu hors agglomération et sont beaucoup plus le fait d'hommes que de femmes.

On trouve également des bases de données annuelles des accidents corporels de la circulation routière pour la période 2005-2022 sur le site Data.gouv.fr au format csv avec le fichier des métadonnées en pdf.

Lien ajouté le 16 avril 2024

Données d'accidentologie au Royaume-Uni sous la forme de carte en relief par Mike Bostock.

Lien ajouté le 5 novembre 2024


Lien ajouté le 13 novembre 2024

Accidentologie en 2023 et radars fixes en France métropolitaine par Jean-Michel Bernabotto
https://accidents-radars-2023-sbrtix7.gamma.site/

Ce que montre la carte, c'est que la probabilité d'avoir un accident est corrélée avec la densité d'habitants ou de voitures. C'est intéressant, mais une carte avec le nombre d'accidents en réduisant le biais de densité peut être encore plus révélatrice.

Lien ajouté le 21 avril 2025

Données d'accidentologie à l'échelle de la France et de grandes villes (par Loïc Bertrand)
https://www.loicbertrand.eu/accidentologie/


Le site de Loïc Bertrand est très utile pour faire des comparaisons  sur l'accidentologie en fonction des lieux et des modes de transport.  Les données proviennent de la Base de données annuelles des accidents corporels de la circulation routière disponibles pour les années 2005 à 2023 (Data.gouv.fr)

Carte des accidents de circulation routière

Victimes de la route à vélo en France, représentées par gravité, selon l'année de 2019 à 2023

Victimes de la route (tuées ou gravement blessées) à Paris, représentées par gravité, selon l'année de 2017 à 2023

Pour compléter :

Le site Baromètre-vélo indique les sites à améliorer en priorité pour réduire l'accidentologie (enquête annuelle de la Fédération des Usagères et des usagers de la Bicyclette - FUB)
https://www.barometre-velo.fr/2025/carte/#5.9/47.201/1.971

Carte de localisation des « vélos blancs » ou ghost bike en France (lieux de commémoration où un cycliste a été tué ou grièvement blessé) 
https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/velos-blancs-en-france_1268727#5/44.684/7.998

Lien ajouté le 11 octobre 2025

« Pourquoi tant de piétons sont-ils tués par des voitures aux États-Unis ? » (Construction Physics).

Plus de 7 300 piétons ont été tués dans des accidents de la route aux États-Unis en 2023, soit environ 18 % de tous les décès liés à la circulation routière cette année-là. Jusqu'en 2009 environ, le nombre de décès de piétons aux États-Unis était en baisse, passant de 7 516 décès en 1975 à seulement 4 109 en 2009 (par habitant, cette baisse serait encore plus importante). Mais depuis 2009, le nombre de décès de piétons a explosé. Les autres pays n'ont pas constaté une telle augmentation des décès de piétons. Il existe diverses théories expliquant cette augmentation du nombre de piétons tués. La plus courante est peut-être que la popularité croissante et la taille croissante des camions et des SUV (en hauteur et en gabarit) ont entraîné une augmentation de la fréquence et de la mortalité des collisions avec les piétons. Une autre théorie (plus difficile à concilier avec la spécificité américaine du phénomène) est que les conducteurs sont de plus en plus distraits par leur smartphone, ce qui entraîne une augmentation des accidents. 

Liens ajoutés le 6 décembre 2025

« Bilan 2024 de la sécurité routière » (ONISR).
L'ONISR a publié son bilan 2024 de la sécurité routière. En France, on ne meurt pas partout de la même manière sur la route. Souvent, on meurt plus jeune, plus pauvre et plus loin des villes. Dans les territoires ruraux, la voiture est aussi, parfois, synonyme d’accidents. Si le nombre de morts sur les routes françaises a drastiquement diminué (de 18 034 décès en 1972, 8 079 en 2000, à 3 190 en 2024), le réseau routier hors agglomération se révèle bien plus accidentogène. Ce n’est pas tout : face à la mortalité routière, les inégalités selon l’âge ou le sexe sont très marquées.

« Partage de la route : encore trop de règles transgressées au mépris de la sécurité de tous les usagers

« Supprimer les feux rouges, et loi de Brandolini (ou pas) » (Freakonometrics).
Le récit relayé dans l’article « Ce qui tue les automobilistes, c’est l’assistanat »  présente la suppression des règles de circulation comme une innovation moderne ou une provocation stimulante. Mais ce scénario, loin d’être nouveau, est en réalité l’un des chapitres les plus documentés de l’histoire urbaine du XXᵉ siècle. En particulier, ce que montrent Sarah Seo, Peter Norton, Jane Jacobs et Donald Shoup, c’est que les rues sans règles ont été un désastre humain ; les automobilistes ne se coordonnent pas naturellement ; la « liberté » sans régulation renforce la domination des plus puissants (les automobilistes sur les vélos et les piétons) ; l’absence de règles explicites produit l’arbitraire policier ; l’espace urbain n’est jamais neutre : il doit être soigneusement organisé pour être vivable.

Liens ajoutés le 9 mars 2026

« Morta­lité cyclistes, chiffres 2025 » (In Velo).
"Oh lala… Tu as vu la catas­trophe des mobi­li­tés douces dans les chiffres de la sécu­rité routière ? Ils en parlent à la TV." Non, je n’ai pas vu. Ou plutôt je n’y ai pas vu la même chose qu’à la TV. Si on reprend les matrices de colli­sion du rapport de la sécu­rité routière, on voit plutôt une faible dange­ro­sité du vélo et même des EDP-m. Avec la respon­sa­bi­lité d’un piéton mort pour chaque, on est dans l’aléa statis­tique.


« Sécurité routière : La trottinette électrique est trois fois plus dangereuse que le vélo » (La Voix du Nord)
Frédéric Héran, chercheur en mobilités à l’université de Lille, dénonce le laxisme de la réglementation française concernant les trottinettes électriques. « Il ne faut pas l’interdire, sûrement pas. Mais il faut faire comprendre à ses usagers que ce n’est pas la panacée. Les fabricants prétendent qu’ils ont des solutions : améliorer le freinage, la largeur de la plateforme. Mais en faisant cela, on alourdit la trottinette. Je pense que c’est un mode qui va trouver sa niche, mais qui ne va pas remplacer la marche, le vélo ou les deux-roues motorisés. Car ce manque de sécurité va brider l’essor de la trottinette. »

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