Epoch, une vidéo artistique hypnotique à partir d'images Google Earth


Le réalisateur et visual artist Kevin McGloughlin a créé Epoch, une représentation visuelle assez vertigineuse de nos différentes empreintes sur la Terre. Le projet a été réalisé sur plusieurs mois entièrement à partir d'images Google Earth. Le film dure seulement 2 mn 05, mais le déluge d'images qui se succèdent à un rythme effréné crée une expérience aussi intense qu'éprouvante. Il a été réalisé en stop motion, un procédé d'animation qui permet d'animer des objets à partir d'images fixes.

Le résultat est impressionnant, quasiment hypnotique. Comme une plongée vertigineuse dans une époque saturée par le visuel. Admirez au passage les jeux subtils sur le cercle, le carré et la ligne, sans oublier les transitions entre formes naturelles et empreintes humaines. Et ces périmètres circulaires irrigués au début de la vidéo qui tournent comme une horloge pour nous alerter sur l'urgence des décisions à prendre en matière environnementale. La fin du film est tout aussi apocalyptique à l'image de l'atmosphère sonore créée par la bande son réalisée à partir d'échantillons audio de la NASA.

Ne pas hésiter à faire des arrêts sur image car on en prend plein les yeux ! A déguster sans limites...

EPOCH, une vidéo de Kevin McGloughlin (source : Vimeo)


Commentaire accompagnant la vidéo :

"Epoch est une représentation visuelle de notre connexion à la terre et de sa glorieuse vulnérabilité.
Notre époque actuelle est ésotérique, limitée, intangible. La fragilité de nos existences est chose certaine.
Nous sommes fragiles, à l'image de notre Terre Mère.
"

Le site de l'artiste Kevin McGloughlin :
http://www.kevinmcgloughlin.com/

Pour compléter, n'hésitez pas à aller voir une autre production artistique, Mapping and Visualization  : une série de cartes très esthétiques de Scott Reinhard, graphiste basé à Brooklyn. 

Entre cartes et photographies, ces visualisations multicolores sont d'une beauté troublante :
http://scottreinhard.com/Mapping-and-Visualization

Voir aussi l’Atlas of Design qui met en avant les plus belles productions cartographiques. On est plus dans le musée d'images, mais ces cartes sélectionnées par un jury de concours international peuvent servir de sources d'inspiration.
http://atlasofdesign.org/

L'occasion de découvrir également les productions de Cameron Booth, graphic designer qui a réalisé une série de "transits maps" (cartes de style plans de métro: lire notre billet à ce sujet).
http://www.cambooth.net/category/portfolio/my-transit-maps/

Voir aussi les cartes qu'il a partagées sur Trumblr : http://transitmaps.tumblr.com/

Dans un style différent mais tout aussi surprenant, des cartes thématiques très sérieuses représentées dans le style des Simpsons : http://tayalav.github.io/TheSimpsonsMap/index.html

Et pour finir, le plan d'Amsterdam en forme de feuille découpé à la main dans du papier, preuve que l'on peut encore aimer fabriquer des cartes à la main :
http://www.geolounge.com/hand-cut-paper-map-of-amsterdam-in-the-the-shape-of-a-leaf/


Articles connexes



Map Porn, un réseau social pour partager et commenter des cartes sur Internet


Né en 2014, Map Porn s'impose aujourd'hui comme un site de référence pour partager, commenter et analyser des cartes repérées sur Internet. Le site (en anglais) est hébergé sur Reddit, le réseau social de partage d'informations qui a détrôné Facebook aux Etats-Unis. Considéré parfois comme un réseau viral, Reddit fait l'objet de critiques mais rencontre un vif succès du fait des nombreuses sous-communautés qui le composent.

"Google est l’endroit ou vous cherchez des choses ; Reddit est l’endroit ou vous regardez ce que les gens ont trouvé". Map Porn fait partie sans conteste de ces Subreddits qui méritent le détour (voir cette cartographie qui montre la constellation des sites sur Reddit).


Map Porn compte plus de 585 000 utilisateurs inscrits en janvier 2019, ce qui en fait une importante communauté pour assurer une veille active dans le domaine de la cartographie. Les cartes déposées peuvent être des cartes anciennes ou actuelles, sur support imprimé ou numérique. Téléchargeables en haute résolution, ces cartes se comptent par milliers (les internautes en déposent plusieurs dizaines par semaine). Un moteur de recherche permet de sélectionner les cartes que l'on cherche par mots-clés.

Map Porn fonctionne comme un réseau social où l'on peut déposer une carte et la soumettre aux commentaires (et même aux votes) des internautes dont les remarques s'affichent dans un forum. Comme les participants viennent du monde entier, les regards et interprétations sur la carte peuvent différer considérablement. C'est aussi un moyen d'obtenir des précisions supplémentaires et d'avoir accès à des cartes d'autres pays que la France. Map Porn se veut "apolitique" et ouvert à tous les commentaires. Même si la liste est tenue par des modérateurs, les échanges sont assez libres et le ton convivial (en principe, mais pas toujours). Les commentaires que l'on peut y trouver vont de remarques personnelles ou fantaisistes jusqu'à des analyses documentées avec des références externes. Les cartes n'étant pas toujours sourcées, il faut lire les commentaires ou faire des recherches complémentaires pour retrouver les sources.

L'approche du réseau social Map Porn est plutôt pragmatique et se résume à l'idée que toutes les cartes, bonnes ou mauvaises, peuvent avoir un intérêt. Le nom du site peut sembler racoleur, mais Map Porn défend la carte "porno" (traduisez l'usage vulgaire des cartes). Le choix du nom serait lié à tous ces blogueurs qui adorent les cartes et qui, par "amour", n'hésitent pas à les consommer avec rage et les partager comme des fous. Nik Freeman en est un bon exemple, notamment à travers cette carte des Etats-Unis dénombrant les comtés vides de population qui a été beaucoup partagée sur les réseaux sociaux. Nik Freeman s'intéresse tout particulièrement aux cartes virales sur Internet (voir également son site Maps by Nik). De manière significative, il dit cependant préférer les cartes thématiques traditionnelles qu'il continue à faire.

Alissa Walker de GizMod, qui s'intéresse à l'explosion des cartes sur Internet, s'interroge sur leur pouvoir de narration visuelle. Pour certaines d'entre elles qui peuvent sembler stupides, l'auteure conseille de les faire refroidir. Mais à une époque où la narration cartographique est en train de changer et de s'orienter vers la présentation visuelle de données et d'informations, les cartes peuvent constituer un moyen puissant pour raconter des histoires (voir notre article sur l'approche critique des story maps).

Pour accéder au site Map Porn :
http://www.reddit.com/r/MapPorn/

Des articles de fonds sont mis à disposition sur le blog officiel de Map Porn :
http://mapporn.org/

Chaque semaine Map Porn propose une carte d'un endroit inconnu. Si vous savez où il est, vous pouvez répondre dans les commentaires. A consulter sur le compte Twitter @MapPornTweet ou avec le hashtag #WhereInTheWorld.

Chaque mois est organisé un concours pour les cartes au contenu original.  Ce concours vise à reconnaître des compétences en cartographie, à encourager la discussion au sein de la communauté et à reconnaître des talents artistiques. La carte est soumise pendant trois semaines environ et ensuite, il y a une semaine pour le vote :
http://www.reddit.com/r/MapPorn/wiki/meta/contest#wiki_submit_a_map

Le site Mapmania rassemble plus de 75 000 cartes actuelles ou anciennes, dont la plupart sont issues de Reddit et de Wikipedia. Le moteur de recherche permet de trouver assez vite ce que l'on cherche.
http://www.mapmania.org/


Il existe d'autres sites pour signaler et partager des cartes intéressantes sur Internet :

Data Is Beautiful
Egalement hébergé sur Reddit, Data is Beautiful est un site de partage (13 millions d'inscrits) qui concerne la visualisation de tableaux, graphiques et cartes. Plus sérieux et scientifique que Map Porn.
A suivre également sur le compte Twitter @DataIsBeautiful
http://www.reddit.com/r/dataisbeautiful/

Reddit Geography
Toujours sur Reddit, un site de partage (40 000 utilisateurs) concernant la géographie, avec de nombreuses cartes.
http://www.reddit.com/r/geography/

Brilliant Maps 
Donner du sens au monde en proposant des cartes (plus esthétiques que réellement informatives). A suivre également sur le compte Twitter @BrilliantMaps
http://brilliantmaps.com/

Visionscarto
En lien avec le site Visionscarto , une importante veille de personnes passionnées par la cartographie qui partagent leurs découvertes sur Seenthis autour de Philippe Rekacewicz (@reka), Françoise Bahoken (@bahoken), Christina Del Biaggo (@cdb_77)...
http://visionscarto.net/

Néocarto
Le carnet initié à l’origine par Nicolas Lambert (@nico_lambert) est désormais co-administré par Françoise Bahoken, dans un esprit d’échanges et une volonté d’ouverture qui ambitionne de (re)donner la parole aux cartographes, c’est-à-dire à celles et à ceux qui font les cartes.
http://neocarto.hypotheses.org/

Géotribu
Le site Géotribu est composé d'une équipe de cartographes géomaticiens soucieux de diffuser l'information concernant les SIG, le webmapping et l'open source. 

Maps on the web
Des cartes repérées sur Internet en fonction de l'actualité. Un moteur de recherche interne permet d'interroger par mots-clés.
http://mapsontheweb.zoom-maps.com
@onlmaps

Geolounge
Le site est dédié à la cartographie, aux SIG, au GPS, à la télédétection et aux autres technologies géospatiales. Geolounge comprend une rubrique cartes et une liste de diffusion pour recevoir les nouveautés. Sur les SIG, visitez GisLounge.
http://www.geolounge.com/maps/

Maps Mania
Le blog d'actualité de Google pour découvrir les cartes construites avec ses outils cartographiques.
http://googlemapsmania.blogspot.com/

Maps Room
Des cartes de toutes sortes sur l'actualité, l'histoire, les phénomènes naturels ou sociaux...
http://mapsroom.com/

Vivid Maps
Des cartes thématiques aux cartes les plus loufoques sur Internet, Vividmaps repère et répertorie de nombreuses cartes. Celles-ci sont accessibles par pays et continents ou par mots-clés. A suivre également sur le compte Twitter @VividMaps
http://www.vividmaps.com/

Metrocosm
Des cartes, des infographies et des data visualisations repérées sur Internet.
http://metrocosm.com/

Amazing Maps
Des cartes originales ou surprenantes qui ont attiré l'attention sur Internet. A suivre également sur le compte Twitter @Amazing_Maps
http://amazing-maps.tumblr.com/

Atlas obscura
Outre les sites remarquables à visiter dans le monde, le site Atlas obscura recense un grand nombre de cartes repérées sur Internet et à partir desquelles sont proposées des histoires. A suivre également sur le compte Twitter @atlasobscura
http://www.atlasobscura.com

Atlas of prejudice
Des cartes sur les stéréotypes et les lieux communs. A ne pas prendre au sérieux.
http://atlasofprejudice.com/

Terrible Maps
Des cartes amusantes voire surprenantes. A suivre également sur le compte Twitter @TerribleMaps
http://www.instagram.com/terriblemap/


Pour faire de la veille cartographique sur Internet et sur les réseaux sociaux, consulter ce billet qui vous donnera d'autres ressources.

Cartes et données sur les conflits et violences dans le monde (ACLED)


Le projet Armed Conflict Location & Event Data (ACLED) collecte, géolocalise, cartographie et analyse les données concernant les conflits dans le monde. L’ACLED a pour objectif de saisir les formes, les acteurs, les dates et les lieux de conflictualités, affrontements, violences et manifestations.

Pour accéder au site de l'ACLED :
http://www.acleddata.com/


Les données de l'ACLED ont tendance aujourd'hui à faire référence. Elles sont citées dans de nombreux rapports internationaux, par exemple dans des rapports d'étude sur les conflits actuels au Mali ou au Yémen. L'ACLED se veut une organisation non gouvernementale indépendante. Elle dépend cependant pour ses subsides du soutien financier du Conseil de l'Union européenne, du Bureau of Conflict and Stabilization Operations (CSO) des Etats-Unis, du Ministère des Affaires étrangères des Pays Bas, de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), de l'Université du Texas, du Department for International Development (DFID) du Royaume-Uni.

Les données, très régulièrement mises à jour, sont fournies par pays et par continent. Mais il est important de souligner que ces données proviennent des médias. Cela ne dispense donc pas de recouper les sources. Comme le souligne Sophie Clairet sur son blog Géosophie, "il convient d’être vigilant aux biais liés à l’usage des sources médiatiques sans intervention de chercheurs pour les « redresser »". Ce point interroge également l'intérêt et les limites de l'utilisation des big data dans l'étude des conflits. L'un des intérêts de l'ACLED est malgré tout de prendre en compte les mouvements non violents telles que les manifestations. 

L'interface du site est assez simple. Elle offre trois entrées au choix :
  • Dashboard : le menu "tableau de bord" résume les données et permet de croiser les cartes avec des graphiques d'évolution ce qui permet d'appréhender les conflits dans l'espace et dans le temps.
  • Data : le menu "données" donne accès au téléchargement des données par grandes zones géographiques : Afrique, Moyen-Orient, Asie ainsi que les violences contre des civils à l'échelle mondiale. Un moteur de recherche permet d'extraire des données précises en fonction du lieu, de la date, du type de violence... Les tableaux téléchargeables au format Excel sont assez lourds à manier et nécessitent de faire des extractions en fonction des besoins. L'intérêt est de pouvoir disposer de données géolocalisées, ce qui permet l'intégration dans un SIG.
  • Trends : le menu "tendances" résume les événements en cours et propose des dossiers thématiques rédigés par des chercheurs et analystes membres de l'ACLED (focus sur les "points chauds" du moment, sur les violences liées à l'islamisme, sur les civils en danger...)
Interface du site de l'ACLED


L'interface cartographique est de grande qualité et permet une navigation directe vers des données ou vers des résumés comme par exemple la crise liée à Boko Haram en Afrique, pour laquelle le journal Le Point en a tiré une cartographie animée en 2016 et le groupe de recherche Nigeria Watch a conçu un outil de suivi cartographique très précis sur la période 2011-2018. Voir également la cartographie animée du journal Le Monde de 2015 sur la crise au Soudan du Sud à partir des données de l'ACLED.

Les organisations humanitaires ainsi que certains organismes gouvernementaux utilisent les données de l'ACLED pour organiser les secours et porter assistance. FEWS NET (Famine Early Warning Systems Network), l'un des principaux fournisseurs d'alerte et d'analyse pour des situations d'insécurité alimentaire, utilise par exemple des cartes produites par l'ACLED.

Les données fournies par l'ACLED sont utilisées aussi lors de débats ou de différends concernant le décompte du nombre de victimes lors de tel ou tel conflit. Par exemple, la guerre au Yémen donne lieu à  des estimations différentes selon que l'on prend en compte les chiffres de l'ONU ou ceux de l'ACLED.

Au total, l'ACLED fournit une source précieuse et relativement exhaustive pour étudier les événements conflictuels. L'ONG a commencé par étudier l'Afrique pour laquelle les données remontent à 1997. On peut regretter qu'en ce qui concerne le Moyen-Orient et l'Asie, les données débutent seulement à partir de 2016. Les conflits en Europe et en Amérique ne sont pas recensés. En revanche, on ne peut que saluer l'ampleur du travail de vérification des sources journalistiques qui sont toujours citées dans la base de données avec un descriptif précis de la date et du lieu de l'événement.

Le site met à disposition des tutoriels pour guider les utilisateurs dans leur recherche leur analyse de données.

L'ACLED fournit aussi régulièrement des dossiers d'analyses à partir de l'actualité, cartes et images à l'appui :
- Au-delà du califat: L’avenir global de l’État islamique
- Brouiller les lignes : comment l'engagement de l'Inde a façonné le conflit au Cachemire
- Aperçu régionaux  : Moyen-Orient - Afrique - Asie (26 février 2019)
- Les engagements militaires américains dans le monde...
 
D'autres sources de données sur les conflits dans le monde :

Lien ajouté le 15 février 2019

Le PeaceTech Lab qui oeuvre en faveur de la réduction des conflits violents en utilisant l'apport des technologies, des médias et des données, s'est associé à ESRI pour proposer une carte collaborative en crowdsourcing permettant de recenser les attaques terroristes dans le monde. Cette carte qui se présente comme une storymap, détaille la chronologie des attaques terroristes afin de faire la lumière sur la manière dont elles se produisent. Les données peuvent être filtrées par organisation terroriste et par lieu. Une barre chronologique permet d'afficher les attentats par date depuis 2016.

Pour accéder à la carte :
http://storymaps.esri.com/stories/terrorist-attacks/



Lien ajouté le 4 mars 2019

Lien ajouté le 18 mars 2019

Lien ajouté le 4 avril 2019

« Qui fabrique les armes, et qui les achète ? » Philippe Rekacewicz, Visionscarto, 2015.
Cette carte a été présentée à la conférence Planetary Security à La Haye aux Pays-Bas (2-3 novembre 2015). http://visionscarto.net/qui-fabrique-les-armes-et-qui-les-achete


Liens ajoutés le 10 avril 2019

Aujourd'hui la guerre aérienne se fait en grande partie avec l'aide de drones. Le bureau du journalisme d'investigation tient un recensement des données concernant les attaques par drones :

Carte interactive des attaques de drones en Afghanistan :
http://www.thebureauinvestigates.com/stories/2011-08-10/interactive-map

Lien ajouté le 15 janvier 2020

Pascal Boniface, « Quelles guerres dans les années 2020 ? » Les Experts du Dessous des cartes, ARTE.

Géopolitologue, fondateur et directeur de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), Pascal Boniface fait un tour d'horizon des conflits d'aujourd'hui et de demain, et identifie les principaux foyers de menaces : les ambitions de puissance russes, chinoises, nord-coréennes, les rivalités sino-américaines pour le leadership mondial, la guerre larvée Iran/Arabie Saoudite, la re-nucléarisation du monde, sans oublier les nouvelles guerres : celle du Cyber et de l’IA.

Lien ajouté le 30 janvier 2020

Recensement des attentats terroristes dans le monde sur la période 1970-2018 (Geoafrica) :
http://attack.geoafrica.fr/


Les données ont été produites à partir de plusieurs sources notamment Global Terrorism Database 1970-2018, qui regroupe l'ensemble des attaques et victimes du terrorisme, la Fondation pour l’innovation politique. Ces chiffres ont été complétés et géolocalisés par GeoAfrica avec la "liste d'attaques terroristes islamistes". 
 
Lien ajouté le 14 septembre 2020
 
Lien ajouté le 25 novembre 2020

Lien ajouté le 29 mars 2021

Lien ajouté le 21 octobre 2021
Lien ajouté le 17 octobre 2021
Lien ajouté le 21 janvier 2023
Liens ajoutés le 6 juillet 2023
Lien ajouté le 25 janvier 2026

Niraj Kushwaha, Woi Sok Oh, Shlok Shah et Edward D. Lee (2025). « Data-driven conflict classification exposes weak predictive indicators » [La classification des conflits basée sur les données révèle la faiblesse des indicateurs prédictifs]. Royal Society Open Science, 1er décembre 2025 ; 12 (12) : 250897. https://doi.org/10.1098/rsos.250897

Des chercheurs du Complexity Science Hub analysent les conflits armés à partir de données massives. Leur étude propose une nouvelle manière de classer les conflits, fondée sur les faits spatiaux et temporels plutôt que sur des catégories expertes. Les auteurs critiquent les classifications classiques comme “guerre civile” ou “invasion”, jugées heuristiques et peu reproductibles. Elles reposent sur des jugements d’experts difficiles à comparer à l’échelle mondiale et peu adaptés à la complexité actuelle des violences. L’étude s’appuie sur plus de 20 ans de données fines du projet ACLED, combinées à des informations climatiques, géographiques, économiques et démographiques en Afrique. Un algorithme identifie automatiquement des chaînes d’événements violents liées dans l’espace et le temps. Trois grands types de conflits émergent de façon stable. Les “conflits majeurs” sont durables, étendus, souvent transfrontaliers et situés dans des régions densément peuplées et bien connectées, comme l’insurrection de Boko Haram. Les “conflits locaux” sont plus contenus spatialement et temporellement. Ils se déroulent à l’intérieur d’un État, sur quelques mois, dans des espaces moins connectés, comme certains affrontements en Centrafrique. Les “événements sporadiques ou débordements” correspondent à des violences brèves et dispersées, souvent dans des zones périphériques peu peuplées ou mal équipées, par exemple les extensions ponctuelles d’Al-Shabaab hors de ses bastions. Contre toute attente, connaître le type de conflit n’améliore pas la prévision de sa gravité. Les liens statistiques entre catégories, durée ou nombre de morts sont faibles, montrant les limites actuelles des modèles prédictifs fondés sur les données existantes. L’étude propose ainsi une nouvelle cartographie des conflits, utile pour adapter les réponses humanitaires et politiques selon les territoires. Elle rappelle surtout que classer l’espace des violences ne suffit pas à prédire leur intensité. 

Lien ajouté le 30 mars 2026

« Western Cape gang monitor » [Surveillance des gangs du Cap-Occidental]  Global Initiative Against Transnational Organized Crime’s Western Cape Gang Monitor - Issue 8 https://globalinitiative.net/analysis/western-cape-gang-monitor-issue-8/

Le rapport du GIATO dresse une cartographie des violences de gangs dans le Cap-Occidental en Afrique du Sud. Les chercheurs décrivent un espace urbain fragmenté où les rivalités internes recomposent sans cesse les équilibres territoriaux.  Dans les Cape Flats, les foyers de violence se concentrent dans plusieurs quartiers. Factreton, Kensington ou Mitchells Plain voient s’intensifier les conflits liés aux "floor-crossing", ces défections qui déplacent les alliances et redessinent les territoires. À Manenberg et Hanover Park, les divisions internes jouent un rôle structurant. Les luttes de pouvoir au sein des Fancy Boys ou des Laughing Boys fragmentent l’espace et multiplient les affrontements, révélant une instabilité profondément ancrée. D’autres secteurs illustrent cette territorialisation violente. À Lotus River et Ottery, les Mongrels affrontent leurs rivaux dans des conflits anciens. À Steenberg et Muizenberg, les rivalités internes aux Junky Funky Kids ont déjà provoqué plusieurs morts. Les données reposent sur un travail de terrain approfondi. Entretiens avec habitants, membres de gangs et acteurs judiciaires. Elles montrent aussi une extension vers Saldanha Bay, signe d’une insertion croissante dans des réseaux criminels internationaux. Enfin, la culture dite "klipgooier" éclaire les mécanismes de recrutement. Elle marque l’entrée des jeunes dans la violence. L’espace urbain apparaît ainsi comme morcelé, instable et structuré par la conquête permanente du territoire. 

Lien ajouté le 31 mars 2026

« Près de 50 % de la population mondiale vit dans un pays engagé dans un conflit » (Le Grand Continent). 
En prenant en compte les conflits interétatiques (entre États), intra-étatiques (qui opposent un État à un ou des groupes armés non-étatiques), extra systémiques (un État opposé à un groupe armé non étatique en dehors du territoire de cet État) et non étatiques (des groupes armés entre eux, comme des rebelles, des organisations criminelles ou des groupes ethniques), 42 pays dans le monde sont engagés dans un conflit actif au 30 mars, selon une analyse réalisée sur la base des données d’ACLED. Ces pays concentrent près de la moitié (48,4 %) de la population mondiale, soit plus de 3,9 milliards de personnes :
  • Les conflits inter-étatiques demeurent relativement rares : outre la guerre russe contre l’Ukraine, seuls l’Afghanistan et le Pakistan, et une dizaine de pays du Moyen-Orient sont engagés dans une guerre, suite au lancement des frappes israélo-américaines contre l’Iran le 28 février 2026.
  • Des pays comptant des populations importantes — comme l’Inde, le Brésil, le Nigeria ou le Mexique — sont quant à eux engagés dans des conflits opposant les forces étatiques à divers gangs, groupes armés, cartels ou organisations terroristes.
  • Ils sont néanmoins considérés ici comme des « conflits actifs », au même titre que des guerres interétatiques, dès lors qu’ils provoquent plusieurs dizaines de morts par mois, aussi bien au sein des rangs de ces groupes que de la population civile.

Lien ajouté le 2 avril 2026

Joan Barceló, Keshana Ratnasingham, « Mental health impact of intragroup vs. intergroup wartime violence » [Impact sur la santé mentale des violences de guerre intragroupes versus intergroupes]. PNAS Nexus , Volume 5, Numéro 3, mars 2026,  https://doi.org/10.1093/pnasnexus/pgag058

Joan Barceló et Keshana Ratnasingham analysent les effets durables des guerres civiles sur les sociétés. Leur travail montre que la nature même des violences, internes ou externes au groupe, façonne différemment les trajectoires psychologiques. L’étude repose sur une enquête menée en 2022 auprès de 628 civils tamouls dans le district de Jaffna, au nord du Sri Lanka. Treize ans après la guerre, elle permet d’observer des effets profonds et persistants à l’échelle des individus et des territoires. Le résultat montre que les violences commises au sein du même groupe produisent un traumatisme bien plus intense. Les scores de stress post-traumatique augmentent près de quatre fois plus, et l’impact global est estimé entre trois et cinq fois supérieur. Cette intensité s’explique par une géographie du lien social. Les violences internes détruisent les solidarités locales, fragmentent les communautés et instaurent un sentiment de trahison. Le traumatisme ne vient plus seulement du danger, mais de la rupture du tissu social. À l’inverse, les violences intergroupes permettent souvent d’identifier clairement un ennemi extérieur. Cette mise à distance favorise des mécanismes de reconstruction. Elle peut même produire une forme de croissance post-traumatique, observée chez 38,2% des enquêtés. Les données révèlent une coexistence complexe entre souffrance et résilience. 43,3% des personnes interrogées présentent encore un syndrome de stress post-traumatique probable, montrant que les effets de la guerre s’inscrivent durablement dans les sociétés. L’étude rappelle aussi que ces situations sont loin d’être marginales. Environ 45% des conflits depuis la fin de la guerre froide impliquent des violences internes aux groupes, une dimension pourtant souvent sous-estimée dans l’analyse des guerres contemporaines.Ces résultats invitent à repenser les politiques post-conflit. Là où les violences sont internes, la reconstruction passe par la restauration de la confiance et des réseaux sociaux locaux, conditions essentielles pour stabiliser durablement les territoires.

Lien ajouté le 15 avril 2026

« Après trois ans de guerre au Soudan, l’urgence de replacer le conflit au centre de l’attention  » (Libération).

Le dossier que Libération consacre au Soudan décrit une guerre largement invisibilisée, devenue en 3 ans la plus grave crise humanitaire mondiale. Le Soudan apparaît comme un espace en décomposition, où s’entrelacent effondrement étatique, violences armées et recompositions territoriales. Le conflit naît de l’échec de la transition post-2019. L’armée du général Al-Burhane affronte les RSF du général Hemetti, deux forces issues du même régime. Cette rivalité interne transforme une crise politique en guerre prolongée, sans horizon de sortie négociée. Le territoire se fragmente progressivement. L’armée contrôle l’est et le centre, dont Khartoum et la vallée du Nil, tandis que les RSF dominent le Darfour. Cette partition de fait illustre une territorialisation militaire durable, structurée par des bases régionales historiques. Les fronts se déplacent et se complexifient. Après Khartoum et le Darfour, le Kordofan devient un espace central des affrontements. L’absence de lignes de front claires et la multiplication des combats urbains exposent directement les populations civiles. Les violences atteignent un seuil critique. L’ONU évoque des indices de génocide à El-Fasher. L’usage croissant des drones, quasi absents au début du conflit, provoque près de 700 morts civils début 2026, marquant une intensification technologique de la guerre. La crise humanitaire est massive et structurelle. Plus de 11 millions de déplacés, dont 4 millions à l’étranger, et 30 millions de personnes dépendantes de l’aide. Patrick Youssef (CICR) insiste sur l’ampleur des besoins et la difficulté d’accès aux populations. Les infrastructures vitales sont profondément dégradées. Entre 70% et 80% des hôpitaux sont hors service, les réseaux d’eau sont détruits, favorisant la diffusion du choléra. Cette désorganisation sanitaire accentue la vulnérabilité des sociétés locales. Le conflit s’inscrit dans un jeu régional complexe. Égypte et Érythrée soutiennent Khartoum, tandis que les Émirats arabes unis appuient les RSF. Ces ingérences extérieures transforment le conflit en espace de rivalités géopolitiques imbriquées. Les tentatives diplomatiques échouent à imposer une solution. Le « Quad » et la conférence de Berlin peinent à relancer les négociations. Chaque camp reste convaincu de pouvoir l’emporter militairement, ce qui bloque toute dynamique de compromis. Le Soudan illustre une crise systémique durable. Fragmentation territoriale, effondrement des services et instrumentalisation régionale s’articulent. Cet espace devient un foyer majeur d’instabilité, où les civils subissent les recompositions géopolitiques. Lors de deux reportages pour « Le Monde » en 2024 et 2025, le photographe franco-syrien a sillonné le pays où sévit l’une des pires crises humanitaires au monde, liée à la guerre civile (« Le photojournaliste franco-syrien Abdulmonam Eassa récompensé pour ses images au Soudan »)

Lien ajouté le 14 mai 2026

« Les déplacements internes causés par la violence ou les conflits ont atteint un niveau record en 2025 ».  Le chiffre de 32,3 millions (soit 60% de plus qu’en 2024) dépasse pour la première fois le nombre de personnes déplacées par des catastrophes naturelles, portant le total à 82,2 millions de personnes déplacées dans le monde (The Guardian).

En 2025, selon l’IDMC cité par Olivia Lee, les conflits provoquent 32,3 millions de déplacements internes, soit 60% de plus qu’en 2024, et dépassent pour la première fois les catastrophes naturelles depuis le début des relevés en 2008. Dans ces statistiques, un déplacement interne désigne chaque fuite à l’intérieur d’un même État, ce qui change l’échelle du drame humain, car une même personne peut être chassée deux ou trois fois par la guerre, l’insécurité ou l’effondrement local des services. Le monde compte encore 82,2 millions de personnes déplacées internes en 2025, après le pic de 83,5 millions atteint en 2024. Cette baisse apparente reste fragile, car elle dépend aussi de retours forcés, d’infrastructures détruites et de données incomplètes. Plus de 83% des personnes déplacées dans leur propre pays fuient les conflits et les violences, tandis que les catastrophes naturelles entraînent 29,9 millions de déplacements. La guerre devient ainsi un puissant facteur de désorganisation des territoires habités. Jan Egeland, secrétaire général du Norwegian Refugee Council, voit dans ces chiffres le signe d’un effondrement mondial de la protection des civils, car des familles reviennent parfois vers des maisons détruites, sans services, ou ne peuvent plus rentrer du tout. Près de la moitié des personnes déplacées par les conflits se concentrent dans cinq pays. Le Soudan, la Colombie, la Syrie, le Yémen et l’Afghanistan. Le Soudan demeure, pour la troisième année consécutive, le principal foyer mondial de déplacement interne. Les conflits armés internationaux recomposent fortement la carte des mobilités forcées, puisque 46% des déplacements liés à la violence leur sont associés en 2025, presque deux fois plus qu’un an plus tôt. L’Iran et la RDC en concentrent à eux seuls les deux tiers. Tracy Lucas, directrice de l’IDMC, rappelle que l’exil intérieur se répète souvent pour les mêmes familles, alors que les systèmes de protection se défont. Derrière les chiffres, des lieux de vie deviennent durablement inhabitables. 


Articles connexes






Geonames, une base mondiale pour chercher des noms de lieux géographiques


 Le site GeoNames.org constitue une base de données géographiques gratuite et en libre accès sur Internet. Cette base regroupe 25 millions de noms géographiques, soit plus de 11 millions de lieux avec leurs coordonnées géographiques (dont 4,8 millions de lieux habités) et 13 millions de lieux autres, non géoréférencés.
L'interface du site est assez simple. Il suffit de saisir un nom de lieu ou un toponyme (par exemple ici les noms de lieux comportant le mot "ville"), puis une zone géographique (la France ou le monde par exemple). Aussitôt les résultats s'affichent sur une page avec l'ensemble des lieux, leur pays d'origine, leurs coordonnées géographiques (en projection WG84) et leur population (s'il s'agit de lieux habités) : 890 lieux géographiques comportent le mot "ville" en France (aussi bien en préfixe qu'en suffixe, comme par exemple "Francheville" ou "Villefranche" par exemple). Mais ils sont 25 905 dans le monde !


Les résultats peuvent être directement visualisés sur une carte Google Maps et téléchargés sous forme de fichier KML pour être réutilisés dans Google Earth ou dans un SIG. Un API permet également d'interroger l'interface à distance et d'incorporer la carte dans un site. Geonames propose des cartes thématiques déjà faites concernant les noms des plus hautes montagnes, des grandes villes, des capitales... S'agissant des toponymes en "villes" que nous cherchions, ils sont clairement plus nombreux dans le Nord et l'Est de la France.


Les noms de lieux avec leurs coordonnées géographiques sont classés en 9 catégories et 645 sous-catégories. Ils sont téléchargeables sous forme de fichiers txt par ordre alphabétique sur le site Geonames Dump. Attention : cela représente plusieurs gigaoctets de données !

Un point important est à souligner : bien qu'elle soit très large, la base GeoNames n'offre pas une couverture égale pour tous les pays. Les États-Unis ont la meilleure couverture avec plus de 2 millions de lieux géographiques. Après les États-Unis, les pays les plus couverts sont la Chine, l’Inde, le Mexique, la Russie, le Canada et la Thaïlande. En Europe, c'est de loin la Norvège qui a été la mieux renseignée dans la base, en Afrique c'est le Maroc. 



GeoNames puise ses informations dans une longue liste de sources, qui va de fournisseurs officiels de données géographiques (comme par exemple l'IGN) à des fournisseurs privés (par exemple des chaînes d'hôtels). Cette disparité des sources est à l'origine d'une couverture assez inégale. En France, l'un des outils les plus pratiques reste le géocatalogue proposé par le Géoportail. L'IGN a produit en outre un glossaire des noms de lieux. La BD NYME de l'IGN a été remplacée par le thème "Toponymes" de la BD TOPO (plus précise que Geonames pour chercher des toponymes à l'échelle locale).
 

Rassurez-vous, si vous ne souhaitez pas traiter les 11 millions de noms de lieux géographiques compris dans la base Geonames, certains passionnés des Big Data ont commencé à le faire pour vous. C'est le cas de Topi Tjukanov, expert dans l'exploitation de grosses bases de données géospatiales. Nous avons déjà présenté l'une de ces productions dans un billet sur les data visualisations pour étudier l'expansion urbaine. L'auteur a publié sur son blog le 20 novembre 2018 un article donnant quelques-uns de ses résultats  : Places and their names - observations from 11 million place names (voir son billet).

Malgré ses limites, GeoNames est une excellente source d'informations pour chercher et afficher des noms de lieux à l'échelle mondiale. Topi Tjukanov a utilisé PostGis pour effectuer les requêtes SQL et QGIS pour représenter les données sous forme de cartes. A l'échelle mondiale, la densité des noms est telle qu'elle reproduit en quelque sorte l'empreinte humaine à la surface du globe (c'est quasiment l'oekumène qui se donne à voir à travers la façon dont l'homme a exploré et nommé les lieux).



C'est ainsi qu'on apprend que les noms répertoriés dans Geonames comportent en moyenne 13 caractères. 21 noms ont seulement un caractère et 3 072 en ont deux. Voici la carte d'Europe des noms qui comportent seulement trois caractères. 

Certains toponymes sont récurrents comme par exemple ceux qui portent le nom d'un saint en Amérique du Sud (cf préfixe en San- ou en Santa-). Aux Etats-Unis, le nom de "Washington" se retrouve près d'une quarantaine de fois et ne désigne pas que la capitale fédérale. Topi Tjukanov a cherché par ailleurs à reconstituer l'aire géographique de toponymes ou de suffixes caractéristiques d'une langue ou d'une culture. Pour l'Europe du Nord, il propose un gif animé très intéressant qui montre l'extension des toponymes en by, havn, hus ou en borg. C'est une manière de travailler sur les toponymes scandinaves et de mesurer l'extension des noms d'origine viking sur lesquels il y a tant de discussions et d'incertitudes. A propos du toponyme de "ville" concentré dans le Nord de la France et tout particulièrement en Normandie, voici la carte que l'auteur nous livre. Mais on peut retrouver le toponyme de l'Afrique (Libreville, Brazzaville...) jusqu'aux États-Unis (Knoxville, Nashville...).



Vous connaissez peut-être le film "Paris, Texas" de Wim Wenders, mais savez-vous par exemple combien de lieux géographiques ont le nom de "Paris" dans le monde ? Vous serez surpris du résultat : 15 844 ! En réalité le moteur de recherche fonctionne en plein texte et recense toutes les occurrences, aussi bien les monuments, les gares, les arrondissements de la capitale que les places ou les hôtels dans le monde qui font référence à Paris.  Pour être vraiment pertinente, la base Geonames a donc besoin de faire l'objet de requêtes attributaires par l'utilisateur. Il faut donc soit télécharger la base de données et lui appliquer des traitements dans un tableur, soit utiliser le moteur interne du site en lui appliquant des filtres.



A vous de jouer maintenant avec la base de données GeoNames... 

Lien ajouté le 16 décembre 2018

Wikidata Query Service peut rendre un service équivalent à GeoName. Ce service permet d'interroger la base de données de tous les noms compris dans OpenStreetMap à l'échelle du monde et notamment de la France. Il suffit de choisir un terme et une commune. Voici par exemple l'ensemble des communes françaises dont le nom finit en -ac.

Pour plus de détail sur ce site : Utiliser Wikidata pour chercher des informations géographiques.


Lien ajouté le 18 janvier 2019

Une carte des noms de lieux aux Etats-Unis sous forme de story map.
http://nation.maps.arcgis.com/apps/Cascade/index.html

Les noms pour désigner les trouées, brèches, passages et autres cols montagneux diffèrent en fonction des régions aux Etats-Unis.

Lien ajouté le 30 janvier 2019

Ce site permet de créer des cartes à partir des noms de communes. L'interface offre la possibilité de faire des comparaisons entre trois types de toponymes (indiqués de 3 couleurs différentes). On peut  utiliser des préfixes ou des suffixes (par exemple des noms de communes commençant par ville- ou finissant par -ac...).  Les noms de lieux sont fournies par la base de données d'OpenStreetMap.
http://ssz.fr/places/



Le site Saints & Sinners indique l'emplacement des villes et villages avec le préfixe "saint", "san" ou santa" en Europe et aux Etats-Unis. La base de noms utilisée est celle d'OpenStreetMap.



 Lien ajouté le 30 novembre 2019

Liens ajoutés le 18 janvier 2020




Lien ajouté le 24 mars 2020

Suffixes les plus communs dans les noms de communes en France. A télécharger en haute résolution sur MapPorn.

Liens ajoutés le 2 mai 2023

Most Likely Town. The Pudding propose une carte des lieux portant le même nom aux Etats-Unis. L'application permet de calculer à quel lieu une personne fait probablement référence en fonction de l'endroit où elle se trouve. Chaque comté obtient un score fondé sur la combinaison de sa proximité, de sa population et de sa longueur d'article dans Wikipédia.

Visit Paris Without Leaving Home. Les États-Unis regorgent de villes nommées d'après des noms de lieux étrangers : on peut faire un voyage à Naples, à New York ou à Paris, tout en restant dans l'Illinois. Des lieux exotiques de ce type, il y en a tellement que l'on pourrait faire un tour du monde sans jamais quitter les États-Unis. Ce site permet de découvrir ces itinéraires où l'on croit changer de pays tout en restant aux Etats-Unis et sans besoin d'avoir un passeport.

Lien ajouté le 2 avril 2024
Articles connexes

Carte à la Une sur le site Géoconfluences : une carte mosaïque très originale de "selfoods"


Le site Géoconfluences, qui a pour objectif de diffuser des ressources scientifiques pour l'enseignement de la géographie, consacre sa rubrique Cartes à la une à la présentation et l'analyse de cartes. Il s'agit de mettre en avant des cartes sur support papier ou numérique, anciennes ou actuelles, qui valent pour l'intérêt de leur mode de construction, pour l'actualité du phénomène qu'elles représentent ou encore pour leur originalité ou leur caractère artistique.

La carte mise à la une en janvier 2019 rassemble tous ces caractères à la fois. Il s'agit d'une carte en mosaïque d'images représentant des selfoods (traduisez des "selfies" ou autoportraits de plats consommés quotidiennement par des collégiens). Ces séries de selfoods ne sont pas de simples photos d’assiettes, mais mettent en scène un autoportrait des adolescents. Elles disent : « Nous sommes ce que nous mangeons ».

Cette "carte mosaïque de selfoods" vaut également par l'originalité du projet de recherche-action qui rassemble des enseignants, des élèves et des chercheurs. Le résultat final est aussi très esthétique : quasiment une oeuvre artistique en soi. A découvrir et s'en inspirer pour des activités pédagogiques !


 
A compléter par le site TasteAtlas : un atlas des spécialités culinaires avec leurs ingrédients pour découvrir la diversité des modes alimentaires.
http://www.tasteatlas.com/


Articles connexes