Adapt’Canicules. Identifier les vulnérabilités des quartiers populaires face aux canicules


Le site Adapt’Canicules permet d'analyser le risque caniculaire des quartiers prioritaires de la politique de la ville pour 137 agglomérations de l’hexagone. Développée par RésO Villes, l'application permet d’évaluer la vulnérabilité aux canicules et d'identifier les priorités d’actions à engager sur les quartiers les plus fragiles.

Quelles sont les vulnérabilités des populations ?

Pour comprendre comment se répartissent les vulnérabilités des populations à la canicule dans un territoire urbain, le site identifie les facteurs de vulnérabilité suivants. On pourrait en choisir d'autres, mais ils sont tout de même assez pertinents (ils figurent en tous les cas parmi les données carroyées à 200m de l'INSEE) :

  • La pauvreté,
  • Les enfants en bas âge (0-3 ans),
  • Les plus de 65 ans et la situation résidentielle,
  • Les conditions de logement.

Est-ce que l’environnement urbain est favorable en cas de canicule ?

Si l’exposition d’un territoire au risque est inégale, est-ce que ses différents secteurs fournissent des qualités d’environnement et de proximité d’équipements qui peuvent aider à minimiser ou accompagner les habitants lors de fortes chaleurs ? Les auteurs ont cherché à analyser pour chacun des territoires si l’environnement urbain est favorable en cas de canicule, en ce qui concerne en particulier :

  • Le couvert arboré
  • L’accessibilité à des lieux extérieurs source de fraîcheur
  • L’accessibilité à des lieux de soin
  • La proximité à des lieux d’information
  • L’accessibilité à des lieux intérieurs frais

Le croisement des indicateurs de vulnérabilité sociale et environnementale permet d’obtenir un indicateur synthétique (voir le détail de la méthodologie avec les différents indicateurs utilisés).

Une cartographie interactive est proposée pour les risques caniculaires, pour l'instant disponible pour les agglomérations suivantes :

Ressources complémentaires
Lien ajouté le 9 décembre 2025

« Webinaire : Face au changement climatique, quelles stratégies d’adaptation dans les QPV ?  » (Youtube).

Le Réseau national des Centres de ressources Politique de la ville (RNCRPV) a proposé un webinaire sur les stratégies d’adaptation pour les Quartiers prioritaires de la ville face au changement climatique. Il s'est tenu le 3 décembre 2025. Dans un contexte où les « impacts » sociaux du changement climatique sont de mieux en mieux identifiés (exposition aux pollutions, îlots de chaleur, inondations, feux de forêts…), les acteurs du champ du social sont amenés à intégrer des stratégies d’adaptation dans les mesures de prévention et de lutte contre les inégalités. Ainsi, des outils et des analyses multifactorielles sont développés pour caractériser les vulnérabilités spécifiques des quartiers prioritaires face au changement climatique et prioriser l’action publique. À partir de ces constats, des solutions d’adaptation fondées sur la nature sont développées. Celles-ci découlent d’un accompagnement global des territoires.
Le replay de ce webinaire s’adresse aux acteurs de la politique de la ville, de la transition écologique, aux bailleurs sociaux et aux associations. Il permet de partager les avancées, analyses, questionnements, besoins sur ce sujet et de contribuer à préciser les enjeux et conditions de développement de politiques d’adaptation au changement climatique des quartiers prioritaires.


Lien ajouté le 7 février 2026

Zekun Li et al., « Évaluation de l’équité sociale et des risques liés à la chaleur urbaine grâce à l’apprentissage automatique d’images de télédétection : une étude de cas à Pittsburgh », Sustainable Cities and Society (2026). https://phys.org/news/2026-02-pittsburgh-links-dark-roofs-roads.html

Des chercheurs analysent à travers l'exemple de Pittsburgh comment la couleur, le matériau et la répartition des surfaces urbaines influencent l’intensité de la chaleur et la distribution sociale des risques climatiques. Ils montrent que les choix d’aménagement façonnent les inégalités environnementales. L’étude montre que 55% de la ville est couverte de surfaces imperméables. Toits, routes et parkings représentent l’essentiel, et 52% de ces surfaces sont sombres. Cette dominante matérielle modifie fortement le bilan thermique urbain. Les températures de surface estivales atteignent des niveaux extrêmes. Le maximum observé dépasse 68,5°C dans des quartiers industriels peu végétalisés. À l’inverse, les zones boisées restent proches de 18°C, illustrant l’effet refroidissant de la végétation. Les quartiers historiquement marqués par le redlining sont plus exposés. Ils comptent 12,6% de surfaces sombres en plus et sont en moyenne 2,6°C plus chauds l’été. L’héritage des politiques urbaines passées pèse encore sur les conditions climatiques locales. L’analyse statistique précise les mécanismes. Chaque augmentation de 1% de surfaces sombres élève la température de surface estivale d’environ 0,18°C. À l’inverse, 1% de surface végétalisée réduit la température moyenne de près de 0,19°C. Les auteurs croisent données thermiques et indice de vulnérabilité sociale. Les corrélations sont modestes mais réelles. Les zones les plus chaudes concentrent davantage de populations socialement vulnérables, révélant une inégalité socio-climatique diffuse à l’échelle urbaine. La méthode mobilise l’imagerie satellitaire haute résolution et l’apprentissage automatique. Elle permet de classer les surfaces en catégories simples. Surfaces sombres, claires ou végétalisées. Ce langage opérationnel facilite le passage de la science à l’action publique. La lutte contre les îlots de chaleur passe par des choix matériels ciblés. Réduire les surfaces sombres et renforcer la végétation peut atténuer la chaleur et corriger des inégalités héritées. Les surfaces urbaines deviennent un levier de justice climatique.

Articles connexes

Ilots de chaleur et inégalités urbaines en France


Cartographier les inégalités en France à partir des données carroyées de l'INSEE




Risques interconnectés de catastrophe (rapport de l'ONU)


Source : Interconnected Disaster Risks : Turning Over a New Leaf (rapport de l'ONU, avril 2025)

Le rapport "Risques interconnectés de catastrophe 2025" de l'Université des Nations Unies (UNU-EHS) identifie 5 leviers pour un monde durable : 1) mieux gérer les déchets, 2) se reconnecter à la nature, 3) répartir équitablement les responsabilités, 4) penser à long terme et 5) redéfinir la valeur. Il s’appuie sur des exemples concrets. Le rapport déplace l'accent du diagnostic des problèmes vers la définition de solutions. Il établit que nombre des solutions actuelles sont superficielles et que, pour créer un changement durable, nous devons remettre en question les structures sociétales et les mentalités qui perpétuent ces défis.

Malgré des décennies d'avertissements de la part des scientifiques, de nouveaux extrêmes négatifs font l'actualité presque quotidiennement. Les scientifiques nous indiquent ce qui doit changer : cesser d'utiliser les combustibles fossiles ; protéger et restaurer les écosystèmes ; vivre durablement.Néanmoins, nous progressons peu vers ces objectifs. On peut donc se demander : si nous savons ce que nous devons faire, pourquoi ne le faisons-nous pas ?

Les éditions précédentes du rapport « Risques interconnectés de catastrophes » ont analysé l'interdépendance des catastrophes que nous observons et les points de bascule que nous atteindrons si l'humanité continue d'affaiblir les systèmes dont nous dépendons tous. L'édition de cette année s'inscrit dans la continuité des précédentes éditions en posant la question centrale qui préoccupe beaucoup de personnes : comment changer de cap ? Le rapport 2025 Turning Over a New Leaf analyse à quoi pourrait ressembler le monde si nous procédions à ces changements, et ce qui nous en empêche.

Appliquée à l'exemple des déchets, la théorie du changement profond identifie les valeurs sous-jacentes en jeu, à savoir notre hypothèse selon laquelle la consommation matérielle est source de bonheur, ou que le « neuf » est meilleur que le vieux, ce qui nous pousse à accumuler toujours plus et à jeter les objets usagés. Tant que notre système reposera sur ces hypothèses, toute mesure de gestion des déchets peinera à être véritablement efficace. Le recyclage n'a qu'une certaine efficacité si nous continuons à produire des volumes toujours croissants de déchets. En fait, des recherches montrent que la possibilité de recycler peut même augmenter la quantité de déchets produits.

Si notre définition d'un avenir plus désirable est celle d'un monde sans déchets, nous devons remettre en question les croyances sous-jacentes du système. Si nous acceptions que les ressources soient limitées et précieuses, nos objectifs et nos structures seraient différents de ceux d'aujourd'hui. Nous pourrions, par exemple, valoriser davantage nos biens actuels et chercher à prolonger leur durée de vie. Pour y parvenir, il faudrait également adopter des structures différentes. Nous pourrions par exemple adopter des lois obligeant les entreprises à proposer la réparation des produits cassés, ou à les concevoir de manière à ce que les pièces puissent être remplacées afin de les maintenir en service le plus longtemps possible.

Des études ont montré que le public entend actuellement parler de manière disproportionnée d'une part restreinte de la science climatique : principalement des sciences naturelles, et surtout de projections négatives. Si ces projections doivent être prises au sérieux et peuvent faire la une des journaux, elles suscitent souvent la peur et une paralysie potentielle, le public se sentant condamné quoi qu'il arrive. De plus, face à des projections négatives, notre réaction naturelle est de réfléchir aux moyens de les prévenir. Cela se traduit par des objectifs et des cibles tels que « limiter le changement climatique » ou « prévenir la perte de biodiversité ». Cependant, le rapport soutient que nous ne devons pas nous contenter de stopper les pires impacts. Nous pouvons plutôt œuvrer activement à la création d'un monde où nous aimerions vivre. 

L'édition précédente Interconnected Disaster Risks avait mis en garde contre des points de basculement irréversibles en matière de risques. En 2025, les auteurs ont repris là où le dernier rapport s'était arrêté en développant une voie à suivre : la théorie du changement profond  (ToDC). Cette théorie s'attaque aux causes profondes des problèmes mondiaux, identifiant les structures et les présupposés sociaux qui les entretiennent. Par exemple, lorsqu'une rivière est tellement encombrée de déchets plastiques qu'elle provoque des inondations catastrophiques, les citoyens pourraient critiquer le système de gestion des déchets et réclamer davantage de recyclage. Les scientifiques comparent leur modèle à un arbre, où les résultats visibles sont les fruits, mais les vrais problèmes se situent au niveau des racines : des racines pourries produisent des fruits pourris. La ToDC distingue deux types de leviers qui doivent se combiner pour créer un changement profond et durable : les leviers intérieurs et extérieurs. 

Pour télécharger les ressources en pdf :

1- Se reconnecter avec la nature
2- Reconsidérer les responsabilités
3- Redéfinir la valeur
4- Réimaginer le futur
5-Repenser les déchets


Lien ajouté le 3 mai 2025

Répartition des décès dus aux catastrophes (1950-2020). Comment les schémas de mortalité liés aux catastrophes naturelles ont évolué au fil du temps. Cet exercice de datavisualisation proposé par Steven Pons propose de partir de graphiques existants et d'utiliser l'IA pour produire une représentation différente du phénomène de manière à mieux faire apparaître les courbes de crêtes (plus efficaces qu'une visualisation en barres empilées).
https://stevenponce.netlify.app/data_visualizations/SWD%20Challenge/2025/swd_2025_05.html


Lien ajouté le 13 octobre 2025

Les récifs coralliens ont franchi un "point de basculement" (tipping point) climatique (France Info). Des chercheurs ont noté dans une étude "un dépérissement sans précédent des récifs, affectant la subsistance de centaines de millions de personnes qui en dépendent".  Les récifs coralliens ont quasi certainement franchi un point de basculement catastrophique, avertissent des chercheurs dans une étude de référence publiée lundi 13 octobre 2025. Une équipe internationale de quelque 160 scientifiques s'est penchée sur l'état de santé de la planète en scrutant des "points de basculement" potentiels qui pousseraient ses écosystèmes au bord du gouffre. Si ces points sont franchis, un effet domino de catastrophes en cascade, souvent irréversibles, peut se déclencher. Pour en savoir plus : Rapport mondial sur les risques de basculement (2025)

Lien ajouté le 3 novembre 2025

No time to discourse (« Pas le temps de discuter ») est un atlas spéculatif des catastrophes climatiques en Amérique du Nord. Incendies de forêt, inondations, sécheresses, ouragans, chaleurs caniculaires… Des milliers de catastrophes y sont recensées, aucune ne s’est encore produite, toutes sont en train de se produire, aujourd’hui, demain et dans les années à venir.

Lien ajouté le 11 mars 2026

Cartographie : Comment les phénomènes météorologiques extrêmes détruisent les récoltes à travers le monde (Carbon Brief). 
Les phénomènes météorologiques extrêmes peuvent nuire à la production alimentaire de bien des façons. Carbon Brief a analysé la couverture médiatique mondiale des trois dernières années afin d'identifier les reportages sur les événements météorologiques extrêmes ayant endommagé les récoltes. Carbon Brief a utilisé les événements recensés dans l'analyse des médias pour créer une carte qui montre 140 cas de récoltes détruites par la chaleur, la sécheresse, les inondations et autres phénomènes extrêmes entre 2023 et 2025. Les conditions météorologiques ont toujours joué un rôle majeur dans les résultats de la production alimentaire, et les conditions extrêmes ont invariablement constitué une difficulté supplémentaire et imprévisible. Ce phénomène est aujourd'hui exacerbé par le changement climatique d'origine humaine, qui fait que bon nombre de ces événements extrêmes se produisent plus fréquemment et avec une plus grande intensité. Certains des événements figurant sur la carte ont fait l'objet d'études d'« attribution » spécifiques , qui quantifient l'influence du changement climatique sur leur gravité ou leur fréquence.

Articles connexes

Carte mondiale d'exposition aux risques climatiques, de conflit et à la vulnérabilité

Carte de répartition des risques naturels en France métropolitaine (IGN)

Rapport du Forum économique mondial sur la perception des risques globaux


Etudier les risques de pénurie d'eau dans le monde avec l'Atlas Aqueduct du WRI

Analyser et discuter les cartes de risques : exemple à partir de l'Indice mondial des risques climatiques

Aborder la question de l'inégalité des pays face au changement climatique

La France est-elle préparée aux dérèglements climatiques à l'horizon 2050 ?

Data visualisation sur la responsabilité et la vulnérabilité par rapport au changement climatique

Atlas climatique interactif Copernicus


Les satellites de nouvelle génération cartographient les fonds marins depuis l'espace (SWOT)


Source : Next-Generation Water Satellite Maps Seafloor From Space (NASA)

Des cartes plus précises basées sur les données de la mission SWOT (Surface Water and Ocean Topography) peuvent améliorer la navigation sous-marine et permettre une meilleure connaissance de la façon dont la chaleur et la vie se déplacent dans l'océan mondial. Les navires équipés d'instruments sonars peuvent effectuer des mesures directes et extrêmement détaillées des fonds marins. Cependant, à ce jour, seulement 25 % environ de ces fonds ont été étudiés de cette manière. 

Pour obtenir une image globale des fonds marins, les chercheurs se sont appuyés sur des données satellitaires. Dans le cadre de ces efforts continus, une équipe soutenue par la NASA a récemment publié l'une des cartes les plus détaillées à ce jour des fonds océaniques, grâce aux données du satellite SWOT, fruit d'une collaboration entre la NASA et le Centre national d'études spatiales (CNES).

Topographie des eaux de surface et des océans (SWOT) -  Source : Studio de visualisation scientifique de la NASA 

Cette animation présente les caractéristiques des fonds marins dérivées des données SWOT concernant les régions au large du Mexique, de l'Amérique du Sud et de la péninsule Antarctique. Le violet indique les régions plus basses. Les zones plus élevées, comme les monts sous-marins, sont représentées en vert. L'Eötvös est l'unité de mesure des données gravimétriques utilisées pour créer ces cartes.

Des cartes plus précises des fonds marins sont essentielles à diverses activités maritimes, notamment la navigation et la pose de câbles de communication sous-marins. Elles sont également importantes pour mieux comprendre les courants et les marées des grands fonds, qui influencent la vie dans les abysses, ainsi que les processus géologiques comme la tectonique des plaques. Les montagnes sous-marines, appelées monts sous-marins, et d'autres formations océaniques, comme leurs cousins ​​plus petits, les collines abyssales, influencent le mouvement de la chaleur et des nutriments dans les profondeurs et peuvent attirer la vie. Les effets de ces caractéristiques physiques se font même sentir à la surface par l'influence qu'elles exercent sur les écosystèmes dont dépendent les communautés humaines.

La cartographie des fonds marins n'est pas l' objectif principal de la mission SWOT. Lancé en décembre 2022, le satellite mesure la hauteur d'eau sur la quasi-totalité de la surface terrestre, y compris l'océan, les lacs, les réservoirs et les rivières. Les chercheurs peuvent exploiter ces différences de hauteur pour créer une sorte de carte topographique de la surface de l'eau douce et de l'eau de mer. Ces données peuvent ensuite être utilisées pour évaluer l'évolution de la banquise ou suivre la progression des inondations le long des rivières.

La carte des fonds marins basée sur SWOT a été publiée dans la revue Science en décembre 2024. On peut également la télécharger sur le site de la NASA (Seamounts and Abyssal Hills Mapped From Space).

Monts sous-marins et collines abyssales cartographiés depuis l'espace (Source : NASA)

Les données SWOT (Surface Water and Ocean Topography) sont accessibles à partir du site de la NASA et du site du CNES qui ont travaillé en collaboration. Ces données renseignent sur les caractéristiques des océans, mais aussi sur la surface terrestre concernant les rivières, les lacs ou encore le déficit hydrique (données lacustres visualisables directement sur le site Hydroweb).

Lien ajouté le 12 octobre 2025

« Le satellite SWOT révèle les propriétés des vagues extrêmes » (insu.cnrs.fr).

Le programme SWOT, mission conjointe NASA-CNES lancée en 2022, révolutionne l’observation des océans. En cartographiant la surface de la mer à 250 m de résolution, il a mesuré une vague record de 19,7 m, révélant la dynamique des tempêtes extrêmes et leurs effets planétaires. Les vagues extrêmes se forment lorsque la vitesse du vent et celle des vagues se synchronisent, concentrant une énergie colossale dans un rayon de 300 km. SWOT permet d’observer ces zones inaccessibles où la puissance des océans se manifeste pleinement. Coordonné par des chercheurs du CNRS Terre & Univers, le programme a catalogué toutes les tempêtes depuis 1991. Les anciens satellites altimétriques mesuraient au plus 18,5 m, mais SWOT, grâce à sa vision latérale inédite, détecte les vagues individuelles au cœur des tempêtes. En décembre 2024, lors de la tempête Eddie dans le Pacifique Nord, SWOT a observé des vagues de 19,7 m. Cette "cascade d’énergie", reliant les vagues courtes aux plus longues, confirme la théorie de Hasselmann (1962) sur les interactions non linéaires entre ondes. Les chercheurs ont mesuré des houles de 400 à 1 600 m de longueur, propagées jusqu’à 5 600 km de la tempête, observées encore à 6 cm de hauteur. Ces mesures précises permettent d’affiner les modèles spectraux utilisés depuis les années 1960 dans la modélisation marine. SWOT ouvre une ère nouvelle pour la sécurité maritime et la conception côtière. En reliant observation, physique et géographie, cette mission franco-américaine éclaire les circulations océaniques et les risques liés aux vagues géantes. 

En savoir plus : 

Ardhuin F., Postec T., Accensi M., Piolle J.-F., Dodet G., Passaro M., De Carlo M., Husson R., Guitton G., Collard F., "Sizing the largest ocean waves using the SWOT mission", Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), 2025, Vol. 122, No. 38, https://doi.org/10.1073/pnas.2513381122

Lien ajouté le 25 octobre 2025

« Climat : la donnée change la donne » (CNES Mag).

Marqueur objectif, la donnée alimente les modèles scientifiques et mesure une évolution fiable et factuelle dans le temps. Outil pédagogique dans des projets dédiés aux plus jeunes, elle les éveille à l’importance de la démarche scientifique pour questionner le monde qui les entoure. Enfin, la donnée spatiale est le cœur de métier de plusieurs équipes au CNES dont vous découvrirez les activités au fil des pages de ce numéro. Notre responsabilité en tant qu’acteur public est de faire connaître les différents usages de la donnée spatiale au service des citoyens et de lutter à notre niveau contre la désinformation en matière de climat.

Lien ajouté le 22 janvier 2026

SWOT dresse la première carte mondiale du débit des rivières vues depuis l’espace. Les équipes scientifiques de la NASA et du CNES ont publié la toute première estimation globale du débit des rivières et des sédiments en suspension, observée depuis l’espace. Grâce aux données du satellite SWOT (Surface Water and Ocean Topography), il est désormais possible d’estimer le débit des rivières (volume d’eau s’écoulant par seconde) et la concentration en sédiments pour tous les cours d’eau de plus de 50 mètres de large, partout sur la planète. Ces données ouvrent des perspectives majeures pour la gestion durable de l’eau douce, la prévision des crues et des inondations et l’anticipation des rendements agricoles. Accès aux données sur le site de la NASA.

Lien ajouté le 5 mars 2026

Cerbelaud, A., Wade, J., David, CH et al. Wide-swath altimetry maps bank shapes and storage changes in global rivers [Cartographie altimétrique à large bande des formes de berges et des variations de stockage des fleuves du monde entier]. Nature (2026). https://doi.org/10.1038/s41586-026-10218-y

Des chercheurs publient dans la revue Nature une analyse hydrologique fondée sur les observations du satellite SWOT. Leur travail éclaire à l’échelle mondiale la forme des fleuves et les variations de leur stockage d’eau, ressource centrale pour les sociétés. Les fleuves ne représentent qu’environ 1% de l’eau douce liquide présente à la surface de la Terre. Pourtant, ils constituent la ressource la plus directement accessible pour les sociétés humaines. Jusqu’à présent, leurs variations de stockage restaient très mal connues à l’échelle planétaire. Le satellite SWOT mesure simultanément la largeur et la hauteur de l’eau dans plus de 126.000 tronçons fluviaux. Ces observations couvrent près de 73% des grands fleuves du monde et permettent pour la première fois de cartographier leur morphologie active à l’échelle globale. Les résultats révèlent une grande diversité de formes fluviales. Des fleuves transportant des volumes d’eau comparables peuvent présenter des géométries très différentes. L’Orénoque apparaît par exemple plus étroit et plus pentu que le Congo malgré des débits proches. Les variations de stockage d’eau suivent des rythmes saisonniers étroitement liés au climat. Dans le bassin amazonien, les volumes atteignent leur maximum entre mars et mai. Dans le bassin du Congo, les pics apparaissent plutôt entre octobre et décembre. Les plus fortes variations de stockage se concentrent dans les grands bassins tropicaux. L’Amazone domine largement avec environ 173 km³ de variation annuelle, devant des systèmes majeurs comme l’Ob, l’Orénoque ou encore le Congo. À l’échelle mondiale, la variabilité annuelle totale atteint environ 313 km³. Cette valeur est près de 28% inférieure à certaines estimations issues des modèles hydrologiques, ce qui montre l’importance des observations satellitaires pour affiner notre compréhension. Ces nouvelles observations ouvrent une étape décisive pour l’étude de l’eau continentale. Elles permettent de mieux comprendre la dynamique des fleuves et d’améliorer les modèles hydrologiques utilisés pour anticiper crues, sécheresses et pressions croissantes sur l’eau.

SWOT observe la forme des corridors fluviaux actifs le long des principaux fleuves mondiaux (source : Cerbelaud et al, 2026)


Lien ajouté le 29 septembre 2026

« Coalition européenne sur l’observation marine de l’océan : «Avec le désengagement américain, nous risquons de perdre des informations indispensables » (Libération).

Pierre Bahurel (dirrecteur de Mercator Ocean International), alerte sur la dépendance mondiale aux données desx Etats-Unis. Avec le recul des financements aux USA, l’Europe veut renforcer l’observation de l’océan, devenue un enjeu scientifique, climatique et géopolitique. Le système Argo illustre cette dépendance. Ses flotteurs mesurent l’océan jusqu’à 2.000 m de profondeur, mais 56% du dispositif est opéré par les USA. Certains réseaux dépendent même à 80% de financements américains, ce qui fragilise fortement leur continuité. Ces données sont essentielles pour comprendre la chaleur stockée dans les profondeurs, suivre les courants ou anticiper l’intensification des cyclones. Les satellites observent surtout la surface. Les mesures in situ permettent, elles, d’explorer la colonne d’eau. L’UE cherche donc à construire un système plus résilient. Elle assure aujourd’hui 25% de l’effort mondial d’observation de l’océan et vise 35% en 2035. L’alliance Ocean Eye réunit déjà l’UE et 30 pays, avec près de 220 millions € de promesses d’engagement. Le dispositif européen repose sur trois piliers. Le spatial s’appuie notamment sur Copernicus. Les mesures en mer restent le point faible. Entre les deux, le numérique transforme les observations en simulations capables d’aider directement les chercheurs et les décideurs. Le "jumeau numérique de l’océan", lancé en 2025, permet de poser une question concrète puis de mobiliser automatiquement données satellitaires, mesures en mer et modèles. Il peut par exemple remonter l’origine d’une pollution ou simuler des effets futurs. Cet outil peut aussi éclairer l’aménagement maritime. Avant une activité économique ou la création d’une aire marine protégée, il permet de tester plusieurs scénarios et d’en évaluer les conséquences sur les écosystèmes. Le Brésil prépare un système similaire pour l’Atlantique Sud. Le prochain rapport Copernicus parle désormais d’"accélération" des dégradations de l’océan. L’enjeu n’est plus seulement de mesurer le changement, mais d’améliorer l’observation mondiale pour orienter plus vite les décisions publiques. 


Articles connexes

Prior Lake Database, une base de données complète sur les lacs dans le monde (données SWOT)

Progression de la cartographie haute résolution des fonds marins (programme Seabed 2030 - GEBCO)

Les câbles sous-marins, enjeu majeur de la mondialisation de l'information

Les frontières maritimes des pays : vers un pavage politique des océans ?

La carte de protection des océans proposée par Greenpeace pour 2030 : utopie ou réalisme ?

MPAtlas, un atlas de la protection marine pour évaluer les aires marines réellement protégées

Densité du trafic maritime mondial et effets sur le réchauffement climatique

Entre maritimisation des échanges et mondialisation de l'information : de quoi l’incident de l'Ever-Given est-il le nom ?

CLIWOC. Une base de données climatologiques des océans à partir des journaux de bord des navires (1750-1850)

Une sélection d'atlas maritimes issus de la Harvard Map Collection

La carte de la hauteur de la canopée dans le monde (NASA Earth Observatory)



Atlas des paysages de La Réunion


Atlas des paysages de La Réunion - DEAL Réunion - Agence Folléa-Gautier - 2023

Le paysage est souvent appréhendé comme une notion subjective. En proposant un cadre d’analyse et des clefs de lecture, l’Atlas des paysages de La Réunion proposé par la DEAL Réunion et par l'Agence Folléa-Gautier, favorise un regard partagé sur les paysages actuels et sur leurs devenirs potentiels ou souhaités. Outil d’aide à la compréhension et à la décision pour les acteurs du territoire, il contribue à la préservation, à la valorisation et à la transmission des paysages réunionnais.

La multiplicité des thématiques traitées par l’Atlas des paysages (Eau douce, littoral, nature, agriculture, habitat, énergie, activités, équipements, déplacements) révèle l’interdisciplinarité de cette matière et la nécessité de porter sur les paysages des regards croisés. Toutes ces composantes, parties intégrantes du mode de vie des Réunionnais, sont traitées comme un tout indissociable. « Nos paysages, qu’ils soient grandioses ou plus banals, sont notre bien commun ».

Pourquoi un Atlas des paysages de La Réunion ?​

  • Pour mieux connaître les paysages
  • Pour mieux agir individuellement et collectivement sur les paysages
  • Pour mieux construire le cadre de vie de demain
  • Pour préserver les richesses paysagères de La Réunion
  • Pour mieux faire connaître La Réunion​

Quels sont les intérêts et les limites de l’Atlas ?

L'Atlas a d’emblée été conçu sous la forme d’un site Internet, pouvant de ce fait être accessible à tous. Il articule les échelles de l’aménagement, depuis l’échelle stratégique d’ensemble jusqu’à l’échelle de sites ponctuels. Il propose une synthèse cartographiée et commentée des grands enjeux en matière d’aménagement qualitatif pour chaque unité de paysage. Il est très abondamment illustré de photographies de terrain, légendées, commentées et repérées sur SIG (Système d’Information Géographique). Leur repérage sous SIG rend possible en complément la construction d’un observatoire photographique des paysages pour mesurer les dynamiques d’évolution par reconduction des prises de vues géoréférencée. Il propose une représentation numérique en trois dimensions du territoire, sous forme de blocs-diagrammes, qui permettent une représentation synthétique de chaque unité de paysage. Il offre des cartographies pour chaque unité de paysage dont les référencements sous SIG rendent possibles leur complément, enrichissement et actualisation. Il offre plusieurs points d’entrées possibles, par cartes, par noms de lieux ou de communes ou par mots clefs. Il dispose d’un moteur de recherche qui facilite l’obtention des informations souhaitées.

En aucune façon l’atlas n’a vocation à se substituer aux réflexions plus localisées sur un territoire ou plus ciblées sur un thème, comme une révision de document d’urbanisme ou, a fortiori, un projet d’aménagement particulier.

Plus de 4000 illustrations accompagnent le texte (photographies légendées, cartographies, dessins, croquis, schémas et blocs–diagrammes…). Enfin l’Atlas Internet est facilement évolutif ; il a non seulement capacité mais aussi vocation à se préciser et se parfaire dans les années à venir.

Plan de l'Atlas

Galerie Photo
Accueil
Site d’observation
1. Tableau d’ensemble
2. Les fondements naturels et anthropiques
Les paysages et la géologie ​
Les paysages et les reliefs​
Les paysages et les climats​
Les paysages et l’eau douce​
Les paysages et le littoral​
Les paysages, la forêt et les espaces naturels​
Les paysages et l’agriculture​
Les paysages, l’urbanisation et les infrastructures​
3. Les fondements culturels
4. Les unités de paysage

Pour compléter

D'autres atlas des paysages sont à découvrir à l'échelle des départements en métropole et outre-mer :

Les Atlas de paysages, conçus à l'échelle des départements et régions, obéissent à une méthodologie bien précise avec modèle conceptuel de données :

Le site La Plaine des cartes met à disposition une série de cartes sur La Réunion, réalisées dans le cadre du #30DayMapChallenge 2025 : 30 cartes qui explorent La Réunion autrement.

Lien ajouté le 22 février 2026

« Clément Payet, ses cartes révèlent l’âme de l’île » (Le Quotidien.re).

Il y a des chemins et des coins que l’on croit connaître sans jamais vraiment les regarder. A contrario, Clément Payet observe attentivement chaque détail de l’île. Avec sensibilité, le cartographe transforme chaque lieu en un récit imagé. Il crée des cartes originales, mêlant statistiques, regard sensible et humour. Ses cartes, sérieusement drôles, font découvrir l’île autrement... Ses cartes parlent de La Réunion à plusieurs niveaux. Il y a les cartes sérieuses: flux maritimes, minerais, risques environnementaux, basées sur des données géographiques ou statistiques. Et puis celles qui touchent au quotidien, au cœur: les snack-bars de l’île, qui lui rappellent ses pauses d’adolescent avec trois euros en poche ; celle qui référence le nombre de chapelles dédiées à Saint-Expédit. 

Articles connexes


Carte des tarifs douaniers imposés par les États-Unis : vers une guerre commerciale ?


Donald Trump a annoncé le 2 avril 2025 une hausse spectaculaire des droits de douane pour de nombreux pays afin de compenser le déficit commercial des États-Unis qui a atteint 131 milliards de dollars en janvier 2025. La Maison Blanche parle de « Liberation Day » et se propose de disrupter la mondialisation. Une crise économique pourrait suivre cette hausse inédite des tarifs douaniers imposés par les États-Unis.

Un taux global de 10 % s’ajoute sur l’ensemble des importations américaines à partir du 5 avril 2025. Un taux personnalisé, annoncé pour un total de 60 pays dont l'UE, entre également en vigueur à partir du 9 avril. Le taux moyen des droits de douane aux États-Unis devrait ainsi atteindre autour de 30 %, soit le taux le plus élevé depuis plus d’un siècle. Le Canada et le Mexique semblent avoir évité le scénario du pire : les tarifs de 25 % sur les produits non couverts par l’accord de libre échange restent en vigueur. C'est toutefois un retour sans précédent du protectionnisme à l'échelle mondiale. 

Si on observe sur une carte la distribution des tarifs douaniers appliqués par les États-Unis, on peut repérer quelques grandes logiques géographiques. Les droits de douane les plus bas concernent les pays du Moyen-Orient (notamment les pays exportateurs de pétrole), l'Amérique latine, le Royaume-Uni ainsi que d'autres pays faisant partie de la sphère d'influence américaine. A l'inverse, la Chine et une grande partie de l'Asie sont davantage taxées. 



La carte a été réalisée avec l'application Magrit. Les données ont été prélevées sur le site de la Maison Blanche et rassemblées sous forme de fichier csv en incluant également des données sur les importations-exportations et sur la balance commerciale de chaque pays vis-à-vis des Etats-Unis. Le projet cartographique au format mjson peut être téléchargé et intégré directement dans Magrit.

Lors de son discours, Trump s'en est pris à l'Union européenne, déclarant « ils nous ont arnaqués, c'est pathétique » et promettant des représailles : « Ils nous ont fait payer 39 %, nous allons leur faire payer 20 %. ». La proposition prévoit des tarifs proportionnels à ceux imposés par d’autres pays aux États-Unis. On peut noter quil ne s'agit pas vraiment de tarifs douaniers qui auraient calculés en fonction de chaque pays. Le mode de calcul global a consisté à prendre le déficit commercial et à le diviser par les importations américaines en provenance de chaque pays ou territoire. Ainsi par exemple, le déficit commercial avec la Chine (295,4 milliards de dollars) a été divisié par le montant des importations américaines en provenance de Chine (438,9 milliards de dollars), ce qui donne un taux de droit de douane de 67 %. Pour l'Europe, c'est 235,6 milliards de $ de déficit / 605,8 milliards $ d'importations = 39 % (voir la liste des pays et le détail du mode de calcul sur le site de la Maison Blanche). Ainsi la carte des droits de douane imposés par les Etats-Unis reproduit en gros celle de leur déficit commercial (voir la carte de leur balance commerciale proposée par Le Grand Continent).

La Russie, la Corée du Nord, la Biélorussie, le Burkina Faso, Cap-Vert, Cuba, Hong Kong, Macao, les Seychelles, la Somalie et la Gambie n’apparaissent pas parmi les pays ciblés directement dans les documents de la Maison-Blanche. On observe des incohérences au niveau des territoires français d'outre-mer : 37 % de droits de douane sur La Réunion et 10 % sur la Guyane, la Polynésie et Mayotte qui ne sont pas des pays, mais des parties intégrantes de la France et auraient donc dû être traités de la même manière que le reste du territoire de l’Union européenne avec un taux à 20%. S'agissant des territoires ultramarins mais aussi d'autres petites îles quasiment inhabitées, il semble que la Maison-Blanche ait utilisé le code iso international des pays et territoires. Ainsi les îles Heard Islands and Mac Donald’s sont taxées à 10% alors qu'elles sont globalement inhabitées sauf par des pingouins ou quelques scientifiques. 

D'après Eurostat, en 2024, 20 des 27 Etats membres de l'UE avaient une balance commerciale excédentaire vis-à-vis des Etats-Unis, en ce qui concerne les échanges de biens. Il existe toutefois une grande différence de balance commerciale entre les biens et les services. Du côté des services, la tendance s'inverse. En ayant exporté pour 318,7 milliards d'euros vers les Etats-Unis en 2023 et importé pour 427,3 milliards d'euros, l'Union se retrouve cette fois en déficit commercial, à hauteur de 108,6 milliards d'euros. La « méthodologie » utilisée par la Maison-Blanche pour fixer les taux des droits de douane est largement contestée par les économistes. En prenant en compte les relations commerciales bilatérales des États membres avec les États-Unis, et non l’Union européenne dans son ensemble, les tarifs appliqués aux 27 varieraient de 10 à 47 %.

A partir du fichier csv proposé, qui contient des données sur les importations, les exportations et la balance commerciale des États-Unis vis-à-vis de chaque pays, Jean-Marc Viglino a proposé une carte bivariée qui croise les tarifs douaniers avec la balance commerciale en 2024. Il en ressort une typologie intéressante. 

Carte bivariée des tarifs douaniers par pays et de la balance commerciale vis-à-vis des Etats-Unis
(source : Macarte.ign.fr)


Références

« Droits de douane : le choc mondial » (IRIS). La carte détaille le niveau des droits annoncés et la chronologie par zones géographiques.

« Les nouveaux droits de douane de Donald Trump. Comprendre la guerre commerciale » (Le Grand Continent). L'Union européenne essaie de se coordonner pour apporter une réponse commune. Les pays les plus pauvres sont visés par les tarifs douaniers les plus élevés.

« Trump annonce des "tarifs réciproques" mondiaux » (Le Monde). « Les conséquences seront désastreuses pour des millions de personnes dans le monde. Les produits alimentaires, les transports et les médicaments coûteront plus cher », a déclaré Mme von der Leyen. 

« Les droits de douane imposés par Trump touchent même des îles reculées. L'une d'elles abrite principalement des manchots ». Les îles Heard et McDonald, un territoire subantarctique de l’Australie, figurent sur la liste des tarifs réciproques, tout comme une île volcanique isolée près du Groenland (Washington Post). 

« Les décisions cachées derrière la formule tarifaire de Trump  » (New York Times). La formule universelle est brutale : elle applique exactement les mêmes calculs aux pays, qu’ils aient de lourdes barrières commerciales ou des marchés largement ouverts. Elle ne prend en compte que l’ampleur du déficit commercial, et non les raisons de ce déficit. Comment les tarifs douaniers évolueraient si le déficit incluait les biens et les services ? Il est difficile de dire combien de temps cette formule restera telle quelle. M. Trump a déclaré qu'il était prêt à conclure des accords avec d'autres pays si les États-Unis obtenaient quelque chose de « phénoménal ».

« Quand les énormes droits de douane imposés par Trump frappent les petites économies africaines » (New York Times). La quantité de produits manufacturés exportés d'Afrique vers les États-Unis est infime. Mais pour le Lesotho par exemple, l'impact d'un tarif de 50 % est énorme.

« A combien s'élèvent les droits de douane sur les produits chinois ? C'est plus complexe qu'on ne le pense (New York Times). Quatre grandes catégories de droits de douane sont imposées sur les marchandises en provenance de Chine. Les taux dépendent en fin de compte de ce qui est importé, des matériaux utilisés (d'où ils proviennent), des taux spéciaux appliqués et des types de produits exonérés.

« La Réunion, Polynésie, Antilles, Saint-Pierre et Miquelon. Les Outre-mer également concernés par les droits de douane américains » (Outremers360.com).

« La taxe Trump pour La Réunion passe finalement de 37 à 10% » (Zinfos974). Trois jours après avoir sidéré la planète entière, l'administration Trump revient sur certaines de ses annonces choc. L’île de La Réunion voit ses droits de douane révisés à la baisse par rapport au niveau initialement annoncé.

« Quelle est la balance commerciale entre l'Union européenne et les Etats-Unis ? » (Toute l'Europe).

« Solde extérieur des biens et services en pourcentage du PIB » (OurWorldInData).

« La Chine riposte aux droits de douane américains et fait chuter les marchés financiers » (France24).

« Avec ses droits de douane, Donald Trump renvoie les États-Unis au niveau de taxation des années 1930 » (Le Figaro). Voir le graphique et les données montrant le virage protectionniste historique sur le site Coface.

« Trump va déchaîner ses pouvoirs alternatifs après le blocage des tarifs douaniers par la Cour suprême » (Rawstory). près qu'un tribunal a mis un terme brutal aux projets de taxes douanières du président Donald Trump, ce dernier va se tourner vers des « puissances alternatives » pour imposer son programme, selon The Economist .

Données et graphiques sur la composition du commerce sectorielle pays de l'UE - Etats-Unis (CEPII - Recherche et expertise sur l'économie mondiale).

Série de dessins satiriques et de caricatures concernant les tarifs douaniers par Trump sur X-Twitter et sur Bluesky.

Lien ajouté le 10 avril 2026

« Le chantage commercial de Trump : quels sont les pays les plus dépendants des États-Unis ? » (El Orden Mundial). Ce pays est le premier importateur mondial et un partenaire indispensable pour ses voisins, contre lesquels il envisage désormais d'imposer des droits de douane. Les Amériques sont le continent le plus dépendant du commerce américain, principalement pour les exportations de pétrole et de matières premières, mais l'exposition aux éventuels droits de douane imposés par Trump est mondiale. En Europe, l'Irlande exporte un tiers de ses produits vers les États-Unis, principalement des produits pharmaceutiques, une proportion que l'on retrouve dans plusieurs accords commerciaux asiatiques,  comme ceux de l'Inde (métaux précieux et textiles), du Vietnam et du Cambodge (textiles).


Liens ajoutés le 13 avril 2025

« Comment Trump a changé d'avis sur les tarifs douaniers » (NBC News).

Le « Jour de la Libération » vient de céder la place au Jour de la Capitulation. Trump et les responsables de son administration ont reçu des appels de pays alliés et ses conseillers lui ont présenté des données inquiétantes sur les marchés obligataires. Le président Donald Trump a annulé mercredi 9 avril une série de tarifs douaniers sévères visant aussi bien ses amis que ses ennemis, dans une tentative audacieuse de remodeler l'ordre économique mondial. Trump a annoncé une pause de 90 jours qu'il compte utiliser pour négocier des accords avec des dizaines de pays qui se sont déclarés ouverts à une révision des conditions commerciales qui, selon lui, "exploitent les entreprises et les travailleurs américains". La Chine fait exception. Trump a augmenté les droits de douane sur le principal rival géopolitique du pays de 125 %, s'inscrivant dans une escalade de représailles et une guerre commerciale avec la Chine.

« Carte des tarifs douaniers américains du "Jour de la Libération" ». Le 9 avril 2025, ces droits de douane ont été suspendus pendant 90 jours, sauf pour la Chine. Nouveaux tarifs douaniers mis à jour au 10 avril 2025 (AB Pictoris).

« Droits de douane : trois graphiques pour visualiser l'ampleur du déficit commercial des Etats-Unis avec la Chine » (France-Info). Washington et Pékin se sont engagés dans une nouvelle guerre commerciale, à coups de tarifs douaniers record. Initié par Donald Trump, ce bras de fer économique pourrait avoir de lourdes conséquences pour les deux premières puissances mondiales, très dépendantes l'une de l'autre.

« Les smartphones et les ordinateurs exemptés des surtaxes de Donald Trump » (Le Monde). Les Etats-Unis, en pleine guerre commerciale avec la Chine, ont décidé d’exempter les smartphones et les ordinateurs des récentes surtaxes douanières imposées par Donald Trump, selon une notice du service des douanes. Il y a un « espace de négociation », estime le ministre de l’économie français.

« La Chine suspend ses exportations essentielles alors que la guerre commerciale s'intensifie » (The New York Times). Pékin a suspendu les exportations de certains minéraux de terres rares et d'aimants essentiels aux industries mondiales de l'automobile, des semi-conducteurs et de l'aérospatiale.

Thomas Piketty : « La réalité est que les Etats-Unis sont en train de perdre le contrôle du monde » (Le Monde). Le président américain voudrait que la pax americana soit récompensée par un tribut versé par le reste du monde, de façon à financer éternellement ses déficits. Le problème est que la puissance états-unienne est déjà déclinante et qu’il faut imaginer le monde sans elle, explique l’économiste dans sa chronique.

Thomas Piketty : « Si l’Europe n’abandonne pas sa religion du libre-échange, elle court le risque d’un désastre social et industriel » (Le Monde). Dans sa chronique, l’économiste appelle l’Union européenne à instaurer des droits de douane en vue de taxer le CO₂ du transport de marchandises et de contrer les ravages du dumping chinois.

Lien ajouté le 21 novembre 2025

« Les droits de douane imposés par Trump à l'échelle mondiale ont freiné le commerce » (The New York Times).
Les droits de douane élevés imposés par le président Trump en août ont entraîné une contraction des importations et un creusement du déficit commercial, selon des données publiées par le département du Commerce. Les entreprises américaines ont fortement réduit leurs achats de machines, de fournitures industrielles, d'ingrédients pharmaceutiques et d'équipements de télécommunications étrangers suite à l'entrée en vigueur des droits de douane en août, après des mois de constitution de stocks qui avaient saturé leurs entrepôts.

Lien ajouté le 4 décembre 2025

« Costco poursuit l'administration Trump pour abus de pouvoir en matière de droits de douane d'urgence » (The Guardian).
Costco poursuit l' administration Trump en justice au sujet de ses droits de douane, arguant que la Maison Blanche a outrepassé ses pouvoirs exécutifs en instaurant ces droits et qu'elle devrait avoir droit à un remboursement si ces droits sont jugés inconstitutionnels. Dans une plainte déposée devant la Cour du commerce international, le géant de la distribution a fait valoir que l' administration Trump avait fait un usage abusif de la loi fédérale, la Loi sur les pouvoirs économiques d'urgence internationaux (IEEPA), qu'il a invoquée pour imposer les droits de douane.

Lien ajouté le 31 mars 2026

« Le pivot de la Chine vers le Vietnam compromet le plan « Made in USA » de Trump » (Bloomberg). 
Un an après le « Jour de la Libération », les droits de douane imposés par Trump ont entraîné une modification des chaînes d'approvisionnement mondiales, mais pas de la manière dont il l'avait imaginé. Une analyse de Bloomberg portant sur les données douanières au niveau des expéditions révèle que le déplacement de la production vers le Vietnam, amorcé lors du premier mandat de Trump, s'est accéléré. L'an dernier, le pays a même dépassé la Chine voisine pour devenir, pour la première fois, le premier fournisseur américain d'ordinateurs portables et de consoles de jeux. De plus, l'étude a révélé que la production de base de ces composants électroniques reste concentrée en Chine. Face à des droits de douane imprévisibles, les fabricants chinois ont trouvé une solution économique : délocaliser leurs chaînes d'assemblage final, peu qualifiées, au Vietnam, où les taxes sont moins élevées. Selon l'analyse de Bloomberg, les usines vietnamiennes qui assemblent des composants fabriqués en Chine et les expédient contribuent, dans certains cas, à moins de 8 % de la valeur totale des exportations.

Lien ajouté le 4 avril 2026

« Geopolitics and the Geometry of Global Trade : 2026 Update [Géopolitique et géométrie du commerce mondial ] » (Mc Kinsey & Co). 
En 2025, malgré les prévisions les plus pessimistes, les échanges commerciaux n'ont pas connu de repli. Les importations américaines et les exportations chinoises ont atteint des niveaux records. L'Asie du Sud-Est a renforcé son rôle dans la production manufacturière mondiale, l'Inde a progressé dans certains secteurs et le Brésil a accru ses exportations de matières premières vers la Chine. Au final, le commerce a crû plus rapidement que l'économie mondiale, tandis que les économies avancées et la Chine se sont réorientées, délaissant leurs partenaires commerciaux géopolitiquement éloignés. Le commerce lié à l'IA s'est révélé être le principal moteur de croissance. Les exportations de semi-conducteurs et d'équipements pour centres de données ont représenté un tiers de la croissance du commerce mondial, les plateformes asiatiques (Taïwan, Corée du Sud et certaines régions d'Asie du Sud-Est) approvisionnant les marchés du monde entier, notamment les États-Unis. La Chine a renforcé son rôle d’« usine des usines ». En augmentant ses expéditions vers les économies émergentes à forte croissance, elle a intensifié ses exportations de composants industriels et de biens d’équipement, fournissant les machines et les pièces essentielles nécessaires au fonctionnement des pôles de fabrication de pointe dans le monde entier. Les droits de douane ont entraîné un réajustement des échanges commerciaux, les échanges entre les États-Unis et la Chine chutant d'environ 30 %. Les États-Unis ont comblé près des deux tiers de ce manque à gagner par des importations en provenance d'autres pays, tandis que les exportateurs chinois de biens de consommation, des voitures électriques aux jouets, ont baissé leurs prix de 8 % en moyenne pour conquérir de nouveaux marchés. L'ASEAN a prospéré, augmentant ses échanges avec les deux économies, mais l'Union européenne a subi une double pression : une hausse des importations chinoises et des droits de douane américains plus élevés.

Lien ajouté le 9 avril 2026

« White House Secures Foreign Steel for Ballroom Project  » [La Maison Blanche s'approvisionne en acier étranger pour son projet de salle de bal ] (The New York Times). 
Le président Trump a défendu avec vigueur l'industrie sidérurgique américaine, promettant de la renforcer et d'imposer des droits de douane élevés sur les métaux étrangers afin de protéger les fabricants de la concurrence étrangère. Pourtant, la Maison Blanche a obtenu des dons d'acier étranger d'une valeur de plusieurs dizaines de millions de dollars pour le projet de salle de bal de 400 millions de dollars de M. Trump, selon deux personnes au fait des plans qui ont parlé sous couvert d'anonymat pour discuter de conversations sensibles et privées. ArcelorMittal, entreprise luxembourgeoise et deuxième sidérurgiste mondial, fournit l'acier pour la structure du projet de salle de bal, selon des sources proches du dossier. Cet acier est produit en Europe, où se concentre l'essentiel de la production d'ArcelorMittal.

Lien ajouté le 13 avril 2026

« Les droits de douane ne réduisent pas le déficit commercial des États-Unis  » (OFCE).
Malgré deux guerres commerciales en 2018 et 2025, le déficit commercial américain ne se résorbe pas. La nette réduction du déficit bilatéral vis-à-vis de la Chine (-1,9% du PIB en 2017 et -0,7% en 2025) est compensée par un creusement du déficit vis-à-vis des autres pays d’Asie et du Mexique.

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Cartographie des rejets de PFAS par les installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE)


Source : « Rejets de PFAS par les Installations classées pour la protection de l’environnement - ICPE » (Générations futures, 1er avril 2025)

À partir des données recueillies par les Directions régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) auprès de près de 2700 installations classées (ICPE), Générations Futures dévoile les résultats de son analyse sur les rejets industriels de PFAS en France. L’étude révèle que 5,4% des établissements seraient responsables de plus de 99% des rejets quantifiés. Ces « polluants éternels » contaminent durablement l’environnement et l’eau potable. Selon cette association de défense des victimes de pesticides, « grâce à ces données nous savons où agir efficacement. Nous appelons les pouvoirs publics à prendre les mesures qui s’imposent et ce au plus vite ».

L’étude des analyses obligatoires réalisées dans le cadre de l’arrêté du 20 juin 2023, rendues publiques  et disponibles à la date du 25 mars 2025, met en évidence une réalité préoccupante : près de 60% des établissements ayant effectué leurs analyses ont détecté des PFAS dans leurs rejets.

Parmi ces établissements, 146 sites sont responsables à eux seuls de la quasi-totalité des émissions de PFAS vers le milieu naturel ou les stations d’épuration urbaines. 

L'étude identifie également 79 sites supplémentaires présentant un indicateur préoccupant qui nécessitent une surveillance accrue. Au total, ce sont 225 sites industriels qui ont été identifiés et cartographiés.

Pour aller plus loin

« Visualisez les 380 sites industriels qui rejettent l’essentiel des PFAS en France »  (Le Monde)

« Polluants éternels : explorez la carte d’Europe de la contamination par les PFAS »  (Le Monde)

Lien ajouté le 7 mai 2025

« L’eau potable de votre commune est-elle contaminée au chlorure de vinyle monomère (CVM), ce gaz toxique et cancérogène ? » (Vert). En collectant les données des différentes sources disponibles, Vert a identifié plus de 5 500 communes.Vérifiez directement sur la carte interactive.

Lien ajouté le 10 octobre 2025

« PFAS : le fabricant du sucre Daddy alimente un cycle de pollution éternelle » (Disclose).

Cristal Union, le deuxième groupe sucrier français, est confronté à une vaste contamination aux « polluants éternels », révèle Disclose, en partenariat avec France 3. Des champs de betteraves aux usines, l’ensemble de la chaîne de production est contaminée. L’industriel maintient l’opacité sur l’origine de la pollution, qui pourrait provenir des pesticides utilisés dans les champs.

Lien ajouté le 16 octobre 2025

« Une carte interactive inédite permet de connaître les polluants présents dans l’eau potable distribuée à chaque adresse » (Le Monde - Les décodeurs).

Les associations Générations futures et Data for Good ont intégré dans une même carte interactive les données sur la présence de pesticides, nitrates, PFAS, ou CVM dans l’eau distribuée en France métropolitaine. Elle révèle des inégalités territoriales et des défauts d’information des populations. Les deux associations ont réalisé un important travail de collection et d’agrégation des données officielles et publient sur un site dédié "Dans Mon Eau", une carte interactive permettant de rechercher, pour chaque adresse postale, l’état de contamination de l’eau distribuée.

Lien ajouté le 3 décembre 2025

« PFAS dans l’eau potable : ce que révèle l’enquête sur les polluants éternels menée par l’agence de sécurité sanitaire » (Ouest France).

Les résultats de la première campagne de contrôle généralisée des contaminants PFAS dans l’eau de consommation ont publiés par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (voir le rapport 2024-25 de l'Anses). Les PFAS conventionnels ne sont présents « que » dans un tiers des prélèvements, le TFA est presque partout. Près de 620 sites ont été testés, tant sur l’eau brute (avant traitement) que l’eau distribuée (eau du robinet). Selon l’Anses, cet échantillonnage représente « 20 % de l’eau distribuée en France ». C’est deux fois plus que de précédentes campagnes, également coordonnées par le laboratoire d’hydrologie de Nancy, menées depuis 2011. Vingt PFAS ont été détectés dans des échantillons d’eau brute, dix-neuf dans des échantillons d’eau du robinet. Certains sur un seul prélèvement. Les PFAS conventionnels sont absents de deux tiers des prélèvements (et donc présents dans un tiers). Par contre, le TFA, la molécule la plus courte assimilée à un PFAS, est détecté dans 92 % des échantillons. Le PFOS, interdit depuis 2009, fait partie du Top 5, présent dans 19 % des échantillons, avec un taux maximal de 21 microgrammes par litre.

Lien ajouté le 31 janvier 2026

« Pollution aux PFAS : près de 200 riverains de la « vallée de la chimie », près de Lyon, demandent « réparation » en justice à deux industriels » (Le Monde).

Arkema et Daikin Chemicals, deux groupes suspectés d’être à l’origine de la plus importante zone de pollution aux PFAS en France, ont été assignés devant le tribunal judiciaire de Lyon par 192 adultes et enfants. Les requérants demandent plus de 36 millions d’euros pour « réparer leurs préjudices ». Les 192 requérants – dont 25 mineurs – sont accompagnés dans leur démarche par quatre associations (Notre affaire à tous, Eau bien commun Lyon-Métropole, Sauvegarde des coteaux du Lyonnais et Sauvegarde de la vallée de Francheville) également parties au recours.

Lien ajouté le 5 mai 2026

« Le scandale des PFAS, polluants éternels : comment vivre en terre contaminée ? » (France Culture).

"Le problème avec la pollution chimique, c'est que c'est le crime parfait. Les molécules chimiques n'ont pas de logo, et les maladies qu'elles causent arrivent souvent à retardement : 5, 10, 20 ans plus tard. Il est donc très difficile de démontrer, avec certitude, le lien entre l'exposition et les conséquences sur la santé au niveau individuel... Face à l'ampleur des coûts de dépollution, des citoyens et associations portent des recours juridiques. C'est David contre Goliath : alerteurs et défenseurs de la planète aux prises avec la justice et le droit".

Lien ajouté le 7 mai 2026

« Comment l'industrie chimique empoisonne le monde » (Lobbycratie). Lobbycratie, un collectif citoyen, propose un outil collaboratif pour répertorier les études scientifiques confirmant l’impact des pesticides de synthèse sur la santé humaine et animale.

Lien ajouté le 24 septembre 2026

« 1 700 rivières contaminées en partie : la carte inédite de la pollution chimique des cours d’eau en France » (Reporterre). Le constat est inquiétant. Pesticides, métaux et autres produits chimiques toxiques voyagent allègrement dans nos rivières : 1 691 cours d’eau en France ont enregistré au moins un dépassement de seuil pour un polluant sur la période étudiée. Soit les trois quarts des rivières pour lesquelles une mesure est disponible. Cette pollution est nationale : près de 8 stations sur 10 mesurant ces substances sur les cours d’eau en France présentent au moins un dépassement. Elle est aussi multiple : sur les 189 substances retenues dans notre enquête, 79 dépassent la valeur seuil au moins une fois.




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