La carte, objet éminemment politique : quand Trump dessine sa carte du monde


A peine élu et avant même de prendre officiellement ses fonctions pour un second mandat, le président américain Donald Trump a esquissé sa carte du monde lors d'une conférence de presse qui s'est tenue le 7 janvier 2025 depuis Mar-a-Lago. Le Canada devrait, selon lui, devenir le 51e état des États-Unis pour des raisons économiques. Le Groenland sur lequel il avait déjà manifesté des vues expansionnistes, devrait être annexé au territoire américain pour des questions de sécurité nationale. Trump souhaiterait aussi récupérer le canal de Panama pour contrecarrer l'influence de la Chine. Le Golfe du Mexique devrait être renommé Golfe de l'Amérique. A l'appui de ces revendications territoriales, le président américain a publié sur son réseau Truth Social une carte fusionnant les États-Unis et le Canada avec un drapeau américain couvrant tout le territoire. 

Pour un président qui ne se prive pas de dénoncer les fausses rumeurs (fakes), cette fakemap ne manque pas de saveur. Il faut dire que Donald Trump n'en est pas à son premier coup d'essai et qu'il s'était déjà arrangé avec la réalité lors du passage du cyclone Dorian en montrant une carte de trajectoire du cyclone dessinée à sa façon (#SharpieGate).

Le pouvoir performatif de la carte dont use et abuse Donald Trump a largement été relayé par les médias et les réseaux sociaux qui ont pris souvent ses déclarations au pied de la lettre, tout en s'en moquant pour une partie d'entre eux (voir par exemple cette carte-caricature de la Donroe Doctrine par le New York Post en référence à la doctrine Monroe revisitée par Donald Trump). 

Le président Trump, qui se plaint régulièrement des relations avec le Canada et le Mexique qui côutent trop chères aux États-Unis selon lui, s'est dit prêt à user de la force économique si nécessaire pour parvenir à ses fins. Il est probable que ces déclarations provovatrices soient destinées à obtenir des accords commerciaux plus favorables pour les États-Unis. Les menaces d’annexion visent surtout à mettre une pression maximale sur le Panama pour réduire les droits de douane pour les navires américains. Pour rappel, le contrôle du canal de Panama achevé par les Etats-Unis en 1914, a été entièrement rendu à l'Etat du Panama en 1999, en vertu d'un accord signé par le président américain démocrate Jimmy Carter en 1977.

Dans le cas du Groenland, ce sont les richesses naturelles promises par la fonte de la banquise qui l'intéressent. L’intérêt de Trump pour le Groenland est lié à ses gisements de terres rares, essentiels pour des technologies comme les semi-conducteurs, les F-35 et l’IA. Avec 90 % des terres rares contrôlées par la Chine et la Russie, le Groenland est à même d'offrir une indépendance stratégique. L'objectif est également géopolitique de manière à contrebalancer la présence russe dans la région arctique. Le Groenland constitue un enjeu depuis l'époque de la Guerre froide avec la base américaine de Thulé.

[1/5] Donald Trump évoque l'annexion militaire du #Groenland, territoire stratégique de 2,16 M km² riche en minerais et crucial pour le passage du N-Ouest. L’île attire les convoitises, avec 25% de ses exportations dépendant de transferts danois couvrant 25% de son PIB. #HGGSP #geography #Greenland

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— Patrick Marques (@pmarques35.bsky.social) 9 janvier 2025 à 10:27


Face aux vélléités trumpiennes d'expansion territoriale, les réactions n'ont pas tardé à se manifester dans différents pays. La présidente du Mexique Claudia Sheinbaum a riposté à la proposition de Donald Trump de renommer le golfe du Mexique, en suggérant que le territoire américain qui faisait auparavant partie du Mexique puisse s'appeler « Amérique mexicaine ». A l'appui de cette proposition, la présidente du Mexique a utilisé une carte du Mexique datant de 1607 montrant une partie des États-Unis actuels sous contrôle du Mexique (ce que l'on nomme aujourd'hui la Mexamerica).


À la différence des dirigeants du Canada ou de Panama, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, n’a pas répondu aux menaces de Donald Trump proférées à Mar-a-Lago où le président élu exprimait sa volonté de s’en prendre au Danemark par la force ou par le rachat, s’il refusait de vendre le Groenland aux États-Unis. D. Trump entend peser de tout son poids pour arriver à arracher des concessions. Paris et Berlin ont condamné les menaces d’annexion. La Russie a également semblé être inquiète par les propos de D. Trump. Le Danemark a déclaré que son territoire n’était pas à vendre. 

[1/5] Le réchauffement climatique redessine la géopolitique mondiale. Alice Hill, experte au Council on Foreign Relations, explique que la fonte rapide des glaces en Arctique rend le Groenland stratégique pour ses ressources minières, tandis que la sécheresse perturbe le canal de Panama. #geography

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— Patrick Marques (@pmarques35.bsky.social) 14 janvier 2025 à 11:55


Bien qu'elles soient à prendre au sérieux pour les conséquences géopolitiques et géoéconomiques qu'elles risquent d'entraîner dans les années qui viennent, les vélléités impérialistes de Donald Trump peuvent prêter à sourire tant elles paraissent irréalistes...


Vilains rêves carto ☠️ Par Michael de Adder

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— Le Cartographe 🗺️🍷 (@lecartographe.bsky.social) 13 janvier 2025 à 00:27

Liens ajoutés le 20 janvier 2025

Paru en février 2019, l'ouvrage de Daniel Immerwahr How to Hide an empire. A history of the Greater United States met en lumière le côté expansionniste de l’Amérique. Nous connaissons les cartes qui délimitent les cinquante États. Nous savons aussi que les États-Unis sont un « empire » qui exerce son pouvoir dans le monde entier. Mais qu'en est-il des territoires réels – les îles, les atolls et les archipels – que ce pays a gouvernés et habités ? Le mot « empire » occupe une place particulière dans le lexique américain : il s’applique facilement à d’autres pays, mais rarement voire jamais aux États-Unis eux-mêmes (voir la conférence donnée par l'auteur en 2019 pour le Chicago Institute for the Humanities).



Le Danemark n'est pas une petite nation ! (Reddit.com/r/imaginarymaps/)

Inspirée d'une ancienne carte coloniale portugaise, cette carte de propagande publiée sur Reddit est destinée à montrer l'étendue du Danemark avec ses possessions d'outre-mer. L'empire colonial danois était de fait plus étendu que celui du Portugal. Au lieu de simplement établir de petites stations commerciales le long de la Côte d'or et ailleurs, le Danemark règnait sur de vastes colonies en Inde (Tamil Nadu) et en Afrique de l'Ouest (Ghana). De plus, le Danemark possèdait la Tasmanie et les « îles Mikkelsen » de l'archipel arctique. Le Groenland, l'Islande, le Svalbard et les îles Féroé ont tous été découverts et colonisés par les Norvégiens. Ils faisaient alors partie de la Norvège (ou en font encore partie) jusqu'à ce qu'ils soient unis au Danemark. Puis, après les guerres napoléoniennes, la Suède a pris la Norvège, mais le Danemark a pu garder les territoires d'outre-mer (à l'exception du Svalbard).


Liens ajoutés le 22 janvier 2025

Sur le site officiel de la Maison Blanche, l'ordonnance prise par D. Trump est présentée comme une volonté de "Restaurer les noms qui honorent la grandeur de l'Amérique" (sic). 

Le changement de nom du point culminant de l'Alaska en Mont McKinley, officiellement Denali de 2015 à 2025, se veut tout un symbole :

"Le président William McKinley, 25e président des États-Unis, a mené héroïquement notre nation à la victoire dans la guerre hispano-américaine. Sous sa direction, les États-Unis ont connu une croissance économique et une prospérité rapides, y compris une expansion des gains territoriaux pour la nation. Le président McKinley a défendu les tarifs douaniers pour protéger l'industrie manufacturière américaine, stimuler la production nationale et porter l'industrialisation américaine et la portée mondiale vers de nouveaux sommets. Il a été tragiquement assassiné lors d'une attaque contre les valeurs de notre nation et notre succès, et il devrait être honoré pour son engagement indéfectible envers la grandeur américaine."

Concernant le golfe du Mexique rebaptisé "Golfe d'Amérique", tout un paragraphe est consacré à l'intérêt économique et stratégique de la région :

"La région autrefois connue sous le nom de Golfe du Mexique a longtemps été un atout essentiel pour notre nation autrefois en plein essor et est restée une partie indélébile de l'Amérique. Le Golfe était une artère cruciale pour les premiers échanges commerciaux de l'Amérique et du monde. C'est le plus grand golfe du monde, et le littoral des États-Unis le long de cette remarquable étendue d'eau s'étend sur plus de 1 700 milles et contient près de 160 millions d'acres. Ses ressources naturelles et sa faune restent aujourd'hui au cœur de l'économie américaine. La géologie abondante de ce bassin en a fait l'une des régions pétrolières et gazières les plus prodigieuses du monde, fournissant environ 14 % de la production de pétrole brut de notre nation et une abondance de gaz naturel, et favorisant constamment de nouvelles technologies innovantes qui nous ont permis d'exploiter certains des réservoirs de pétrole les plus profonds et les plus riches du monde. Le Golfe abrite également des pêcheries américaines dynamiques regorgeant de vivaneaux, de crevettes, de mérous, de crabes de pierre et d'autres espèces, et il est reconnu comme l'une des pêcheries les plus productives au monde, avec le deuxième plus grand volume de débarquements de pêche commerciale par région du pays, contribuant à hauteur de plusieurs millions de dollars aux économies locales américaines. Le Golfe est également une destination préférée pour le tourisme et les activités de loisirs des Américains. En outre, le Golfe est une région vitale pour l'industrie maritime américaine de plusieurs milliards de dollars, offrant certains des ports les plus grands et les plus impressionnants du monde. Le Golfe continuera de jouer un rôle central dans le façonnement de l'avenir de l'Amérique et de l'économie mondiale, et en reconnaissance de cette ressource économique florissante et de son importance cruciale pour l'économie de notre pays et sa population, je demande qu'il soit officiellement rebaptisé Golfe d'Amérique."

Il semble que ce paragraphe ainsi que certains autres passages des 46 décrets pris par l'Administration Trump aient été rédigés à l'aide de l'IA : un "travail bâclé et profondément discutable" selon certains analystes. La page de discussion de l’article de Wikipédia sur le Golfe du Mexique a explosé du fait que des utilisateurs sont venus exiger le changement de nom. "Quelle que soit votre opinion sur la rhétorique de Trump selon laquelle le golfe du Mexique fait partie intégrante des États-Unis, le nom du golfe du Mexique est antérieur à ce statut... vous ne pouvez  forcer  personne à utiliser le nouveau nom" (source : MapRoomBlog qui consacre un article à l'historique des cartes et de la manière de nommer le golfe du Mexique). Fait assez exceptionnel : le décret demande la modification du GNIS (Système d'information sur les noms géographiques), la base de données des noms officiels aux États-Unis. 

Lien ajouté le 24 janvier 2025

L'expression "lac américain" était plutôt utilisée pour désigner la domination des Etats-Unis dans le Pacifique. Avec le regain d'intérêt US pour le golfe du Mexique, une nouvelle "Méditerranée américaine" en perspective ?

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— Sylvain Genevois (@mirbole01.bsky.social) 24 janvier 2025 à 15:26

Lien ajouté le 27 janvier 2025

« Le technat de l'Amérique : un plan pour remplacer les politiciens et les hommes d'affaires partisans par des scientifiques et des ingénieurs » (Brilliant Maps).

Carte du "Technat d'Amérique" (1940) donnant la vision du mouvement fascisant Technocracy auquel appartenait Joshua Haldeman, le grand père d'Elon Musk. "La technocratie a cherché de vastes territoires dotés de ressources abondantes pour lui permettre de s'autosuffire. Un technat est en fait une vaste étendue de terre gouvernée par une technocratie qui n'a besoin que d'un commerce minimal... Les technocrates croyaient fermement au continentalisme". On ne peut qu'être frappé par la ressemblance avec l'Amérique isolationniste défendue par Trump aujourd'hui. Bien qu'imaginaire, cette carte de l'influence des Etats-Unis va du Groenland au canal de Panama et inclut même une partie de l'Amérique du Sud.

Technate of America, 1940 (source : Wikipedia)

Lien ajouté le 31 janvier 2025

Le golfe a eu de nombreux noms, du golfe de Floride au golfe de Cortès, mais il existe des preuves que le nom  "Golfe du Mexique" remonte aux années 1550 (source : Historical Sketch of the Explorations in the Gulf of Mexico). On en trouve la trace sur cette carte de Mercator de 1559.

Extrait de la carte du monde de Mercator (source : Wikipédia)


Lien ajouté le 2 février 2025

En 2016, lors de la première élection du président Trump, Libération avait publié une carte du monde selon Trump (Trumpland). "Je ne suis pas le président du monde ; j'ai été élu président des Etats-Unis." 

Carte de Trumpland par Big © (source : Libération)

Dans la même veine, le journal The New Yorker a publié en janvier 2025 une carte parodique du dessinateur-illustrateur Bary Blitt. Intitulée "La dernière carte autorisée et presque légale des Etats-Unis", elle représente les Etats-Unis triomphants au sein d'une Amérique du Nord quasiment entièrement annexée. 

Pour compléter, on peut se référer à la carte de l'Amérique du Nord sans les Etats-Unis de l'artiste Greg Curnoe (1972) inspirée de la carte du monde vue par les Surréalistes (1929).

Sources

« Donald Trump : Etats-Unis + Canada + Groenland + canal de Panama… Le monde vu par le président américain en une carte » (20 minutes)

« Groenland, Panama : Donald Trump renoue avec l’impérialisme de Theodore Roosevelt » (Le Monde)

« Nouvelle nomination du golfe du Mexique : la toponymie est à l’avant-garde d’un projet impérialiste aux conséquences incommensurables » (Le Monde)

« Donald Trump Jr. au Groenland : le projet impérial trumpiste d’une Grande Amérique en deux cartes exclusives » (Le Grand Continent)

« Donald Trump dessine les contours d’un nouvel impérialisme états-unien » (Mediapart)

« La présidente du Mexique demande à ce que certaines régions des États-Unis soient rebaptisées Amérique mexicaine » (The Financial Times)

« Trump peut-il faire main basse sur le Groenland ? » (Les Echos)

« Groenland : la Première ministre danoise dit à Trump que c’est au territoire de décider de son indépendance ou non » (Libération)

« En cartes. Pourquoi Trump s’intéresse au Groenland » (Cartes en mouvement). « Groenland : les enjeux de l’Arctique » (France Culture)

« Canal de Panama : en réponse à Donald Trump, le pays affirme que sa souveraineté sur l'axe maritime n'est "pas négociable"  » (France-Info)

« La carte du canal de Panama, un raccourci commercial incontournable dans l'ombre des États-Unis  » (El Orden Mundial)

« C'est ironique : comment la crise climatique alimente la campagne de Trump contre le Groenland et le Panama  » (The Guardian)

« Golfe du Mexique, mont McKinley… Pourquoi Trump veut-il renommer des sites naturels à sa façon ? Le peut-il vraiment ?  » (RTBF)

« Jeux de noms : la stratégie de Trump pour le « Golfe d'Amérique » bafoue l'histoire et la coopération internationale » (Texas Observer)

« Trump peut-il simplement ordonner de nouveaux noms pour le Denali et le golfe du Mexique ? » (The Conversation). La géographe Innisfree McKinnon analyse les processus officiels de renaming aux USA gérés par le U.S. Board on Geographic Names. Elle s’intéresse aux débats sur des lieux emblématiques comme Denali ou le Golfe du Mexique, et aux implications géopolitiques.

« Google Maps va renommer le « Golfe du Mexique » en « Golfe d'Amérique » uniquement pour les utilisateurs américains et lorsque le changement de nom aura été reconnu dans les cartes officielles » (Reuters). 

« Sur Google Maps, le golfe du Mexique devient "golfe d’Amérique", d’après le souhait de Donald Trump » (Le Monde).

« Trump renomme le golfe du Mexique : les cartes sont un dispositif d’écriture du monde » (Reporterre). « Les cartes sont un dispositif d’écriture du monde, elles ont même un aspect performatif. Nommer les choses conduit à les rendre réelles » (Nephtys Zwer). Pour Brian Harley, « ce sont des médiateurs silencieux du pouvoir » (France Inter).

« Donald Trump, la carte et le territoire » (Les Echos). Depuis le mois de février 2025, une carte trône dans le Bureau ovale. Toute simple, presque vide. Et pourtant, elle nous raconte comment Donald Trump s'est approprié cet objet de pouvoir par excellence. Par Jules Grandin.

« Il n'y a pas que le golfe du Mexique. Pourquoi tant de territoires américains portent-ils le nom de pays étrangers ?  » (The Washington Post).

« Donald Trump fait entrer James K. Polk, champion de l’impérialisme américain, dans le Bureau ovale » (France24). En seulement quatre ans au pouvoir, ce 11e président américain (1845-49) "a presque doublé la taille des ÉtatsUnis et en a fait une puissance continentale". 


Liens ajoutés le 10 février 2025

La carte, objet éminemment politique Le président Trump déclare le 9 février 2025 "Le tout premier Jour du Golfe d'Amérique" L'image relève d'une véritable mise en scène avec la carte en grand format et le décret présidentiel brandis côte à côte www.whitehouse.gov/presidential... 1/

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— Sylvain Genevois (@mirbole01.bsky.social) 10 février 2025 à 15:51

La mise en scène se déroule dans l'avion Air Force One qui conduit le président américain au Super Bowl 2025 à la Nouvelle Orléans : l'occasion de survoler pour la première fois officiellement le golfe du Mexique rebaptisé "golfe d'Amérique" 2/

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— Sylvain Genevois (@mirbole01.bsky.social) 10 février 2025 à 15:51

L'image est prise en grand angle pour mieux donner de l'importance à la carte. Mais en réalité la scène se déroule dans un espace très restreint juste pour que les journalistes puissent faire leur shooting 3/

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— Sylvain Genevois (@mirbole01.bsky.social) 10 février 2025 à 15:51

Google Maps vient d'effectuer le changement, mais en indiquant les deux noms : "Golfe du Mexique (Golfe d'Amérique)" Le fait de l'indiquer entre parenthèses = une manière de ménager les susceptibilités, au mépris malgré tout du droit international maps.app.goo.gl/xX3CHBoFsM21... 4/

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— Sylvain Genevois (@mirbole01.bsky.social) 11 février 2025 à 09:02

« Les utilisateurs de Maps aux États-Unis verront Golfe d'Amérique et ceux au Mexique verront Golfe du Mexique. Tous les autres verront les deux noms », a indiqué Google dans un communiqué publié le 10 février 2025 blog.google/products/map... 5/

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— Sylvain Genevois (@mirbole01.bsky.social) 11 février 2025 à 15:25

L'Agence de protection de l'environnement (EPA) a déjà adapté son discours en mettant en avant le PIB de l’économie bleue du Golfe (104 milliards de $ + 600000 emplois) "L’importance du Golfe et son abondance éco doivent trouver un écho auprès des citoyens" (sic) www.epa.gov/gulfofamerica 6/

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— Sylvain Genevois (@mirbole01.bsky.social) 11 février 2025 à 17:45

De manière parodique, Mapquest propose une appli en ligne pour choisir le nom que l'on souhaite donner au golfe du Mexique gulfof.mapquest.com 7/

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— Sylvain Genevois (@mirbole01.bsky.social) 15 février 2025 à 22:50


Lien ajouté le 17 mars 2025

Les représailles de la guerre commerciale risquent de toucher plus durement les électeurs de Trump Le New York Times a cartographié les comtés où les tarifs douaniers pourraient nuire à l'emploi selon le vainqueur du vote présidentiel www.nytimes.com/interactive/...


Lien ajouté le 17 octobre 2025

Humour. Kenneth Field (ESRI) a créé Golf of America, une carte illustrée de tous les golfs des États-Unis (i
l y en a plus de 16000, dont 1200 rien qu'en Floride), à laquelle répond la carte Golf of Mexico (même carte pour les terrains de golf au Mexique).

Lien ajouté le 24 novembre 2025

« L’ère Trump, un cauchemar pour la diplomatie européenne, entre flagornerie et humiliations » (Le Monde). Entre provocations, mépris des institutions multilatérales et pragmatisme mercantile, le président des Etats-Unis bouleverse les codes. Pour préserver un lien transatlantique jugé indispensable, l’Europe s’adapte à ses exigences imprévisibles, au risque de céder à la servilité. 

L'article du journal Le Monde s'accompagne d'une carte géopolitique "Le monde selon Trump". Celle-ci repose sur une carte tri-continentale montrant les zones d'influence des États-Unis dans le monde. La légende décompose les trois principaux fondements de cette politique : "Imposer sa loi sur la scène internationale", "Marquer sa sphère d'influence", "Faire la paix pour faire du business". Voir la carte sur le site de Pierrick Auger.

Lien ajouté le 5 décembre 2025

« Groenland : Annexe-moi si tu peux.  Le combat des Inuits » (France 5, Le Monde en face).

En janvier 2025, le « Trump Force One » se pose à Nuuk, capitale glacée du Groenland. Le fils du président, Donald Trump Junior, vient y vendre le rêve MAGA. Quelques heures plus tard, le président Donald Trump inaugure son second mandat en menaçant d’annexer le territoire danois « pour la sécurité nationale ». Un large mouvement de protestation s’étend parmi la population. Avec la fonte inexorable des glaces, la position stratégique du Groenland dans l’Arctique aiguise les rivalités entre les empires russes, chinois et américains pour le contrôle des futures routes commerciales du Grand Nord. Sous la banquise, un trésor, les terres rares, indispensables à la technologie et à la défense, attise la fièvre extractiviste.

Lien ajouté le 7 janvier 2026

« Pourquoi Donald Trump rêve-t-il du Groenland ?  » (France Culture, Les Enjeux internationaux).
Depuis sa réélection, le président américain voit dans l’annexion de la plus grande île du monde, une nécessité sécuritaire et économique. Pourquoi donc Donald Trump convoite-t-il autant le Groenland ? Alexandre Taithe rappelle : "Le Groenland est revendiqué par le Danemark depuis le milieu du XVIe siècle. Jusqu’en 1953, c’était formellement une colonie danoise avant d’être intégré au territoire. Puis, les Danois ont transféré toute une série de pouvoirs aux Groenlandais en 1979 et en 2009, ce qui conduit aujourd’hui à une autonomie extrêmement poussée, en dehors des domaines monétaires, militaires et de la politique étrangère. Donc c'est un territoire sous souveraineté danoise, mais on voit bien aujourd'hui que la trajectoire vers l'indépendance est dans toutes les têtes des Groenlandais."

Lien ajouté le 8 janvier 2026

« En cartes : le monde vu par Donald Trump » (Le Monde).

En près d’un an, depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, Donald Trump a bouleversé la carte du monde : par le slogan « America First » (« l’Amérique d’abord »), il a placé les intérêts nationaux des Etats-Unis au cœur de son action. Cette priorité a été transposée dans sa politique étrangère, manifestation permanente d’un rapport de force où le droit et la communauté internationale sont bafoués, les alliances traditionnelles bousculées, les investissements considérés comme non rentables coupés, la paix recherchée lorsqu’elle peut apporter un intérêt économique. 
Formalisée dans la nouvelle stratégie de sécurité nationale, le document qui définit la posture stratégique des Etats-Unis et les moyens pour la mettre en œuvre, rendue publique le 5 décembre 2025, cette vision du monde s’est manifestée dès le début de l’année 2026 par l’opération militaire menée au Venezuela le 3 janvier, pour y enlever le président, Nicolas Maduro. 

Liens ajoutés le 19 janvier 2026

« Pourquoi Trump redécoupe le monde en trois empires ? » (Les Echos).
Après l'intervention au Venezuela et les menaces à l'encontre du Groenland, plus rien ne semble arrêter Donald Trump. Plus généralement, le monde semble glisser dans l'ère des empires. A quoi ressemble ce nouveau monde ? Jules Grandin vous le décrit, dans ce nouveau Plan Carte. 

« Du Venezuela au Groenland, le nouvel ordre mondial de la “sécuronomie” » (Courrier international).
La politique de Donald Trump, si erratique qu’elle paraisse, répond à la logique d’une compétition mondiale exacerbée pour les ressources nécessaires à la transition énergétique. Il s’agit là d’une rupture structurelle de l’ordre international, analyse le titre francophone algérien “El-Watan”, qui laisse augurer une nouvelle glaciation économique.

La “sécuronomie” dessine un nouvel ordre mondial. Dessin de Ramsés, Cuba


Lien ajouté le 20 janvier 2026

« Quand Trump plante le drapeau américain sur le Groenland » (Le Matin).

"Le président américain a publié coup sur coup deux photos générées par IA le montrant avoir conquis le Groenland. Ce n’est pas une première pour le président américain, mais à ses menaces et outrances verbales, il ajoute des images frappantes. Sur la première, Donald Trump plante un drapeau américain sur le sol du Groenland. Il est accompagné de son vice-président, JD Vance, et du chef de la diplomatie américaine Marco Rubio. Le plus intéressant, dans la projection proposée par le locataire de la Maison-Blanche, est probablement la date : 2026. Sur la seconde image, on découvre une grande carte de l’Amérique du Nord affichée dans le bureau de Trump. Le Groenland est devenu américain. Le Canada aussi. Et on distingue que le Venezuela a subi le même sort..."

Le président devant une série de dirigeants européens, avec sa carte de l'Amérique devenue très étasunienne. Image générée par IA publiée par Donald Trump sur Truth Social


Cette image a été postée par D. Trump le 19 janvier 2026 sur son réseau Truth Social. Il s'agit d'une image générée par l'IA à partir d'une image réelle prise en août 2025 lors d'une réunion de dirigeants européens à la Maison blanche. La carte de l’Ukraine a été remplacée par celle de l'Amérique version étatsunienne. On est bien dans le cas d'une "fake map" qui met en scène une carte fictive à partir d'une image réelle (effet de réel recherché dans le but de donner de la véracité à la carte).

Lien ajouté le 23 janvier 2026

De l'usage politique des projections géographiques. Tout le monde appréciera la différence entre :
- le logo du "Conseil de la paix" de Trump centré sur les États-Unis et vaguement bricolé à partir d'une projection Mercator de mauvaise qualité et ;
- l'emblème officiel de l'ONU en projection équidistante azimutale représentant l'ensemble du monde (sauf l'Antarctique) et ne privilégiant surtout aucun pays
Ne pas se fier aux rameaux d'olivier communs aux deux drapeaux. Uniquement là pour faire croire à la création d'une ONU bis, mais n'est pas ONU qui veut...



Lien ajouté le 11 mars 2026

La carte du monde de Trump, dessinée par Julian Fiebach pour Der Spiegel


Lien ajouté le 30 avril 2026

Le Détroit d'Ormuz a été rebaptisé « Détroit de Trump » par le président des Etats-Unis. Cette carte, générée par IA, a été postée par Donald Trump le 29 avril 2026 sur son réseau Truth Social. Elle constitue un exemple de plus de mégalomanie par la carte. De là à penser que le détroit d'Ormuz pourrait changer de nom... C'est totalement invraisemblable mais ce genre de fakemap (assimilable à des "fake news") participe de la propagande de guerre sur les réseaux sociaux. Il s'agit d'affirmer la domination des Etats-Unis et de son président dans le cadre du blocus mis en place contre l'Iran. Ironie et (faux ?) lapsus : le président des Etats-Unis avait déjà ironisé fin mars en évoquant le "détroit de Trump".

Le Détroit d'Ormuz rebaptisé « Détroit de Trump » (source : Truth Social)

Le ministre iranien des Affaires étrangères a reconnu que le président américain utilisait correctement le nom de « golfe Persique », mais a souligné qu'il était inacceptable de renommer le détroit d'OrmuzAu moins un point commun entre l'Iran et les Etats-Unis : ni l'un ni l'autre ne reconnaît l'appellation de "golfe arabo-persique". Pour Wikipédia, il s'agit d'un « compromis diplomatique » et « historiquement le seul nom utilisé est celui de "golfe Persique"». Sur les réseaux sociaux, le détroit d'Ormuz est surnommé par dérision le détroit de Schrödinger puisqu'il est ouvert et fermé à la fois (#fakemap).


A propos de l'appellation "Golfe arabo-persique" : il revient à la géographie scolaire d'utiliser des cartes plus équitables (#fairmaps) où on cherche à garder une certaine neutralité par rapport aux rivalités géopolitiques dans cette région.

Extrait d'un fond de carte proposé par un manuel de géographie : « Le golfe Arabo‑Persique : un espace
au cœur des enjeux contemporains » (source : Le Livre Scolaire)


Comme le souligne la revue OrientXXI, "Dans une optique de compromis diplomatique, le choix de « golfe Arabo-Persique » permet de concilier les revendications, et contribue à établir un équilibre fragile dans une région sous haute tension".

"Bataille de cartes" et narratif de guerre
La marine du corps des gardiens de la révolution a dévoilé une nouvelle carte du détroit d’Ormuz, délimitant les zones sous le contrôle des forces armées iraniennes, selon les agences de presse iraniennes Tasnim et Fars (lignes rouges explicites)


Lien ajouté le 9 mai 2026

« Cartes, instruments de pouvoir » (RTS - Géopolitis). Invité : Frédéric Giraut, professeur de géographie politique à l’Université de Genève
Liens ajoutés le 30 août 2026

« Etats-Unis : Donald Trump renomme le lac Ontario en "lac d’Amérique", le Canada furieux » (20 Minutes).
Géopolitique MAGA. En plein bras de fer avec le Canada, Donald Trump a rebaptisé le 27 août 2026 le lac Ontario en « lac d’Amérique ». Après le « golfe d’Amérique », le président des Etats-Unis continue de multiplier les revendications territoriales. Cette annonce intervient en plein bras de fer commercial entre Washington et Ottawa, après de nouveaux droits de douane américains et la riposte canadienne prévue à partir du 8 septembre. Le président américain avait déjà imposé l’appellation « golfe d’Amérique » pour le Golfe du Mexique, tandis que ses prises de position sur le Groenland et le détroit d’Ormuz avaient provoqué de nombreuses réactions à l’international.
Le président Trump a déclaré le 27 août 2026 : "Il y avait le golfe d'Amérique. Il y a maintenant aussi le lac d'Amérique".
Heureusement, le changement de nom décidé par Donald Trump ne bénéficie d’aucune reconnaissance internationale. Si vous voulez vous-même rechanger le nom du lac Ontario, Maquest offre un outil en ligne pour le faire : 
Rename Lake Ontario : https://gulfof.mapquest.com/lakeontario/
Rename your own Gulf : https://gulfof.mapquest.com/ (même outil pour le glofe du Mexique)


Google Maps cède en partie aux pressions de Donald Trump en ajoutant "Lake America" entre parenthèses à côté de "Lake Ontario".


« Le Premier ministre de l’Ontario trouve la réponse parfaite après que Trump a décidé de renommer ce lac en partie canadien » (Huffington Post). Sur les rives du Lac Ontario, que Trump souhaite renommer « Lac America », est désormais visible un immense panneau « Lac Ontario aujourd’hui et pour toujours ». 

« Les cartes en ligne de Metrolinx, Hydro One et LCBO affichent le nom du lac Ontario comme étant lac America » (CTNews.ca). Le débat concerne non seulement le rôle des cartes comme instrument d'affirmation de la souveraineté, mais aussi la place de Google Maps dans les usages y compris sur des sites officiels au Canada. 

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L'Overture Maps Foundation ambitionne de rivaliser avec Google et Apple


L'Overture Maps Foundation, constituée d'Amazon, Meta, Microsoft, Tom-Tom et d'autres "géants" de l'Internet, ambitionne de rivaliser avec Google et Apple dans les années à venir, avec de la donnée ouverte. Sa mission déclarée est « d'alimenter les produits cartographiques actuels et de nouvelle génération en créant des données cartographiques ouvertes, fiables, faciles à utiliser et interopérables »


1) Les objectifs du projet Overture

Fondé en 2022, le projet Overture s'adresse aux développeurs qui créent des services cartographiques ou utilisent des données géospatiales. L’approvisionnement et la conservation de données cartographiques de haute qualité, à jour et complètes provenant de sources disparates sont difficiles et coûteux. Overture vise à intégrer des données cartographiques provenant de plusieurs sources, notamment des membres d'Overture, des organisations civiques et des sources de données ouvertes. L'enjeu est la création de cartes collaboratives. 

Au delà de l'ouverture des données, l'objectif est également de proposer un système de référence partagé. Plusieurs ensembles de données font référence aux mêmes entités du monde réel en utilisant leurs propres conventions et leur propre vocabulaire, ce qui les rend difficiles à fusionner et à combiner. Overture Maps vise à simplifier l’interopérabilité en fournissant un système reliant les entités de différents ensembles de données aux mêmes entités du monde réel. Overture souhaite définir et favoriser l’adoption d’un schéma de données commun, bien structuré et documenté pour créer un écosystème de données cartographiques facile à utiliser.

Les données cartographiques sont vulnérables aux erreurs et aux incohérences. Les données d'Overture Maps seront soumises à des contrôles de validation pour détecter les erreurs cartographiques, les cassures et le vandalisme afin de garantir que les données cartographiques puissent être utilisées dans les systèmes de production.

2) Les données mises à disposition

Les données sont disponibles au format GeoParquet V1.1.0, une norme en cours d'incubation de l'Open Geospatial Consortium qui ajoute des types géospatiaux interopérables au format Apache Parquet, via Amazon AWS et Microsoft Azure. 

La première publication de données comprenait quatre « thèmes » :

  • Lieux - Données sur les points d'intérêt (POI) sur environ 60 millions de lieux dans le monde
  • Bâtiments - données sur l'empreinte et la hauteur des bâtiments pour 785 millions de bâtiments dans le monde
  • Transports - données sur le réseau routier
  • Limites administratives - limites administratives pour le niveau 2 (niveau du pays) et le niveau 4 (subdivisions de premier niveau sous le pays) dans le monde.

Ces données sont régulièrement enrichies et mises à jour. La version des données Overture 2024-10-23.0 est désormais disponible. Overture Maps Explorer permet d'avoir un aperçu des données mises à disposition. Les instructions pour accéder aux données sont disponibles sur le référentiel de données Overture Maps.

Le projet Overture se veut complémentaire du projet OpenStreetMap, et la fondation encourage les membres à contribuer directement aux données du projet OSM. On peut cependant s'interroger dans quelle mesure ces données sont vraiment ouvertes. Deux des quatre « thèmes » d'Overture Maps Foundation sont disponibles sous une licence ODbL et deux des thèmes sont disponibles sous une licence CDLA Permissive v 2.0.

#30DayMapChallenge Jour29/ Day29 D'où viennent ces données ? Beaucoup de discussions animées par ici : community.openstreetmap.org/t/overturema...

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— Joseph Benita (@josephbenita.bsky.social) 29 novembre 2024 à 16:22

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Des images satellites déclassifiées révèlent les impacts de la guerre du Vietnam

 
Source : « Declassified satellite photos reveal impacts of Vietnam War » (Science.org)

Pendant la guerre du Vietnam, les États-Unis ont largué plus de 8 millions de tonnes de bombes et 74 millions de litres d’Agent orange ainsi que d’autres herbicides sur le Vietnam, le Cambodge et le Laos. Près de 50 ans après la fin de la guerre, les conséquences mortelles de ces campagnes militaires persistent : les munitions non explosées continuent de mutiler et de tuer, tandis que des points chauds de dioxine, une toxine puissante présente dans les herbicides, sont suceptibles de contribuer à des cancers et des malformations congénitales. Aujourd’hui, grâce à des photos satellites militaires déclassifiées, des scientifiques ont identifié les emplacements probables de ces zones à risque, ce qui pourrait aider à orienter les opérations de repérage et de nettoyage. 

Il est difficile d’identifier ces zones à risque dans le paysage d'aujourd'hui. La végétation a depuis longtemps masqué les cicatrices de la guerre, et les archives historiques sur les missions de bombardement et les épandages d’herbicides sont à la fois incomplètes et imprécises. C'est pourquoi Philipp Barthelme, étudiant diplômé en géosciences à l'Université d'Édimbourg, et ses collègues se sont tournés vers des photos satellites déclassifiées des missions KH-9 HEXAGON et KH-4a/b CORONA, qui étaient suffisamment nettes pour révéler des détails à des échelles très fines (60 cm).

Bien que les données satellite ne permettent pas à elles seules d'identifier les bombes non explosées, les chercheurs ont supposé qu'elles se trouvaient probablement dans les régions qui ont été lourdement bombardées. Les cratères des bombes explosées ressortent sur les images satellite sous forme de taches blanches brillantes. Les chercheurs ont utilisé l'apprentissage automatique, une sorte d'intelligence artificielle, pour repérer plus de 500 000 de ces cratères dans la province vietnamienne de Quang Tri, qui a été la plus bombardée pendant la guerre, ainsi que dans une région proche des frontières du Vietnam, du Laos et du Cambodge.

Les données satellite peuvent également aider à suivre l’impact des conflits modernes, explique Sergii Skakun, chercheur à l’Université du Maryland qui utilise l’imagerie satellite pour suivre la manière dont la guerre en cours en Ukraine endommage les terres agricoles et la production agricole. Skakun, qui a présenté une affiche lors de la réunion de l’AGU, a identifié plus de 3,8 millions de cratères d’artillerie dans son analyse de quelque 31 000 kilomètres carrés d’Ukraine en 2022. Les drones civils sont interdits dans la région, note Skakun, ce qui signifie que les images satellites commerciales et gouvernementales accessibles au public sont le seul moyen de surveiller les impacts en temps réel.

Sources scientifiques

Philipp Barthelme, Eoghan Darbyshire, Dominick V. Spracklen, Doug Weir, Gary R. Watmough. Combining Historical Records and Declassified U.S. Spy Satellite Imagery to Assess the Long-term Impacts of the Vietnam War (AGU24). [Combinaison de documents historiques et d'images satellites d'espionnage américain déclassifiées pour évaluer les impacts à long terme de la guerre du Vietnam]. https://agu.confex.com/agu/agu24/meetingapp.cgi/Paper/1611506

New data on Agent Orange use during the US’s secret war in Laos. Conflict and Environment Observatory (CEOBS) . https://ceobs.org/new-data-on-agent-orange-use-during-the-uss-secret-war-in-laos/

Pulvérisation d’herbicides pendant la guerre secrète américaine au Laos (source : CEOBS)


Philipp Barthelme, Eoghan Darbyshire, Dominick V. Spracklen, Gary R. Watmough, Detecting Vietnam War bomb craters in declassified historical KH-9 satellite imagery, [Détection de cratères de bombes de la guerre du Vietnam dans des images satellite historiques déclassifiées du KH-9], Science of Remote Sensing, Volume 10, 2024. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2666017224000270

Cibles de bombardement au-dessus de l'Asie du Sud-Est pendant la guerre du Vietnam (source : Barthelme et al. 2024)

Pour compléter

« Des images satellites d'espionnage déclassifiées révèlent un ancien site de bataille en Irak » (Geo).

« Des sites romains découverts sur des images déclassifiées » (Ça m'intéresse).

« Des images satellites datant de la Guerre froide permettent d'évaluer les changements environnementaux » (Sciences et Avenir).

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Carte du déploiement de la fibre optique en France


Il était jusqu'à récemment difficile de se rendre compte des disparités entre la desserte du réseau cuivre et de celle de la fibre alors que le second est appelé à remplacer le premier. Le site cuivre.infos-reseaux propose une vue cartographique du programme de fermeture du réseau cuivre et de la complétude FTTH associée dans chaque commune. Le programme se déroule selon un calendrier progressif sur 10 ans, partant d'expérimentations sur des périmètres réduits jusqu'à des phases industrielles de plusieurs millions de locaux. Il est donc particulièrement utile de disposer d'outils efficaces pour en comprendre le déroulement. Cette application prétend répondre à une partie de ces besoins.

« Le cuivre raccroche. Préparez la transition vers la fibre optique » (source : cuivre.infos-reseaux.com)


Si l'on zoome sur la carte, on voit apparaître les foyers connectés au réseau cuivre (en rose) et ceux connectés au réseau fibre (en vert). La carte permet ainsi d'analyser l'inégale couverture de la fibre optique sur le territoire national à l'échelle de chaque commune et de chaque adresse. Les territoires ultramarins sont également représentés.

Etat du déploiement de la fibre optique dans la région lyonnaise (source : cuivre.infos-reseaux.com)

Les données très précises sont celles de l'ARCEP. L'article 28 de la décision ARCEP 2023-2802 encadre la publication des données utilisées par cette application. Cette publication ne prévoit pas la géolocalisation des adresses. Les positions ne sont donc pas données par Orange mais obtenues à partir de la BAse Adresse Nationale (BAN), dont la complétude et l'exactitude sont in fine de la responsabilité des mairies.

Les données descriptives des adresses desservies par les réseaux fibre sont publiées par l'ARCEP dans le cadre de ses études de marché du Très Haut Débit et de sa collecte de données auprès des opérateurs. Elles sont disponibles sur le site gouvernemental data.gouv.fr.

Les données relatives au programme de fermeture et les adresses desservies par le réseau cuivre sont aussi publiées par Orange France

La carte des déploiements fibre (FttH) est aussi visible sur le site de l'ARCEP. On y trouve en plus la carte des débits en réception pour chaque adresse.

Lien ajouté le 19 avril 2026

Mon Réseau Mobile est la plateforme cartographique regroupant l’ensemble des données géographiques en lien avec les réseaux dits « mobiles » (2G, 3G, 4G, 5G) régulés par l’Arcep. Cette plateforme a pour but de comparer les différents opérateurs téléphoniques entre eux et de vous permettre de choisir celui qui répondra le mieux à vos exigences dans les différents endroits où vous pourriez avoir besoin d’un accès aux réseaux mobiles.

La France publie ces données sur ses stations de base mobiles sur le site Data.gouv.fr, ainsi que des cartes de couverture et des tests de débit ventilés par opérateur et appareil. Mark Litwintschik a analysé quelques-unes de ces données sur son blog.

Zones où les vitesses les plus élevées d'Orange ont été observées (source : blog de Mark Litwintschik)

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La cartographie des médias locaux en France (Ouest Médialab)


Ouest Médialab a recensé 2 644 rédactions locales en France en 2024. Après un premier chantier lancé en 2019, cette étude unique est le fruit d’un travail de collecte de données doublé d’un appel à contribution auprès des médias locaux. Elle prend en compte les rédactions des journaux, télévisions, radios et médias en ligne qui composent le paysage médiatique en régions.

La carte des médias locaux par Ouest Médialab


Les médias locaux en  France, une  diversité à  préserver

Le paysage de l’info de proximité est bien plus divers et pluriel qu’il n’y paraît. On y dénombre aujourd’hui 2644 rédactions locales. Cette diversité s'observe aussi dans certains territoires d'outre-mer. 

Cette diversité est précieuse. Elle garantit une forme de pluralisme de l’information. Elle évite aussi que des territoires deviennent demain des déserts médiatiques, avec les conséquences désastreuses que l’on peut observer dans d’autres démocraties, comme aux Etats-Unis. Mais ce paysage reste fragile, il faut le préserver et le cultiver.

Liste des rédactions et méthodologie 

Cette base de données d’utilité publique pour mieux comprendre le paysage médiatique, est mise à disposition de tous : professionnels des médias, chercheurs ou étudiants et grand public. La liste des rédactions est disponible avec leur nom, leur type (presse, radio, télé, pure-player), leur groupe d'appartenance, leur commune et leur département. Ces données ont été collectées auprès des organisations professionnelles, des institutions et des médias eux-mêmes, agrégées puis cartographiées par le datajournaliste Denis Vannier, du studio Le Plan, et l’équipe de Ouest Médialab.

Un traitement automatique des données a été effectué par Nino Auriède, étudiant-chercheur de Polytech Nantes avec le soutien de Jeanpierre Guédon, professeur en informatique de l’Université de Nantes et cofondateur de Ouest Médialab.

Il a permis d’automatiser la collecte des données des différentes sources et leur tri en passant en revue 5 000 sites web. En analysant le contenu des pages d’accueil des sites d’information, le recours à l’intelligence artificielle a contribué à déterminer le caractère local d’un média. 

Cette deuxième version de la cartographie des médias locaux comprend près de 1 100 médias de plus qu’en 2019 qui avait recensé 1 512 rédactions. 724 radios locales ont été intégrées grâce à la liste d’adhérents du Syndicat National des Radios Libres (SNRL), additionnées du résultat de contributions volontaires de grands groupes de presse et syndicats professionnels. 

Il est possible de contribuer en ajoutant un média qui ne figure pas sur la carte ou en complétant des informations déjà présentes dans la base de données.

La base de données mise à disposition par Ouest Medialab permet de faire des analyses. Par exemple ici les villes d'implantation de la presse régionale. Avec possibilité de comparer avec la radio ou la télévision.
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Premières images radar du satellite Sentinel-1C (Copernicus)


Source : « Sentinel-1C captures first radar images » (European Spatial Agency, 10 décembre 2024)

Moins d’une semaine après son lancement, le satellite Copernicus Sentinel-1C a livré ses premières images radar de la Terre, offrant un aperçu de ses capacités de surveillance dans le domaine de l'environnement. Lancé le 5 décembre 2024 depuis le Centre Spatial Guyanais à bord d'une fusée Vega-C, Sentinel-1C est équipé d'un radar à synthèse d'ouverture (SAR) en bande C. Cette technologie de pointe permet au satellite de fournir des images haute résolution de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions météorologiques, pour des applications critiques telles que la gestion de l'environnement, la réponse aux catastrophes et la recherche sur le changement climatique.

Le nouveau satellite a désormais livré sa première série d’images radar au-dessus de l’Europe, traitées par le segment au sol de Copernicus. Ces images présentent un niveau exceptionnel de qualité des données pour les images initiales, soulignant les efforts remarquables de toute l’équipe Sentinel-1 au cours des dernières années. Ces premières images montrent des régions d’intérêt, notamment le Svalbard en Norvège, les Pays-Bas et Bruxelles en Belgique.

Image des Pays Bas captée par Sentinel-1C (Source : © ESA)

Cette image Sentinel-1C des Pays-Bas fait écho à la  toute première image SAR  acquise par la mission européenne de télédétection (ERS) en 1991, qui a capturé le polder de Flevoland et l'IJsselmeer, marquant ainsi la première image radar européenne jamais prise depuis l'espace.

La Commission européenne supervise Copernicus, qui coordonne divers services visant à protéger l'environnement et à améliorer la vie quotidienne. L'ESA, responsable de la famille de satellites Sentinel, assure  un flux constant de données de haute qualité pour soutenir ces services. Simonetta Cheli, directrice des programmes d'observation de la Terre à l'ESA, a déclaré : « Ces images mettent en évidence les capacités remarquables de Sentinel-1C. Bien qu'il soit encore trop tôt pour le dire, les données montrent déjà comment cette mission va améliorer les services Copernicus au profit de l'Europe et au-delà. »

Depuis son lancement, Sentinel-1C a subi une série de procédures de déploiement complexes, notamment l'activation de son antenne radar de 12 mètres de long et de ses panneaux solaires. Bien que le satellite soit encore en phase de mise en service, ces premières images soulignent son potentiel à fournir des informations exploitables dans toute une gamme d’applications environnementales et scientifiques.

Ramon Torres, chef de projet de l'ESA pour la mission Sentinel-1, a déclaré à propos du lancement de Sentinel-1C : « Sentinel-1C est désormais prêt à poursuivre le travail essentiel de ses prédécesseurs, en dévoilant les secrets de notre planète, de la surveillance des mouvements des navires sur les vastes océans à la capture des reflets éblouissants de la glace de mer dans les régions polaires et des subtils changements de la surface de la Terre. Ces premières images incarnent un moment de renouveau pour la mission Sentinel-1. »

Les données de Sentinel-1 contribuent à de nombreux services et applications Copernicus, notamment la surveillance de la banquise arctique, le suivi des icebergs, la cartographie de routine de la banquise et les mesures de la vitesse des glaciers. Elles jouent également un rôle essentiel dans la surveillance marine, comme la détection des déversements d'hydrocarbures, le suivi des navires pour la sécurité maritime et la surveillance des activités de pêche illégale.

En outre, il est largement utilisé pour observer les déformations du sol causées par les affaissements, les tremblements de terre et l'activité volcanique, ainsi que pour cartographier les forêts, les ressources en eau et en sol. Cette mission est essentielle pour soutenir l'aide humanitaire et répondre aux crises dans le monde entier.

Toutes les données Sentinel-1 sont disponibles gratuitement via l'écosystème Copernicus Data Space, offrant un accès instantané à une large gamme de données provenant à la fois des missions Sentinel et des missions contributives Copernicus.

Lien ajout le 21 mars 2025

Sentinel-1C démontre sa capacité à cartographier la déformation du sol (ESA-Copernicus). Un ensemble de données préliminaires Sentinel-1C est désormais disponible , permettant aux utilisateurs de commencer à se préparer à leurs besoins. Cet ensemble de données sera bientôt complété par les données de la paire Sentinel-1C utilisée pour créer l'interférogramme présenté ici.

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Rubrique outils et images satellitaires

Comparer les temps de trajets en Angleterre et au Pays de Galles de 1680 à nos jours


Travelintimes est un planificateur de voyage historique, qui permet de planifier des voyages en Angleterre et au Pays de Galles vers 1680, vers 1830 et en 1911. Le site permet d'explorer la nature des déplacements et la façon dont ils se sont améliorés au cours du temps. Fondé sur des recherches historiques, il s'appuie sur les résultats de plusieurs projets de recherche conduits au sein de l'Université de Cambridge.


1) Un planificateur de voyage pour mesurer l'évolution historique des transports

Le planificateur de voyage est encore en phase de développement. Il permet pour l'instant les choix suivants :

  1. Planifiez un voyage à cheval à travers l'Angleterre et le Pays de Galles vers 1680 ;
  2. Planifiez un voyage en diligence à travers l'Angleterre et le Pays de Galles vers 1830 ;
  3. Planifiez un voyage en train à travers l'Angleterre et le Pays de Galles, en utilisant un vélo pour vous rendre à la gare la plus proche.

Un quatrième choix propose un itinéraire actuel basé sur la voiture, en utilisant OpenStreetMap, à titre de comparaison. Le planificateur permet de fixer son trajet entre deux points au choix sur la carte, de connaître le cas échéant la localisation des arrêts de nuit et de calculer le coût du voyage, exprimé de différentes manières (dans la monnaie et les prix de l'époque, en nombre d'heures de travail adulte non qualifié nécessaires pour payer le voyage, en monnaie actuelle en se référant aux heures de travail non qualifié du salaire minimum actuel).

2) Pourquoi ce choix de dates vers 1680, vers 1830 et en 1911 ?

Ces dates ont été choisies pour illustrer les aspects clés du développement des systèmes de transport. En 1680, l'amélioration du réseau routier apportée par les Turnpike Trusts (qui percevaient des péages) n'existait pas et l'ère moderne de la construction de canaux n'avait pas encore débuté. En 1830, le réseau de routes à péage était à son apogée, couvrant environ 20 000 miles, ainsi que le réseau de canaux. Le premier chemin de fer à vapeur pour passagers au monde, la ligne Liverpool-Manchester, a ouvert en 1830, mais en 1911, le réseau ferroviaire était à son apogée tandis que le vélo se répandait rapidement à partir des années 1890.

En 1680, l'état des routes était très mauvais et de nombreuses routes étaient impraticables aux véhicules à roues pendant une grande partie voire la totalité de l'année, ce qui faisait du déplacement à cheval (en amazone pour les femmes à cette époque) la seule alternative à la marche pour la plupart des voyages de passagers longue distance. 

En 1830, il existait un réseau très étendu de routes à péage, qui permettaient de circuler même la nuit. Le réseau de lignes de diligences était très développé, ce qui permettaient à ceux qui en avaient les moyens de parcourir le pays beaucoup plus rapidement qu'en 1680 et dans un confort bien plus grand. 

En 1911, grâce à un réseau ferroviaire dense, les déplacements à travers le pays étaient beaucoup plus rapides qu'en 1830, plus confortables, plus sûrs et moins chers. Les billets de troisième classe permettaient à une grande partie de la classe ouvrière de voyager en train. L'invention et la diffusion du vélo a également grandement démocratisé l'accès aux transports, les riches pouvant désormais se déplacer en voiture. 

D'autres types de trajets, pour le fret de marchandises (notamment le charbon), seront ajoutés sur le site.

3) Un projet de recherche qui témoigne du « spatial turn » des recherches historiques

Les données à l'origine de ce site web ont été créées à partir d'une série de projets de recherche du département de géographie et de la faculté d'histoire de l'Université de Cambridge. Ces projets ont été financés par le Conseil de recherche économique et sociale, le Leverhulme Trust, la British Academy et l'Isaac Newton Trust (Cambridge).

Plusieurs projets ont été menés par le Dr Leigh Shaw-Taylor et le professeur Sir EA Wrigley entre 2003 et 2012, axés sur la reconstruction de la structure professionnelle de l'Angleterre et du Pays de Galles depuis la fin du Moyen Âge. Ils se sont assez rapidement intéressés au rôle des changements dans les infrastructures de transport, dans la géographie de la population et dans les structures professionnelles locales. À partir de 2006, le Dr Max Satchell a travaillé sur le projet qui a connu ensuite un « tournant spatial ». Avec des collègues en Espagne (dirigés par le professeur Jordi Marti-Henneberg), ils ont créé des cartes numériques du réseau ferroviaire et des gares pour chaque année de 1825 à 2010 à partir de l'atlas de Michael Cobb, The Railways of Great Britain. Max Satchell a ensuite créé des cartes des rivières et canaux navigables d'Angleterre et du Pays de Galles pour chaque année de 1600 à 1947. En 2012, ils ont lancé un nouveau projet financé par le Leverhulme Trust avec le professeur Dan Bogart (Université de Californie à Irvine) qui a obtenu un financement supplémentaire de la National Science Foundation américaine. Le Dr Xuesheng You, Mme Annette MacKenzie, le Dr Eduard Alvarez et le Dr Alan Rosevear ont rejoint l'équipe. Satchell et Rosevear ont cartographié les routes à péage pour chaque année de 1660 jusqu'à la disparition finale du système en 1897. Satchell, Alvarez et d'autres chercheurs ont créé des cartes des ports et des routes de navigation côtière.

Alvarez a connecté tous les réseaux de transport pour produire une version « multimodale » avec trois dates de référence (vers 1680, vers 1830 et en 1911). Cette dernière étape a reposé sur l'utilisation d'un logiciel d'analyse de réseau pour étudier les caractéristiques du réseau et modéliser les trajets. Les chercheurs espèrent que ce site web intéressera le grand public et qu’il sera largement utilisé à des fins d’enseignement en histoire et en géographie dans les écoles et les collèges. 

4) Références scientifiques

L. Shaw-Taylor, D. Bogart et AEM Satchell. The Online Historical Atlas of Transport, Urbanization and Economic Development in England and Wales c.1680-1911 [Atlas historique en ligne des transports, de l'urbanisation et du développement économique en Angleterre et au Pays de Galles vers 1680-1911]. TravelinTimes.org

Chapter 1Navigable waterways and the economy of England and Wales 1600-1835
Max Satchell (2017) 
 
Chapter 2The Turnpike Roads of England and Wales 
Dan Bogart (2017) 
 
Chapter 3The development of the railway network in Britain 1825-1911
Dan Bogart, Leigh Shaw-Taylor and Xuesheng You (2018) : L. Shaw-Taylor, D. Bogart and A.E.M. Satchell

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