Guide de visualisation de données (Office des publications de l'Union européenne)


L'Office des publications de l'Union européenne a publié en novembre 2023 un Guide de visualisation de données accessible en open data (très pratique avec son format interactif). Le site vous guide à travers 7 sujets importants liés à la visualisation de données :
  1. Principes de conception
  2. Narration de données
  3. Pièges
  4. La Dataviz en pratiques
  5. Types de graphiques
  6. Accessibilité
  7. Grammaire des graphismes
Il commence par cinq sujets destinés aux utilisateurs débutants et avancés, suivis de deux sujets destinés aux utilisateurs expérimentés. Il existe 3 façons d'explorer le site : en utilisant les liens thématiques, en recherchant par sujet ou en suivant les pages dans l'ordre proposé.

Guide de visualisation de données (source : Office des publications de l'Union européenne, 2023)

Le Guide de visualisation de données contient des pages sur les formats de fichiers de données, le nettoyage des données, les outils de visualisation et la conception de datavisualisations. C'est une ressource utile pour tous, des débutants aux experts. Le guide a été créé par l'Office des publications de l'Union européenne en collaboration avec l'expert en visualisation de données Maarten Lambrechts. L'un des points forts de ce Guide est de pointer les pièges courants que l'on peut rencontrer et de proposer des trucs et astuces pour les éviter. 



Et pour mettre en pratique les conseils de ce Guide, on peut aller consulter les cartes et  datavisualisations contenues dans la publication Régions de l'UE en 2023 réalisée à partir des données Eurostat. Le site contient des  cartes et des graphiques interactifs sur la population, la santé, l'éducation, le marché du travail, la société numérique, les activités économiques, l'environnement et les ressources naturelles...

Régions de l'Union européenne en 2023 (source : site interactif Eurostat)


Le site data.europa.eu propose également une rubrique Datastories qui fournit des articles de réflexion et des analyses originales à partir de jeux de données. Les sujets abordés sont nombreux : des compétences numériques par pays aux données de gestion des inondations, du recyclage des déchets aux données de mobilité durable...

Cartographier les dérives de migrants en mer Égée (Forensic Architecture)


Forensic Architecture est une agence de recherche basée à Goldsmiths (Université de Londres), qui enquête sur les violations des droits de l'homme, notamment les violences commises par les États, les forces de police, les militaires ou les entreprises. Elle travaille en partenariat avec des institutions de la société civile, des militants de base aux équipes juridiques, en passant par les ONG internationales et les médias, pour mener des enquêtes avec et au nom des communautés et des individus touchés par les conflits, par la brutalité policière, les problèmes frontaliers et la violence environnementale.

Les enquêtes utilisent des techniques de pointe en matière d'analyse spatiale et architecturale, d'investigation open source, de modélisation numérique et de technologies immersives, ainsi que de recherche documentaire, d'entretiens situés et de collaborations scientifiques. Les résultats de ces investigations ont été présentés dans des salles d'audience nationales et internationales, des enquêtes parlementaires et des expositions dans certaines des plus grandes institutions culturelles du monde et dans les médias internationaux, ainsi que devant des tribunaux citoyens et des assemblées communautaires.

De 2020 à 2023, Forensis et Forensic Architecture ont collecté, vérifié, daté et géolocalisé des milliers d'images, de vidéos et de positions GPS envoyées par les demandeurs d'asile afin de cartographier les preuves de leur dérive en mer Égée. Le résultat est Drift-backs in the Aegean Sea, une carte interactive basée sur le Web qui archive et vérifie plus de 2 000 cas de « drift-backs ». Le « drift-back » est une pratique controversée utilisée par certains services de garde-côtes, notamment en mer Égée, pour dissuader les demandeurs d'asile et les empêcher d'atteindre leur destination. Il s'agit d'intercepter des bateaux transportant des demandeurs d'asile dans les eaux territoriales de l'UE, puis de les refouler vers le pays d'où ils sont partis. Cela se ferait parfois en chargeant des personnes sur des radeaux gonflables ou d'autres petits bateaux sans moteurs ni provisions. Ces navires sont ensuite laissés à la dérive, au gré des vents et des courants pour les ramener vers leur pays de départ.

Cartographier les dérives de migrants en mer Égée (Forensic Architecture)

S'étendant sur une période de trois ans, du 28 février 2020, date à laquelle le premier cas de dérive a été signalé et documenté, jusqu'au 28 février 2023, cette plateforme cartographique interactive héberge des preuves de 2010 cas de dérives en mer Égée, impliquant 55 445 personnes. Sur ces 2010 incidents, 700 se sont produits depuis ou au large des côtes de l'île de Lesbos, 238 au large de l'île de Chios, 424 au large de l'île de Samos, 283 au large de Kos, 212 au large de Rhodes et 123 dans le reste du Dodécanèse. 26 « refoulements » ont été enregistrés, ce qui signifie que les demandeurs d'asile ont été interceptés dans les eaux grecques avant d'être emmenés à la frontière et laissés à la dérive. Un cas a été enregistré dans le nord de la mer Égée, au large de l’île de Samothraki. FRONTEX, l'agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, s'est révélée avoir été directement impliquée dans 122 de ces cas, alors qu'elle en a connaissance de 417, les ayant enregistrés dans ses propres archives opérationnelles codifiées et masquées comme des « interdictions d'entrée ». Dans 3 cas, le navire de guerre allemand de l'OTAN FGS Berlin était présent sur les lieux. 32 cas ont été enregistrés où des personnes ont été jetées directement à la mer par les garde-côtes helléniques, sans utiliser aucun dispositif de flottaison. Dans 3 de ces cas, les personnes ont été retrouvées menottées. 24 personnes seraient mortes lors d'une opération de refoulement, et au moins 17 autres ont disparu. La plateforme se veut un outil non exhaustif et évolutif, qui sera mis à jour à intervalles réguliers tant que cette pratique se poursuivra.

Autres exemples d'enquêtes conduites par Forensic Architecture :


Lien ajouté le 3 mars 2024
Lien ajouté le 5 mai 2024

« Connaître les morts de la Méditerranée » (France Culture)

Lorsqu'ils sont vivants, les autorités s'empressent de vouloir les identifier, collecter notamment leurs empreintes digitales afin de les tracer et les empêcher de tenter de nouvelles fois de franchir les frontières. Lorsqu'ils sont morts, en revanche, ces mêmes autorités, ou d'autres, se fichent totalement de savoir qui ils ou elles sont. Depuis dix ans, près de 30 000 personnes sont mortes ou ont disparu en tentant de franchir la Méditerranée. Qui sont-elles ? Comment les identifier ? Des anthropologues et des activistes tentent de répondre.

Lien ajouté le 26 mai 2024

« La France étant « plus sévère », la Belgique s’inquiète d’être un nouveau point de départ des migrants vers l’Angleterre » (Ouest-France Le Marin).

Entre Manche et mer du Nord, la pression migratoire se déplace. La France renforce ses contrôles et la Belgique craint de devenir un nouveau point de départ vers l’Angleterre. Depuis janvier, 425 migrants ont été arrêtés avant d’atteindre la mer. Le changement de route révèle un mécanisme transfert : quand un espace frontalier se ferme, les flux cherchent d’autres passages. Depuis la côte belge, l’Angleterre est à plus de 80 km, contre 30 km depuis le nord de la France. Le détour rend la traversée plus longue et plus dangereuse. Jean-Marie Dedecker, bourgmestre de Middelkerke, décrit une organisation déjà installée dans les dunes. Les passeurs cachent gilets, bateaux et moteurs, puis gonflent les canots vers 5h ou 6h. La plage touristique devient ainsi un arrière-front maritime. Les policiers observent aussi des trajets hybrides. Selon Christiaan De Ridder, certains canots longent d’abord la côte belge, récupèrent des migrants dans les eaux françaises, puis repartent vers l’Angleterre avec 15 ou 20 personnes. La frontière devient mobile et maritime. La ministre Anneleen Van Bossuyt veut empêcher la côte flamande de devenir une alternative. Les patrouilles et les détentions se multiplient. Joost Depotter, de Vluchtelingenwerk Vlaanderen, répond que cette pression ne réduit pas les flux, mais renforce les passeurs. Le littoral belge devient une interface migratoire où s’aiguisent les tensions frontalières. Les contrôles ne suppriment pas les routes, ils les déplacent. Dedecker redoute des campements comme à Calais, après plus de 41.000 départs de France en 2025. 

Articles connexes 

Cartographier les migrations internationales

Cartographier le parcellaire des campagnes européennes d’Ancien Régime

 

Antoine Annie, Landais Benjamin (dir), Cartographier le parcellaire des campagnes européennes d’Ancien Régime, Presses universitaires de Rennes, 2023. Avec le soutien du centre Norbert Elias (UMR 8562) et du laboratoire CReAAH (UMR 6566). Voir le site de l'éditeur.

Résumé

Comment cartographiait-on les parcellaires ruraux avant la généralisation des cadastres géométriques d’État ? Si certaines représentations datant du XVe au XVIIIe siècle relèvent indéniablement d’une approche scientifique, la plus grande part se rattache à une époque où les cartes n’ont pas le degré d’abstraction qui triomphera ensuite. Utilisant le langage des artistes peintres, elles servent à montrer et à expliquer. Et elles n’en sont que plus significatives. Trois questions sous-tendent l’analyse de nombreux corpus spécifiques au sein de l’Europe moderne : celle de la genèse de ces cartes (contexte de leur création, commanditaires, réalisateurs, utilisateurs) ; celle de leur transmission et de leur classement par les archivistes ; celle enfin de leurs exploitations par les chercheurs, avec ce que permettent aujourd’hui les méthodes des disciplines historiques, géographiques et archéologiques. Plus d’une centaine de cartes en couleur ont été reproduites à l’appui de cette étude.

Introduction (disponible en ligne)

« Rares au Moyen Âge, fréquents aux XVIe et XVIIe siècles, produits en quantité au XVIIIe siècle, les plans du parcellaire rural n’ont pas attendu les cadastres géométriques d’État du XIXe siècle pour s’imposer comme un genre cartographique majeur en Europe. Fierté des archives locales, ces documents sont depuis longtemps le clou d’expositions retraçant le passé d’un village ou d’un terroir. Grâce à leur numérisation et leur mise en ligne massive, ils ornent désormais les sites internet des collectivités et deviennent accessibles à tous, satisfaisant tout autant la curiosité des habitants que les besoins des chercheurs. La place d’honneur réservée à ces plans tient principalement à leurs qualités esthétiques et à leur capacité à évoquer un lieu, à la manière d’un tableau ou d’une estampe.

Malgré leur visibilité institutionnelle, ces cartes restent le plus souvent considérées comme des sources de second rang, subordonnées à un corpus écrit qui fournirait, seul, la matière légitime d’une étude historique. Les ruralistes ont pourtant très tôt compris le profit que l’on pouvait tirer de ces témoignages sur l’organisation spatiale, économique et sociale des campagnes d’Ancien Régime. L’article que leur consacra Marc Bloch il y a presque 100 ans, dans le tout premier numéro des Annales, l’atteste (Bloch, 1929). Le recensement systématique de ces documents, dispersés à travers les archives européennes, ainsi que la mise en commun des travaux produits par des traditions historiographiques locales et nationales semblaient alors à portée de main. Un siècle plus tard et ce, en dépit des indéniables progrès de la recherche sur le sujet, du développement des outils informatiques et de la multiplication des projets internationaux, nous restons encore loin du compte (Benedetti, 2016)... »

Table des matières 

Annie Antoine et Benjamin Landais, Introduction. Cartographier le parcellaire des campagnes européennes  d’Ancien Régime : de la production aux usages.

Première partie : LE POINT DE VUE DE L’ARCHIVISTE 

Introduction.
Thomas Horst, Cartographier le parcellaire en Bavière : de la Renaissance au siècle des Lumières
Nadine Gastaldi, L’un et le multiple. Les plans parcellaires aux Archives nationales (France), le cas des registres de la série N, XVIe-XVIIIe siècles.
Cyril Daydé et Christine Mary, L’Atlas du marquisat de Château-Gontier : analyse archivistique  d’un parcellaire en Haut-Anjou à la veille de la Révolution.
Grégoire Binois, Les militaires et la cartographie parcellaire au XVIIIe siècle.

Deuxième partie : L’EUROPE  DES MUTATIONS PRÉCOCES

Introduction.
William D . Shannon, La cartographie contentieuse dans l’Angleterre des Tudor.
Pieter De Reu, Les pratiques cadastrales dans les Pays-Bas méridionaux et en Belgique, XVIIe-XIXe siècle.
Tim Soens, Maïka de Keyzer et Iason Jongepier, La cartographie et les droits de propriété privée  dans la Flandre rurale, du XVIe au XVIIIIe siècle.
Camillo Berti, Massimiliano Grava et Anna Guarducci, La cartographie parcellaire à l’époque moderne en Toscane et sa valorisation digitale.
Chiara Devoti, Les plans terriers (cabrés) de l’ordre mauricien :  l’arpentage du territoire et la construction d’images d’un statut social.

Troisième partie : L’EUROPE DES SEIGNEURIES RURALES

Introduction.
Juliette Dumasy-Rabineau, Cartes et plans parcellaires en France avant 1550.
Florent Hautefeuille, Plans parcellaires pré-révolutionnaires et analyse  des paysages ruraux dans le sud-ouest de la France.
Alexandre Verdier, Xavier Rochel et Jean-Pierre Husson, La place du saltus en Lorraine  d’après le plan terrier de l’abbaye de Gorze (1746-1751).
Clément Venco, Les cartes des possessions du duc d’Antin en Comminges  par l’arpenteur Hippolyte Matis (1716-1717). Une source pour l’histoire des terroirs pyrénéens sur la longue durée.
François Chancerel, Le plan au service de la réorganisation des forêts poitevines  à la fin de l’Ancien Régime : « Juger en jetant un coup d’œil par ce plan ».

Quatrième partie : L’EUROPE DES ESPACES À CONQUÉRIR OU À RÉORGANISER

Introduction.
Olof Karsvall, La cartographie à grande échelle des terres agricoles dans la Suède du XVIIe siècle.
Tomas Čelkis, Les cartes parcellaires, de « nouveaux documents »  dans le grand-duché de Lituanie du XVIe au XVIIIe siècle.
Enikő Török, Le relevé urbarial du domaine royal d’Óbuda.
Benjamin Landais, Des plans pour fixer le parcellaire : cartographie seigneuriale  et planification agraire dans le Banat du XVIIIe siècle.
Michal Vokurka, De la cartographie des forêts à la cartographie de la société dans la Bohême du XVIIIe siècle.
Boris Deschanel, Plans parcellaires de Saint-Domingue au XVIIIe siècle :  quelques pistes pour une analyse des inégalités foncières.
Gérard Chouquer, Conclusion. La difficile genèse de la carte parcellaire dans la longue durée
Bibliographie générale.
Les auteurs.

Articles connexes


La parcelle dans tous ses états (ouvrage en open access)

Atlas archéologique de la France

L'histoire par les cartes : la carte archéologique de Paris

L'histoire par les cartes : le mouvement des enclosures en Grande Bretagne aux XVIIIe et XIXe siècles

Géographie des data centers dans le monde


Le site Visual Capitalist propose une carte des 50 plus grands data centers dans le monde d'après leur consommation énergétique. La carte met en évidence une répartition très inégale selon les continents. La concentration est forte aux Etats-Unis, en Europe et en Asie du sud et de l'est, tandis que l'Afrique et l'Amérique du Sud sont peu représentées.

Répartition des 50 plus grands data centers en 2023 (source : VisualCapitalist)

Les données proviennent de la société Cushman & Wakefield qui a publié en 2023 un rapport destiné à mettre en lumière, dans un but économique et financier, les plus grands marchés des centres de données. Il s'agit de données très évolutives tant le nombre de data centers évoluent rapidement chaque année. On estime qu’il existe plus de 8 000 data centers dans le monde. L'équipe de Brightlio a compilé une liste complète de statistiques sur les centres de données. On peut se référer également à la Data Center Map qui recence les centres de données depuis 2007.

Répartition des data centers dans le monde (source : Data Center Map)



A titre de comparaison, on peut comparer avec la carte des data centers de l'Atlas Espace mondial publié par Sciences Po en 2018.  

Une étude de l'AIE voit l'IA et la crypto-monnaie doubler la consommation d'énergie des centres de données d'ici 2026 (DatacenterFrontier.com).
Pour compléter

« Qu'est-ce qu'un data center ? » (Numérama)

« L’expansion des data centers dans le monde » (Veille Carto 2.0)

« Data-centers : les ogres énergivores d'Internet » (France Culture)

« Carte. Découvrez les régions qui accueilleront les 35 nouveaux data centers d’IA en France » (Ouest-France)

« Data centers et intelligence artificielle : la course au gigantisme » (Le Monde). Risque pour la transition énergétique, adaptabilité du réseau électrique, enjeu de souveraineté… L’essor des centres de données pose de nombreux défis.

« IA : les Emirats arabes unis annoncent la construction en France d’un data center géant » (Le Monde)

« Comment l’intelligence artificielle et ses data centers s’accaparent l’eau » (Basta)

« Comment l'IA change la façon dont le monde construit des ordinateurs » (The New York Times)

« Intelligence artificielle : la consommation d’énergie et d’eau des centres de données est jugée affolante » (Le Figaro)
 
« La consommation d’eau, nécessaire au fonctionnement des mécanismes de refroidissement des serveurs qui émettent beaucoup de chaleur, est un autre facteur d’inquiétude. Et c’est sans compter l’eau requise pour la génération d’électricité utilisée par les centres. Une vingtaine de requêtes sur un site comme ChatGPT engendre la consommation d’environ deux litres d’eau et un grand centre de données engloutit facilement plus de 2 millions de litres d’eau par jour, soit presque autant qu’une piscine olympique.

La recherche d’une IA plus frugale, c’est-à-dire moins consommatrice d’énergie pour des performances équivalentes, et moins émettrice de CO2, émerge. Les législateurs commencent à réclamer des comptes. Dans l’UE, la directive sur l’efficacité énergétique exige désormais des rapports sur la performance énergétique des centres de données. Aux États-Unis, la Californie a créé un système d’encadrement de leurs émissions. La Chine en a fait autant, en y ajoutant un objectif de recours aux énergies renouvelables, à hauteur d’au moins 10 %, d’ici à fin 2025.

La prise de conscience est en marche dans les entreprises. Amazon Web Services veut rendre ses usines du monde entier « positives en termes d’eau d’ici 2030 », ce qui implique de rendre aux communautés locales plus d’eau qu’elles n’en utilisent. De nouvelles technologies de refroidissement sont en cours de développement et les modèles d’IA deviennent plus efficaces. 

Les responsables d’Apple, Microsoft et autres Gafam préfèrent souligner que l’IA est aussi un outil puissant pour lutter contre le changement climatique. Elle permet d’accélérer l’innovation, par exemple dans l’agriculture ou les économies d’énergie. »


Lien ajouté le 16 septembre 2024

Lien ajouté le 26 septembre 2024
Lien ajouté le 12 octobre 2024

Lien ajouté le 12 février 2024

Carte - non carte Découvrez les régions qui accueilleront les 35 nouveaux data centers d’IA en France" (Ouest-France) Transmise par l'Elysée le 6 février 2025, la carte se veut illustrative "les localisations définitives ne pouvant pour l'instant être divulguées" www.ouest-france.fr/high-tech/in...

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— Sylvain Genevois (@mirbole01.bsky.social) 12 février 2025 à 11:06
Lien ajouté le 15 février 2025

Cartographie critique de l'IA générative (collectif Estampa) cartography-of-generative-ai.net/cartografiai... La carte met bien en évidence le parcours long et complexe des données lorsqu'on interroge une IA générative, avec tout ce que cela représente en termes de coût financier et environnemental
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— Sylvain Genevois (@mirbole01.bsky.social) 15 février 2025 à 11:14
Lien ajouté le 17 mars 2025
Lien ajouté le 19 mars 2025
Lien ajouté le 8 avril 2025


Liens ajoutés le 10 avril 2025

« Les nouveaux centres de données des grandes entreprises technologiques vont prélever l'eau dans les zones les plus sèches du monde » (The Guardian). Amazon, Google et Microsoft construisent des centres de données sur les cinq continents dans des régions pauvres en eau.
« Data centers et IA : la consommation d'électricité dédiée devrait plus que doubler d'ici 2030 » (rapport de l'AIE). Déjà énergivores, les centres de données ont redoublé en appétit avec le développement récent de l'IA générative, qui nécessite des capacités de calcul colossales pour traiter les informations accumulées dans des bases de données gigantesques. En 2024, ces infrastructures ne représentaient qu'environ 1,5% de la consommation électrique mondiale (415 TWh), mais celle-ci a déjà augmenté de 12% par an dans les cinq dernières années. Et ce n'est pas fini. "La demande d'électricité des centres de données dans le monde devrait plus que doubler d'ici 2030 pour atteindre environ 945 térawattheures (TWh), soit un peu plus que la consommation totale d'électricité du Japon aujourd'hui", selon l'agence internationale de l'énergie (AIE). À cette échéance, les centres de données consommeront un peu moins de 3% de l'électricité mondiale. La course aux centres de données entraînera inéluctablement une hausse des émissions liées à la consommation électrique, de 180 millions de tonnes de CO2 aujourd'hui à 300 millions de tonnes d'ici 2035, une part toutefois minime à l'échelle des émissions mondiales estimées en 2024 (41,6 milliards de tonnes de CO2), tempère l'AIE.

« Les centres de données mondiaux sont confrontés à des risques climatiques croissants », prévient un rapport XDI sur les risques climatiques et l'adaptation aux changements climatiques pour les centres de données mondiaux (XDI). 
Ce rapport classe les principaux centres de données selon leur exposition à huit risques climatiques (inondations, cyclones tropicaux, incendies de forêt, inondations côtières, etc.), aujourd'hui et à l'avenir, selon différents scénarios climatiques. Il s'appuie sur l'analyse de près de 9 000 centres de données opérationnels et planifiés dans le monde. Les centres de données du New Jersey, de Hambourg, de Shanghai, de Tokyo, de Hong Kong, de Moscou, de Bangkok et de Hovestaden figurent parmi les 20 premiers en termes de risques climatiques d'ici 2050, avec 20 à 64 % des centres de données de ces centres qui devraient être exposés à un risque élevé de dommages physiques dus aux dangers du changement climatique d'ici 2050. Sans investissement urgent dans la réduction des émissions et l’adaptation physique, les opérateurs pourraient être confrontés à des primes d’assurance en hausse, à des perturbations croissantes de leurs opérations et à des milliards de dollars de dommages, affirment-ils.

Lien ajouté le 16 avril 2025

Le secteur du numérique n’est pas soutenable, et les prévisions d’ici 2030 ne présagent rien de bon. Doublement de la conso des data centers, explosion de l’IA… Va-t-on sortir de l’aveuglement général ou l’objectif c’est de regarder un effondrement en 4K ? bonpote.com/ia-generativ...

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— Bon Pote (@bonpote.com) 16 avril 2025 à 12:15
Lien ajouté le 4 mai 2025

« Etats-Unis : Elon Musk et son supercalculateur accusés de polluer l'air et l'eau de quartiers noirs de Memphis » (France Culture).

xAI, l'entreprise d'Elon Musk qui développe le chatbot Grok, est critiquée par Justin Pearson, cofondateur de Memphis Community Against Pollution. Elon Musk et sa start-up d'intelligence artificielle générative xAI installée à Memphis (sud des Etats-Unis) sont accusés de "violer le droit des habitants à un environnement propre et sain", en aggravant une pollution de l'air et de l'eau près de quartiers historiquement noirs et défavorisés.

La pollution engendrée par ce data center, du fait de sa localisation, affecte surtout les populations afro-américaines et s'inscrit dans une forme de "racisme environnemental". La question prend aussi un aspect politique dans la mesure où il y aurait davantage de turbines en activité que ce Musk affirme. Cette situation est dénoncée par certains élus alors que d'autres vantent la création d'emplois. Ce sujet peut être abordé dans sa dimension spatiale en exploitant deux ressources toujours utiles : la Racial dot map issue du recensement de 2020 et le site City-data.com qui fournit des données sur la ville de Memphis (et d'autres villes américaines).

Lien ajouté le 16 mai 2025

Près des deux tiers des nouveaux centres de données construits ou en développement depuis 2022 se trouvent dans des zones déjà confrontées à un stress hydrique élevé. Si ces installations se multiplient dans touts les Etats-Unis, cinq États concentrent à eux seuls 72 % des nouveaux centres situés dans des zones à fort stress hydrique (Bloomberg).

Lien ajouté le 30 mai 2025

« La fracture mondiale en matière d'IA. Où sont situés les centres de données d'IA » (The New York Times)
Seuls 32 pays, principalement dans l’hémisphère nord, disposent de centres de données spécialisés dans l’IA. En avril 2025, l'ONU a averti que la fracture numérique allait se creuser en l'absence d'action sur l'IA. Selon ce rapport de l'ONU "Inclusive artificial intelligence for development", seules 100 entreprises principalement aux États-Unis et en Chine, sont à l'origine de 40 % des investissements mondiaux dans cette technologie. Les plus grandes entreprises technologiques « prennent le contrôle de l'avenir de la technologie ».

Lien ajouté le 21 juin 2025

Les habitants du canton d'Ypsilanti dénoncent le « plus grand et le plus terrible » centre de données, celui de l'Université du Michigan (Planetdetroit). Ce projet de centre de données soulève des inquiétudes en matière de climat, de bruit et de surveillance.

Lien ajouté le 26 juin 2025

La consommation des 400 data centers reliés à Enedis augmente régulièrement depuis 2019 : elle est passée de 2,34 TWh en 2019 à 2,94 TWh en 2024, soit une augmentation de 26 %. En France pour l'instant, on est loin de l'explosion de la consommation électrique souvent dénoncée. Les projections à horizon 2050 semblent toutefois prévoir une montée en puissance (Observatoire français de la transition écologique)

Lien ajouté le 4 juillet 2025

Laurent Carroué, « L’essor des centres de données : intelligence artificielle, cyberespace, pouvoir et territoire », juillet 2025 (Géoconfluences).

1. Les centres de données : des entrepôts spécialisés
2. La révolution de l’intelligence artificielle : la course au gigantisme des centres géants ou hyperscales
3. Des enjeux énergétiques, territoriaux et géopolitiques brûlants 

Répartition mondiale des centres de données : un système extrêmement hiérarchisé (source : Géoconfluences)


Liens ajoutés le 15 juillet 2025

« Leurs robinets d'eau se sont taris lorsque Meta a construit à côté » (The New York Times)
Dans la course au développement de l'intelligence artificielle, les géants de la technologie construisent des centres de données gourmands en eau. Cela engendre des problèmes pour les riverains. Après que Meta a lancé la construction d'un centre de données de 750 millions de dollars à la périphérie du comté de Newton, en Géorgie, les robinets d'eau de la maison de Beverly et Jeff Morris se sont taris. La maison du couple, alimentée par l'eau d'un puits, se trouve à 300 mètres du nouveau centre de données de Meta. 

« Les centres de données se multiplient dans les Grands Lacs, à quel prix ? » Par Helena Volzer, responsable principale de la politique de l'eau de source (Alliance for the Great Lakes). 
Les centres de données devraient être transparents sur leur empreinte hydrique totale dès les premières étapes du projet de développement. Ils devraient également disposer de systèmes permettant de mesurer précisément leur consommation d'eau. On estime que moins d'un tiers des centres de données suivent actuellement leur consommation d'eau. Dans les États des Grands Lacs, lorsqu'un grand consommateur d'eau s'approvisionne auprès d'un réseau municipal, l'obligation de suivre et de déclarer sa consommation incombe à ce réseau, et non à l'utilisateur.

Lien ajouté le 9 novembre 2025

Une façon de parvenir à se représenter l'ampleur des projets IA aux Etats-Unis est de les observer depuis l'espace (Distilled Earth). Le centre de données Stargate d'OpenAI à Abilene, au Texas, est un exemple de ce type de projet. Il y a un peu plus d'un an, le promoteur ne disposait que de quelques permis et de quelques centaines d'hectares de terrain dans l'ouest du Texas. Aujourd'hui, les deux premiers bâtiments abritent 100 000 puces NVIDIA de pointe, consommant 200 MW d'électricité. Stargate n'est pas le seul projet à l'échelle du gigawatt à progresser rapidement aux États-Unis.

Lien ajouté le 11 novembre 2025

« Les centres de données se heurtent à des résistances liées aux préoccupations environnementales alors que l'essor de l'IA se propage à l'Amérique latine » (The Guardian).

Blake Montgomery interroge la chercheuse Paz Peña, de la Mozilla Foundation, sur la contestation croissante des centres de données en Amérique latine. Ces infrastructures, moteurs de l’IA mondiale, se multiplient dans des zones arides où l’eau et l’énergie sont rares. Au Chili et au Brésil, les gouvernements de gauche encouragent les investissements étrangers dans ces data centers par des exemptions fiscales. Mais la dérégulation environnementale inquiète, car les évaluations d’impact ne prennent plus en compte la consommation massive de diesel. En Uruguay, la construction d’un centre de données Google à Montevideo en pleine sécheresse a conduit la population à attaquer l’État pour obtenir des informations sur l’usage de l’eau. Le tribunal a donné raison aux citoyens en s’appuyant sur l’accord d’Escazú sur la transparence. Ces infrastructures cristallisent une tension géographique entre développement numérique et justice environnementale. Les populations locales réclament un droit d’accès à l’information et une gestion durable des ressources dans des territoires déjà fragilisés par le stress hydrique. Paz Peña voit néanmoins une opportunité. Les géants du numérique, soucieux de leur image, pourraient devenir des acteurs de référence en matière d’exigence écologique locale. Ces conflits redéfinissent le rapport entre technologie, environnement et gouvernance territoriale. 

Lien ajouté le 25 novembre 2025

« États-Unis - Virginie. La Data Center Alley : le 1er pôle mondial de centres de données au cœur du cyberespace et de l’hégémon étatsunien » (Géoimage - CNES).

Dans l’ouest de l’aire métropolitaine de Washington, au bout du Dulles Technology Corridor, se trouve la Data Center Alley. Elle s’étend sur les comtés de Loudoun et de Fairfax, en plein boom démographique et immobilier, appartenant au NoVa (Northern Virginia). Avec 350 centres de données de très grande puissance, c’est le premier pôle mondial de stockage et de traitement des données numériques, alors que les États-Unis contrôlent plus de 60 % de la puissance mondiale. On y trouve aussi, par exemple, le siège de l’Internet Society ou l’un des principaux sites de la Wikimedia Foundation. C’est donc un levier majeur d’affirmation et de défense de l’hégémonie mondiale des États-Unis au cœur du cyberespace et de la bataille de l’intelligence artificielle, en particulier face à la Chine ou à l’Europe. Organisé par les GAFAM, ce petit territoire cristallise les rapports de domination actuels ; il y a en effet de fortes probabilités qu’il accueille une partie notable des 70 % des données numériques françaises et européennes abritées aux États-Unis.

Liens ajoutés le 12 décembre 2025

« La crise énergétique qui menace les ambitions américaines en matière d'IA » (The Financial Times).
Le manque d'électricité pour les nouveaux centres de données pourrait faire éclater la « bulle » de l'IA. Les géants de la tech investissent des milliards dans des centres de données aux États-Unis pour alimenter le développement de l'intelligence artificielle. Mais ces projets ambitieux se heurtent à un problème : l'accès à l'énergie. L'activité frénétique des géants du cloud a attiré l'attention des autorités de régulation. En novembre, la North American Electric Reliability Corporation (NERC) a averti que l'expansion des centres de données mettait à rude épreuve l'infrastructure du réseau électrique et augmentait les risques de coupures de courant lors d'événements climatiques extrêmes. Plusieurs développeurs de centres de données se tournent vers la production d'électricité à partir de gaz naturel sur site afin de respecter leurs délais. Les analystes prévoient que ce type d'activité persistera tant que le réseau ne pourra pas répondre à la demande des centres de données. On observe également une volonté de rouvrir certaines centrales nucléaires mises à l'arrêt ces cinq dernières années. 

La crise énergétique qui menace les ambitions américaines en matière d'IA ig.ft.com/ai-power/ Belle carte du Financial Times assortie d'images satellites montrant l'extension rapide des data centers + graphique sur leurs besoins énergétiques

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— Sylvain Genevois (@mirbole01.bsky.social) 11 décembre 2025 à 15:26

« Donald Trump signe un décret pour réguler l’IA au niveau fédéral et écarter les Etats américains » (Le Monde).
Washington entend freiner la multiplication des lois locales et renforcer la position américaine face à la Chine. Plus de cent lois ont déjà été adoptées dans une trentaine d’Etats, à majorité démocrate et républicaine, et, en théorie, un décret ne peut pas primer sur un texte voté au Congrès ou par le Parlement d’un Etat américain. Par ailleurs, Washington a annoncé avoir signé un accord avec ses principaux alliés de la région Asie-Pacifique, à savoir le Japon, la Corée du Sud, Singapour et l’Australie, ainsi qu’Israël, pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement pour l’intelligence artificielle et garantir que les pays ne dépendent pas de la Chine. Ce partenariat a été surnommé « Pax Silica », en référence aux termes latins signifiant « paix » et « silicium », un matériau essentiel à l’IA. « Pax Silica est un nouveau type de regroupement et de partenariat international qui vise à unir les pays qui accueillent les entreprises technologiques les plus avancées au monde afin de libérer le potentiel économique de la nouvelle ère de l’IA », a déclaré le département d’État dans un communiqué. La Chine domine la course dans ce domaine en pleine expansion de l’intelligence artificielle, exploitant environ 70 % des terres rares essentielles. La signature à Washington intervient malgré l’annonce faite dans la semaine par Donald Trump de son intention d’autoriser l’exportation vers la Chine des puces d’intelligence artificielle avancées de Nvidia.

Lien ajouté le 27 décembre 2025

« En graphiques. Comment l’IA dévore la planète » (Le Monde).
Les data centers, dont une partie sert à l’IA, émettent plus de gaz à effet de serre que la France : 369 millions de tonnes en équivalent CO₂, en 2024, selon le ministère de la transition écologique. L’incroyable essor de l’intelligence artificielle, technologie particulièrement vorace en énergie, en eau et en terres rares, interroge à l’heure où les géants du secteur sont lancés dans une course au gigantisme.

Lien ajouté le 19 janvier 2026

« Les data centers : des infrastructures au cœur des rivalités géopolitiques » (La revue Demos).
Dans quelle mesure les data centers représentent-ils aujourd’hui un enjeu majeur de souveraineté et de sécurité pour les États et les régions du monde ? De nombreux acteurs extra-européens possèdent nos data centers. Invisibles du grand public, que représentent ces infrastructures pour l’Union européenne ? Menacent-elles la souveraineté numérique des 27 pays qui la composent ? En quoi les data centers sont-ils devenus des infrastructures de pouvoir, au cœur des rapports de force économiques, politiques et géopolitiques actuels ?

Lien ajouté le 26 janvier 2026

« La France est le pays qui a reçu le plus d’investissements étrangers pour la construction de centres de données en 2025 » (Le Grand Continent).
Selon un rapport des Nations unies publié le 20 janvier 2026, les entreprises étrangères ont investi 69 milliards de dollars dans la construction de centres de données et d'infrastructures liées à l'intelligence artificielle en France l'an dernier. Ce montant est deux fois supérieur à celui enregistré aux États-Unis et trois fois supérieur à celui de la Corée du Sud. Ces chiffres ne concernent pas les investissements réalisés par des entreprises domestiques, et exclut ainsi la plupart des méga-projets annoncés par Amazon, Google ou Meta aux États-Unis. Les chiffres de l’UNCTAD soulignent néanmoins l’attractivité de la France auprès des investisseurs étrangers. Source : rapport de l'UNCTAD sur les investissements directs étrangers (IDE) en 2025.

Lien ajouté le 10 février 2026

« Mapping 2026 des startups françaises de l'IA » (France Digitale).
France Digitale, première association de startups et investisseurs en Europe, publie la cartographie 2026 des startups de l'intelligence artificielle. Elle recense 1114 start-up d’IA en France, premier écosystème européen, devant l’Allemagne. Cette géographie de l’IA est très polarisée. L’Île-de-France concentre 63% des start-up, confirmant le rôle central de Paris comme hub technologique. Mais l’innovation ne se limite pas à la capitale et s’organise aussi dans les régions. Les territoires développent des spécialisations marquées. Grenoble se distingue dans la robotique et l’IoT, Toulouse dans l’aérospatial, Sophia-Antipolis dans la santé et le climat, Lyon et Bordeaux dans l’agro-tech. L’IA s’ancre ainsi dans les économies locales. L’écosystème atteint un stade de maturité économique. Les start-up françaises ont levé près de 16 milliards d’euros depuis leur création. En 2025, 40% des investissements proviennent de grands groupes, surtout pour industrialiser des solutions existantes. Cette dynamique révèle un modèle européen spécifique. Une start-up sur deux est déjà rentable ou proche de l’être. L’IA devient un levier d’aménagement et de compétitivité territoriale, structurant des réseaux d’innovation ancrés dans les régions. 

Lien ajouté le 20 février 2026

« Carte des data centers, des projets et des contestations en France  » (Le nuage était sous nos pieds).

En décembre 2025, le collectif marseillais @lenuageetaitsousnospieds sortait sa carte participative des implantations de data centers, des projets à venir et des contestations qui fleurissent. L'objectif est de favoriser l'émergence ou la consolidation de contestations partout où ces bases du numérique dominant se prévoient. Le site recense 351 data centers déjà existants et 56 data centers en cours de déploiement à travers la France (32 annoncés, 16 en cours d'instruction par les services de l'Etat et 9 en cours de construction). À cela, il faut ajouter les 63 sites « clés-en-main » proposés par le gouvernement aux industriels de la tech pour faciliter l'implantation et la construction de nouveaux data centers - dont seulement 26 localisations précises sont publiques à ce jour. RTE et EDF mettent également 8 sites à disposition des promoteurs avec des procédures de raccordement électrique accéléré.
Il est important de noter que le nombre de data centers ne permet pas de se faire une idée adéquate de l'accroissement des infrastructures. Les technologies impliquées sont en forte mutation, et la consommation énergétique des data centers ou le nombre de serveurs qu'ils abritent donne une indication plus ajustée des évolutions du secteur. Ainsi, les data centers actuels peuvent avoir une consommation énergétique jusqu'à plusieurs milliers de fois plus importante que les data centers historiques. Et les serveurs qu'ils abritent sont toujours plus nombreux et intenses en technologies. Le site a recensé une quinzaine d'oppositions locales à ces déploiements, menées par des collectifs, des individus ou des associations. « Il est important de ne pas considérer les data centers de manière isolée, ils n'ont de sens que dans un système mondialisé. Chaque acteur a sa propre stratégie d'expansion et cherche tout autant à développer l'infrastructure générale qu'à tirer sa propre épingle du jeu. Les cartographier permet de se donner une idée des logiques à l'oeuvre derrière leur déploiement, qui ne répondent ni à des besoins spécifiques exprimés par les habitant·es et les territoires, ni à des enjeux de souveraineté nationale, comme on essaie de nous le faire croire ».

Données de géolocalisation des data centers en France (à télécharger sur Umap)



Lien ajouté le 1er mars 2026

« Infographie. Data centers : une expansion planétaire » (Courrier international).
Les centres de données se multiplient partout sur la planète pour répondre aux besoins et aux ambitions des géants du numérique, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle. Une croissance qui va de pair avec une consommation d’énergie de plus en plus importante. Stargate, Chevron et Exxon planchent sur des data centers alimentés par des centrales de gaz naturel ou associant la captation et le stockage du carbone.

Lien ajouté le 16 mars 2026

« Les nouveaux enjeux des espaces productifs industriels : terres rares, I.A et Datacenters » (Académie de Toulouse).
Il s’agit de proposer des pistes d’actualisation au travers de deux propositions pédagogiques. En collège il s’agira d’aborder le thème 1 Dynamiques territoriales de la France contemporaine de la classe de 3eme et notamment la partie sur les espaces productifs et leurs évolutions. En lycée, nous abordons le thème 2 : Une diversification des espaces et des acteurs de la production du programme de première à travers la question des espaces de production dans le monde : une diversité croissante.

Lien ajouté le 23 mars 2026

« Les émissions de CO2 des centres de données britanniques pourraient être « des centaines de fois » supérieures aux estimations actuelles » (Carbon Brief).
Des dizaines de centres de données sont en cours de développement à travers le pays, ce qui pourrait entraîner une forte augmentation de la demande en électricité. Face à l'incertitude quant à l'ampleur et au rythme de cette expansion, les inquiétudes grandissent quant au fait que les nouveaux centres de données pourraient menacer les objectifs climatiques du pays. Si l'expansion des centres de données atteint 20 GW et que ces centres dépendent fortement du gaz, les émissions pourraient atteindre 70 MtCO2, soit les émissions annuelles de la Suède. Ce chiffre serait près de 500 fois supérieur à l'estimation haute du gouvernement, qui, selon lui, repose sur un scénario de décarbonation pessimiste. Il règne une grande incertitude quant à la consommation énergétique et aux émissions des centres de données, la plupart des informations pertinentes n'étant pas publiques. Carbon Brief a effectué des calculs approximatifs à partir des données disponibles.

Lien ajouté le 31 mars 2026

« Des scientifiques ont découvert un impact environnemental alarmant des grands centres de données. » (CNN). Les immenses centres de données qui alimentent l'intelligence artificielle consomment d'énormes quantités d'énergie, mais ils ont aussi un autre impact inquiétant. Ils créent des « îlots de chaleur urbains », réchauffant les terres environnantes jusqu'à 16 degrés Fahrenheit et rendant la vie plus difficile pour plus de 340 millions de personnes. Lien vers l'article scientifique :
Andrea Marinoni, Pietro Lio Erik, Cambria Erik & al. (2026). « The data heat island effect: quantifying the impact of AI data centers in a warming world » [L’effet d’îlot de chaleur des données : quantifier l’impact des centres de données d’IA dans un monde qui se réchauffe], mars 2026, https://www.researchgate.net/publication/403073048_The_data_heat_island_effect_quantifying_the_impact_of_AI_data_centers_in_a_warming_world

Lien ajouté le 31 mars 2026

DCWatch est un projet de recherche collaborative et ouverte sur la prospective, la stratégie, l'analyse et l'évaluation de l'empreinte des datacenters (France, Suisse, Belgique et Luxembourg). Des images satellites sont utilisées pour mesurer les dimensions des datacenters, estimer les empreintes foncières et la puissance de chacun en fonction de leur catégorie. Ces données sont croisées avec le cadastre ou le registre équivalent en fonction du pays concerné. Cette première collecte permet ensuite d’estimer l’empreinte environnementale et les consommations d’énergie et d’eau de ces datacenters. Les données sont librement exploitables dans le respect de la licence ObDL. Elles donnent des informations sur le nom, l'adresse, les coordonnées géographiques, la puissance, la date de démarrage, l'emprise au sol et l'opérateur chargé du fonctionnement de ces data centers (plus de 500 centres opérationnels ou en projet début 2026). À compléter si vous connaissez des datacenters qui n'y figurent pas.


Liens ajoutés le 14 avril 2026

« Consommation énergétique des data centers : la France à la croisée des chemins » (The Conversation).
La France a la volonté d’être une terre d’accueil pour les data centers dans les prochaines décennies. L’Agence de la transition écologique, l’Ademe, a réalisé un travail de prospective à l’horizon 2060 pour évaluer plusieurs scénarios de montée en puissance sur le territoire national de ces infrastructures très gourmandes en énergie et les choix de société qu’ils impliquent. Entretien avec Bruno Lafitte, expert data centers à l’Ademe, qui a coordonné cette étude.

« Un data center près de chez soi, bonne ou mauvaise nouvelle ? » (The Conversation).
Les annonces se multiplient en France et à l’étranger sur la construction de centres de données gigantesques, dédiés à répondre aux besoins en puissance de calcul de plus en plus colossaux requis par l’intelligence artificielle (IA). En France, il apparaît urgent de planifier et de réguler ce déploiement sur le territoire, qui n’est pas sans risque de créer des conflits dans l’allocation des ressources en électricité.

Le site Visual Capitalist a mis à jour sa carte des centres de données par pays (2026). 
Les États-Unis arrivent toujours en tête avec 3 960 centres de données. Cela représente plus de centres de données que les 14 pays suivants réunis. L'Europe présente une forte concentration (le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France en tête), tandis que l'influence de l'Asie s'accroît (Chine, Inde, Japon). On notera au passage le mapfail lié à la représentation de chiffres bruts en aplats. Les données sont mises à disposition sur le site. 

Nombre de data centers par pays en 2026 (source : Visual Capitalist)


Lien ajouté le 18 avril 2026

« Un bruit constant : en Virginie, les riverains des data centers paient le prix fort de l’IA » (Reporterre).

L'article décrit la région d’Ashburn en Virginie comme un cœur numérique mondial. Près de 150 data centers concentrent environ 70% du trafic internet. Cette concentration transforme un territoire résidentiel en infrastructure stratégique de l’économie numérique. Les habitants vivent au contact direct de ces infrastructures. À Sterling, certains mesurent jusqu’à 82 décibels, bien au-dessus des 55 recommandés. Ce bruit constant, lié aux turbines et aux serveurs, modifie profondément les conditions de vie quotidiennes. Les experts et riverains soulignent une transformation rapide des paysages. Grues, béton et bâtiments remplacent un espace autrefois boisé. Le comté de Loudoun, qui compte 420 000 habitants, voit ses quartiers absorbés par cette urbanisation numérique. Nastasia Peteuil montre que les impacts dépassent le bruit. Les habitants signalent fumées, particules fines et générateurs diesel. Les effets sanitaires évoqués incluent irritations, toux et maux de tête, même si les liens scientifiques restent difficiles à établir. Les chercheurs alertent aussi sur la consommation énergétique. La demande d’électricité a augmenté de 166% entre 2021 et 2025 et pourrait doubler en cinq ans. Cette croissance repose sur des sources externes, comme le charbon ou le nucléaire. Une étude du Center for Secure Water de l’université de l’Illinois souligne une autre pression. Le refroidissement des data centers consomme d’importants volumes d’eau, souvent peu documentés, ce qui accentue les tensions sur les ressources locales. Les acteurs locaux dénoncent un transfert de coûts. Les habitants paient des factures en hausse, environ 25 dollars supplémentaires en un an et demi, tandis que les bénéfices fiscaux profitent surtout aux grandes entreprises du numérique implantées dans la région. Ce territoire illustre un paradoxe spatial. Les data centers soutiennent l’économie mondiale mais dégradent les milieux locaux. Entre emplois, revenus fiscaux et nuisances, la cohabitation reste conflictuelle et questionne les choix d’aménagement futurs.

Lien ajouté le 19 avril 2026

« Comment les géants de la tech ont intégré le secret dans la législation européenne pour dissimuler l'impact environnemental des centres de données » (Investigate Europe).

Microsoft et DigitalEurope, un groupe de pression dont les membres incluent Amazon, Google et Meta, ont obtenu une clause de confidentialité dans la législation européenne pour bloquer l'accès du public à des informations cruciales sur l'impact environnemental des centres de données, révèle Investigate Europe. Alors que l'UE s'apprête à tripler sa capacité de centres de données dans les cinq prochaines années, la Commission européenne a commencé à collecter des indicateurs clés tels que l'efficacité énergétique et la consommation d'eau de ces installations. Cependant, les informations relatives à l'empreinte carbone de chaque installation restent confidentielles, suite aux pressions exercées par le secteur pour modifier la législation de 2024 et la classer comme confidentielle et commercialement sensible.

Liens ajoutés le 21 avril 2026

« Le mouvement anti-IA prend de l’ampleur » (L'ADN). Attaque contre le domicile de Sam Altman, lutte contre l’implantation de data centers et incitation à ne plus l’utiliser au travail : un peu partout dans le monde, un vent de révolte se lève contre l’IA.

« Les centres de données se multiplient à travers le pays. Désormais, les interdictions de centres de données se multiplient également » (CNN). L'opposition aux centres de données se développe. L'Assemblée législative de l'état du Maine a approuvé un moratoire de 18 mois. Au moins six autres états des États-Unis envisagent également de restreindre les modalités, le calendrier et le lieu de construction des centres de données. Les législateurs s'inquiètent notamment de la consommation d'eau et d'électricité de ces installations, des risques de pollution et de l'augmentation potentielle des factures d'énergie des ménages.

Lien ajouté le 27 mai 2026

« Cartographie collaborative des centres de données aux États-Unis » (Brockovich AI Data Center Reporting). 

La course à la construction d'infrastructures d'IA se déroule ville après ville à travers l'Amérique. Dans certains endroits, les centres de données sont bien accueillis. Ailleurs, ils sont retardés, contestés ou tout simplement abandonnés. La carte illustre concrètement cette course, révélant des tendances de croissance, de conflits et d'incertitudes. Elle montre les principaux centres de données d'IA aux États-Unis (en exploitation ou en construction), sur laquelle sont superposés les lieux où des membres de la communauté ont signalé des problèmes par courriel. Le site est une initiative d'Erin Brockovich, militante écologiste. Il donne un classement par états et par villes ainsi que des statistiques sur ce qui inquiète le plus les communautés d'habitants (eau, électricité, bruit, santé, zonage...)


Lien ajouté le 31 août 2026

« L’IA repose sur une géographie concrète, mettant des territoires au service du calcul, selon une logique de comptoirs » (Le Monde).

Joseph Bohbot, géographe à Sorbonne Université, montre que l’IA a une géographie bien réelle : elle dépend de territoires, d’infrastructures et de ressources. Il analyse cette organisation mondiale comme une « logique de comptoirs ». L’IA n’est pas immatérielle. Elle repose sur une chaîne mondiale très concrète : mines en RDC, usines de semi-conducteurs à Taïwan, centres d’apprentissage à Nairobi, data centers en Irlande. Des territoires différents sont reliés par les besoins du calcul. Cette géographie ne se lit plus seulement avec l’opposition Nord/Sud. Les territoires sont spécialisés par fonctions : extraire, produire, traiter, stocker, refroidir, connecter. L’économie de l’IA organise donc l’espace mondial selon les besoins techniques du numérique. Les data centers forment souvent des enclaves. Ils utilisent beaucoup de foncier, d’électricité et parfois d’eau, mais créent peu de liens avec leur territoire d’accueil. En Seine-Saint-Denis, ils se multiplient dans un espace dense où le foncier est rare. L’IA extrait deux types de ressources : des ressources matérielles et nos données. Recherches, achats, conversations ou photos deviennent des matières numériques exploitables. Plus nos vies sont numérisées, plus il faut de bâtiments et de puissance de calcul. Paradoxe géographique, nos données circulent presque sans distance, mais cette "ubiquité virtuelle" dépend d’infrastructures très localisées, sécurisées et fixes. Le monde numérique repose donc sur des lieux concrets, souvent contrôlés par de grandes entreprises privées. Installer des data centers ne garantit pas la souveraineté numérique. Les États peuvent fournir terrains, énergie et procédures simplifiées, tandis que les modèles, la puissance de calcul et la valeur stratégique restent largement contrôlés par des acteurs étrangers. L’IA recompose les rapports entre territoires, États et entreprises. La vraie souveraineté dépend moins d’héberger des infrastructures que de négocier leur accès, leur contrôle et la valeur créée. 

Lien ajouté le 2 septembre  2026

« Consommation électrique, bilan carbone, nationalité des utilisateurs… Ce que l'on sait de la vague des data centers qui déferle en France » (Les Echos). Ce que l'on sait de la vague des data centers qui déferle en France.  La France accueille près de 350 data centers, mais leur suivi est complexe, alors que les données sur l'empreinte environnementale et leurs utilisateurs finaux restent floues. L'Arcep s'alarme déjà d'une hausse de 23 % des émissions de gaz à effet de serre de la filière à fin 2024. Une tendance qui devrait augmenter au fur et à mesure que les derniers data centers dédiés à l'IA seront pris en compte.
Lien ajouté le 2 septembre  2026

« L’essor de l’IA freine les ambitions des acteurs du numérique en faveur du climat » (Le Monde). 

Selon un rapport "Pour des entreprises numériques plus écologiques : suivi des émissions et des engagements climatiques" publié le 2 septembre 2026, les entreprises du secteur ne parviennent pas à réduire assez rapidement leurs émissions, dans un contexte de besoins accrus en énergie en raison du développement de l’intelligence artificielle. Publié par l'Union internationale des télécommunications (UIT) et la World Benchmarking Alliance (WBA), le rapport a pour objet d'évaluer les résultats en matière de protection du climat de 200 entreprises numériques dans le monde, à l'aide de données publiques relatives à l'année 2024. Malgré les progrès réalisés en matière de communication de données sur le climat et d'utilisation d'électricité d'origine renouvelable, les entreprises numériques ne parviennent pas à réduire leurs émissions au rythme nécessaire pour atteindre les objectifs climatiques à l'échelle mondiale.

Lien ajouté le 16 septembre  2026

« Quelle quantité d'énergie consomment les centres de données et l'intelligence artificielle ? » (OurWorlInData). 

Les centres de données consomment environ 1,5 % de l'électricité mondiale, mais la demande est très concentrée géographiquement. Aux États-Unis, 5 % de l'électricité est utilisée pour alimenter ces centres. Pour les centres dédiés à l'intelligence artificielle, ce chiffre avoisine probablement les 2 %. Mais en réalité, cette demande est encore plus concentrée localement. Derrière les 1,6 % enregistrés en Europe, on trouve l'Irlande, où les centres de données représentent plus de 20 % de la consommation d'électricité. Derrière les 5 % observés aux États-Unis, certains États affichent des taux de consommation d'électricité supérieurs à 10 %. Dans des États comme la Virginie, ce chiffre dépasse même le quart. Ce phénomène, combiné au rythme rapide de développement de l'IA, pourrait exercer une pression sur les réseaux électriques locaux, même si la demande totale d'électricité n'est pas excessive à l'échelle mondiale.


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