Les câbles sous-marins, enjeu majeur de la mondialisation de l'information

Qui a dit qu'Internet reposait sur des flux immatériels d'information ? Il semble bien au contraire exister une matérialité des réseaux numériques qui n'ont rien de "virtuel". La société de l'information exige ses infrastructures, ses serveurs, ses ordinateurs, ses téléphones portables, ses satellites... et surtout ses câbles qui en sont les artères principales. Le centre de recherche américain Telegeography publie chaque année une nouvelle carte des câbles sous-marins dans le monde. En 2018, le site recense 428 câbles sous-marins, soit une longueur totale atteignant plus d'1,1 million de kilomètres. Véritable ossature matérielle d'Internet, les câbles sous-marins sont devenus un enjeu majeur de la mondialisation de l'information. 

Nous proposons d'étudier cette question à partir de cartes et d'animations selon 3 grilles de lecture :

  • une grille géohistorique montrant le développement rapide des réseaux de communication depuis un siècle : une approche de la mondialisation de l'information vue du fond des océans ;

  • une grille géoéconomique permettant de dégager les enjeux économiques et financiers, notamment à travers les formes de concurrence acharnée mais aussi les alliances nécessaires entre pays et entre opérateurs ;

  • une grille géopolitique en lien avec la vulnérabilité du système câblier sous-marin, la question de la surveillance et la cyberguerre de l'information.

Commençons par cette vidéo d'accroche extraite du Journal de 20h diffusée par la chaîne de télévision France 2 le 5 juillet 2016. Elle rappelle que les câbles sous-marins assurent 99% des flux mondiaux d'information et que la compétition entre les pays est acharnée, la France étant bien placée dans ce domaine. Il s'agit d'installer chaque année des milliers de kilomètres de câbles en fibre optique qui constituent désormais les véritables artères de l'Internet mondial.

Mondialisation : 20 000 câbles sous les mers (extrait du journal télévisé de France 2)



 

1) Une grille de lecture géohistorique


Le premier câble télégraphique transatlantique sous-marin a été posé en 1858. La câblodistribution de l'information commence dès la moitié du XIXe siècle et se développe tout au long du XXe siècle. En 1922, les Compagnies associées du télégraphe publient à Londres une carte mondiale du réseau de câbles sous-marins qui témoigne de la prépondérance des réseaux de communication entre l'Europe et les Etats-Unis.


The Eastern and associated telegraph companies' cable system (Via Eastern, 1922)
David Rumsey Map Collection



Atlantic-Cable a compilé une collection de cartes  du réseau de câbles télégraphiques sous-marins du monde entier de 1850 à 1992. On y trouve notamment une carte célébrant la puissance de la Grande Bretagne en 1947 grâce à son réseau mondial de télécommunications par câble et "sans fil" (comprenez alors par radio) : la Via Imperial met en communication directe Londres à Capetown, Hong Kong, Singapour, Bombay : une manière pour la Grande Bretagne de contrôler son empire colonial.

L'empire britannique et son réseau de télécommunications, 1947 (Atlantic Cable)



Ces réseaux de câbles sous-marins, dont certains remontent à la fin du dix-neuvième siècle, sont actuellement remplacés par des réseaux de fibre optique. Les câbles sous-marins en fibre optique sont en effet plus intéressants que les satellites géostationnaires pour la transmission de données : ils ne rencontrent pas de problèmes de réception et offrent une plus grande rapidité dans la transmission en temps réel. Le site Quartz propose une cartographie animée qui montre l'accélération de l'installation des câbles sous-marins de 1990 à 2016 :
 
La croissance explosive des câbles sous-marins, véritables artères de l'Internet mondial (1990-2016)
 Site Quartz (cliquez sur l'image pour accéder au site où se situe l'animation)

https://qz.com/657898/this-map-shows-the-explosive-growth-of-underwater-cables-the-power-the-global-internet/


La plupart des câbles existants ont été construits pendant la période de croissance rapide du milieu des années 2000. S'en est suivi un passage à vide de quelques années au cours duquel les entreprises ont épuisé leurs capacités disponibles. Aujourd'hui, la demande explose à nouveau, tirée par la consommation de vidéos sur les réseaux sociaux et par l'utilisation du stockage en ligne de données sur Internet. On pose en moyenne 100 000 km de câbles par an dans le monde. Sans ces gros tuyaux sous-marins et sans les data center qui permettent de les raccorder, il n’y aurait tout simplement pas d’Internet.

La carte 2018 des câbles sous-marins dans le monde

(source : Telegeography)


Cette carte témoigne d'un maillage de l’océan mondial presque complet et parfaitement hiérarchisé. Les faisceaux de fibre optique lient les espaces les plus développés. L'Atlantique Nord reste un des espaces maritimes les plus quadrillés, mais le Pacifique Nord a largement pris le relais avec la montée en puissance de l'Asie-Pacifique et de la façade ouest des Etats-Unis qui constituent la plaque tournante dans le domaine d'Internet. Ces autoroutes de l'information traversent les océans et s'appuient sur quelques pôles majeurs. Les lieux dominants de la mondialisation ressortent, ce qui n'est pas sans rappeler l'Archipel Métropolitain Mondial (AMM) d'Olivier Dollfus. Au sein de cet archipel subsistent des relais indispensables, des îles ou des archipels bien réels (tels La Réunion ou Maurice dans l'océan Indien, Hawaï ou les Philippines dans le Pacifique...) qui servent de relais au sein de ces réseaux transocéaniques.

Une autre carte tente de rassembler toutes les données concernant les infrastructures de communication sous-marines. Il s'agit de la Greg's Cable Map élaborée par Gregory Mahlknecht afin d'éviter les données payantes fournies par Telegeography. Mais les informations ne semblent pas avoir été mises à jour depuis 2016, contrairement aux services de Telegeography qui fournissent une mise à jour annuelle, mais payante si l'on veut avoir accès aux données détaillées.

Telegeography a donc tendance à constituer le site de référence en matière de collecte et de diffusion des données concernant les réseaux de câbles sous-marins. Le site fournit une cartographie précise et actualisée des infrastructures (en fonction notamment de leur date de mise en service, de leur opérateur, de leur capacité...) ainsi que la localisation des stations d'atterrissement qui servent de lieux d'acheminement et de redistribution des données. Les canaux et les détroits comme le canal de Suez ou le détroit de Malacca constituent des passages stratégiques aussi bien pour les flux maritimes que pour les flux d'informations par câbles sous-marins.

 Singapour, véritable hub de télécommunications en Asie du Sud-Est
(source : Telegeography)



 Le faisceau de câbles transatlantiques avec le nom de leurs opérateurs, leur nombre de pairs de fibre optique et leurs stations d'atterrissement en Europe (source : Telegeography)

2) Une grille de lecture géoéconomique 


Seules les grandes firmes multinationales ont la capacité de faire face aux énormes défis technologiques, économiques et financiers que représente le développement d'infrastructures de communication sous-marines. A la tête de ces grands opérateurs, on trouve notamment les géants américains Level 3 ou Verizon qui sont par ailleurs d'importants fournisseurs Internet. Les sociétés françaises sont bien placées dans ce secteur (Alcatel, Lucent, France Telecom). D'autres groupes ont investi massivement dans ce secteur économique en plein essor qui mobilise des technologies de pointe, comme par exemple le chinois Huawei ou encore le groupe indien Tata.

La carte des câbles sous-marins déployés par le groupe Tata
(source : Tata Communications)

Aujourd'hui, le marché des câbles sous-marins est principalement soutenu par les opérateurs télécoms, qui ont besoin de ces artères pour connecter leurs clients. Comme ces infrastructures coûtent des fortunes - jusqu'à plusieurs centaines de millions d'euros -, ils s'y mettent généralement à plusieurs. Par le biais de consortiums, les opérateurs financent de concert ces tuyaux, et partagent ensuite leur capacité. En France, Orange investit régulièrement dans les câbles sous-marins. L'opérateur historique participe à leur installation : grâce aux navires câbliers de sa division, Orange Marine déploie et assure la maintenance de ses infrastructures à travers le globe. Il a notamment participé à l'installation du Sea-Me-We 5 (South East Asia-Middle East-Western Europe 5). Ce câble de 20 000 km, pour lequel Orange et ses partenaires ont déboursé plus de 300 millions d'euros, relie depuis peu le sud de la France à Singapour, en passant par la Turquie, l'Égypte ou encore l'Arabie saoudite.

Le câble Sea-Me-We 5 de Toulon à Singapour relie directement la France à l'Asie du sud-est
(source : Telegeography)

D'autres liaisons, moins intenses mais souvent plus longues, relient les continents. Le réseau méditerranéen, très fortement concentré, se prolonge vers l'ouest par un réseau d'une densité exceptionnelle entre Gibraltar et les îles des Açores, de Madère et des Canaries. Tout un faisceau de câbles longe désormais l'Afrique de l'ouest et se prolonge même jusqu'en Afrique du Sud, avec notamment le câble ACE qui relie Gibraltar à l'Afrique du Sud irriguant au passage les pays du golfe de Guinée.

Le câble ACE (Africa Coast to Europe) avec ses différentes stations d'atterrissement le long
des côtes africaines (source : Telegeography)

Selon le rapport publié par Telegeography, de nombreux câbles en construction reçoivent aujourd'hui un financement direct de la part de géants de l'internet tels Facebook, Google, Microsoft, Netflix... Ces entreprises consomment tellement de bande passante qu'elles ont besoin de connexions dédiées à travers les océans. Les géants américains du Net représentent aujourd'hui 40 % des commandes du marché, contre à peine 10 % en 2013. D'ici peu, Facebook et Microsoft vont notamment mettre en service Marea, un câble de 6 600 km entre les États-Unis et l'Europe. L'ouvrage offrira une capacité absolument monstrueuse de 160 térabits par seconde. Google, de son côté, n'est pas en reste. Grand dévoreur de bande passante, le géant de Mountain View a notamment investi dans Faster, qui relie la côte Ouest des États-Unis au Japon. Long de près de 12 000km, ce câble présente également une capacité impressionnante de 60 térabits par seconde. Alors que le réseau sous-marin câblé se densifie de plus en plus dans la mégalopole asiatique (de Séoul à Hong Kong en passant par le littoral chinois), le projet annoncé en 2016 par Google et Facebook de relier Hong Kong à Los Angeles via le PCLN (Pacific Cable Light Network) est symbolique. Il est le premier lien numérique direct avec l’Asie à ne pas passer par l’archipel nippon.

Le Pacific Cable Light Network (PCLN) de Los Angeles à Hong Kong évite le Japon
(source : Telegeography)

Pour les leaders du numérique, la vitesse de circulation des données revêt une importance cruciale. Leur main mise sur les data, essentielle dans une économie de plus en plus numérisée, tend à se renforcer par la maîtrise de leurs voies d’acheminement. Par conséquent, la géopolitique des câbles sous-marins donne une nouvelle dimension à l’importance des espaces maritimes à l'heure de la globalisation. Ainsi, ils confortent les mers et des océans dans leur rôle d’interfaces stratégiques.

3) Une grille de lecture géopolitique


Les câbles sous-marins constituent une "infrastructure critique" dans tous les sens du terme (Galland, 2010). Ils sont tout d'abord fragiles en raison de l'hostilité du milieu marin (instabilité du sous-sol marin, morsures de requins...). Ils sont surtout à la merci des ancres de bateaux, des filets de pêche, des voleurs de cuivre, comme au Vietnam en 2007 où des pêcheurs ont coupé plus de 50 km de câble. Endommagés, ils peuvent paralyser les communications pendant de longs mois. Ainsi la réparation du câble SeaMeWE 4 au large d'Annaba en avril 2017 après des intempéries a causé l'arrêt quasi-total d'Internet et la perte temporaire de 90 % des capacités de connexions de l'Algérie avec l'extérieur.

Le SAFE (South Africa Far East) relie l'Afrique du Sud à l'Inde et à la Malaisie
via La Réunion et Maurice (source : Telegeography)

Le câble SAFE, mis en service en avril 2002, a subi à plusieurs reprises des dommages, à la fois dans sa partie marine (débris déposés par les rivières sur les côtes de la Réunion) et dans sa partie terrestre en Inde. L'île Maurice et l'île de la Réunion voient régulièrement leurs télécommunications ralenties par l'endommagement et les travaux de réparation nécessaires sur le câble SAFE. Le choix des pays et des stations d'atterrissement constitue un enjeu stratégique, surtout pour les états insulaires qui dépendent entièrement de l'implantation de ces câbles intercontinentaux.

Une véritable géopolitique des câbles

Ces câbles sont en général enfouis dans le sous-sol marin par ensouillage afin d'éviter qu'ils soient accrochés par les ancres ou par les filets des navires. Mais certaines portions restent exposées donc vulnérables, en particulier au niveau des stations d'atterrissement qui peuvent faire l'objet de cyber-attaques. Ils peuvent devenir des cibles privilégiés pour des attaques terroristes. Une grande partie du fonctionnement des pays et de leurs économies repose sur ces flux, qui passent essentiellement par les espaces maritimes. Pour un État, ces autoroutes du Web revêtent donc une importance stratégique et, à ce titre, font l'objet d'une surveillance particulière. Furieux des collectes de renseignements réalisées par les Five Eyes, le Brésil a décidé de construire un câble direct avec l'Europe sans passer par les Etats-Unis. Il s'agit d'Ellalink, présenté comme un nouveau modèle de gouvernance des infrastructures Internet (cf possibilité d'échanges de données fiables et bon marché entre laboratoires scientifiques).

Le câble Ellalink relie directement l'Amérique latine à l'Europe (source : Telegeography)


Les câbles posés à même les fonds marins ou enterrés à un ou deux mètres sous terre à proximité des côtes nécessitent d'être protégés. La surveillance est réalisée par les opérateurs comme Orange, qui sont en mesure de déceler et de localiser une éventuelle coupure ou dégradation sur un câble sous-marin. Mais, il y a également la Marine nationale qui patrouille et exerce une surveillance dans les espaces maritimes français, en particulier dans les zones économiques exclusives (ZEE), et, notamment, sur les câbliers qui y travaillent. En 2016, un navire câblier a été l'objet d'une attaque de pirates en mer Rouge. Ce n'est pas l'infrastructure câblière qui a été visée, mais le bâtiment en mer responsable des opérations alors en position vulnérable. En principe, aucun autre bâtiment n'a le droit de s'approcher lorsqu'un navire câblier est en opération. Il convient aussi de rappeler qu'un État côtier dans le périmètre de sa ZEE (au contraire de ce qu'il a le droit de faire dans sa mer territoriale) ne contrôle pas la liberté de navigation maritime ni la pose de câbles ou de pipe-lines par un pays tiers.

Surveiller le réseau mondial sous-marin : une menace ou une nécessité ?

Les écoutes et surveillance illicites via des appareils directement branchés sur les câbles peuvent donner lieu à des tensions diplomatiques. Ce fut le cas en 2013 lors du scandale révélé par Edward Snowden, ou bien en 2012 lorsque l’administration européenne chassât le géant chinois Huawei du consortium pour construire le câble Hibernia Express entre Londres et New York, par peur d’être écoutée par les autorités chinoises. Les réseaux sous-marins sont ainsi un enjeu majeur de cybersécurité.

Comme le rappelle le Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale dans son étude prospective à l'horizon 2030 "Chocs futurs", les câbles sous-marins assurant les communications numériques deviennent de potentielles cibles dans le jeu des puissances. Dans la Revue stratégique de défense et de sécurité nationale, son président Arnaud Danjean ne le cache pas non plus : ces câbles, infrastructure physique du cyberespace, font partie des préoccupations auxquelles la revue a porté "une attention particulière, en l'articulant avec des réflexions plus globales". Dans un article de la revue Hérodote paru en 2016, Camille Morel montre les vulnérabilités multiples du système câblier mondial et fait remarquer qu'il n'existe pas à ce jour de statut légal du pillage des câbles en haute mer. Associer le pillage ou la coupure de câbles sous-marins à des actes de piraterie pourrait en garantir une meilleure protection. Mais cela ne résout pas la délicate question du pouvoir de surveillance voire d'ingérence de la part d'acteurs (géants du numérique, agences gouvernementales ou internationales, réseaux criminels...) qui chercheraient à s'emparer des données concentrées par ces gros tuyaux d'information.

Les fabricants eux-même intègrent dans ces infrastructures des dispositifs techniques qui permettent d'en extraire les informations. Depuis les révélations de l'ex-agent de la NSA Edward Snowden, on sait que les Services de renseignement sont capables d'aspirer la totalité des données qui transitent par ces câbles. Selon des documents fournis par Edward Snowden, la NSA aurait ainsi pénétré le réseau informatique de seize sociétés utilisant le câble sous-marin de télécommunications Sea-Me-We 4. Cette infrastructure en fibre optique relie l'Asie et l'Océanie à l'Europe. L'agence américaine a introduit un virus lui permettant de récupérer des informations diffusées sur ces câbles. "Concevoir, fabriquer, gérer ou posséder des infrastructures informationnelles favorise des activités d’écoute, de surveillance ou de renseignement", comme le souligne Solange Ghernaouti, professeure à l'université de Lausanne et experte internationale en cybersécurité et cyberdéfense Les grands opérateurs de télécommunications, comme Orange, Vodafone ou le chinois Huawei, sont les propriétaires de ces câbles sous-marins. Mais les Etats entretiennent une "connivence" avec ces opérateurs pour permettre des écoutes. Dans ce jeu complexe entre acteurs étatiques et acteurs non étatiques, il est souvent difficile de faire la part des choses pour le simple citoyen. En tous les cas, qu'ils soient l'objet d'espionnage, de sabotage, de piraterie ou de terrorisme, les câbles sous-marins sont devenus les maillons faibles des cyberguerres du XXIe siècle.

Cartographier les câbles sous-marins, c'est donner à voir la mondialisation, ses flux d'information, ses infrastructures et aussi les risques qu'elle génère.


Références 

  • Camille MOREL, Menace sous les mers : les vulnérabilités du système câblier mondial, N° spécial "Mers et océans", Revue Hérodote, 2016.
  • André LOUCHET, Observation, télécommunications et océans, in La planète océane, Armand Colin, 2014
  • Hugo CARRIE, Géopolitique des câbles sous-marins, illustration d’une mondialisation « causée et causante », 8 janvier 2018, Les yeux du monde.fr
  • Jean-Pierre GALAND, Critique de la notion d'infrastructure critique, Flux n°81, 2010
  • Télécommunications. Un lien planétaire : les câbles sous-marins (émission France Culture, 16 janvier 2017)
  • Les câbles sous-marins d'internet, maillon faible de la cyberguerre, site RTS Info, 5 mars 2017
  •  Les câbles sous-marins et les navires câbliers, Fiche documentaire de l'Institut Français de la mer, 2016
  • Le long des câbles sous-marins, sur les routes de l’information. Atlas des nouvelles routes, Le Courrier international. Belle carte réalisée par Thierry Gauthé en projection Lambert centrée sur le pôle nord pour montrer le réseau des câbles sans discontinuité.

Ajouté le 30/05/18

ESRI propose sur sa plateforme Arcgis une interface de visualisation de l'ensemble de ces câbles sous-marins en y ajoutant une fonction intéressante. En cliquant sur un câble, il est possible de générer un profil d'élévation qui montre la façon dont le câble est posé sur le fond océanique et suit le relief sous-marin :

 

  
Interface du site esrioceans.maps.arcgis.com


Ajouté le 09/09/18

Steve Song a conçu une carte des câbles sous-marins pour l'Afrique en 2018 sur le site Many Possibilities. Cette carte est assortie d'une animation montrant l'évolution du réseau depuis 2000. Une autre carte fournit également le descriptif de chacun de ces câbles avec sa capacité en Giga bits par seconde (Gbps) sur le site du NSRC (Network Startup Ressource center).