L'histoire par les cartes : histoire du quartier Richelieu à Paris (1750-1950)


Le site dédié au projet de recherche Richelieu. Histoire du quartier (1750-1950) est né de la collaboration de plusieurs institutions publiques situées au cœur du IIe arrondissement de Paris dont la BNF, l'Institut national d'histoire de l'art, l'École nationale des chartes, le Centre Allemand d'histoire de l'art DFK Paris, et le Centre André Chastel Sorbonne Université.

Ce projet étudie le patrimoine du quartier compris entre le Louvre, l’Opéra, la place des Victoires et les grands boulevards, communément désigné sous le nom de "Richelieu" , à travers ses dynamiques architecturales, humaines et économiques et en croisant des sources iconographiques et cartographiques.

La navigation s'effectue à partir de thèmes regroupant des documents iconographiques ou à partir de la carte qui permet d'identifier l'implantation des rues, des bâtiments, des jardins à l'échelle des parcelles cadastrales. La carte interactive donne un accès direct à chaque source avec son descriptif.

Site du projet de recherche Richelieu. Histoire du quartier (1750-1950).

Le project Richelieu donne accès aux données de la recherche produites et réutilisées, ainsi qu'au code et aux outils numériques produits, sous des licences libres. L'ensemble des données du projet sont disponibles sous licence Creative Commons CC BY-BC-SA 4.0, qui permet le partage, la réutilisation et la modification des données.

Pour accéder aux données brutes, une API est disponible et permet une réutilisation facile. Un datapaper est en cours de constitution pour faciliter la réutilisation des données du projet. Pour citer les données du projet :

Duvette, C., Thiroux, L., Gain, J., Kervegan, P., Akgönül, T., Dasilva, E., & Baranger, L. (2024). Richelieu. Histoire du quartier (données de recherche) (1.0). https://quartier-richelieu.inha.fr

L'intégralité des outils produits par le projet Richelieu sont accessibles sur le dépôt GitLab de l'INHA. Plus spécifiquement, le code du site est disponible à cette adresse. Le code produit par le projet Richelieu est rendu disponible sous la licence libre GNU GPL v. 3.0. Pour citer le site :

Kervegan, P., Hervieu, M., Duvette, C., Thiroux, L., Gain, J., Akgönül, T., Dasilva, E., & Baranger, L. (2024). Richelieu. Histoire du quartier (site) (1.0). 2024-11. https://gitlab.inha.fr/snr/rich.data/application

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Découvrir le Paris de la Révolution française en arpentant la ville


L'histoire par les cartes : Atlas historique du Ciel




Toutes les sociétés ont cherché à comprendre l’Univers. Les premiers passionnés du ciel étaient aussi bien mathématiciens que philosophes, horlogers que navigateurs. Ils s’appelaient Thalès, Ptolémée, Al-Khwarizmi, Kepler, Galilée, Newton, Shoujing, Einstein, Herschel, Hubble… Grâce à eux, nous envoyons aujourd’hui des fusées dans l’espace, nous explorons la Lune et les planètes, nous cherchons à savoir s’il existe une vie extraterrestre… Cet atlas raconte l’histoire des découvertes de ces hommes et de ces femmes, connus ou anonymes, qui sur tous les continents ont participé à cette formidable épopée. Avec le concours de Sciences et Avenir/La Recherche, Pierre Léna et Christian Grataloup ont réuni les meilleurs chercheurs (physiciens, anthropologues, historiens, astronomes…) pour rendre accessibles 6000 ans de découvertes. Un atlas qui est autant un livre d’histoire qu’un livre de science.

Pour la sortie en librairie de l'Atlas historique du Ciel de Christian Grataloup et Pierre Lena, les éditions Les Arènes présentent plusieurs double-pages :
Christian Grataloup : « Il est urgent d'avoir une vision du ciel comme on l'a de l'Antarctique » (Radio France).
« L’Atlas historique du ciel relate les découvertes humaines qui ont contribué à notre connaissance du ciel, de Copernic, "celui qui dit non, il faut mettre le soleil au centre", à Einstein, grâce à qui "on va s'apercevoir que les lumières que l'on voit sont des informations qui viennent à des dates différentes". [...]. Le ciel, nous ne le voyons presque plus alors que ce fut un spectacle familier, une interrogation quotidienne pour pratiquement tous les hommes jusqu'à une période très récente », rappelle Christian Grataloup. « Nous qui vivons dans des villes illuminées, on ne voit plus le ciel [...] Cet atlas est sorti au moment où est parue une comète nommée Tsuchinshan-Atlas. Beaucoup ne l’ont pas vu ou seulement sur des écrans... Inquiétude de ne plus voir le ciel vu de la Terre à cause des satellites d’Elon Musk. Au-delà de 100 km, c’est le Far West ». #BlancsDesCartes

« Satellite Starlink ou météore : quel était l’objet lumineux vu dans le ciel en France ? » (Numerama). La lumière qui a traversé le ciel français le mardi 27 août 2024 était bien due au retour sur Terre de l'un des 6000 satellites Starlink d'Elon Musk. Il pourrait en envoyer jusque 40 000 dans l'espace.

« Le ciel vu des Missions » (Esquisa Fapesp).
Avec des télescopes fabriqués avec le peuple Guarani du sud du Brésil, le jésuite Buenaventura Suárez a observé avec précision les éclipses lunaires et solaires et les lunes de Jupiter auXVIIIème siècle.

L'Atlas Coelestis de John Seller (1700) est l'un des premiers atlas céleste de poche et le premier atlas céleste publié en Angleterre. C'est grâce aux progrès de l'astronomie que les bases de la géographie vont être posées au XVIIIe siècle, notamment à travers la fixation des grands repères (voir par exemple l'Atas Coelestis de Johann Gabriel Doppelmayr, 1742)

« Atlas international des nuages et des types de ciels » (Office international météorologique, 1939).
La première classification des nuages qui ait été publiée ne remonte qu'au début du XIXe siècle et est due à Lamarck (1802). Le célèbre naturaliste ne se proposait pas de classer tous les nuages possibles. La Conférence Météorologique Internationale, tenue à Munich en 1891, recommanda expressément une classification et accrédita un Comité spécial chargé de la mettre au point définitivement et de la publier avec illustrations sous forme d'Atlas.

L'Atlas Farnèse est une sculpture en marbre du IIe siècle après JC. C qui s'inspire d'un original hellénistique. C'est la plus ancienne représentation du globe céleste avec un total de 42 constellations.

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Quand les cartes révèlent les frontières fantômes


Certaines frontières continuent à vivre après leur mort. Dans son ouvrage, Les Provinces du temps. Frontières fantômes et expériences de l’histoire (2023), Béatrice von Hirchhausen piste les traces qu’elles laissent dans nos imaginaires géographiques et qui structurent l’expérience politique - présente et future. 

« La frontière fantôme désigne les traces laissées par des frontières défuntes dans les sociétés contemporaines et dont on repère l’actualisation fluctuante dans des cartes exprimant des choix sociétaux... L’intuition de ce concept vient d’une question qui m’obsède depuis longtemps, celle des longues durées, des traces du passé et des rémanences que j’observais dans les paysages et sur les cartes de l’Europe centrale et orientale [...]  J’en suis effectivement venue à réserver le terme "fantôme" aux traces que l’on observe dans les cartes qui engagent les choix des acteurs locaux. Ce sont par exemple les cartes électorales. Quand on prend les cartes électorales depuis les élections libres de Pologne de 1989, on voit apparaître une géographie structurée entre les trois anciens empires qui se partageaient ce territoire. On voit même apparaître quatre blocs car la partie de l’ancien empire allemand qui n’a été intégrée au territoire polonais qu’après 1945 présente un visage singulier. Ces cartes électorales sont compliquée à expliquer ». Source :  « Traverser les frontières fantômes, une conversation avec Béatrice von Hirschhausen » (Le Grand Continent)

« La métaphore de la "frontière fantôme" permet à l’auteure d’enquêter sur l’apparition de discontinuités d’ordre géoculturel, celles-ci pouvant à la fois relever du passé et des circonstances présentes, de la réalité et des imaginaires. En même temps, la métaphore du fantôme se démarque d’autres métaphores utilisées pour traiter des longues durées géographiques, comme les « prisons de longue durée » dont parlait Fernand Braudel.Les frontières fantômes peuvent être définies comme des "traces de territorialités défuntes dans les sociétés contemporaines". Avec un travail de terrain, la géographe montre que ces frontières sont liées à des géorécits, des récits articulés à l’espace ». (CR des Cafés géographiques)

Béatrice von Hirchhausen (2023). Les Provinces du temps. Frontières fantômes et expériences de l’histoire ( 2023), CNRS éditions.

Les cartes électorales de l’Ukraine et de la Pologne de ces dernières décennies ont souvent donné à voir le dessin des empires passés qui s’étaient partagé ces territoires. Les frontières fantômes sont ces traces laissées par des entités politiques défuntes dans les pratiques sociales contemporaines. Comment et pourquoi des limites territoriales, qui n’ont plus de réalité politique, peuvent-elle réapparaître après plusieurs générations ? Pourquoi semblent-elles s’être imprimées dans l’esprit des gens ?
C’est à partir de terrains menés en Europe centrale et orientale, et notamment en Roumanie, que Béatrice von Hirschhausen, directrice de recherche au CNRS au laboratoire Géographie-cités, tente de comprendre ce phénomène fascinant. Sillonnée d’anciennes frontières d’empires, la région permet d’observer certains de leurs fantômes. Elle offre un véritable laboratoire pour étudier la production des espaces : entre histoire et culture, entre routines et imaginaires. Cette analyse géographique de l’action individuelle comme des attitudes collectives, montre comment les sociétés se pensent à partir de l’espace. Elle permet d’expliquer des comportements non par un « nous » identitaire ou par des mentalités mais par des conventions locales plus ou moins stables : « ici, on fait comme ça ». Une réflexion neuve sur les différences culturelles.

Justine Tentoni, « A la recherche des frontières effacées ». A propos de Béatrice Von Hirschhausen, Les Provinces du temps. Frontières fantômes et expériences de l'histoire (Non fiction)

À (re)lire : un très beau numéro de la revue L'Espace géographique sur  « Frontières fantômes et ambivalence des espaces d’identification ».

« Religion et frontières fantômes en Europe de l’Est » (Geographie-cités).

L’Europe de l’Est reste traversée par les frontières fantômes des empires défunts. Ce legs ne vaut que par son actualisation dans le présent, et par rapport au futur espéré, attendu ou redouté. Certaines de ces frontières fantômes sont d’ordre religieux. Entretien Avec Béatrice von Hirschhausen, directrice de recherche au CNRS, membre de l’UMR Géographie-cités, membre du Centre Marc Bloch (Berlin), dans le cadre de la série « A Point nommé (Chaire « Yves Oltramare – Religion et politique dans le monde contemporain ») de Jean-francois Bayart, Geneva Graduate Institute, 22 mars 2023.

(Re)écouter le podcast « Avez-vous déjà franchi une frontière fantôme ? » (Géographie-cités)
Les frontières fantômes : l’exemple des cartes électorales en Pologne : Visio-conférence de Beatrice Von Hirschhausen / Traduction en russe : Ivan Savchuk @EHESS_fr

« Les frontières fantômes, un nouveau concept pour penser le mur dans les têtes ? » (Revue Abibac)

« Avez-vous déjà franchi une frontière fantôme ? » (Radio France)

« On a vu des frontières fantômes apparaître, par exemple au moment des élections en Allemagne. Sur la carte, les territoires de l'ancienne RDA affichaient des votes très spécifiques. La frontière fantôme est une frontière politique qu'on voit réapparaître dans certaines circonstances, soit dans le paysage, soit dans des attitudes et des pratiques sociales »

Nous sommes en 2023, 109 ans après le début de la Première Guerre mondiale, et pourtant les frontières impériales d’avant la Première Guerre mondiale sont toujours visibles sur la carte électorale de la Pologne – et sur bien d’autres, d’ailleurs. Par Szymon Pifczyk, @sheemawn

C'est le fantôme du passé de la Pologne. Les Polonais appellent ce type de carte « widać zabory » (partition visible).

Vous avez peut-être vu récemment un gif animé montrant le retard de l’Allemagne de l’Est. Même si le communisme a un rôle à jouer dans ce retard, ce n’est pas le seul facteur. Il s’avère que l’Allemagne de l’Est était différente du reste de l'Allemagne avant même d'être communiste.
Lien ajouté le15 janvier 2025

Frontière fantôme. Les élections présidentielles roumaines de 2014 reproduisent les limites de l'Europe ottomane de 1876 (source : Reddit).

Ce type de carte donne l'impression que le schéma des élections modernes est influencé par les anciennes frontières de l'Empire ottoman. Alors que les deux phénomènes pourraient avoir une cause commune, à savoir des frontières naturelles comme les Carpates qui ont défini les limites de l'expansion ottomane et influencent encore aujourd'hui le paysage politique à leur manière ( opposition rural/urbain et tendance correspondante dans le comportement électoral).


La carte de l'Empire austro-hongrois (1867-1918) superposée aux résultats des élections présidentielles de 2014 en Roumanie (source : Reddit)

Lien ajouté le 23 janvier 2025
Lien ajouté le 20 février 2025
Lien ajouté le 16 avril 2026

« La frontière viking invisible de l'Angleterre » (MapPorn). Une frontière tracée il y a plus de 1000 ans apparaît encore aujourd'hui dans les noms de villes et de villages à travers l'Angleterre.

La ligne pointillée sépare grosso modo la partie viking (avec des suffixes en -by, -thorpe, -toft) et la partie anglo-saxonne (avec des suffixes en -ton, -ham, -ford). La domination viking était en effet plus forte au nord et à l'est de l'Angleterre. C'est là que les éléments toponymiques vieux norrois se sont profondément enracinés. La carte fait l'objet de discussions sur le forum MapPorn. D'une part le Pays de Galles apparaît en orange, alors qu'il n'était pas anglo-saxon (deméeuré celte). D'autre part, on observe de nombreuses exceptions avec des toponymes viking répertoriés à l'ouest et à l'inverse des toponymes anglo-saxons à l'est de cette frontière fantôme (voir cette carte Google Maps qui recense en détail les toponymes anglais en fonction de leurs différents suffixes).


Lien ajouté le 24 avril 2026

Toutes les frontières sont discutables, c'est pour cela qu'on devrait souvent les représenter en pointillés sur les cartes. "Border Message" ou l'humour façon Randall Munroe...

Border Message (source : © xkcd)


Lien ajouté le 4 mai 2026

« Carte des religions en Allemagne par Land : protestants, catholiques et personnes sans religion » (Brilliant Maps).

La différence significative de religiosité entre l'ancienne Allemagne de l'Est et l'Allemagne de l'Ouest peut être attribuée à plusieurs facteurs historiques, politiques et sociaux. Et ce qui est encore plus intéressant, c'est que cette division remonte à la fin de la guerre de Trente Ans en 1648.


Lien ajouté le 6 mai 2026

« Quand une journaliste-cartographe du Monde se rend au Somaliland pour dessiner cet "État qui n’existe pas" » (Le Monde).

Francesca Fattori et Noé Hochet-Bodin, journalistes au Monde, racontent le Somaliland par l’enquête et le croquis. Leur reportage montre comment une carte peut rendre visible un État non reconnu, entre frontières, port stratégique et rivalités. Le Somaliland s’est déclaré indépendant de la Somalie en 1991, mais demeure presque absent de la reconnaissance internationale. La reconnaissance annoncée par Israël le 26 décembre le fait entrer dans un jeu diplomatique où exister suppose d’être validé par d’autres. Le trajet vers Hargeisa révèle déjà la géopolitique du non-reconnu. Il faut une invitation somalilandaise, mais aussi un visa somalien exigé depuis septembre, alors que Mogadiscio n’exerce plus de contrôle réel sur le territoire depuis une génération. L’Éthiopie, voisine et proche du Somaliland, facilite l’accès sans franchir le seuil de la reconnaissance. Les Émirats arabes unis offrent une autre voie, mais la guerre Iran-Israël de février 2026 rappelle que chaque route dépend d’équilibres régionaux instables. Sur place, une vingtaine d’entretiens et trois reportages donnent chair au territoire. Une maternité rurale, un refuge pour guépards arrachés au trafic et Berbera, grand port littoral, dessinent un espace à la fois quotidien, fragile et très stratégique. Berbera concentre les promesses économiques et les inquiétudes géopolitiques. Le port ouvre le Somaliland sur la mer Rouge et les échanges mondiaux, tandis que les Émirats y développent discrètement des infrastructures militaires, désormais plus sensibles depuis la reconnaissance israélienne. La carte devient un outil d’enquête, pas seulement une image finale. Un croquis tracé sur un carnet, près du port, ouvre parfois la conversation, là où une photographie aérienne ou une image satellite peut susciter soupçon, contrôle et peur de l’espionnage. Le dossier final mobilise cinq cartes, dans l’esprit du diatope d’Yves Lacoste. Changer d’échelle permet de relier Hargeisa, Berbera, la Corne de l’Afrique, la mer Rouge et les puissances extérieures qui transforment ce territoire en objet géopolitique. Le terrain oblige à reconsidérer la frontière. La ligne Somaliland-Somalie est souvent effacée, car elle n’apparaît pas sur les cartes de l’ONU. Mais trente-cinq ans d’institutions, de visas, de routes et d’administrations rendent cet effacement moins évident. Cette expérience rappelle qu’une carte n’est jamais un simple décor. Les mots corridor, hub ou axe peuvent masquer des projets politiques plus que des réalités. Le terrain aide à voir ce que les données effacent dans les territoires vécus. 

Lien ajouté le 15 mai 2026

« La ceinture verte européenne qui suit le corridor de l'ancien rideau de fer » (Brilliant Maps).

La ceinture verte européenne est l'épine dorsale d'un réseau écologique paneuropéen qui s'étend sur 12500 kilomètres, de la mer de Barents au nord aux mers Adriatique et Noire au sud. Suivant le tracé de l’ancien rideau de fer, elle relie 3 272 zones protégées, dont 40 parcs nationaux. Paradoxalement, ce symbole de conflit et de misère humaine s'est révélé une aubaine pour la nature. La création de cette bande de terre largement préservée de toute occupation et développement humain est devenue un refuge pour de nombreuses espèces d'oiseaux, d'animaux et de plantes, dont certaines sont très rares. L'idée d'une ceinture verte paneuropéenne a été formulée formellement pour la première fois en 2002 et a été établie lors d'une conférence internationale à Bonn en 2003, à laquelle ont participé environ 150 organisations gouvernementales et non gouvernementales qui ont convenu de fusionner diverses initiatives régionales existantes en une initiative européenne commune sous les auspices de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Plus d'informations sur site web de la ceinture verte européenne.

Carte de la ceinture verte européenne (source : Smaack via Wikimedia)


Lien ajouté le 21 mai 2026

Cartes, frontières fantômes et mémoire de la 2e Guerre mondiale :

« Pouvez-vous tracer la frontière des Sudètes ? Les cartes montrent qu’elle est encore visible en République tchèque aujourd’hui » (e15.cz).



Une étude examine le sujet en détail. Selon les chercheurs, le déplacement de la population d'origine a interrompu la continuité culturelle et sociale et a conduit à l'émergence d'une nouvelle société aux multiples facettes, sans traditions ni valeurs partagées :

Netrdová, P., Korčák, M. et Nosek, V. (2024). « Measuring and mapping the existence of phantom borders at a local scale: example of Sudetenland in Czechia » [Mesure et cartographie de l’existence de frontières fantômes à l’échelle locale : l’exemple des Sudètes en République tchèque]. Journal of Maps, 20 (1). https://doi.org/10.1080/17445647.2023.2300260

On en trouve des traces encore très vives dans l'histoire et la mémoire :
- "En Tchéquie, une réunion d’Allemands des Sudètes réveille de vieux démons" (Le Monde)
- "A Brno, la tenue du congrès des Allemands des Sudètes ravive une mémoire toujours à vif" (Radio Prague International)


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Cartes et données sur les communes allemandes à partir du recensement de 2022 (Wahlatlas.net)


Le site Wahlatlas.net rassemble un grand nombre de cartes et de données sur les élections en Allemagne depuis le début des années 2000. Il vient de s'enrichir de nouvelles cartes concernant le recensement de 2022.

Elections fédérales de 2021 en Allemagne (source : Wahlatlas.net)

Outre les données électorales, on y trouve pour chaque commune d'Allemagne (au nombre de 10 786) des données issues du recensement 2022. Ces données détaillées concernent la structure par âge, l'origine et le pays de naissance, la taille des familles, les loyers, le taux de propriétaires, le taux de maisons individuelles, la taille des appartements, leur taux de vacance, la durée d'habitation, les sources d'énergie et le type de chauffage. Le tout sous forme de graphiques animés, de tableaux et de cartes interactives (données en grille de 100 mètres). 

Le principal intérêt du site est de fournir une cartographie détaillée à l'échelle des quartiers de chaque ville allemande (voir par exemple Berlin). A compléter par l'Atlas électoral de Berlin (wahlen-berlin.de/)

Accès au site Wahlatlas.net.

Accès direct au Wahlatlas 2022 et au Wahlatlas 2011.

Accès au Zensus2022, site officiel du recensement en Allemagne, et aux données sur une grille de 100m.

Suivre le compte @wahlatlas sur les réseaux sociaux Twitter ou Mastodon.

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Cartes et données sur les élections législatives en Allemagne (23 février 2025)

Résultats des élections au Bundestag en Allemagne (26 septembre 2021)





Carte des oeuvres du Louvre exposées en France métropolitaine


Le site du musée du Louvre propose
une carte interactive des œuvres itinérantes dont il dispose à travers la France, grâce à la politique active de dépôts que le musée mène depuis sa création en 1793.

« C’est accroché près de chez vous ! » (source : Musée du Louvre

Attention : Cette carte n’est pas exhaustive. Ne sont mentionnées que les œuvres pour lesquelles
il existe une notice sur le site collections.louvre.fr. Voir la carte en grand format.

Qu’est-ce qu’un dépôt ? Lorsque le musée du Louvre effectue un dépôt, cela signifie qu’il prête - pour une longue durée - une ou plusieurs œuvres de ses collections à un autre lieu institutionnel, tel qu'un musée, une université, un édifice religieux, une mairie, un ministère, une préfecture ou encore une ambassade. En cela, le Louvre répond à un objectif clairement posé par la Révolution : rendre le musée accessible à tous en exposant ses œuvres hors-les-murs et en diffusant les collections nationales sur l’ensemble du territoire.

La pratique des dépôts du musée du Louvre est ancienne. Elle remonte officiellement à un arrêté fondateur dans l’histoire des musées de France : l’arrêté du 1er septembre 1801 souhaité par Jean-Antoine Chaptal, ministre de l’Intérieur de Napoléon Bonaparte. Ce dernier propose de doter les grandes villes de province d’œuvres issues des collections de l’État afin d’encourager la décentralisation de la politique culturelle et de soutenir l’éducation sur l’ensemble du territoire français. 

En 1910, le premier décret portant sur les dépôts d’œuvres d’art appartenant à l’État dans les provinces permet de régulariser les pratiques tout en réaffirmant un contrôle des œuvres par l’administration centrale. Il faut attendre 1981 pour qu’une liste officielle des lieux pouvant accueillir des dépôts des musées nationaux soit publiée, excluant les nouveaux dépôts dans les administrations publiques (ministères, assemblées parlementaires), les lieux de culte ou encore les universités. Enfin, la loi « Musées » de 2002 introduit le transfert des dépôts anciens de l’État au profit des collectivités territoriales selon des critères stricts.

Aujourd’hui, le musée du Louvre continue de déposer des œuvres dans les institutions répondant aux exigences requises par la loi, en lien avec les projets scientifiques et culturels (PSC) de ces musées de France. Ces dépôts sont consentis pour une durée de 5 ans renouvelables. Leur présence chez le dépositaire ainsi que leur état de conservation sont vérifiés par les équipes scientifiques du musée du Louvre à l’occasion du récolement décennal. Les œuvres sont photographiées, mesurées et documentées. Plus de 27 000 œuvres sont ainsi récolées tous les dix ans dans plus de 600 lieux de dépôts en France et à l’étranger.

Au-delà de cette politique de dépôt, le musée du Louvre soutient le développement des musées territoriaux par le biais de partenariats et le développement de collaborations scientifiques (notamment à Lens, Brest, Avignon, Le Mans, Dijon, Bayonne, Castres, Rennes, Montauban, Grenoble, Lyon, Arles, Nîmes ou encore Saint-Romain-en-Gal). La création du Louvre Lens en 2012 et du Louvre Abu Dhabi en 2017 illustre la volonté du musée du Louvre de poursuivre sa politique de décentralisation initiée depuis plus de deux siècles.

Malgré ces efforts pour décentraliser et faciliter l'accès, la répartition reste inégale avec une forte concentration des oeuvres d'art dans les grandes villes, en particulier Paris. 

Répartition des oeuvres d'art en France tous musées confondus (source : catalogue Joconde)

Pour compléter

Catalogue des collections du musée du Louvre
https://collections.louvre.fr/

Portail numérique Corpus d’accès aux sources et aux données de la recherche
https://corpus.louvre.fr/s/corpus/page/accueil

Base Joconde, catalogue collectif des collections des musées de France
http://www2.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm
https://data.culture.gouv.fr/explore/dataset/base-joconde-extrait/

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L'histoire par les cartes : la British Library met à disposition la collection du roi George III sur Flickr

Carte des travaux et oeuvres d'art réalisés par le New Deal (Living New Deal)

Cartes et atlas historiques

Cartographie des résultats à la présidentielle de 2024 aux États-Unis


Ce billet se propose d'analyser la manière dont les médias français et étrangers ont cartographié l'élection présidentielle de novembre 2024 aux États-Unis.

Donald Trump a remporté l'élection présidentielle de novembre 2024 avec 312 grands électeurs pour les républicains contre 226 pour la candidate démocrate Kamala Harris. Fait assez inattendu : le candidat républicain a remporté tous les swing states ou États pivots (Géorgie, Caroline du Nord, Pennsylvanie, Wisconsin, Michigan, Nevada et Arizona) où le scrutin est d'habitude assez serré. Si Trump signe un grand chelem dans les Etats-clés (Libération), ce n'est pas pour autant un raz de marée en nombre de voix. Trump obtient un plus de 74 millions de voix contre un peu moins de 71 millions pour Kamala Harris. Au final, il ne réunit guère plus de voix qu’en 2020. C’est son adversaire qui, elle, décroche par rapport au score réalisé par Joe Biden qui avait réuni plus de 81 millions de voix. Les électeurs démocrates se sont peu mobilisés pour cette élection (score inférieur de 10 millions de voix par rapport au scrutin de 2020). Pour gouverner, Donald Trump pourra s’appuyer sur le Sénat, que les républicains ont repris aux démocrates (source : Le Monde). 

Résultats à la Présidentielle américaine de 2024 (Le Monde - Les Décodeurs)

Les principales raisons invoquées par les électeurs pour ne pas soutenir Kamala Harris sont l'inflation trop forte, l’immigration illégale jugée trop élevée, les questions culturelles et sociétales, notamment les personnes transgenres et le wokisme désignés comme des cibles à combattre pour les républicains. Les démocrates semblent de leur côté avoir délaissé leur électorat traditionnel (classe ouvrière et minorités). Le profond gender gap n’a pas permis à Harris de gagner l’élection (Le Grand Continent). Le dégagisme a pu aussi jouer un rôle, Trump n'étant pas le candidat sortant comme en 2020. Le rôle central d'Elon Musk dans la campagne lui a procuré des avantages comparatifs immenses. Le réseau Twitter/X est devenu une chambre d'écho de ses idées. Surtout Musk, en utilisant la dérégulation du financement politique indépendant, a pu littéralement subventionner sans limite la campagne de Trump (voir la carte des dons pour les deux candidats). Pour Asma Mhalla, politologue spécialiste des enjeux politiques et géopolitiques de la Tech et de l'IA, « ce que Musk apporte à Trump, c’est une sorte de rétrofuturisme, à la fois ultra conservateur bloqué dans les années 1970 et une projection vers le futur qui participe de la puissance trumpienne » (France Inter). « Une nouvelle ère s'ouvre. Les technophiles américains se pavanent désormais dans les couloirs du pouvoir » (The Guardian).

En moins de dix ans, le Parti républicain est devenu le Parti de Trump. Le président élu l’a baptisé le « mouvement Maga » d'après son slogan « Make America Great Again ». Les soutiens et courants sont divers, mais on peut les classer selon un triptyque simple : religion, argent et pétrole (Mediapart). Pour le politiste Wendy Brown, les facteurs qui permettent de comprendre la nette victoire de Donald Trump face à Kamala Harris sont le populisme économique, l’épuisement de la démocratie libérale, la destruction de l’éducation, en particulier de l’enseignement supérieur (AOC media). Les gains de Donald Trump chez les Latinos ont été décisifs (sauf à Porto Rico qui reste un bastion démocrate). Le président républicain élu n'a progressé que très modestement chez les électeurs noirs et stagné voire un peu régressé parmi les électeurs blancs. Les états de la Rust Belt, marqué par le déclin industriel et démographique, ont voté en majorité pour Trump. Aux facteurs économiques s'ajoutent des facteurs psychologiques. Pour Paul Schorr, historien des États-Unis, « une minorité blanche vieillissante craint que les minorités deviennent la majorité aux États-Unis. Trump joue de cette peur ancienne de l’altérité raciale dont le suprémacisme blanc est le débouché » (Le Monde). Ce n'est pas un hasard si Donald Trump a tenu ses plus gros meetings dans les sundown towns ("villes du coucher du soleil" en majorité constituées de blancs).

Sélection de cartes de résultats de la Présidentielle américaine de 2024 sur le site Inconsolata.

Sélection de cartes et data visualisations sur le site Datawrapper. Voir également celles du Spiegel.

Téléchargement des résultats des élections fédérales depuis 1982 sur le site de la Federal Election Commission (FEC).

Résultats définitifs 2024 par comtés regroupés et mis à jour sous forme de tableaux et de cartes (The Downballot).

La collection de cartes des élections présidentielles américaines depuis 1789 (par états sur GisGeography, par états et comtés sur Brilliant Maps). 

« L'Amérique de Trump » (Le Dessous des cartesnovembre 2024).

« L’Amérique de Trump, carte des résulats par comtés » (MapPorn). Cette carte choroplèthe montre l'importance du vote républicain (en rouge) par rapport au vote démocrate (en bleu). Il convient toutefois de rappeler que ce ne sont pas les territoires mais les populations qui votent. Comme lors des élections présidentielles de 2016 et 2020, ce type de carte est largement diffusé par les républicains pour alimenter l'idée d'une "vague rouge", d'un raz de marée républicain. 


Il convient de se méfier des cartes donnant seulement le candidat arrivé en tête. Un dégradé de couleurs indiquant les scores précis en pourcentages donne déjà une vision plus nuancée. Le site Purple States of America permet ainsi de faire des comparaisons entre élections présidentielles de 1980 à 2024.


Le Financial Times propose une cartographie plus exacte qui rapporte l'importance du vote au poids de la population d'une part et au nombre de Grands électeurs d'autre part. 


The Economist en donne une représentation encore plus détaillée sous la forme d'une carte par densité de points.

Karim Douïeb propose une vision alternative de la carte électorale américaine de 2024. Cette carte met à l'échelle les États en fonction de leur poids électoral, préservant ainsi la forme des États pour q'uon puisse les reconnaître. Les formes basées sur des diagrammes de Voronoi pour chaque État montrent le nombre exact d'électeurs.

Le New York Times propose une carte montrant le décalage de voix (principalement à droite) par rapport au vote présidentiel de 2020. Une autre carte plus détaillée montre là où Trump a gagné un peu et où Harris a perdu un peu ou beaucoup avec le détail pour 11 grandes villes des Etats-Unis (notamment les déplacements de voies des latinos ou des asiatiques).


Bloomberg propose le même type de carte, mais les déplacements de voix y sont indiqués sous la forme de pics en relief.

Le Parisien ne se contente pas de donner le candidat en tête mais fournit le score par comté, ce qui donne une vision plus nuancée. Pour chacun des deux partis, l'évolution est également précisée par rapport à la Présidentielle de 2020.


Lors de sa campagne de 2016, Trump a recueilli 12 % des voix à Chicago. En 2024, il a presque doublé son pourcentage, en obtenant 22 %. Trump a remporté le district de la prison du comté de Cook, les districts de la classe ouvrière blanche avec des électeurs parmi les policiers et les pompiers, ainsi que les districts juifs orthodoxes (@FrankCalabrese)


Il est difficile de se fier aux experts et aux sondeurs qui n'avaient guère anticipé les résultats. Une étude parue en octobre 2024 avant l'élection présidentielle avait en partie prédit les scores des deux partis. Fondée sur un modèle économétrique appelé « State Presidential Approval/State Economy Model », elle utilisait des données économiques et des taux d'approbation présidentielle pour prédire la part des votes des deux partis dans chaque État. Les prévisions suggèraient que les résultats étaient largement en faveur de Trump 100 jours avant l'élection. Cela pourrait expliquer en partie la décision soudaine du président Biden de se retirer de la course, car le modèle indiquait qu'il avait moins de 10 % de chances de gagner s'il restait candidat. Pour que les démocrates l'emportent, il fallait que Kamala Harris surmonte des problème extrêmement difficiles et/ou que Trump et le Parti républicain gaspillent leur avantage considérable au sein du Collège électoral.

Deux Amérique irréconciliables ? « Comment les Américains démocrates ou républicains achètent, mangent et vivent » (The New York Times). Les auteurs ont passé au crible des millions de magasins, restaurants, salles de spectacles et autres lieux. Si l'on ne sait pas exactement qui fréquente quel lieu, on sait comment votent les lieux qui sont fréquentés. Si il y a des corrélations évidentes (les terrains de golf et les magasins d'armes sont davantage implantés dans des lieux votant républicains, les salles de yoga, les bars à cocktail et les brasseries davantage démocrates), on trouve aussi des corrélations plus surprenantes.
« Des millions de déménagements révèlent la polarisation américaine en action » (The New York Times). A partir des registres d'inscription des électeurs, le NYT a analysé plus de 3,5 millions d'Américains qui ont déménagé depuis la dernière élection présidentielle, offrant un aperçu très détaillé de la façon dont les Américains se séparent les uns des autres.

Les chiffres sur l'immigration légale et illégale aux États-Unis ont largement alimenté les débats pendant la présidentielle américaine (VisualCapitalist). « Fermer hermétiquement la frontière et mettre fin à l'invasion des migrants »  figure en tête du programme en 20 points écrit en lettres majuscules par le candidat Trump. Il convient au passage de rappeler qu'Elon Musk, ennemi des « frontières ouvertes », a lancé sa carrière en travaillant illégalement (The Washington Post). « Dans les États-Unis de Trump comme en France, l’immigration est devenue un puissant vecteur d’expression des malaises sociaux et de contestation des élites » (Le Monde). La manière d'interpréter ces chiffres peut être source de nombreux biais. 

La carte objet éminemment politique. Le propriétaire de la société X, Elon Musk a publié le 10 novembre 2024 une capture d'écran d'une diffusion de Newsmax. On y voit apparaître une carte électorale rouge et bleue, état par état, publiée dans l'émission « Carl Higbie Frontline ». L'objectif est de montrer que presque tous les États qui ont élu la vice-présidente Kamala Harris étaient des États qui n'avaient pas de lois sur l'identification des électeurs (sous entendu des migrants auraient pu voter de manière illégale). Il s'agit d'une fausse corrélation, la carte montrant l'identification des électeurs selon les Etats apparaît quelque peu différente sur Wikipedia.

Elections américaines et lutte contre la désinformation. 
« La plupart des analyses rétrospectives des élections négligent un facteur clé dans la manière dont les gens votent : où ils s’informent » (Politico).
« Lors des élections américaines de 2024, quelles sources ont le plus influencé les décisions de vote ? » (The Journalist' resource).
Entre le 30 août et le 8 octobre 2024, une équipe de chercheurs de quatre universités a interrogé des milliers d’adultes américains et leur a posé la question suivante : « Lorsque vous prenez une décision concernant un vote, quelle est votre source d’information la plus importante ? » 
  • Dans l’ensemble de l’échantillon, les discussions avec les amis/la famille et les articles d’actualité ont été les deux principales sources d’information sur les élections en 2024, respectivement 29 % et 26 %. Les recommandations du clergé (2 %) et les médias sociaux (9 %) figuraient parmi les autres sources principales.
  • Les démocrates et les indépendants sont plus susceptibles que les républicains de s'appuyer sur les articles d'actualité comme principale source d'information électorale. Un pourcentage plus élevé de républicains ont cité leurs amis et leur famille comme principale source d'information électorale que les démocrates ou les indépendants.
  • Les Américains qui n’avaient pas fréquenté l’université étaient plus susceptibles de s’appuyer sur leurs amis et leur famille pour obtenir des informations sur les élections que les Américains ayant fait des études plus formelles, qui étaient plus susceptibles de s’appuyer sur les médias d’information.
  • Interrogés spécifiquement sur les sources d’information les plus importantes pour eux au moment de prendre une décision de vote, 41 % des répondants ont choisi les informations télévisées nationales comme principale source d’information.
Python Maps propose une carte par densité de points pour les élections américaines de 2024. Chaque point est coloré en fonction du candidat arrivé en tête dans le comté et en fonction du nombre de votes (à comparer avec la carte choroplèthe).

Le journal Le Point [@claradealberto) propose une infographie originale montrant la relative stabilité du vote républicain et du vote démocrate depuis 1960 à l'échelle de chaque état.
Kenneth Field (@kennethfield) propose une représentation originale des résultats sous forme de cartogramme de Dorling. "Oubliez les cartes en rouge et bleu, celle-ci couvre pratiquement toutes les mesures auxquelles vous pouvez penser, apportant des nuances au résultat". A télécharger en pdf.
Lee Masson propose une analyse des résultats par auto-corrélation spatiale. L'indice de Moran local sert à mesurer l'autocorrélation spatiale, il est utilisé principalement pour détecter des clusters. L'indice de Moran fournit des informations importantes, il peut cependant être difficile à interpréter. C'est la raison pour laquelle l'indice de Moran local est utilisé pour simplifier l'analyse.
Kristian Ekenes (Esri) présente les résultats des cinq dernières élections présidentielles américaines (2008 à 2024) en une seule visualisation. L'application permet de visualiser les tendances générales du vote. Chaque carré représente le vainqueur d'une élection pour la zone concernée ; sa taille est proportionnelle à la marge de victoire du vainqueur. Les petits carrés indiquent une élection serrée, tandis que les grands carrés indiquent une marge de victoire plus importante. Explorez l'application pour voir le détail à l'échelle des Etats et des comtés.


Ben Schmidt propose une datavisualisation qui montre les changements de polarisation politique aux États-Unis depuis 1840. Le « bastion du Sud » démocrate de 1880 à 1964 est clairement visible ainsi que les régions républicaines qui correspondent traditionnellement à l'Ouest montagneux et aux Grandes Plaines. Mais on observe aussi des évolutions. 

New blog post! Updated for 2024, my favorite example of why alphabetical ordering is bad for geographic features -- US presidential results since 1828. The left image shows regional patterns in a geographic ordering that the right (alphabetical) simply loses. benschmidt.org/post/2024-11...

[image or embed]

— Ben Schmidt (@bschmidt.bsky.social) 1 décembre 2024 à 17:46

« Kamala Harris aurait pu battre Donald Trump en « retournant » 135 307 voix dans quatre Etats-clés, malgré ses 2,3 millions de voix de retard » (Le Monde - Les Décodeurs). 

Le scrutin indirect, héritage historique du système électoral américain, permet parfois, comme pour Donald Trump en 2016, de gagner l’élection présidentielle sans avoir la majorité de voix à l’échelle nationale. Ce n’était pas le cas en 2024, puisque Kamala Harris avait 2,3 millions de voix de retard. Pourtant, selon nos calculs, elle aurait pu l’emporter si seulement 135 307 électeurs avaient voté pour elle plutôt que pour Donald Trump dans quatre Etats (Wisconsin, Nevada, Michigan et Géorgie). Du fait d’un système électoral indirect, 0,08 % des votants auraient pu changer le résultat de l’élection.

« Comment résoudre le problème bipartite aux États-Unis  » (The New York Times). 

En 2024, moins de 10 % des élections à la Chambre des représentants aux États-Unis ont été disputées. Dans la grande majorité des circonscriptions, l’un ou l’autre parti l’emporte haut la main. Le cœur du problème est le système des circonscriptions à vainqueur unique, qui accorde 100 % de représentation au candidat qui recueille le plus de voix et zéro pour cent à tous les autres. Le système électoral du « winner-take-all » (le gagnant rafle tout) génère deux partis dominants et relègue les tiers au rôle de perturbateurs et de gaspilleurs de voix de leurs partisans. Cela conduit à la même compétition à enjeux élevés tous les deux ans entre les mêmes deux partis, ce qui se traduit soit par la domination de l'un, soit par un gouvernement divisé et paralysé par les deux. Ce paysage électoral divisé, alimenté par un découpage géographique vieux de plusieurs décennies qui a concentré les démocrates dans les villes et les républicains dans les zones rurales et renforcé par un redécoupage partisan, a favorisé un climat de polarisation qui s’enracine davantage à chaque élection. Dans les périodes de polarisation politique moins marquée, les systèmes où le vainqueur rafle tout peuvent refléter l’opinion publique et maintenir la stabilité démocratique, mais lorsqu’une nation est profondément divisée et qu’un grand nombre de citoyens craignent de ne pas être représentés du tout, il en résulte une érosion de la confiance dans le gouvernement et une montée de l’extrémisme et de la violence politique.Plus de 200 politologues et historiens de premier plan ont signé une lettre ouverte en 2022 appelant la Chambre des représentants à adopter la représentation proportionnelle.

Cartographie des élections présidentielles américaines de 1788 à 2024 sur le site Brilliant Maps. Avec les scores par Etat et par comté ainsi que les enjeux clés pour chacune des élections et les raisons pour lesquelles le candidat élu l'a emporté.



« Les archipels d'électeurs de Harris, Biden et Clinton » (Brilliant Maps)

Ces trois cartes sont toutes l'œuvre d'Alex chez Vividmaps (vous pouvez voir une version intégrale sur son site). Elles montrent les îlots isolés de soutien électoral à Harris, Biden et Clinton lors de leurs élections présidentielles américaines respectives contre Donald Trump, visualisées comme des cartes topographiques plutôt que comme des cartes électorales standard. Les océans vides de voix démocrates (en bleu) contrastent fortement avec les montagnes (en jaune-brun) du vote Trump sur la carte de Trumpland

Le New York Times propose une carte contributive qui présente les résultats détaillés au niveau de chaque circonscription. La carte interactive est consultable en ligne en ce qui concerne 42 Etats déjà complétés. Les données sont mises à disposition au fur et à mesure sur Github au format topojson, geojson et csv. Les résultats par comtés peuvent être comparés à ceux de 2016 et 2020. Il existe de nombreuses façons de visualiser les résultats des élections, toutes imparfaites. Le NYT a opté pour une carte « choroplèthe », où l’intensité du rouge ou du bleu correspond à la marge du candidat en tête. Cette approche, utilisée en 2016 et 2020, permet d’explorer en détail les tendances de vote, dans les communautés grandes et petites. L'inconvénient est que cette carte ne tient pas compte de la population.


Vous remarquerez que certaines parties de la carte sont vides. Il est prévu de publier des mises à jour de cette carte et de l'ensemble de données au fur et à mesure que de la collecte et de la cérification des résultats. La priorité a été donnée aux comtés ayant le plus de votes afin d'inclure le plus grand nombre possible de participants. Cependant, certains États et comtés ont indiqué qu’ils ne fourniraient pas les résultats au niveau des circonscriptions pour tous les votes exprimés lors de l’élection. De nombreux endroits n’incluent pas les bulletins de vote par correspondance ou par anticipation dans les données qu’ils publient, et comme une majorité d’Américains votent désormais par anticipation ou par correspondance, on peut considérer que les données sont incomplètes et qu'elles ne seront pas incluses dans la carte.

Les États-Unis ont connu un faible taux de participation électorale, qui a chuté à 64 % lors de l'élection présidentielle de 2024. Cette datavisualisation de Sarah Bell montre comment cette baisse de participation s'est répartie au niveau de chaque État et comment elle a pu avoir un effet sur les résultats. 

Mike Travers montre un clivage politique persistant entre zones urbaines et zones rurales. Intitulé Densité de population x Alignement politique, son outil utilise un graphique en nuage de points et une carte pour illustrer la relation entre densité de population et tendances électorales. Chaque comté des États-Unis est représenté par un cercle, dont la taille correspond à la population et la couleur indique l'orientation politique - bleu pour le soutien démocrate et rouge pour le soutien républicain. 

Lien ajouté le 9 avril 2025
Lien ajouté le 13 avril 2025
Lien ajouté le 13 juillet 2025

Le New York Times a publié une version mise à jour de sa carte détaillée des résultats des élections de 2024, avec les données téléchargeables. Cette cartographie est précieuse, notamment parce que les contraintes financières ont ralenti les efforts des universitaires pour publier les résultats par circonscription. La carte présente les résultats détaillés de 48 États et du District de Columbia, représentant 92 % des suffrages exprimés lors de l'élection présidentielle de 2024. Les données sont disponibles sur Github au format csv et topojson avec possibilité de les intégrer directement dans un SIG. A noter : il a fallu plus d'un an pour que le New York Times arrive à compléter la carte à 99%, ce qui peut paraître surprenant, mais compte tenu de la difficulté à réunir les données à l'échelle des bureaux et des recours qui peuvent différer la publication définitive des résultats, cela peut se comprendre.


Lien ajouté le 1er octobre 2025

VoteHub a lancé une nouvelle carte interactive des circonscriptions électorales nationales concernant l'élection présidentielle américaine de novembre 2024. Cette carte est conçue pour offrir un aperçu détaillé des résultats, permettant aux utilisateurs d'explorer les données au niveau de chaque circonscription. On peut explorer les résultats, les comparer à ceux des élections présidentielles de 2020 et 2016 pour comprendre les variations de vote, et même observer le vote des différents groupes démographiques grâce à des méthodes statistiques avancées. L'une des fonctionnalités les plus innovantes est le mode « densité des votes », qui permet de visualiser les données électorales en trois dimensions. Ce mode représente visuellement la concentration des votes, plutôt que la simple taille géographique d'une zone, ce qui illustre l'adage selon lequel « ce n'est pas la terre, mais les gens qui votent ».

Lien ajouté le 14 octobre 2025
 
« Carte des États pivots les plus influents des États-Unis » (Brilliant Maps).
Les Swing States sont les États où les deux principaux partis politiques – démocrates et républicains – bénéficient de niveaux de soutien similaires parmi les électeurs. Ces États sont cruciaux lors des élections présidentielles car leurs résultats ne sont pas facilement prévisibles et peuvent « basculer » en faveur de l’un ou l’autre parti.La carte montre combien de fois un État américain s'est retrouvé à moins de 3 points d'écart lors des huit dernières élections présidentielles américaines (1992-2020). Le Nevada et la Floride arrivent largement en tête avec 5 points chacun.


Lien ajouté le 18 novembre 2025

« Des cartes montrent comment les Latinos qui ont basculé à droite en 2024 ont opéré un revirement à gauche en 2025 » (The New York Times).

Lors de l'élection du gouverneur du New Jersey en novembre 2025, le Parti démocrate a regagné une grande partie du terrain perdu auprès des électeurs hispaniques lors de la course présidentielle de 2024, selon une analyse des résultats au niveau des municipalités réalisée par le New York Times. Les résultats sont éloquents : les régions à forte population hispanique qui ont le plus basculé à gauche en 2025 étaient pratiquement le reflet des régions qui avaient le plus basculé à droite en 2024. Ce résultat suggère que la vague de soutien dont a bénéficié le président Trump auprès des électeurs hispaniques l’année dernière a peut-être été éphémère, ou du moins non transposable à d’autres candidats de son parti.

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