Zoom sur le service Edugéo (IGN) proposé à travers le portail de ressources Eduthèque


La lettre Édu_Num Histoire-Géographie N°44 consacre un numéro spécial au service Edugéo :
http://eduscol.education.fr/site.histoire-geographie/edunum/edunum-histgeo-44

Lorsque Google lance en 2005 son portail géographique Google Earth, c’est un coup de tonnerre dans le monde de la géomatique : des données réservées jusqu’alors à des spécialistes deviennent accessibles via une interface simple à prendre en main. L’IGN réplique avec son Géoportail en 2006 et un groupe de travail se met à l’œuvre (IGN et Ministère de l’Éducation nationale) pour en proposer une déclinaison pédagogique : Édugéo, lancé officiellement le 1er octobre 2008, est disponible gratuitement via Éduthèque depuis novembre 2013.

Le service en ligne Édugéo (également disponible sur tablette) est destiné à apporter aux enseignants et à leurs élèves des données géographiques sur la France métropolitaine et les départements et régions d’outre-mer.

L’intégration du service au portail Éduthèque donne la possibilité d’accéder gratuitement à :

- de nombreuses données cartographiques et photographiques : photographies aériennes récentes et anciennes, données topographiques ; cartes de Cassini ou, cartes littorales, etc. ;

- des outils de croquis en ligne permettant de réaliser des cartes légendées qui peuvent être stockées, modifiées ou complétées à tout moment et à partir de tout poste de travail ;

- un accompagnement pédagogique constitué de cahiers pédagogiques, de croquis à télécharger et de propositions d’usages en classe.


Avec l'esquisse d'une réflexion sur ce qui distingue la carte numérique de la carte papier :

"La carte numérique que l’on consulte sur son écran d’ordinateur, sa tablette ou son smartphone reprend pour partie les codes graphiques de la carte papier traditionnelle née au début du XXe siècle. Celle-ci permet de se situer, de trouver sa route, de repérer des points de passage et des lieux remarquables. Son échelle est fixe et la carte dépliée donne à voir un espace restreint. La carte et le plan papier permettent une lecture de l’espace claire et à échelle fixe. Ils apportent une dimension d’appréhension de l’espace et de compréhension de celui-ci dans sa globalité.

Aujourd’hui l’utilisateur d’une carte numérique est au centre du monde, immédiatement localisé par l’adresse IP de son ordinateur ou les coordonnées transmises par son smartphone : la carte nous guide, nous indique les bons plans du moment pour échapper à l’embarras du quotidien. La carte numérique est multiscalaire, multiforme et apporte quantité d’informations que ni la carte papier ni le terrain ne donnent à voir. Les cartes numériques peuvent entraîner une certaine confusion entre nature et échelle de la carte et niveau de zoom. On observe des effets de seuils qui font passer progressivement d’une carte nationale voire régionale à une carte topographique puis enfin à un plan lorsqu’on veut détailler une zone. On change alors subtilement de mode de représentation, la légende diffère sensiblement. Autre point de vigilance : l’orientation. Même équipé d’un GPS qui nous localise, il est parfois difficile de se repérer sur une carte numérique qui demande donc un apprentissage". 


Lien ajouté le 30 mars 2021

Lien ajouté le 28 février 2021

Lien ajouté le 6 juin 2021

Lien ajouté le 10 août 2021

Lien ajouté le 10 décembre 2021

Lien ajouté le 15 décembre 2021

Lien ajouté le 3 avril 2022


Articles connexes

 

La crise humanitaire au Sahel par The New Humanitarian


Le Sahel en flammes par The New Humanitarian (31 mai 2019).

Le journal The New Humanitarian fait état d’une recrudescence des violences en Afrique de l’Ouest :
  • Augmentation de 7 000% des décès de civils au Burkina Faso, de 500% au Niger et de 300% au Mali entre 2018 et 2019 ;
  • 440 000 personnes déplacées par le conflit, soit cinq fois plus que l'année précédente
  • 1,8 million de personnes confrontées à l'insécurité alimentaire ;
  • 5,1 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire;
  • 157 hommes, femmes et enfants tués en mars 2019 lors d'un attentat au Mali.
Au cours des derniers mois, l'intensification de la violence au Mali, au Burkina Faso et au Niger - trois pays sahéliens aux frontières communes - a entraîné le déplacement de plus de 440 000 personnes et causé 5 000 morts dont des militants ayant des liens avec Al-Qaïda et l'Etat islamique.

Au fur et à mesure qu'ils gagnent du terrain, les djihadistes utilisent les conflits entre groupes ethniques, mettant en question tout le tissu social de la région. Les cycles de violence intercommunautaire font maintenant plus de victimes et déracinent plus de personnes que les attaques djihadistes directes. Cette expansion rapide des djihadistes a surpris de nombreux experts, responsables de l'ONU ou des Etats. Des centaines de milliers de personnes vivent maintenant avec l'aide de ONU, tandis que 1,8 million de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire grave. Au total, 5,1 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire.

La crise humanitaire au Sahel en trois cartes et une chronologie interactive (2012-2019) :
http://www.thenewhumanitarian.org/in-depth/sahel-flames-Burkina-Faso-Mali-Niger-militancy-conflict






Lien ajouté le 19 mai 2026

« Au Sahel, la difficile équation entre la terre, l’eau et les populations » (The Conversation). Pour analyser les conflits dans le Sahel, il faut commencer par une arithmétique simple : il y a de plus en plus de monde, et de moins en moins d’eau sur des terres qui se réduisent.

Christian Bouquet (Sciences-Po Bordeaux) rappelle que les conflits sahéliens se lisent d’abord dans une équation spatiale simple. Il y a plus d’habitants, moins d’eau et des terres disponibles qui reculent. Le puits devient alors un lieu de rencontre, de survie, de négociation et parfois de violence. Le 25 avril 2026, un conflit autour d’un puits a tué 42 personnes dans le Wadi Fira, à l’est du Tchad. Deux familles s’opposaient, l’une issue d’éleveurs transhumants, l’autre de cultivateurs sédentaires. L’eau révèle ici une frontière sociale fragile et disputée. Dans tout le Sahel, les tensions agro-pastorales se multiplient quand troupeaux, champs et puits se superposent. International Crisis Group estime que ces conflits ont causé plus de 1.000 morts et près de 2.000 blessés entre 2021 et 2024, signe d’une crise diffuse. Le Sahel est le rivage du désert. Capot-Rey le définissait par l’isohyète 200 mm et le cram-cram, graminée des marges arides. Sous 250 mm de pluie bien répartie, même le mil devient difficile. La limite agricole est donc une limite écologique, sociale et vécue. Depuis 1970, la baisse des pluies resserre l’espace disponible. Selon Monique Mainguet, l’isohyète 200 mm a glissé de 250 km vers le sud depuis 1900. Sur près de 6.500 km de Sahel, au moins 1,5 million de km² ont été retirés aux usages pastoraux et agricoles. Dans cet espace rétréci, la population a presque quadruplé en cinquante ans. Elle passe de moins de 40 millions dans les années 1970 à 135 millions en 2020, et pourrait atteindre 330 millions en 2050. La pression sur l’eau, les terres et les itinéraires augmente. Les migrations climatiques s’ajoutent aux déplacements forcés par les conflits. Les éleveurs descendent chercher l’herbe, les cultivateurs attendent une pluie plus incertaine, et les zones méridionales n’ont pas été préparées à recevoir ces populations fragilisées. Des pistes existent, comme l’irrigation, les nappes, le fourrage ou une stabulation partielle. Dans les polders du lac Tchad, on faisait trois récoltes par an, 7 à 8 coupes de Pennisetum et 90 kg d’embouche en six mois.

Liens ajoutés le 26 mai 2026

« La région du Sahel est plus instable que jamais : les forces étrangères ne font qu'alimenter le cycle de violence » (The Conversation).

Nina Wilén (Lund University) analyse les interventions étrangères au Sahel. Ses recherches montrent qu’après plus de dix ans de lutte antijihadiste, la région est plus fragmentée, militarisée et violente qu’avant. En avril 2026, plusieurs grandes villes maliennes subissent des attaques coordonnées d’une coalition jihadiste et séparatiste. À Kidal, dans le nord du Mali, des soldats russes sont escortés hors de la ville après négociation, image forte d’un ordre sécuritaire fragile. Le Sahel a changé de partenaires sans sortir de la violence. Au Mali, la Russie remplace Barkhane et Takuba dès 2022. La France avait engagé 5.000 soldats de 2014 à 2022, et les forces spéciales européennes 1.000 hommes entre 2020 et 2022. Le réalignement gagne la région. Au Burkina Faso, après deux coups d’État en 2022, les troupes françaises partent début 2023 et 200 Russes arrivent. Au Mali, la mission de paix de l’ONU, forte de 13.000 personnes, est expulsée après dix ans de présence. Nina Wilén montre que la sécurité devient une ressource politique. Les juntes invoquent la menace jihadiste pour durer au pouvoir et réprimer. La Russie y trouve une vitrine antioccidentale en Afrique, tandis que les Occidentaux justifient leur retour par l’instabilité. Les interventions ont renforcé les armées comme acteurs politiques. En faisant des crises du Sahel un problème surtout militaire, les budgets, le statut et le pouvoir des forces nationales ont grandi, alors même que l’insécurité progressait dans les campagnes et les villes. L’action de Wagner a aggravé les fractures locales. Entre décembre 2021 et juillet 2022, 71% de son implication dans la violence politique au Mali vise des civils. Ces attaques nourrissent les griefs et facilitent le recrutement des groupes jihadistes. Le Sahel apparaît comme un espace de survie des régimes, d’expansion jihadiste et de rivalité entre Russie et démocraties occidentales. Si les juntes négocient demain avec les groupes armés, de nouveaux pouvoirs hybrides pourraient émerger.

« Comment la violence endémique a fait du Nigéria un foyer d'insécurité au Sahel – cartographie  ». Les données révèlent l'ampleur et la répartition géographique des attaques dans le pays le plus peuplé d'Afrique (The Guardian).

Le journal The Guardian consacre un long format cartographique qui donne à voir et analyse le Nigéria comme un foyer sahélien de conflictualités. Les cartes font voir l’étalement des violences, du nord désertique aux campagnes disputées. Le Sahel apparaît comme une zone de transition fragile, entre Sahara et savanes soudaniennes. Son cœur reçoit 150 à 850 mm de pluie par an. Crise climatique, croissance démographique, crises alimentaires et instabilité politique y épaississent les tensions territoriales, déjà très vives. Le Global Terrorism Index 2026 décrit un déplacement du centre mondial du terrorisme. En 2007, le Sahel pesait moins de 1% des morts. Depuis trois ans, il en concentre environ la moitié. La violence se déplace vers des marges rurales où les États contrôlent mal l’espace.  Les données d’Acled rendent visible l’accélération régionale. Les violences d’acteurs non étatiques passent d’environ 5.800 incidents en 2020 à plus de 15.000 en 2024, puis 14.473 en 2025. La carte dessine un Sahel fragmenté par des foyers armés qui débordent les frontières. Dans cet ensemble, le Nigeria ressort avec une intensité singulière. En 2025, il compte le plus grand nombre de groupes armés impliqués dans la violence politique parmi les États sahéliens. Les civils vivent entre opérations militaires, bandits, milices et groupes djihadistes. Au nord-ouest, les bandits enlèvent, pillent et imposent des taxes aux villages. Plus au sud, sur six États jusqu’à la frontière du Bénin, les conflits opposent éleveurs peuls et agriculteurs autochtones pour la terre, l’eau, les pâturages et les routes de transhumance. Le nord-est reste marqué par Boko Haram et l’ISWAP, engagés depuis près de vingt ans dans l’insurrection djihadiste. Mais l’ouest inquiète aussi. L’attaque de Woro et Nuku, au moins 160 morts en février, signale une diffusion vers le sud de violences longtemps plus septentrionales. Les experts soulignent surtout le vide de gouvernance. Le Nigeria compte 36 États, 774 collectivités, 230.000 militaires et 370.000 policiers, soit 1 agent pour 600 habitants. Dans ces marges peu administrées, l’espace devient armé et disputé.

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Frontières et conflits en Afrique du Nord et de l’Ouest



Football : cartographie de tous les pays affrontés par les Bleus dans leur histoire


Carte interactive : tous les pays affrontés par les Bleus dans leur histoire (signalé par L'Equipe - 1er juin 2019).

La carte des adversaires historiques de l'équipe de France révèle logiquement un tropisme européen, où l'Angleterre, l'Italie, la Suisse, l'Allemagne et les Pays-Bas reviennent de manière récurrente dans la programmation des matchs. À l'Est, les Bleus avaient déjà découvert un nouvel adversaire, la Moldavie, cette saison, et il n'y a guère qu'en ex-Yougoslavie (Kosovo, Macédoine, Monténégro) qu'il lui reste des sélections à rencontrer. 

Les autres continents recèlent plus de terrains inconnus pour l'équipe de France, notamment l'Afrique et l'Asie du Sud-Est. En Amérique du Sud, le Venezuela reste le dernier grand pays que les Bleus n'ont jamais croisé.

Carte de tous les pays affrontés par les Bleus dans leur histoire (source : L'Equipe)



Lien ajouté le 17 août 2019

Les lieux de naissance des 577 joueurs de la Ligue 1 de football (source : Skysports)
http://www.skysports.com/football/story-telling/11661/11785919/birthplaces-of-all-557-premier-league-players-mapped

Lien ajouté le 7 août 2021

Lien ajouté le 1er mai 2022
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Approche multiscalaire des pratiques sportives. L'exemple des sports de "balle au pied" 

La cartographie des clubs de football à travers les réseaux sociaux



Gentrification et paupérisation au coeur de l'Île-de-France (évolutions 2001-2015)


Une ville-capitale de plus en plus riche, dans une région qui se paupérise. L'Ile-de-France est le territoire le plus inégalitaire de France, montre une étude sur la trajectoire des revenus de ses habitants entre 2001 et 2015.

Télécharger le rapport sur le site de l'IAURIF :
http://www.iau-idf.fr/fileadmin/NewEtudes/Etude_1807/Gentrification_et_pauperisation.pdf


Présentation du rapport

La question sociale et son intrication avec la dimension spatiale a fortement ressurgi avec le mouvement des gilets jaunes. Beaucoup d’encre a coulé pour en décrypter les tenants et aboutissements possibles.

Côté social, la hausse continue des dépenses contraintes (logement, remboursement d’emprunt, charges, transports, …) - dont le prix du gasoil n’est qu’un détonateur - le sentiment d’injustice fiscale, et l’absence de perspective pour nombre de ménages ont alimenté la révolte. Elle s’inscrit sur un fond de peur du déclassement des classes moyennes mise en avant de longue date par les travaux de Maurin et Goux, ou ceux de Chauvel, et d’un déterminisme social encore fortement ancré en France. Comme l’ont montré les travaux de France Stratégie et ceux de l’IAU et de l’Insee sur l’Île-de-France, un enfant d’ouvrier a très peu de change de monter dans la hiérarchie sociale. Pierre Rosenvallon note, en effet, que « ce n’est pas la société des exclus, des chômeurs, des Rmistes qui est dans la rue et qui occupe les ronds-points …. c’est la société des petits qui s’exprime, celle du salariat modeste, des petites classes moyennes, des autoentrepreneurs, petits commerçants ou artisans, qui bat le pavé… ». Parmi les participants, quelques retraités côtoient les salariés.

La dimension territoriale a aussi été largement mise en avant, et souvent de façon caricaturale, opposant deux France, celle des métropoles qui « gagnent » et celle de la périphérie qui « perd », sans considérer l’hétérogénéité de ces dits territoires et la diversité des espaces qui les constituent. La hausse du coût du carburant touche avant tout ceux qui doivent utiliser leur voiture pour aller travailler ou se déplacer au quotidien. Ils résident, pour la plupart, dans des territoires où les transports en commun sont peau de chagrin et notamment les couronnes périurbaines éloignées de pôles d’emploi. Les travaux de l’IAU ont quantifié l’impact de l’éloignement du centre de la région sur le recours à la voiture : dans les espaces mal desservis situés hors de l’agglomération de Paris, 86 % des actifs utilisent leur voiture, pour seulement un quart dans l’hyper-centre (Paris et quelques communes limitrophes). Cette dépendance automobile résulte pour partie des politiques urbaines mises en place dans les années 70, favorisées par l’État à travers ses dispositifs d’aide à l’accession à la propriété. Divers observateurs ont toutefois noté la stabilité du poids des dépenses liées à l’essence depuis 1990, au contraire de celle des logements en forte hausse notamment en Île-de-France d’où est d’ailleurs parti le mouvement des gilets jaunes, pointant un autre enjeu : celui des captifs des transports en commun qui ne peuvent accéder à un emploi stable faute de détenir une voiture.

Cette étude sur la géographie sociale en Île-de-France et son évolution depuis le début des années 2000 contribue à sortir de ces oppositions frontales et globalisantes « métropole » versus « espace périphérique ou rural ». Elle donne à voir la structuration sociale du territoire francilien en partant de l’échelle communale, voire du quartier (iris) et souligne la lente évolution de ce paysage social. La région est un espace systémique où le devenir de chaque territoire est en prise à un jeu de forces qui tend à une polarisation des espaces les plus aisés et les plus pauvres.

Ce rapport contient beaucoup de cartes et de graphiques qui peuvent être utiles pour étudier l'évolution de l'aire urbaine de Paris, ses dynamiques sociales, ainsi que la question des inégalités urbaines.


Pour compléter

Cartoviz est l'outil de cartographie en ligne de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme de la région Ile-de-France (IAURIF). Beaucoup de jeux de données sont disponibles sur ce site avec notamment des portraits de territoire. A compléter par les cartes en haute résolution à télécharger dans la cartothèque du site.
http://cartoviz.iau-idf.fr/

Le Monde en cartes consacre un dossier spécial aux inégalités à Paris avec de nombreuses cartes à consulter et à croiser :

  
Par ailleurs, le CGET a mis en ligne des cartes qui permettent de mettre en évidence les inégalités de revenus à l'échelle locale. La méthode consiste à croiser le 1er décile avec le 9e décile, de manière à mettre en évidence les zones d'emploi où les contrastes sont forts entre les plus riches et les plus pauvres : http://cartotheque.cget.gouv.fr/











« 1,8 million de Franciliens exposés à la pauvreté et 470 000 dans son halo. Approche du halo de la pauvreté en Île-de-France » (Insee Analyse Ile-de-France).

En 2018, en Île-de-France, 1,8 million de personnes sont en situation de pauvreté monétaire au regard du seuil national, soit 15,6 % de la population. Compte tenu du coût de la vie plus élevé en Île-de-France, s’y rajoutent environ 470 000 personnes dont le niveau de vie est inférieur à ce que serait ce seuil s’il était calculé au niveau régional. Le halo de la pauvreté ainsi défini concerne 3,9 % de la population de la région. La population dans le halo et celle exposée à la pauvreté vivent globalement dans les mêmes territoires et présentent un profil similaire : beaucoup de jeunes, de familles monoparentales et de locataires du parc social. En revanche, le revenu des personnes dans le halo de la pauvreté provient plus souvent d’une activité professionnelle et moins souvent des prestations sociales. Toutefois, sans ces dernières, 70 % des personnes dans le halo basculeraient dans la pauvreté.

« Les mobilités résidentielles des allocataires franciliens face à la crise du logement abordable »  (CTRAD)

Ce dossier d’étude porte sur les inégalités de mobilité résidentielle des allocataires franciliens en 2019. Il repose sur l’analyse des bases de données des caisses d’allocations familiales (caf) d’Île-de-France et sur l’exploitation d’une enquête par questionnaire menée auprès de 20 000 foyers allocataires franciliens ayant déménagé en 2019. Les inégalités sont étudiées à travers une approche multidimensionnelle de la vulnérabilité sociale, croisant le niveau de ressources des allocataires, leur configuration familiale, leur situation professionnelle, leur statut d’occupation ou encore les évènements qu’ils ont connus dans l’année.

Géovisualisation des locations Airbnb en Ile-de-France : enjeux et perspectives 


Lien ajouté le 27 novembre 2025


« Ceux qui partent. Mobilités sortantes et périphérisation des allocataires dans le Paris gentrifié » (Géographie-cités).

La vulnérabilité sociale est associée à un plus grand risque de quitter Paris lors d’un déménagement. Les aides au logement (allocations, logement social) jouent un rôle crucial dans l’atténuation de ce risque, en particulier dans les zones de forte tension des marchés et de surreprésentation des meublés touristiques. Tel est en substance le propos de l’article :

Guibard, L., & Le Goix, R. (2024). Those who leave: Out-migration and decentralisation of welfare beneficiaries in gentrified Paris. Urban Studies

Lien ajouté le 28 novembre 2025

« Poulet is the new kebab ? » par Pauline Setinbach (Billet de blog Mediapart). En réponse à la vidéo publiée par Les Echos "Ce que la carte des kebabs révèle de Paris" de Jules Grandin (vidéo Youtube).

La cartographie des kebabs présentée dans la vidéo met en lumière la facture sociale entre les quartiers riches et pauvres. Cette analyse est juste et révélatrice mais nous laisse un peu sur notre faim. Il semble évident que les quartiers bourgeois sont moins intéressés par la consommation de kebab que les quartiers plus populaires. Mais pourquoi? Qu’est ce que la cartographie des kebabs et des fast food de poulet peut nous dévoiler de plus sur la structuration sociale et économique de la ville de Paris ?

Articles connexes



Etudier la métropolisation et les dynamiques urbaines en France avec les données INSEE

Recueil de cartes électorales pour les Européennes de 2019


Comme à chaque élection, les élections européennes de 2019 ont donné lieu à une série de cartes diverses et variées, efficaces visuellement, originales, mais parfois non adaptées. Voici un petit recueil de "cartes" glanées sur le Web.

Quel type de cartes ? 

Le premier point saillant qui ressort de cette recension est une certaine uniformité des modes de représentation cartographique mobilisés, avec en fer de lance la carte choroplèthe (aplats de couleur) qui occupe une place prépondérante dans les pratiques des data(journalistes) et ce, malgré ses nombreux défauts. La seule autre forme de carte recensée est le cartogramme (à l'échelle des départements).

Que représenter ? 

Le choix principal se porte avant tout sur la liste arrivée en tête. On trouve ensuite le score par liste ou encore l'évolution du vote entre les deux derniers scrutins (2014 et 2019). Étrangement et malgré une mobilisation qui reste malgré tout assez faible même si elle a progressé un peu en 2019, les questions de participation et d'abstention sont peu abordées et assez peu traitées à travers des cartes.

Quelle échelle et quelle maille choisir ? 

Concernant l'échelle des cartes, la grande majorité des cartes sont à l'échelle de la France (à l'exception notable du journal Zeit online qui propose une cartographie du vote à la maille communale à l'échelle de toute l'UE).  Les médias de presse quotidienne régionale et quelques sites Open Data proposent des cartes à l'échelle des régions ou des communes.

Pour la France, le niveau communal est largement plébiscité. Quelques cartes proposent des résultats au niveau des départements ou des périmètres des bureaux de votes, mais à la marge.

Mais le point le plus caractéristique de cette collection 2019 de cartes électorales est le passage des cartes statiques aux cartes dynamiques et interactives où le lecteur peux zoomer, se déplacer et cliquer sur la carte pour avoir plus d'informations.


1) Cartes dynamiques et interactives


Carte interactive de France Info


https://www.francetvinfo.fr/elections/resultats-europeennes-2019-neuf-cartes-pour-comprendre-les-resultats-en-france-et-en-europe_3462651.html

 

Carte interactive de LCI

https://www.lci.fr/politique/carte-interactive-europeennes-2019-quels-enseignements-tirer-de-la-carte-des-resultats-regions-par-regions-larem-rn-eelv-lr-2122461.html

 


Carte interactive du Monde

 

Carte interactive de Géoclip

https://france-decouverte.geoclip.fr/#c=indicator&i=europe2019.l1&t=A01&view=map31

 

Carte interactive de Ouest France

https://www.ouest-france.fr/elections/europeennes/carte-resultats-des-elections-europeennes-comment-t-vote-dans-votre-commune-6369729
 

Carte interactive du Télégramme

 

Carte interactive du Midi Libre

https://www.midilibre.fr/2019/05/26/elections-europeennes-la-carte-des-resultats-en-region-et-en-france,8222584.php
Carte interactive de Sud Ouest 

Carte interactive du Figaro

https://www.lefigaro.fr/fig-data/resultats-europeennes-2019/?insee=35238

Carte interactive de l'Indépendant

https://www.lindependant.fr/2019/05/25/pyrenees-orientales-la-carte-interactive-des-resultats-des-elections-europeennes,8221316.php

 

Carte interactive de Koumoul

https://koumoul.com/reuses/resultats-aux-elections-europeennes-2019

 

Carte interactive de Europe 1 

https://www.europe1.fr/politique/carte-europeennes-les-resultats-departements-par-departements-3901139


Cartes interactives du Monde sur Paris
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/05/28/les-resultats-des-europeennes-2019-a-paris-en-dix-cartes_5468692_4355770.html


2) Cartes statiques

 

Liste en tête

 


http://www.leparisien.fr/politique/europeennes-le-vote-des-francais-resume-en-une-carte-27-05-2019-8080575.php 





 

Score d'une liste


3) Cartogrammes

 

Ce cartogramme représente les résultats des élections européennes du 26 mai 2019 par département, chacun est représenté par un cercle proportionnel à sa population légale de 2019.
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/05/27/elections-europeennes-les-resultats-par-departement-rapportes-a-la-population_5468085_4355770.html


Une carte par densité de points des résultats aux élections européennes : http://arnoldplaton.wordpress.com/2019/11/01/30-day-map-challenge-2019/


Les anamorphoses





En anamorphoses :
https://twitter.com/lacxrx/status/1133116057995096065

4) Pistes pour explorer d'autres modes de représentation 

 

Cartes avec WebGL


Articles connexes

Les résultats des élections européennes du 26 mai 2019 en cartes et en graphiques

 

L'exposition Mapping out : quand les artistes s'emparent de l'imaginaire des cartes


L'exposition Mapping Out est organisée par Studios on the Park à Paso Robles (Californie, 30 mai - 30 juin 2019)
https://studiosonthepark.org/events/mapping-out/

Extrait de la présentation :

"Cette exposition est inspirée par la portée illimitée de la cartographie. Les cartes sont nos points de repère vers le passé, le présent et le futur. Elles nous incitent à explorer, à rêver et à interpréter le monde à partir de perspectives uniques et individuelles. Les cartes sont une représentation visuelle de ce qui se trouve autour, au-dessus, au-delà et en dessous. Les cartes nous ancrent et nous libèrent. Surtout, une carte peut libérer l'imagination et nous inciter à regarder au-delà du présent et du conventionnel. Ce faisant, les cartes nous incitent à enquêter sur l'inconnu et à marquer le monde de notre empreinte. Mapping Out vous invite à partager une exploration des interprétations artistiques de notre monde du point de vue de la cartographie".

Des artistes à découvrir : cliquer sur le nom des artistes pour accéder à leur site.

 This Is Our Freedom © Claire Brewster

 


Archipelago II (Cityspace #137) © Emilie Garfield