Contre-cartographie : ce que Google Maps ne vous montre pas


Source :  « Contre-cartographie : ce que Google Maps ne vous montre pas » (Tracks, ARTE

  • 00:00 Introduction
  • 01:01 Contre-cartographie : l'espace est politique
  • 06:59 Cartographie sensible : dessiner ses émotions 
  • 13:01 Cartographie amoureuse : regarder l’environnement

Pour trouver son chemin, et de préférence avec l’itinéraire le plus rapide, nombreuses sont les cartes dans nos poches : Google Maps, Waze, etc. Elles peuvent nous géolocaliser en temps réel, mesurer les distances parcourues, mais aucune d’entre elles n’est capable de représenter les ressentis et les vécus liés à nos déplacements. La contre-cartographie vient rebattre les cartes, et bouscule notre rapport utilitaire à l’espace. Ici, pas question de suivre la supposée objectivité scientifique, on veut représenter le monde tel qu’on le vit pour mieux mettre en avant les problématiques invisibles à l'œil nu : dynamiques raciales, enjeux environnementaux ou même nos propres questionnements intérieurs.

Tracks part à la rencontre de celles et ceux qui spatialisent les enjeux sociétaux et cartographient notre intime. L’artiste canadienne Larissa Fassler dessine les contours des inégalités qu’elle lit dans les espaces publics. Le danseur et performeur Mathias Poisson porte son attention sur le vivant et suit ses sens pour cartographier sa subjectivité. Stéphanie Sagot, quant à elle, œuvre à retranscrire le monde sous un prisme éco-sensible avec des cartes-peintures de paysages.

Pour compléter

Bien que les globes virtuels ne puissent parvenir à traduire les réalités humaines et sociales depuis le ciel, il arrive que certaines d'entre elles se révèlent assez brutalement. C'est le cas par exemple de ces messages d'appel à l'aide ("HELP") inscrits au sol sur un terrain vague situé en plein coeur de Los Angelès et relevés par Google Maps en 2023 (ces inscriptions sont encore visibles aujourd'hui).

Selon PolitiFact, ces images de Google Maps indiquant « aide » à Los Angeles sont l'œuvre d'un intrus, et ne sont pas liées à la traite d'êtres humains.

Lien ajouté le 9 février 2025

🗺🌍📹Le Plan Carte™ nouveau est arrivé ! Dedans, il y a : - un mastodonte de la cartographie - des frontières qui apparaissent et disparaissent - une chanson absolument nécessaire Comment Google redessine le monde ? @lesechosfr.bsky.social www.youtube.com/watch?v=DRfi...

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— Jules Grandin (@julesgrandin.bsky.social) 9 février 2025 à 21:24
Lien ajouté le 20 mars 2026

« Comment Google Maps influence nos choix alimentaires » (The Guardian).

Josh Toussaint-Strauss constate que d'excellents restaurants disparaissent de Google Maps, malgré de nombreux avis et des notes élevées. Il décide alors d'enquêter et découvre que ce que Google Maps nous montre n'est pas forcément ce que nous voulons voir. Josh discute de ce problème avec Lauren Leek, spécialiste des données sociales, qui, exaspérée par les résultats de Google, a décidé de créer sa propre carte des restaurants londoniens. Vous pouvez consulter la carte alternative par ici.

Lien ajouté le 20 mars 2026

Romain Méjean (2026), "De Marioupol à Gaza : Google Maps et la mémoire des lieux meurtris par la guerre", caGéa, Carnets de géographies artificielles, https://carnets.geographies.art/posts/marioupol-gaza/

L'auteur, qui propose un nouveau site "Carnets de géographies artificielles, revient sur la géonumérisation du monde telle que vue par Google Maps, en particulier du point de vue des images de la guerre. Puisque la géonumérisation du monde rend aujourd’hui possible l’exploration de lieux sans s’y rendre physiquement, il nous est possible de parcourir sur Google Maps ou Google Earth des pays en guerre, des théâtres de conflits armés. Comment évolue la cartographie de Google lorsque la guerre s’installe durablement dans les espaces de vie ? Que reste-t-il de la vie de la population sur la carte après le passage des bombes ? Si, dans les territoires en guerre, Google Maps se mue en une archive involontaire des lieux détruits, il est indispensable de mettre en place des communs numériques. Reprendre la main sur la carte, c’est aussi reprendre la main sur la mémoire et, en partie, sur le récit du monde.

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