🗺 « Cartographier la Russie, c'est cartographier un grand pan des enjeux géopolitiques mondiaux. »
Dans cet atlas, @Delphinepapin et l'équipe @LM_enCartes rendent compte, en cartes et en infographies, de la situation d’un pays au cœur de l'actualité : la Russie de Poutine. pic.twitter.com/aYKXt19DtC
— Éditions Les Arènes (@les_arenes) October 26, 2022
Je suis impressionnée par l’«Atlas géopolitique de la Russie» qui donne des supports dont j’ai besoin depuis si longtemps pour les conférences, les cours et tout simplement la discussion. Au-delà de la réussite visuelle et du sérieux, le choix des thèmes est très pertinent. 1/4 pic.twitter.com/i0alAKi83j
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) October 29, 2022
La présence de la Crimée sur la couverture a provoqué de vives réactions parfaitement légitimes. Il convient cependant de noter que, partout ailleurs dans l’atlas, l’annexion de la Crimée est appelée annexion, et la péninsule a systématiquement droit à un code couleur spécifique.
Une belle émission pour un très bel atlas !https://t.co/1ZUxp1NjYb
— Concours Carto (@concourscarto) November 3, 2022
Pour compléter
Marchand Pascal, Atlas géopolitique de la Russie, Autrement, 2020.
Eltchaninoff Michel, Dans la tête de Vladimir Poutine, Actes sud, 2014.
Lien ajouté le 30 avril 2026
Géopolitique. Moscou en perte d’influence dans ses anciennes “zones d’intérêts légitimes” (Courrier International).
Du Caucase à l’Asie centrale, Moscou voit son ancien glacis postsoviétique se fragmenter. La guerre en Ukraine devait consolider cette zone d’influence. Elle accélère au contraire des stratégies d’autonomie, d’équilibre et de contournement. En Asie centrale, aucun État ne soutient ouvertement l’invasion de l’Ukraine. Le Kazakhstan refuse dès 2022 de reconnaître Donetsk et Louhansk. La région reste liée à Moscou par l’économie, mais regarde davantage vers la Chine, l’Europe et les États-Unis. Le Kazakhstan avance sur une ligne de crête. Il diversifie ses routes pétrolières et ses partenaires, mais ménage un voisin russe avec lequel il partage près de 7.000km de frontière. L’indépendance géopolitique progresse, sans rupture brutale. Le Kirghizistan reste plus étroitement arrimé à Moscou. Les transferts des travailleurs migrants, l’Union économique eurasiatique et l’OTSC maintiennent une dépendance forte. Des lois sur les ONG et les médias reprennent même le modèle russe. La Biélorussie illustre l’intégration contrainte. Après la crise politique de 2020, Loukachenko dépend davantage du Kremlin. Depuis 2022, son territoire sert de base arrière contre l’Ukraine et 90% de son commerce extérieur passe par la Russie. Dans le Caucase du Sud, Moscou perd son rôle d’arbitre. L’Arménie, déçue par l’absence de soutien face à Bakou, gèle l’OTSC et vote en 2025 pour viser l’UE. L’Azerbaïdjan, appuyé par la Turquie, défie plus ouvertement le Kremlin. La Géorgie reste dans l’ambiguïté. Candidate à l’UE depuis 2023, elle gèle pourtant les négociations jusqu’en 2028. Le pouvoir exploite la peur d’une guerre avec la Russie, qui occupe encore 20% du territoire géorgien depuis le conflit de 2008. L’influence russe ne disparaît pas, mais elle change d’échelle et de forme. Moscou conserve des relais, de Minsk à Budapest, Bratislava ou Belgrade, tout en perdant sa capacité à imposer seule l’ordre régional. L’ancien empire devient un espace disputé.
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