La carte, objet éminemment politique : la pétition contre le Brexit gagne en popularité au Royaume-Uni


Une pétition en ligne, demandant au gouvernement et au Parlement britanniques de « révoquer l'article 50 et de rester dans l'Union européenne (UE) » a récolté plus de 5 millions de signatures au 24 mars 2019. "Le gouvernement affirme de façon répétée que quitter l’UE est la volonté du peuple. Nous devons mettre fin à cette affirmation en prouvant la force du soutien public actuel pour rester dans l’UE", indique le texte accompagnant la pétition en ligne. Un second référendum "pourrait ne jamais être organisé, donc votez maintenant", est-il aussi écrit.
http://petition.parliament.uk/petitions/241584

Cette pétition a obtenu le nombre de signatures le plus élevé jamais enregistré sur le site du Parlement britannique, entraînant des dysfonctionnements sur ses serveurs. La pétition en question a été publiée à la fin du mois de février par une Britannique, Margaret Anne Georgiadou, qui se décrit elle-même comme « une personne contrariée qui a voté pour le maintien » du Royaume-Uni dans l'Union européenne. Elle demande la révocation pure et simple de l'article 50 du traité de Lisbonne (qui régit la sortie d'un pays de l'Union). Le succès de la pétition s'inscrit dans le contexte de la grande manifestation contre le Brexit qui a rassemblé un million de manifestants à Londres le 23 mars 2019.



Cette pétition a fait l'objet de quelques réserves, n'importe quel internaute, britannique ou non, pouvant la signer avec une adresse e-mail. En ce qui concerne les signatures extérieures au Royaume-Uni, le Parlement a confirmé avoir vérifié qu'il s'agissait uniquement de citoyens britanniques à l'étranger.

Cette carte est mise à jour régulièrement sur le site du Parlement britannique. Elle indique le nombre de signatures par circonscriptions en valeurs brutes et en pourcentages. Les données sont téléchargeables au format JSON.  :
http://petitionmap.unboxedconsulting.com/?petition=241584


Il est intéressant de comparer cette pétition aux résultats  du référendum sur le Brexit de 2016 qui met en évidence les mêmes régions en faveur du "Remain" (essentiellement le Grand Londres, l'Ecosse et l'Ulster).

 La carte des résultats au référendum sur le Brexit en 2016 (source : Le Monde)


Certains médias ont produit une carte pour mesurer les écarts entre les deux. On observe des déplacements sensibles de l'opinion publique dans des circonscriptions éloignées de Londres qui commencent à douter du Brexit : http://326politics.files.wordpress.com/2019/03/revoke-article-50-2.jpg





Sur les médias sociaux, les discussions sont assez vives pour attirer de nouveaux soutiens à cette pétition ou au contraire pour en critiquer l'initiative et en montrer les limites. Sur son compte Twitter, Stefano De Sabbata (@maps4thought) reproduit des cartes intéressantes montrant les évolutions sur la question du Brexit qui divise l'opinion publique britannique.

Ces cartes peuvent elles-mêmes être comparées avec celle du référendum de 1975 concernant (déjà à l'époque) le maintien du Royaume-Uni dans la Communauté européenne  (source : Wikipedia)



Pour rappel, cette pétition de mars 2019 intervient dans une situation politique très confuse. Le Parlement britannique a refusé pour la seconde fois le projet de Brexit présenté par la Première Ministre Theresa May. De son côté, l'Union européenne hésite à repousser la date du Brexit prévue initialement pour le 31 mars 2019 (cf demande britannique pour la reporter au 30 juin). La pétition a largement dépassé les cent mille signatures, seuil nécessaire pour provoquer un débat au Parlement. Etant donné que les élections européennes ont lieu en mai, le Brexit va être un sujet très débattu au sein des pays membres de l'UE.



Articles connexes :

La carte, objet éminemment politique : exemple des élections européennes

La carte, objet éminemment politique : exemple à travers la crise au Vénézuéla



Other Cartographies, un projet pour mettre en valeur la contribution des femmes à la cartographie


Le projet Other Cartographies a pour but d'archiver et mettre en valeur la contribution des femmes à la cartographie : http://othercartographies.com/archive







L'initiative du projet revient à Kiara M Firpi Carrión qui est née et a grandi sur l'île de Porto Rico. L'auteure vit actuellement à Madrid où elle conduit une thèse de doctorat après avoir obtenu un master en communication architecturale.

Manifeste du site Other Cartographies (traduction libre) :

Tout au long de l'histoire, les femmes ont été reconnues pour leurs réalisations à un moment précis, mais souvent effacées du contexte historique. Bien que les mouvements pour l'égalité des droits aient connu un certain essor depuis le 20ème siècle sur le plan interdisciplinaire, les femmes cartographes sont restées invisibles. De nombreux auteurs ont montré l'oubli des femmes dans différentes disciplines. Ce site a pour objectif de mettre en lumière les contributions des femmes au monde de la cartographie. La cartographie a joué un rôle fondamental dans la compréhension du territoire et des différents espaces. Le fait que le patriarcat ait éclipsé le travail des femmes cartographes les a conduites à formaliser une nouvelle approche de manière à ce que les groupes subalternes puissent être étudiés et représentés sur les cartes. Cette impuissance a donné aux femmes le courage d'exprimer la géographie dans des perspectives différentes. Les leurs.

Article connexe :

Cartes et données sur les forêts en France et dans le monde


En France métropolitaine, la forêt ne cesse de s'étendre, particulièrement dans les zones en déprise rurale ou en voie de désertification. Elle couvre actuellement 16,9 millions d’hectares, soit 31 % du territoire. C’est l’utilisation du sol la plus importante après l’agriculture qui couvre plus de la moitié du territoire. Chaque année, l'IGN fournit un rapport sur l'inventaire forestier avec notamment le taux de boisement par département :
http://www.ign.fr/institut/kiosque/memento-linventaire-forestier



A comparer au taux de boisement dans le monde (article du journal Ouest France, 21 mars 2019) :
http://www.ouest-france.fr/environnement/climat/carte-quel-est-le-pays-le-plus-boise-au-monde-6273472


Pour accéder aux données détaillées sur le site de l'Inventaire forestier :
http://inventaire-forestier.ign.fr/edb/query/show-query-form#consultation_panel

Pour accéder aux données en open data de l'ONF :
http://www.data.gouv.fr/fr/organizations/office-national-des-forets/

Pour accéder aux données open data des arbres à Paris (voir cette belle géovisualisation pour New York) :
http://opendata.paris.fr/explore/?q=arbres&sort=modified



Le Géoportail fournit une cartographie précise des forêts à l'échelle de l'ensemble du territoire français (y compris les territoires d'outre-mer). Cela concerne le couvert forestier, les types de formations végétales, les images infra-rouges (IRC) ainsi que les sylvo-écorégions :

A compléter par les données Corine Land Cover 2018 à l'échelle européenne (également accessibles sur le site de la Commission européenne). La Fondation for European Forest Research fournit des données et une très belle carte des forêts en Europe :
http://www.fefr.org/portal/publications/

La Journée internationale des forêts proclamée par l'ONU a lieu chaque année le 21 mars. Un site Internet rassemble les initiatives pour sensibiliser à la protection et à la gestion durable des forêts :

A l'échelle mondiale, les forêts font l'objet d'une observation attentive et d'un suivi de plus en plus précis, grâce aux moyens de télédétection et aux études conduites dans ce domaine.
http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/actualite/sciences/les-satellites-au-chevet-des-forets_2068375.html

 

L'USGS fournit une carte de la couverture forestière au format raster :
http://landcover.usgs.gov/glc/TreeCoverDescriptionAndDownloads.php

Pour obtenir des données au format vecteur (shp et kmz), consulter le site Intact Forest Lanscapes :
http://www.intactforests.org/world.map.html
Voir également :
http://figshare.com/articles/Classified_Forest_Shapefile_-_2009/5491522

Global Forest Watch est une organisation dédiée à la surveillance et à la détection de la déforestation dans le monde. Depuis l'an 2000, le monde a perdu plus de 500 millions d'ha de forêt. La cartographie établie par Global Forest Watch montre l'extension de la couverture forestière mondiale et les zones où les forêts sont en train de s'étendre ou au contraire de disparaître.
http://www.globalforestwatch.org/

Pour accéder aux données et aux couches cartographiques sur le site Global Forest Watch : http://data.globalforestwatch.org/



Soutenu par le World Resource Institute (voir leurs données), Global Forest Watch a pour objectif d'établir un réseau mondial de surveillance des forêts. La carte interactive comprend plusieurs couches d'information, notamment le couvert forestier, le recul du couvert forestier globale depuis 2000, la hauteur des arbres, les stocks de carbone emmagasinés par les forêts tropicales et des données sur l'utilisation des forêts dans le monde. La carte comprend également des liens vers des récits liés à la forêt avec photos, vidéo et texte explicatif.

Atlas of Forest Landscape Restoration Opportunities
http://www.wri.org/applications/maps/flr-atlas/#


Le monde compte de très nombreux paysages forestiers déforestés et dégradés qui limitent les possibilités de mise en valeur par l'homme. L'Atlas des possibilités de restauration du paysage forestier représente la toute première évaluation à l'échelle mondiale des zones d'opportunités de restauration des paysages forestiers - opportunités de réduction de la pauvreté, d'amélioration de la sécurité alimentaire, d'atténuation du changement climatique et de protection de l'environnement. L'atlas comprend des cartes sur la couverture forestière actuelle, la couverture forestière potentielle, l'état de la forêt et la pression anthropique sur les paysages forestiers. La carte décrit les pays, les organisations régionales et autres entités qui se sont engagés à atteindre l'objectif du défi de Bonn de restaurer 150 millions d'hectares de forêts perdues et de terres forestières dégradées dans le monde d'ici 2020.

La série Living in the Age of Humans proposée par ESRI vise à montrer l'impact des activités humaines sur la planète à l'ère de l'anthropocène. Un des épisodes de cette série concerne les forêts : A World of Forests : la story maps et l'atlas.

Une carte esthétique des forêts dans le monde représentées en relief, à consulter sur le forum Map Porn :
http://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/a8l45e/forests_as_mountains/



La déforestation de la forêt amazonienne a atteint un pic en 2018. Selon les estimations, 20 % des émissions de carbone dans le monde sont dues à la déforestation. Des efforts de reforestation commencent à être entrepris. "Le Brésil, de la déforestation à la reforestation ?" (sur le site Géoconfluences).

Une étude internationale publiée le 6 mars 2019 dans la revue Science Advances a étudié le potentiel de la technique de la régénération : laisser repousser les arbres grâce aux graines provenant des forêts voisines. Des arbres viennent bien repeupler la zone, mais des siècles sont nécessaires avant de retrouver une composition identique en espèces ! (site Sciences et Avenir)

Le développement de la culture du palmier à huile est en partie responsable de la déforestation et de l’accaparement de terres dans les zones tropicales :
- Étudier les relations environnement-sociétés à partir du cas de l'huile de palme à Bornéo (Géoconfluences).
- Petite géographie du palmier à huile (Visioncarto).
- Une story map (en anglais) sur l'huile de palme (Kontinentalist).

L'artiste lituanien, Ernest Zacharevic s’est rendu dans une plantation de palmiers à huile sur l'île de Sumatra, afin de réaliser une œuvre d’art impressionnante vue du ciel pour interpeller sur la situation des orangs-outans en Indonésie, victimes de la déforestation.
http://news.all4trees.org/sos-foret-tropicale-indonesie-meurt/

 SOS – Slapsh and Burn © Ernest Zacharevic

Fichiers KMZ pour utilisation pédagogique :
- Les déforestations dans le monde (site Eduterre)
- Les déforestations dans le monde (Disappearing forests)
- Déforestation au Brésil (Muides2.free.fr)
- Déforestation en Indonésie, au Soudan, au Congo, en Zambie et au Mexique (Deforestation)


Les visions multiples de la francophonie à travers les cartes


A l'occasion du XVIIe Sommet de la Francophonie qui s'est réuni à Erevan en octobre 2018 et de la Journée internationale de la Francophonie du 20 mars 2019, les médias ont diffusé un certain nombre de cartes qui donnent à voir des visions multiples de la francophonie et à interroger ce qu'elle est véritablement, entre instrument de puissance économique et politique de la France et outil partagé entre de nombreux pays au service de l’éducation et de la culture.   

Pour rappel la francophonie, c'est près de 300 millions de locuteurs dans le monde. Le français est la cinquième langue la plus parlée et sera, selon les projections, la deuxième langue au monde en 2050 en raison notamment de l'essor démographique de l'Afrique.

Sommet de la Francophonie : de Québec à Kigali, à qui profite la Francophonie ? (France Culture, 12 octobre 2018).
http://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/sommet-de-la-francophonie-de-quebec-a-kigali-a-qui-profite-la-francophonie



Cette carte de l'AFP construite à partir des données de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) met en avant les 54 Etats membres, auxquels s'ajoutent 26 Etats observateurs et 4 membres associés. Cet élargissement n'est pas sans poser question sur la nature et l'avenir de l'OIF, notamment sur le fait de devoir respecter les valeurs démocratiques défendues par la France pour pouvoir adhérer à l'organisation.

Cette carte correspond sensiblement à celle disponible sur le site de l'OIF, bien que cette dernière insiste davantage sur les organismes ou agences qui portent cette francophonie (AUF, TV5 Monde, Université Senghor...). Paris reste le siège des principaux organes et institutions, alors même qu'elle n'est plus la plus grande ville francophone aujourd'hui.
http://www.francophonie.org/IMG/pdf/carte_oif_autour_du_monde_380_270mm.pdf




Francophonie : de Paris à Kinshasa, le combat d’une langue (Courrier international, 16 mars 2018).
http://www.courrierinternational.com/grand-format/carte-francophonie-de-paris-kinshasa-le-combat-dune-langue

La carte thématique proposée par le Courrier International a le mérite de faire ressortir le poids respectifs des pays membres de l'OIF, en fonction du nombre de locuteurs par pays, mais aussi du choix (ou non) du français comme langue officielle. Les données sont celles du rapport de l'OIF de 2014.

Pour accéder aux données statistiques de l'OIF :

L'OIF a publié des estimations plus récentes de 2018, mais assorties d'une carte pour le moins discutable (avec un beau map fail !). Il est préférable d'utiliser cette autre carte qui distingue clairement le nombre et le taux de francophones par pays. Voir aussi cette anamorphose proposée par Worldmapper (date déjà ancienne :  2005).
http://observatoire.francophonie.org/qui-parle-francais-dans-le-monde/





Kinshasa est désormais la plus grande ville francophone au monde. Parmi les 10 plus grandes francophones, 8 se situent en Afrique. Il convient cependant de distinguer la population de ces villes et leur nombre de locuteurs véritablement francophones, ce qui n'est pas toujours très clair dans les statistiques :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_principales_villes_francophones




Il peut être intéressant de confronter ces cartes de la francophonie (au sens de la répartition générale de la langue française et non seulement de l'adhésion à l'OIF) avec d'autres cartes montrant le poids respectif et la répartition des langues dans le monde.

Le site Visual Capitalist propose une très belle infographie à ce sujet (A Word of languages)
http://www.visualcapitalist.com/a-world-of-languages/


Le site Le Parisien Etudiant propose deux cartes, l'une sur la langue la plus étudiée dans chaque pays et l'autre sur la seconde langue la plus étudiée (sources non indiquées). Ces cartes permettent de mettre en évidence le poids des héritages historiques (notamment la colonisation) ainsi que des logiques de proximité géographique ou culturelle (souvent liées).
http://etudiant.aujourdhui.fr/etudiant/info/apres-l-anglais-le-francais-est-la-seconde-langue-etrangere-la-plus-apprise-dans-le-monde.html


Quelle langue est majoritairement étudiée dans chaque pays ?
 Quelle est la seconde langue la plus étudiée dans chaque pays ?
Si l'on considère les langues utilisées pour voyager, on peut voyager dans le monde en connaissant seulement quatre langues (le français n'étant plus vraiment la langue utilisée en Europe, bien qu'on ne sache pas vraiment sur quelles sources s'appuie cette carte) : http://www.reddit.com/r/MapPorn/



Avec la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (Brexit), le français pourrait redevenir la langue de travail des institutions européennes qui, pour l'instant, utilisent encore très largement l'anglais : http://www.lecho.be/economie-politique/europe/general/les-grandes-ambitions-de-macron-pour-la-langue-francaise/10022453.html


Dans les manuels scolaires de géographie, la francophonie est présentée de manière parfois ambiguë, tantôt comme liée seulement aux territoires ultramarins, tantôt comme un facteur de rayonnement global de la France sur les 5 continents.



A compléter par cette carte interactive de la langue française dans le monde (Magnard, classe de Première ES-L) : http://numeres.net/9782210105126/res/9782210105126_ani_hg1-es-l-carte22/index.html

 

Une autre manière de mettre en valeur la présence française à l'échelle mondiale est de cartographier le nombre de Français vivant à l'étranger (avec parfois des figurés ponctuels un peu exagérés). Voir le rapport sur la situation des Français établis hors de France (2017) qui fournit les statistiques d'après le registre officiel. Wikipedia en donne également un tableau statistique. C'est en Europe et en Amérique du Nord qu'il y a le plus de Français vivant à l'étranger, suivies par l'Afrique et l'Asie  : http://www.assemblee-afe.fr/IMG/pdf/rapport_2017.pdf

Dans ce même rapport figure une carte du réseau des établissements d'enseignement français de l'AEFE.



Sur le site du gouvernement français, la francophonie est mise en avant comme une source de rayonnement  et comme un atout économique pour la France.
http://www.gouvernement.fr/action/la-francophonie

Comme facteur d'identité et marqueur culturel, la langue constitue un élément fort d'appartenance, voire d'adhésion. Munoz Ludivynn aborde la question des rivalités géopolitiques à travers la Francophonie qu'on compare assez souvent au Commonwealth dans la volonté d'établir une forme de domination politique, économique et culturelle à travers la langue.
« Une mondialisation culturelle et linguistique ? Le cas des organismes de promotion culturelle et linguistique », Études caribéennes, 22 | Août 2012.
http://journals.openedition.org/etudescaribeennes/5840




L'un des enjeux du Sommet de la Francophonie qui s'est réuni à Erevan était justement d'aller vers plus de partage et de coopération entre les pays, sans que cela passe exclusivement par la France. Comme le souligne le site officiel du Sommet d'Erevan, il s'agit de "donner corps à une solidarité active entre les 84 membres" autour de 4 objectifs (promotion de la langue française, de la paix, appui à l'éducation et coopération au service du développement durable).
http://francophonieerevan2018.am/fr/la-francophonie/mission.html

Cela fait écho à l'affirmation de Boutros Boutros-Gali : « la francophonie sera subversive et imaginative ou ne sera pas ».


Prolongements :
  • Atlas des langues dans le monde. Le site Ethnologue recense 7 111 langues dans le monde dont certaines sont parlées par moins de 100 locuteurs. A l'inverse, 23 langues représentent plus de la moitié de la population mondiale. Le site Langscape propose le même type de carte interactive et renvoie à une fiche descriptive pour chaque langue.
    http://silintl.carto.com/builder/852e178e-e26e-11e5-88b4-0e674067d321/embed
    http://langscape.umd.edu/map.php
  • Atlas sonore des langues régionales. Une même fable d'Ésope peut être écoutée et lue en français et en langues régionales. On peut retrouver les créoles et de nombreuses langues des outre-mers.
    http://atlas.limsi.fr/?tab=OI
  • Carte linguistique de la France. Cette carte offre une représentation de la situation linguistique et dialectale de la France métropolitaine au XXe siècle.
    http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/visites-virtuelles/cartographie/index.html
  • World Atlas of Language Structures (WALS). Une vaste banque de données sur les langues et leurs propriétés structurelles (phonologiques, grammaticales, lexicales) rassemblées à partir de matériels descriptifs (tels que des grammaires de référence) par une équipe de 55 auteurs. Un outil de cartographie en ligne permet d'afficher les occurrences de tel ou tel terme selon les pays. http://wals.info/
  • Atlas des langues en danger.
    http://www.endangeredlanguages.com/
  • Atlas des alphabets en danger. En dépit de la mondialisation, de l'oppression politique et des inégalités économiques, les cultures minoritaires commencent à raviver l'intérêt pour les écritures traditionnelles. L'atlas concerne les alphabets mais aussi les systèmes d'écriture au sens large. Il vise à faire connaître les cultures autochtones et minoritaires qui risquent de perdre leur histoire et leur identité. http://www.endangeredalphabets.net/

La carte des tiers-lieux en France


Patrick Lévy-Waitz, président de la fondation Travailler Autrement, a remis à Julien Denormandie, secrétaire d’État à la Cohésion des territoires, le rapport de la Mission coworking, Territoires, travail, numérique le 19 septembre 2018. 

Télécharger le rapport sur le site du CGET.

Dans le cadre de ce rapport, l'Observatoire des Territoires et le service cartographie du CGET ont réalisé un dossier cartographique de 40 cartes sur la problématique des tiers-lieux en France. 


Télécharger les données sur GitHub.



Les tiers-lieux sont liés au développement des technologies numériques et à leur impact sur les territoires, sur les manières de travailler, d'apprendre, de créer et de partager. Ils désignent des espaces multiples allant des espaces de télétravail ou de co-working, à des lieux de créativité (fab labs, living labs) ou de partage des savoirs ("territoires apprenants") en dehors des institutions classiques d'enseignement.

Tiers-lieu : enquête sur un objet encore bien flou
http://www.makery.info/2017/10/10/tiers-lieu-enquete-sur-un-objet-encore-bien-flou-12/