Un jeu de données SIG sur les fleuves qui servent de frontières dans le monde

 

Sarah J. Popelka, Laurence C. Smith,  Rivers as political borders : a new subnational geospatial dataset, Water Policy (2020), 22 (3) p. 293–312 https://doi.org/10.2166/wp.2020.041

Les fleuves ont souvent été utilisés pour établir des frontières politiques. Les barrières naturelles créées par la présence de cours d'eau sont « dues à leur linéarité même, à leur impassibilité perçue et au fait qu'ils incisent et divisent physiquement les paysages ». Pourtant aucune étude mondiale n'avait jusque-là permis d'évaluer leur importance pour fixer des limites territoriales à des échelles infranationales. L'article de Poplka et Smith, paru en mai 2020 dans la revue Water Policy, présente un ensemble complet de données géospatiales sur les frontières politiques fixées par les grands fleuves.

  

Le jeu de données Global Subnational River-Borders (GSRB) incorpore trois jeux de données vectorielles :

  • Global Administrative Unit Layers (GAUL)
  • Global Rivers Widths from Landsat Plus Plus (GRWL + +) 
  • CIA World Databank II (WDBII)

Ce jeu de données permet de cartographier et quantifier l'utilisation des grands fleuves comme frontières politiques aux échelles locale, régionale et nationale. Au moins 58 588 km (23%) des frontières nationales au monde (en dehors de côtes), 199 922 km (17%) des frontières intérieures des États et provinces et 459 459 km (12%) des frontières locales sont fixées par de grands fleuves. Alors que les précédentes études mettaient l'accent sur les fleuves transfrontaliers séparant des pays, le GSRB montre l'importance des frontières fluviales à l'échelle infranationale, où de nombreux acteurs partagent la compétence de la gestion des ressources en eau. Ces acteurs ne doivent pas être laissés de côté dans l'élaboration de la politique de l'eau et la mise en place de systèmes de gestion de l'eau à l'échelle des bassins fluviaux. Le GSRB devrait fournir un outil utile pour les analyses géospatiales des parties prenantes à toutes les échelles administratives. 

 


Laurence C. Smith est par ailleurs l'auteur de l'ouvrage Rivers of Power : How a Natural Force Raised Kingdoms, Destroyed Civilizations, and Shapes Our World,  New York : Little, Brown Spark, 2020. 

Dans cet ouvrage, elle montre que les fleuves sont facteurs d'union et de division pour les peuples. « Nous, Américains, sommes tous bien conscients des tensions que ces frontières fluviales peuvent entraîner ; le Rio Grande marque près des deux tiers de notre frontière avec le Mexique et nous l’avons transformé en une bande de béton et d’acier ». Le partage des rivières peut conduire à des guerres de l’eau. Les conflits sur la construction de barrages en amont des rivières sont courants - même Nelson Mandela s'est senti obligé de lancer une attaque meurtrière contre le Lesotho à cause de la construction d'un barrage. Des conflits potentiels similaires sont en train de se développer en Éthiopie (le Nil bleu) et en Chine (le Mékong). Pour éviter les guerres, des centaines d’accords de partage des fleuves transfrontiers ont été négociés et l’ONU a élaboré une Convention sur les cours d’eau.

Accès aux données GSRB :
http://zenodo.org/record/3906567#.XvN-GGhKjIU

La carte fait l'objet de discussions sur Map Porn :
http://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/iunfqc/when_rivers_are_borders/

Carte des grands bassins fluviaux dans le monde :
http://www.reddit.com/r/oldmaps/comments/d0ilnn/world_drainage_basins_1943_by_the_american/

Autres jeux de données sur les fleuves dans le monde :

Global Self-consistent, Hierarchical, High-resolution Geography Database (GSHHG) :
http://www.ngdc.noaa.gov/mgg/shorelines/

Global River Database : les fleuves et réseaux hydrographiques par continent, à télécharger au format shp :
http://gaia.geosci.unc.edu/rivers/

MERIT Hydro est un ensemble de données hydrographiques à l'échelle mondiale, disponible au format GeoTIFF :
http://hydro.iis.u-tokyo.ac.jp/~yamadai/MERIT_Hydro/

Global River Widths from Landsat (GRWL) : base de données vectorielles sur la largeur des rivières à partir d'une combinaison d'images Landsat à l'échelle mondiale.
http://zenodo.org/record/1297434#.XBm-Wc0yW1t

Mékong : le fleuve de la discorde en Asie
http://lescartesdumonde.wordpress.com/2018/10/08/mekong-le-fleuve-de-la-discorde-en-asie/


Articles connexes

Diffusion de la 1ère version de la BD TOPAGE® métropole

 
Rubrique Données du blog Cartographie(s) numérique(s)



Des usages de la projection Spilhaus et de notre vision du monde

 
La projection élaborée par l'océanographe Athelstan Spilhaus semble aujourd'hui connaître un regain d'intérêt. A l'origine, il s'agit pour son auteur de représenter la planète sous la forme d'un océan unique autour duquel il répartit les terres émergées (à la manière des rives autour d'un lac). Comme chacun sait, les usages des projections cartographiques en disent souvent davantage que l'intention initiale de leur auteur. La projection Spilhaus en fournit un bon exemple. Alors qu'on avait l'habitude d'étudier les tensions et rivalités depuis l'Arctique (une vision héritée de la Guerre froide), la projection Spilhaus permet d'étudier ces enjeux depuis l'Antarctique avec une vision depuis l'hémisphère sud. De là à penser qu'elle permet de renverser notre regard sur le monde ? La question mérite d'être posée car l'usage d'une nouvelle projection n'est jamais neutre.
 
La projection Spilhaus (site de Jason Davies)



1) Vers la représentation d'un océan global

Athelstan Frederick Spilhaus (1911-1998) est géophysicien et océanographe. D'origine sud-africaine, il migre aux Etats-Unis dans les années 1930 et s'illustre par diverses inventions, dont un thermomètre capable d'enregistrer la profondeur et la température en eau profonde. Ce qui permet d'enregistrer les changements causés par les navires en mouvement pendant la Deuxième Guerre mondiale (en particulier les sous-marins allemands). En 1942, il cherche à élaborer une carte des océans représentés sous la forme d'une masse d'eau unique. Pour ce faire, il combine deux projections (celle d'Ernst Hammer et celle d'August Heinrich Petermann). 
 
La projection Spilhaus repose sur une projection interrompue. Sa construction est assez complexe et a connu des variations. Il faut attendre les années 1980 pour en avoir une version stabilisée (cf son ouvrage Atlas of the World with Geophysical Boundaries publié en 1991). Les pôles sont placés en Amérique du Sud et en Chine, déformant particulièrement les continents. La projection est en fait découpée dans un carré (cliquer sur l'animation ci-dessous pour comprendre le découpage).


 
La carte océanique de Spilhaus est une projection centrée sur l'Antarctique. C'est un choix délibéré qui lui permet ensuite d'étirer les surfaces océaniques dans toutes les directions sans les déformer (il s'agit donc d'une projection conforme). La projection est déroutante de prime abord car les continents sont complètement écartelés. Seule l'Europe, l'Afrique et l'Asie du Sud-Est ont une forme à peu près cohérente, avec une taille malgré tout assez réduite. Les océans quant à eux sont regroupés en une seule étendue liquide. Une sorte d'immense mer intérieure (un peu plus de 70% de la surface de la Terre) apparaît ainsi sous nos yeux.
 
La Spilhaus, une projection déroutante qui étire les surfaces océaniques dans toutes les directions
 
 

 
Rappelons que l'Océan mondial génère plus de 60% des services écosystémiques qui nous permettent de vivre, à commencer par la production de la majeure partie de l'oxygène que nous respirons. Cette carte symbolise l'importance des espaces maritimes. Son usage était jusque-là plutôt dédié aux enjeux géo-environnementaux, notamment à l'étude des océans et de leurs dynamiques.
 
La circulation marine générale vue sur une projection Spilhaus (Ⓒ Michael P. Meredith)

Source :  The global importance of the Southern Ocean, and the key role of its freshwater cycle, Ocean Challenge, Vol. 23, No.2 (2019)
 
La Spilhaus a été baptisée l'« image environnementale la plus influente de tous les temps » du fait qu'elle permettait de représenter la Terre comme un écosystème unique et fragile. C'est ce qui explique son usage fréquent pour défendre des causes environnementales (cf par exemple « Y a-t-il vraiment 5 continents de plastique ? » Libération). Il est assez symbolique que ce soit souvent la couleur verte qui soit choisie pour représenter l'Océan unique (voir notamment la version qu'en donnent Nicolas Lambert et Christine Zanin dans leur atlas Mad Maps).
 
Une carte utile pour les baleines et les dauphins... ou pour des marins faisant le tour du monde :
 
La projection Spilhaus avec les trajectoires des cyclones dans les différents océans (par Craig Williams) :
http://pbs.twimg.com/media/EIvtWxbVUAEpnYJ?format=jpg&name=4096x4096

Suivi au sol de débris de satellites :
 

 
2) Quelle vision des (en)jeux de puissance et du "merritoire" ?
 
La projection Spilhaus met en évidence la connexion des océans. Mais en réalité elle est peu adaptée pour étudier les échanges maritimes qui ne passent pas vraiment par l'Antarctique. L'atlas Espace mondial de Sciences Po a ainsi préféré opter pour les projections Waterman et Atlantis (à comparer). Si la projection Spilhaus a tendance à faire disparaître les grandes façades maritimes, elle permet cependant de faire ressortir des enjeux géostratégiques. Les rivalités entre puissances s'exercent de plus en plus à travers la domination des espaces maritimes. La projection Spilhaus permet de représenter la course au "merritoire" (cf luttes pour le contrôle, la gestion et l'exploitation des territoires maritimes).


Un seul océan mondial, neuf bases pour les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins
(source : Géoconfluences)

 

 

On avait l'habitude de représenter les tensions et rivalités depuis l'Arctique : une vision héritée de la Guerre froide, mais qui remonte en fait à plusieurs siècles (voir cette carte de 1752 de Philippe Buache représentant "le planisphère physique depuis le pôle septentrional"). Aujourd'hui, la projection Spilhaus permet d'étudier ces enjeux depuis l'Antarctique avec une vision depuis l'hémisphère sud. Ce n'est pas seulement un renversement du regard. C'est aussi aussi un détournement car Athelstan Spilhaus avait conçu à l'époque sa projection pour défendre une vision environnementale, loin de toute considération ou de tout intérêt géostratégique (même si par ailleurs ses recherches ont pu aider à détecter les sous-marins).

 
3) Quels usages scolaires pour la projection Spilhaus ?
 
La projection Spilhaus commence à se diffuser dans les manuels scolaires pour montrer les enjeux autour des mers et des océans, notamment dans le cadre du noveau programme de Géographie Terminale (Thème 1 : "Mers et ocans au coeur de la mondialisation" et "La France, puissance maritime"). Avec parfois là aussi une vision assez géostratégique : la présence française se trouve en partie justifiée par la protection de la biodiversité marine à l'échelle mondiale. Preuve s'il en est que les questions stratégiques et environnementales sont aujourd'hui intimement liées.


Les enjeux de la présence française dans les mers et océans
(source : Ⓒ
Hatier Géographie Terminale, 2020, p. 77)
 

 
Au jeu des sources, il semble quelque peu difficile de retrouver l'origine d'une carte et son choix de projection. Il semble toutefois que la carte du manuel scolaire soit directement inspirée de celle de l'AFP, elle-même élaborée à partir des données de l'Agence française de la biodiversité.


En France, de nouvelles réserves naturelles pour aller vers 30% d'aires protégées 
(source : La Croix, 6 juin 2019)


 
 
En France, de nouvelles réserves naturelles pour aller vers 30% d'aires marines protégées
 
 
 
Références 

Le monde selon A. Spilhaus (Le Cartographe)
 
Les océans au centre du monde. La carte et le « merritoire » avec la Spilhaus (Clara Dealberto, Libération)
 
Mad Maps, l'Atlas qui va changer votre vision du monde. "Des cartes pour perdre le nord. Et si on regardait le monde non pas vu des continents mais des océans" (Interview des deux auteurs pour le journal La République)
 
Athelstan Spilhaus, Atlas of the World with Geophysical Boundaries : Showing Oceans, Continent and Tectonic Plates in Their Entirety. Independence Square, Philadelphia : The American Philosophical Society, 1991 (à consulter sur Google Books)

Global ocean circulation on a spilhaus projection (MapPorn)

The Spilhaus World Ocean Map in a Square (une story map racontant l'histoire de l'élaboration de cette projection - ESRI)
 
Spilhaus more like thrillhaus (des vues très esthétiques de la projection - ESRI)

Focus on oceans : une storymap sur les océans assortie de très belles cartes thématiques (ESRI)

Map of the planet if you were a fish : le monde vu par les poissons (Reddit)

Spilhaus Maps : mode de construction de la projection (Jason Davies)
 
The Spilhaus Endless Ocean Map Projection (Geography Realm)
 
La Spilhaus en carte par points dessinée à la main (Aventures in Mapping)

The Ocean Floor : une carte du plancher océanique réalisée en 1985 par Earl C. Bateman (Collection David Rumsey)


Articles connexes

Zones d'emploi en France (2020) : l'INSEE propose une nouvelle méthode de zonage


Créées au début des années 1980, les zones d'emploi permettent non seulement de restituer des informations statistiques (en particulier les taux de chômage localisés et les estimations d’emploi de l’Insee), mais aussi de concevoir des diagnostics territoriaux permettant d’élaborer et de mettre en oeuvre des politiques publiques. De fait, construites à partir des déplacements domicile-travail, les zones d’emploi constituent un découpage du territoire approprié pour étudier le fonctionnement réel du marché du travail local. Elles sont également très utilisées pour les analyses économiques. Les contours des zones d'emploi avaient déjà changé en 2010 en raison de l’évolution des facteurs déterminant les migrations domicile-travail.

En septembre 2020, l’Insee a de nouveau mis à jour les zones d’emploi. Contrairement aux zones d’emploi 2010, construites région par région, celles construites en 2020 sont issues de paramètres nationaux. Seules quelques régions font exception : les DOM et la Corse en raison de leur particularité insulaire qui limite les déplacements domicile-travail. L’Île-de-France a également fait l’objet d’un traitement différent pour tenir compte de la très forte polarisation des flux vers Paris : la part des actifs qui résident et travaillent dans la même zone sont inférieurs à ceux du reste du territoire. 

La nouvelle méthode dessine 306 zones d’emploi (contre 321) en adaptant les critères pris en compte aux densités démographiques. La méthode à été changée afin de limiter l’effet d’écrasement des très grands pôles d’emploi. « La méthode repose sur un procédé itératif basé sur l’analyse des déplacements domicile-travail entre les différentes zones : à chaque étape, des communes (ou groupes de communes agrégées précédemment) sont agrégées en fonction de l’intensité des échanges domicile-travail. Ainsi, toutes les zones constituées polarisent l’emploi, mais à des degrés différents. »

 

Principal avantage de cette typologie : elle facilite la comparaison à l'échelle européenne grâce à une méthodologie inspirée d'Eurostat et de l'OCDE (cf découpage en labor market areas). Avec un inconvénient : ce nouveau mode de calcul rend difficile voire quasiment impossible toute comparaison avec les anciennes zones d'emploi de 1990 et de 2010. Comme le rappelle l'Association des Communes de France, « il est nécessaire de rappeler qu’un zonage résulte toujours d’une convention méthodologique. Aussi rigoureuse soit-elle pour gagner en robustesse, elle demeure assise sur des choix (seuils, critères, unités géographiques de base…) qui dicteront les résultats [...] On remarquera que les "mailles" de zones d’emploi varient en fonction des densités démographiques et économiques. Elles s’approchent quasiment d’une échelle départementale dans les espaces de faible densité alors qu’elles s’apparentent davantage à des arrondissements dans d’autres régions. »

 Comparaison du découpage des zones d'emploi 2010 et 2020 (réalisée avec Q-Gis)

 

Ce nouveau découpage a l'avantage de s'appuyer sur les migrations domicile-travail à une échelle plus fine. La refonte des zonages de l’Insee n'est toutefois pas sans susciter des débats parmi les géographes. L’utilisation des zonages dans l’aménagement du territoire renvoie à leur rôle dans les politiques publiques. Le seuil choisi (15%) comme le maintien d’un seul indicateur fondé sur les navettes domicile-travail sont de moins en moins opérants pour décrire la diversité des espaces périurbains et le gradient de l’urbain au rural. Lire un résumé des réflexions des chercheurs dans la Chronique 23 du CNIS (juin 2020).

Sept profils se distinguent selon l'orientation économique principale de chaque zone d'emploi. La Bretagne est, avec Avergne-Rhône-Alpes, l'une des régions qui a le profil le plus équilibré avec les 7 types de zones d'emploi représentés dans la même région (orientation à la fois résidentielle, agricole, industrielle, touristique  + polarisation par des grandes agglomérations). En outre-mer, La Réunion a un profil moins diversifié que les Antilles.


 

Les grandes agglomérations, scindées en deux classes selon l’intensité de leurs spécialités, sont caractérisées par des emplois typiques des grandes métropoles et par la présence de grands établissements. Certaines zones d’emploi sont spécialisées dans l’agriculture comme Carhaix-Plouguer en Bretagne, l’industrie comme Oyonnax en Auvergne-Rhône-Alpes ou encore le tourisme comme Sainte-Maxime en Provence-Alpes-Côte d’Azur. D’autres sont davantage diversifiées comme Chaumont dans le Grand Est. Enfin, certaines zones d’emploi ont un caractère plus résidentiel : la part d’actifs qui y habitent et y travaillent est plus faible qu’ailleurs ; elles se situent principalement dans le voisinage des grandes agglomérations.


Cinq profils types de zones d’emploi à partir des variations de la population et de l’emploi
entre 2010 et 2015 (Source : Insee, 2019)
 
 
 
Typologie des zones d'emploi selon le niveau du premier et du neuvième décile
du revenu disponible en 2013 (source  : CGET, 2017)
 


Accès aux données

Base des 306 zones emploi Insee 2020 (avec fichiers shp à télécharger) :
http://www.insee.fr/fr/information/4652957

Base des zones d'emploi 1990 et 2010 :
http://www.insee.fr/fr/information/2114596

Statistiques locales (outil de cartographie en ligne de l'Insee) :
http://statistiques-locales.insee.fr/#c=indicator&view=map10 

Étude nationale : « L'orientation économique des zones d'emploi : entre spécialisation et diversification des économies locales » : http://www.insee.fr/fr/statistiques/4653582

Analyse des profils socio-économiques par région :
http://www.insee.fr/fr/information/4652090

Atlas des zones d'emploi 2010 (à télécharger sur Data.gouv) :
https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/atlas-des-zones-d-emploi-572211/

La refonte des zonages de l’Insee : réflexions de chercheurs (CNIS, 2020) :
http://www.cnis.fr/wp-content/uploads/2020/06/CNIS-chroniques-23final2.pdf

 

Articles connexes

Chiffres INSEE 2017 : l’attractivité se diffuse aux communes peu denses éloignées des villes

Etudier la métropolisation et les dynamiques urbaines en France avec les données INSEE
 
Gentrification et paupérisation au coeur de l'Île-de-France (évolutions 2001-2015)

Intérêt et limites du zonage en aires urbaines


Atlas de la grotte Chauvet-Pont d'Arc

Depuis la découverte de la grotte de Chauvet-Pont d'Arc (Ardèche) en 1994 et de ses peintures pariétales, les scientifiques ont cartographié et documenté la grotte.

Atlas de la grotte Chauvet-Pont d’Arc dirigé par Jean-Jacques Delannoy & Jean-Michel Geneste, aux éditions de la Maison des sciences de l’homme (2020) :
http://www.fmsh.fr/fr/diffusion-des-savoirs/30808

 

   Atlas de grotte Chauvet-Pont d'Arc (© cliché Éditions de la MSH)

 
La Monographie de la grotte Chauvet-Pont d’Arc rend compte de l’ensemble des recherches pluridisciplinaires menées dans la grotte depuis 1997. Son premier tome, Atlas de la grotte Chauvet-Pont d’Arc, offre au lecteur de circuler dans la grotte par le biais d’une riche iconographie, d’observer par lui-même et de comprendre les paysages souterrains dans lesquels s’inscrivent les vestiges archéologiques et les œuvres pariétales qui ont fait la renommée internationale de ce haut lieu paléolithique.

L'Atlas est d'une taille exceptionnelle (48 x 34 cm). « On a cherché à revenir à la tradition des grands atlas d’antan » explique Jean-Michel Geneste. Cet archéologue spécialiste de l’art pariétal dirige les recherches dans la grotte Chauvet depuis 2002. C’est également le pilote de ce projet éditorial titanesque avec le géomorphologue Jean-Jacques Delannoy, le directeur du laboratoire Edytem (Université Savoie Mont-Blanc). Il présente, au moyen de nombreuses cartes, le fruit des approches spatiales novatrices qui ont guidé la recherche : 

  • approche spatialisée d’un lieu d’activité et de créativité humaines
  • approche spatiale d’un site archéologique
  • découpage spatial d’une entité géographique du monde naturel qui est aussi un lieu d’expression symbolique collectif 

Pour feuilleter quelques pages de l'Atlas :
https://www.facebook.com/EditionsMSH/posts/2741124339328449

La grotte Chauvet, palais des mémoire (émission à écouter sur France-Culture)
http://www.franceculture.fr/emissions/carbone-14-le-magazine-de-larcheologie/la-grotte-chauvet

 

Articles connexes

Espace mondial : l’Atlas de Sciences Po 2018 en version numérique

Atlas critique de la Guyane (par Matthieu Noucher et Laurent Polidori)

L'histoire par les cartes : l'Atlas historique mondial de Christian Grataloup en partenariat avec la revue L'Histoire

Atlas des pays qui n'existent plus. 50 États que l'histoire a rayés de la carte

 

 

 

Dire et changer le monde avec les cartes (émission "Nos Géographies" sur France-Culture)


Pour sa 4e édition, l'émission Nos géographies proposée par Dominique Rousset sur France-Culture aborde la cartographie, son histoire et ses enjeux actuels.

Dire et changer le monde avec les cartes :
http://www.franceculture.fr/emissions/nos-geographies/dire-et-changer-le-monde-avec-les-cartes

 

  Mappemonde à l'usage du roy  par Guillaume Delisle (1675-1726)
(source : Bibliothèque Nationale de France, Gallica)

 

L’œil sur les cartes, toutes les cartes, depuis leur apparition, en passant par le très riche Moyen Âge jusqu’à leur essor actuel, fulgurant, servi par une diffusion exponentielle des informations. Quel a été leur rôle - et leur pouvoir - à travers les siècles, comment et par qui ont-elles été conçues, dans quels buts ? Et qu’en est-il aujourd’hui ? Il y aura d’autres émissions sur les cartes dans « Nos géographies », impossible d’épuiser le sujet en une fois, tant elles suscitent de passion chez les spécialistes et les amateurs. Les cartes sont aussi inspiratrices de véritables œuvres d’art depuis l’Antiquité et dont l’art contemporain s’empare souvent.

Avec 3 invités : 

  • Gilles Palsky, professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de l’École Doctorale de Géographie de Paris (Institut de Géographie)
  • Emmanuelle Vagnon-Chureau, chargée de recherche au CNRS au Laboratoire de Médiévistique Occidentale de Paris (LAMOP) 
  • Matthieu Noucher, chargé de recherche CNRS, laboratoire PASSAGES à Pessac.


« On voit bien qu'il n'y a pas une juste carte, que la carte est une vision du monde, une vision orientée qui relève de choix. C'est d'ailleurs ce qui a amené dans les années 1970 la critique de la carte, ce qu'on a appelé l'ère du soupçon. Beaucoup de gens ont dit : la carte ment, elle transmet des informations incomplètes. Ce n'est pas vraiment un mensonge. Une carte relève toujours de choix et il faut questionner ces choix qui peuvent différer selon par exemple si on est militaire ou autochtone...» (Gilles Palsky)

« Il y a une complexification de la fabrique cartographique et de l'objet carte. J'ai tendance à dire qu'il y a aujourd'hui presque autant de cartes que de clics. Quand on se ballade sur Internet et qu'on consulte des cartes, à chaque clic on change de zoom, on rajoute une couche, on crée une nouvelle carte. Donc il n'y a plus, comme pour la carte papier, un support fixe qu'on va pouvoir analyser. On est face à un dispositif qui n'est pas simple à cerner pour le chercheur ou pour le géographe. On est face à de l'information géographique numérique, face à des artefacts informationnels, des cartes qui sont présentes sur nos téléphones portables, dans nos voitures ou ailleurs et qui sont utilisées dans des conditions extrêmement diverses et variées. » (Matthieu Noucher)

« Il faut souligner la vitalité des cartes et surtout l'évolution des usages et des conventions cartographiques et scolaires qu'on a pu apprendre. Par exemple, le nord en haut, l'échelle, etc... sont complètement modifiés par les pratiques du web et par une cartographie en temps réel en quelque sorte. Notre apprentissage de ce qu'est une carte a complètement changé avec les usages contemporains, avec notamment les outils de géolocalisation. » (Emmanuelle Vagnon)

« Il y a aussi des artistes qui se mobilisent sur ces outils cartographiques numériques et qui réinventent quelque part la carte, ce qui montre une grande diversité et un grand dynamisme de la cartographie. » (Matthieu Noucher)


Pour aller plus loin

Film documentaire La Fabrique de l’océan Indien, réalisé par Céline Ferlita et Emmanuelle VAGNON, CNRS Images, 2018.  Voir le CR de la présentation de l'ouvrage sur le site des Clionautes.

Vagnon Emmanuelle, « Les cartes marines, XIVe-XVIIe siècle : une appropriation de l'espace maritime », dans Entre idéel et matériel. Espace, territoire et légitimation du pouvoir (v. 1200-v. 1640), sous la direction de Patrick Boucheron, Marco Folin et Jean-Philippe Genet, éditions de la Sorbonne/école française de Rome, 2018.
 
Matthieu Noucher et L. Polidori, Atlas critique de la Guyane, CNRS Editions

Matthieu Noucher, Les petites cartes du web. Approche critique des nouvelles fabriques cartographiques, Édition de la rue d'Ulm. Presses de l'Ecole normale supérieure, 2017.  

Matthieu Noucher, Irène Hirt et Xavier Arnauld de Sartre, Mises en chiffres, mises en cartes, mises en ordre du monde, EspacesTemps.net, 2019.

Publication Cartes et géomatique du Comité français de cartographie.

Articles connexes

L'histoire par les cartes

Quand les artistes dessinaient les cartes (exposition aux Archives nationales)

Les nouvelles façons de « faire mentir les cartes » à l'ère numérique

Sous le calque, la carte : vers une épistémologie critique de la carte (Denis Retaillé) 

Bouger les lignes de la carte. Une exposition du Leventhal Map & Education Center de Boston



Atlas critique de la Guyane (par Matthieu Noucher et Laurent Polidori)


En cette rentrée de septembre 2020 vient de paraître l'Atlas critique de la Guyane, sous la direction de Matthieu Noucher et Laurent Polidori. Ouvrage collectif, cet atlas réunit 85 auteurs et rassemble 400 illustrations.

Pour accéder à la présentation détaillée, à la table des matières et à des extraits de l'Atlas :
http://patiencesgeographiques.org/acg/

 

Oeuvre de l’esprit, interprétation de l’espace, la carte est longtemps restée l’apanage du pouvoir, l’expression des dominants, véhiculant des représentations partiales, douteuses ou orientées. Une mise en ordre qui fabrique parfois l’ordre bien réel de nos sociétés. Dressé dans les années 1970, ce constat critique bouleverse encore aujourd’hui la lecture des cartes. Cet atlas s’inscrit dans ce mouvement intellectuel en plein essor : il se veut être un exercice de cartographie critique appliquée à un espace donné : la Guyane. 

Ouvrage collectif (85 auteurs) et pluridisciplinaire (géographie, sociologie, histoire, anthropologie, archéologie, ethno-botanique, écologie, linguistique, etc.), il questionne des cartes existantes en procédant à une analyse de tous les grands problèmes de leur fabrique (confiner, délimiter, détecter, collecter, nommer) à leur usage (mesurer, planifier, révéler, figer, relier). Il traite aussi des thèmes cruciaux de la Guyane en produisant des cartes originales sur les frontières, le littoral, la forêt, les circulations, l’orpaillage, la toponymie, la topographie, le foncier, l’urbanisme, les relations géopolitiques, la biodiversité… Tandis que les deux derniers chapitres « Imaginer, la Guyane par les cartes » et « Oublier, le blanc des cartes » réinterrogent la carte jusque dans la logique de ses suppositions ou de ses omissions. 

L’enjeu de cet atlas critique de la Guyane est alors d’identifier et de déconstruire les représentations cartographiques dominantes mais aussi de tenter de les compléter (et non de leur opposer) d’autres représentations issues d’approches à la fois rigoureuses et alternatives pour offrir une vision kaléidoscopique de la Guyane qui en révèle toute la diversité. 

En multipliant les points de vue, cet atlas fait émerger les co-vérités d’un territoire, divers, complexe à décrire, sans jamais pouvoir y arriver complètement, comme s’il y avait pour la Guyane et le monde en général une impossibilité, un « in-cartographiable » irréductible.

Plan de l'Atlas et accès à des extraits :

Introduction

  • Pourquoi un atlas critique ?
  • Pourquoi un atlas critique de la Guyane ?
  • Interroger l’intentionnalité et la performativité des cartes

Chap. 1 : confiner, le fond de plan 

Chap. 2 : délimiter, les frontières 

Chap. 3 : nommer, la toponymie 

Chap. 4 : mesurer, la topographie 

Chap. 5 : détecter, la forêt

Chap. 6 : collecter, la biodiversité

Chap. 7 : figer, le littoral

Chap. 8 : relier, les circulations

Chap. 9 : révéler, l'orpaillage 

Chap. 10 : gouverner, le foncier

Chap. 11 : imaginer, la Guyane par les cartes

Chap. 12 : oublier, le blanc des cartes


Articles connexes

Espace mondial : l’Atlas de Sciences Po 2018 en version numérique

L'histoire par les cartes : l'Atlas historique mondial de Christian Grataloup en partenariat avec la revue L'Histoire

Présentation de l'Opportunity Atlas et des problèmes d'interprétation qu'il pose

L'Atlas de Woodbridge et la première carte des isothermes à l'échelle mondiale (1823)

Les nouvelles façons de « faire mentir les cartes » à l'ère numérique

Atlas des pays qui n'existent plus. 50 États que l'histoire a rayés de la carte

 

Copernicus : accès libre et ouvert aux cartes concernant la couverture des sols (2015-2019)


Qu'il s'agisse de surveiller des cultures, de modéliser l'installation de centrales à énergie verte, de lutter contre l'épuisement des ressources ou d'aider les pays à atteindre leurs objectifs de développement durable, il est fort probable que vous ayez besoin d'une carte précise et détaillée de la couverture et de l'utilisation des sols.

Gobal Land Cover propose, en accès libre et ouvert, des cartes de couverture des sols pour la période 2015-2019. Cette cartographie à 100 mètres de résolution repose sur une classification en 23 classes à partir de l'analyse d'images satellites Copernicus.

 Cartes annuelles de la couverture du sol 2015-2019 (source : Copernicus Global Land Cover)


Les cartes de changements temporels sont calculées en utilisant un algorithme de détection de rupture BFAST sur une série temporelle de données de la végétation d'entrée MODIS de réflectance proche infrarouge (NIRv) et, d'autre part, un modèle de Markov. Ces cartes montrent les zones où des changements se sont produits entre 2015 et 2019.

Ces cartes d'utilisation du sol à l'échelle mondiale sont disponibles à travers :

  •  la visionneuse de couverture terrestre qui permet de visualiser les données par couches d'information et de les télécharger par mosaïques de 20x20 degrés (en projection géographique latitude-longitude) avec des statistiques par zone
  • la plate-forme Google Earth Engine ™, pour une analyse approfondie, en projection web-Mercator
  • la plate-forme Zenodo Open Science, où l'on peut télécharger les données sous forme de fichiers globaux uniques, avec identificateur d'objet numérique et options de citation scientifique
  • la plate-forme Geo-WIKI, pour une comparaison avec d'autres ensembles de données sur la couverture terrestre et une collecte détaillée de commentaires.

Articles connexes :

 
 
 

Déchiffrer l'information géographique à l'heure d'Internet : exemple à partir des découpages du territoire américain

 

La carte, objet éminemment politique : la cartographie du mouvement Black Lives Matter

 

Signalé par Google Maps Mania (The Black Lives Matter Map, 12 septembre 2020)

L'assassinat de George Floyd par la police à Minneapolis le 25 mai 2020 a déclenché un énorme mouvement de protestation qui s'est répandu aux États-Unis et dans d'autres pays du monde. Le mouvement Black Lives Matter a conduit les gens à descendre en grand nombre dans la rue pour protester contre la brutalité policière et la violence raciale contre les Noirs.

Le site Mapping The Black Lives Matter Movement a pour but de cartographier et documenter les milliers de protestations et de manifestations qui ont eu lieu à travers le monde - en particulier aux Etats-Unis - pour soutenir le mouvement Black Lives Matter. La carte permet de localiser les lieux de manifestations, les emplacements des statues contestées ainsi que les images, affiches et autres créations artistiques élaborées dans le cadre du mouvement. 

 Interface de consultation du site Mapping The Black Lives Matter Movement


En cliquant sur la carte interactive, on accède à la source d'information qui a servi à référencer la manifestation. Un menu est proposé à l'utilisateur pour y ajouter éventuellement des images ou des informations. Pour les auteurs qui ont coordonné le projet, l'objectif est de "montrer la diversité des actions politiques menées à travers le monde pour soutenir le mouvement et faire évoluer la conscience sociale vers la justice raciale". Il s'agit donc d'un site militant. Reprise et partagée, la carte informe autant qu'elle véhicule un message politique (cf la très forte densité de points orange sur fond noir). Elle permet de s'interroger sur les usages politiques des cartes de manifestations à l'heure d'Internet et des réseaux sociaux. C'est en même temps une carte collaborative qui permet de documenter le mouvement en agrégeant de nombreuses sources d'information : un travail de collecte de données assez impressionnant même si les sources sont assez disparates (articles de journaux, news sur des réseaux sociaux ou sur des sites militants...). 

Par ailleurs, le Southern Poverty Law Center a cartographié plus de 1 500 symboles publics de la Confédération à travers les États-Unis. Ces symboles publics comprennent non seulement des statues et des monuments commémoratifs, mais aussi des écoles, des parcs et des routes qui ont été nommés en l'honneur de chefs confédérés ou de batailles de la Guerre de Sécession.

Whose Heritage : Public Symbols of the Confederacy (source : Southern Poverty Law Center)


"Un patrimoine, pour qui ? L'un des arguments contre le retrait de ces monuments publics qui commémorent la Confédération est qu'ils constituent des monuments historiques. Cependant, la grande majorité de ces édifices mémoriaux n'ont même pas un siècle". Le Southern Poverty Law Center a cherché à établir une chronologie précise de la date à laquelle ces monuments commémoratifs avaient été édifiés. La chronologie fait apparaître deux périodes principales. Le premier pic correspond aux deux premières décennies du XXe siècle. Le second pic se situe dans les années 1950-60.

 

Pour aller plus loin

Statues contestées : Antilles, États-Unis, les épicentres de la contestation (Paroles d'histoire).

Déboulonner les statues ? "Ces questions méritent un débat public" (Nicolas Offenstadt, Huffpost)

A qui les statues parlent-elles encore ? (Renaud Hourcade, Libération).

Les déboulonneurs de statues n’effacent pas l’histoire, ils nous la font voir plus clairement (Enzo Traverso, Acta Zone).


Lien ajouté le 17 septembre 2020


Articles connexes

La carte, objet éminemment politique : les cartes de manifestations à l'heure d'Internet et des réseaux sociaux

Le « redlining » : retour sur une pratique cartographique discriminatoire qui a laissé des traces aux Etats-Unis

 
La carte, objet éminemment politique : les manifestations à Hong Kong

Comment interpréter la carte des Gilets jaunes ?


Hunger Map Live : une carte de surveillance de la faim dans le monde (PAM - ONU)

Environ 1 milliard de personnes dans le monde souffrent actuellement de la faim. Le Programme alimentaire mondial de l'ONU (PAM) a pour objectif de lutter contre la faim et de promouvoir la sécurité alimentaire. Chaque année, il fournit une aide alimentaire à plus de 90 millions de personnes dans 83 pays.

La carte Hunger Map Live permet d'identifier les pays et les zones où les personnes n'ont pas assez de nourriture pour répondre à leurs besoins quotidiens. La carte couvre 94 pays. Elle fait ressortir ceux qui ont connu une nette détérioration de leur situation au cours des derniers mois. Le taux de prévalence  concernant un apport alimentaire insuffisant est indiqué par une palette de couleurs qui va du vert (assez faible) au rouge (très fort).

Interface de consultation du site Hunger Map Live


Les zones où on ne dispose pas de données sur la prévalence des personnes ayant un apport alimentaire insuffisant ne sont pas cliquables. A la place est indiqué l'indice Proteus, qui mesure la sécurité alimentaire dans 185 pays. Des modèles prédictifs sont également mobilisés (consulter le menu méthodologie).

Si on clique sur un pays, on accède à une fiche détaillée concernant la sécurité alimentaire générale du pays et le nombre de personnes actuellement en état de sous-nutrition. La fiche  fournit également des informations sur la situation économique du pays, l'évolution de sa balance commerciale, de sa sécurité / insécurité alimentaire. En revanche, l'utilisateur ne peut pas accéder aux données détaillées (souvent issues d'enquêtes) acquises à l'échelle infra-nationale.

Le site Hunger Map Live vise à fournir une estimation et un suivi en temps réel des problèmes de sous-nutrition. Pour ce faire, il prend en compte les principaux facteurs de risques : zones de conflit, évolutions climatiques, événements météorologiques extrêmes, densités de population, cas de COVID-19...

Tableau de bord des indicateurs par pays (ex : l'Ethiopie)


Articles connexes

Rapport mondial des Nations Unies 2019 sur la mise en valeur des ressources en eau

Cartographier l'Afrique (du Sahel et du Sahara à la Méditerranée)

Lutter contre le changement climatique pourrait permettre de réduire certains conflits dans le monde