Source : En 2022, la moitié des ménages locataires du parc social ont plus de 53 ans, Marine Seilles (Insee Première, n° 2047, avril 2025)
Qui sont les 4,6 millions de ménages locataires du parc social (soit 10,5 millions de personnes) en France en 2022 ? Les principaux enseignement de cette étude de l' Insee montrent que :
- Le taux de pauvreté des ménages locataires du parc social augmente : +5 points en 6 ans, alors qu’il reste stable pour les locataires du privé et les propriétaires. En 2022, 34% des ménages locataires du social sont pauvres, contre 21% pour les locataires du privé et 8% pour les propriétaires.
- Les locataires du parc social déménagent moins souvent : 20% des ménages locataires du parc social ont emménagé dans leur logement il y a moins de 2 ans, contre 44 % dans le secteur libre. Cette part diminue entre 2016 et 2022 (-5 points), reflet des difficultés d’accès au parc social.
- Une fois installés, les ménages ont tendance à y rester plus longtemps que ceux qui sont locataires du secteur libre, qui sont souvent plus jeunes et deviennent plus souvent propriétaires dans les années qui suivent. Dans le parc social, les ménages sont plus hashtag#âgés : la moitié des ménages ont plus de 53 ans, contre 42 ans pour les locataires du parc privé.
- La part de ménages locataires du parc social est beaucoup plus élevée dans certaines intercommunalités, notamment en Ile-de-France et dans les Hauts de France. Elle dépasse 40 % dans la communauté urbaine de Creil (47%), de Lens-Liévin (41%) ou encore à Plaine Commune (45 %), contre 16% en moyenne nationale.
Part de ménages vivant dans le parc social en 2022 (Insee Première, n° 2047, avril 2025)
Lien ajouté le 20 février 2026
Le site Politis propose une carte interactive qui permet de découvrir les communes qui respectent la loi SRU et, dans le cas contraire, combien elles préfèrent payer pour contourner cette obligation légale. La carte met en évidence les communes métropolitaines qui respectent les quotas de logements sociaux et les communes déficitaires et carencées. Le 13 décembre 2000, l’article 55 de la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) prévoyait qu’à horizon 2025, toutes les communes concernées devaient atteindre un certain taux de logement social. L’objectif : faciliter l’accès à un habitat pour les plus précaires et éviter de créer des ghettos de privilégiés. Vingt-cinq ans plus tard, le compte-à-rebours est terminé. Et force est constater que de très nombreuses villes font sécession, préférant voir leurs ressources fiscales être ponctionnées par l’État plutôt que respecter l’obligation légale de mixité. Aujourd’hui, plus de 2 000 communes sont éligibles à la loi SRU, mais moins de la moitié d’entre elles ont atteint l’objectif dans les temps. Pour palier cet échec, les pouvoirs publics ont prolongé la loi en la nommant dorénavant loi 3DS.
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