Voici l’ensemble des résultats pour 2025 :
- Recommandé : 593 plages, soit 31,98 % d’entre elles
- Peu risqué : 814 plages, soit 43,91 % d’entre elles
- Déconseillé : 364 plages, soit 19,63 % d’entre elles
- À éviter : 83 plages, soit 4,48 % d’entre elles
On observe une dégradation globale sensible de la qualité des plages littorales entre 2024 et 2025. En 2025, 1407 eaux de baignade sont classées « recommandé » ou « peu risqué », soit 75,89 % des plages. En 2024, elles étaient 1445 au total, soit 77,94 %. Cela peut s’expliquer par un été 2024 pluvieux. En effet, les épisodes pluvieux intenses sont souvent à l’origine de dysfonctionnements des systèmes d’assainissement, et du lessivage des bassins versants dans les zones d’élevage, qui entrainent les pollutions vers les eaux de baignade.
Méthodologie et données à télécharger
Les données sont issues au départ des Agences régionales de santé (ARS). Chaque année, entre le 15 juin et le 15 septembre, les ARS effectuent des prélèvements sur les plages pour mesurer la qualité des eaux de baignade. Les plages sont classées suivant une grille européenne : « Excellent », « Bon », « Suffisant », « Insuffisant ». Ce classement, destiné à la comparaison à l’échelle européenne, décrit la qualité moyenne des eaux de baignade (voir la carte proposée sur le site baignades.sante.gouv.fr). Mais, selon l'association Eau & Rivières, ce classement ne reflète pas la réalité des risques sanitaires, information pourtant essentielle pour les baigneurs (voir la méthodologie utilisée par Eau et Rivières).
La directive européenne sur les eaux de baignade exige que les États membres identifient les lieux de baignade dans les eaux douces et côtières et les surveillent pour détecter les indicateurs de pollution microbiologique (et d'autres substances) tout au long de la saison balnéaire qui s'étend de mai à septembre (données 1990-2023 disponibles en téléchargement ou consultables à travers une carte interactive).
Pour la France, les données de rapportage de la saison balnéaire sont disponibles par année sur le site Data.gouv.fr. Les fichiers, mis en ligne depuis 2020, fournissent :
- la liste des sites de baignade (informations générales, origine de l'eau, coordonnées géographiques, etc.);
- les caractéristiques du site de baignade (classement, lien vers le document de synthèse du profil de baignade, etc.) ;
- les informations sur la saison balnéaire et les événements survenus en cours de saison (interdiction de baignade, pollution à court terme, situation anormale, etc.) ;
- les informations sur les résultats d'analyses.
Pour compléter
« Plages polluées : la carte des zones à éviter » (Reporterre).
« Carte des plages : la guerre des eaux est relancée entre Eau et Rivières et l’ARS » (France 3).
« Qualité des eaux de baignade : l'Agence régionale de santé a-t-elle manipulé les chiffres pour améliorer le classement des plages bretonnes ? » (France-Info).
« Évaluation de la fréquentation des plages en Cantabrie. Une approche basée sur l'IA » (Service de cartographie et SIG de Cantabrie).
« Les plages du monde changent à cause du changement climatique : une réflexion verte est nécessaire pour les sauver » (The Conversation).
« Baignade dans la Seine : la carte pour tout savoir sur cette première historique » (Le Figaro).
« Baignade dans la Seine à Paris : les premiers nageurs ont fait leur entrée dans l’eau, sous étroite surveillance » (Le Monde).
Liens ajoutés le 26 mai 2026
« Le classement des eaux de baignade 2026 » (La Belle plage).
L’association Eau et rivières de Bretagne (ERB) publie la troisième édition de son étude « La Belle Plage », dans laquelle elle cartographie pour l’année 2026 le risque sanitaire lié à l’eau des plages baignables sur les côtes de France. Au total, 1 871 plages ont été analysées :
- 567 plages sont classées " Recommandé "
- 881 plages sont classées " Peu risqué "
- 353 plages sont classées " Déconseillé "
- 70 plages sont classées " A éviter "
Eau & Rivières estime que les vacanciers peuvent se baigner en confiance si la note est supérieure ou égale à 95 ("Recommandé"), et avec un risque limité si la note est supérieure ou égale à 85 ("Peu risqué"). Les plages avec un score inférieur à 70% sont à éviter. Les points bleus ("recommandés") dominent largement le littoral de la Corse, qui fait figure de championne de la qualité. Outre l'île de Beauté, l'excellence sanitaire se retrouve également sur la côte d'Azur avec une forte concentration de zones bleues entre le Var et les Alpes-Maritimes, ainsi que sur certaines îles de l'Atlantique comme l'île d'Yeu. Sur la carte interactive, on peut aussi identifier de larges zones vertes ("peu risquées") tout le long de la côte landaise, du sud de la Gironde jusqu'au Pays basque, ainsi que sur le pourtour méditerranéen. A l'inverse, les plages rouges ("à éviter") et orange ("déconseillés") sont très présentes sur le littoral du Nord, de la Normandie et une partie de la Bretagne Nord. La vigilance est de mise sur les côtes de la Manche et de la mer du Nord, où les risques de contamination sont les plus fréquents. Pourquoi ?
Le classement européen permet de comparer les eaux de baignade entre elles. Mais ce classement ne permet pas à répondre aux préoccupations des baigneurs, pour lesquels la qualité d’une plage dépend de nombreux critères (température de l’eau, qualité du sable, etc.), mais aussi des risques pour la santé associés à la baignade. On dispose néanmoins d’études robustes conduites au niveau international (Organisation Mondiale de la Santé) ou national (AFFSET, désormais ANSES) qui permettent de déterminer des seuils de risque. Le classement de chaque prélèvement dans une des trois classes « Bon », « Moyen » ou « Mauvais » est intéressant, mais il ne renseigne les baigneurs que trop tard. En effet, compte tenu des délais d’analyse, ce classement n’est souvent disponible que le lendemain ou le surlendemain du prélèvement, alors que les effets sanitaires d’une pollution peuvent être très rapides. Le classement « ARS » (ou classement européen) défini par la directive n’est pas un classement sanitaire, c’est un classement de qualité microbiologique. Le classement « La Belle Plage » vise justement à combler cette lacune et à donner une information sur les risques sanitaires, et prend position : l’échelle de ce classement est formulée en termes de risques. Les données de classement sont accessibles librement sur le site internet LaBellePlage (rubrique « nos données » en page d’accueil) sous licence ETALAB 2.0. Toute réutilisation modifiée doit mentionner qu’il s’agit d’une version transformée et ne saurait engager la responsabilité du producteur initial. (voir méthodologie).
« Le palmarès Pavillon Bleu 2026 » (Pavillon Bleu).
L'association Teragir a publié lundi 18 mai son palmarès du "Pavillon Bleu" pour 2026. Ce label récompensant "une politique touristique respectueuse de l’environnement et de l’humain". 384 plages, 100 ports de plaisance et 1 bateau ont mis en œuvre les actions requises par le Pavillon Bleu pour obtenir le label, soit 485 sites distingués en France (dont 6 sites réunionnais distingués sur les communes de Saint-Leu et Saint-Paul). Ils pourront arborer le drapeau bleu tout au long de la saison 2026, symbole de leur engagement dans une démarche de tourisme durable.
« Pavillon bleu : le label est-il fiable et vraiment intéressant pour les collectivités ? » (La Gazette des communes).
Le label Pavillon bleu va bien au-delà de simple question de la qualité de l’eau, qui n’est qu’un critère parmi beaucoup d’autres. Ceux-ci se déclinent en quatre grands thèmes : l’éducation à l’environnement, l’environnement général, la gestion des déchets, la gestion de l’eau. Mais le Pavillon ne prend pas en compte les dispositifs de gestion active des plages en cas de pollutions nouvelles. Il se base sur les analyses de l’ARS, qui prend en compte la moyenne des 4 années précédentes. Surtout, ces analyses sont effectuées uniquement pendant l’été, et non tout au long de l’année ». Autre critique formulée : « Ces analyses couvrent uniquement la bactériologie, et non la physico-chimie (algues vertes, etc.) et les déchets aquatiques ». Il est clair que pour les communes, la motivation principale reste l’attrait touristique.
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