Rapport de l'Observatoire des territoires sur l'impact des mobilités en France


Communiqué de l'Observatoire des territoires (CGET) :

L’édition 2018 du rapport de l’Observatoire des territoires décrypte les tendances historiques et les inflexions récentes des mobilités résidentielles et montre leurs impacts sur les territoires français. Fin de l’exode rural, périurbanisation, attrait pour le Sud et les littoraux, déménagements d’une métropole à l’autre, effets de la mobilité sur l’accès à l’emploi et sur la mixité sociale… : illustré de cartes et de graphiques, ce rapport explore de nombreux sujets et pointe leurs enjeux pour la cohésion sociale et territoriale.

Télécharger le rapport sur l'impact des mobilités résidentielles en France (48 Mo)

 
Pour la première fois, plusieurs outils complémentaires ont été développés pour faciliter l’appropriation du rapport :
  • une synthèse avec des illustrations interactives ;
  • une application simple d’utilisation livrant les chiffres clés du rapport à l’échelle locale (intercommunalité, département, région) ; 
  • un module logiciel développé avec le logiciel open-source R, permettant aux techniciens et analystes manipulant les bases de données statistiques d’exploiter plus facilement les sources utilisées dans le rapport et d’actualiser les indicateurs qui y sont publiés. 
  • Une note méthodologique présentant les concepts nécessaires à l’étude des mobilités résidentielles et un tutoriel détaillant les fonctions du package sont également en ligne.

Commentaire :

Ce rapport constitue une mine d'informations, de graphiques et de cartes pour traiter des questions de mobilités à différentes échelles en France et en outre-mer. L'outil en ligne fournit un complément intéressant pour approfondir l'analyse des données. La cartographie est originale et assez inédite, notamment dans la manière d'aborder les dynamiques migratoires en distinguant entre les pôles et les couronnes des aires urbaines, mais également en cherchant à mettre en évidence des logiques de mobilités résidentielles par régions ou par profils d'individus.















A compléter par  cette carte de synthèse sur les mobilités en France (2011) élaborée par le CGET pour les aires urbaines de plus de 100 000 habitants.
http://periurbain.cget.gouv.fr/sites/default/files/04_fiche_mobilite_vect.pdf



Articles connexes




 

La carte du monde des villes de plus de 100 000 habitants


On trouve de très nombreuses cartes des villes mondiales sur Internet. Il s'agit des grandes métropoles dont la population dépasse largement le million d'habitants. Il est plus rare de trouver des informations sur les villes "moyennes", le seuil de 100 000 habitants étant en général le critère démographique retenu. En 2015, Fingolas a élaboré une carte représentant l'ensemble de ces villes supérieures à 100 000 habitants (soit plus de 4 300 villes dans le monde).

Pour accéder à la source de cette carte :



Les cercles sont proportionnels à la taille de la population (de moins de 500 000 à plus de 2,2 millions d'habitants environ). Le mode de classification correspond à la règle de rang-taille. La carte fait ressortir des grappes de villes à l'échelle du monde avec des concentrations urbaines très importantes en Chine (450 villes > 100 000 hab) et en Inde (plus de 350), et plus globalement sur les grandes façades maritimes. La carte peut être recoupée avec la carte mondiale des fortes densités qui montre que 50% de la population vit sur 1% des terres émergées, principalement dans des zones très urbanisées (source : Metroscom).

Pour élaborer la carte des villes de plus de 100 000 habitants, l'auteur a utilisé les données mises à disposition sur le site de l'ONU (pour la période 1999-2013). Ces données ont été complétées par celles d'Africapolis.
http://unstats.un.org/unsd/demographic/products/dyb/dyb2013.htm

Pour télécharger des données plus récentes (pour la période 1997-2016) :
http://unstats.un.org/unsd/demographic-social/products/dyb/documents/dyb2016/table08.pdf

Wikipedia  en recense une liste complète, classée par ordre alphabétique des villes et des pays :
http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_towns_and_cities_with_100,000_or_more_inhabitants/country:_A-B

Depuis 1998, l'ONU publie chaque année les chiffres de l'urbanisation dans le monde. Les données sur la population rurale et urbaine sont téléchargeables ainsi que les cartes et les profils par pays.
http://population.un.org/wup/

En France, l'INSEE fournit les statistiques concernant les plus grandes villes de France (par communes et par aires urbaines pour l'année 2015) :

La France compte seulement 42 villes de plus de 100 000 habitants, ce qui en fait déjà des grandes villes à l'échelle française, la ville "moyenne" se définissant comme une ville comprise entre 20 000 et 100 000 habitants. S'agissant des grandes villes, l'INSEE retient différents seuils (100 000, 200 000, 300 000, voire 500 000 habitants). En 2018, la France compte 20 pôles urbains supérieurs à 300 000 habitants :
http://www.insee.fr/fr/statistiques/3682672

Pour avoir accès à la base de données de toutes les villes françaises :
http://sql.sh/736-base-donnees-villes-francaises

La carte des villes de plus de 1 000 habitants en France :
https://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/9bxhzw/every_city_and_town_in_france_with_over_1000/
 
La même carte actualisée à partir de la population légale 2016 sur le site de l'INSEE :
http://statistiques-locales.insee.fr/#c=indicator&i=pop_legales.popmun&s=2016&view=map1


La carte des villes de plus de 1 000 habitants en Europe (voir la même carte pour les Etats-Unis) :
http://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/3tjl1t/cities_and_towns_in_europe_over_1000_inhabitants/



Pour compléter, voici la carte des plus grandes villes "francophones" dans le monde (la source statistique utilisée ne permet cependant pas de déterminer le nombre de locuteurs francophones dans chacune de ces villes) :


Le site CityExtremes propose une application qui permet de calculer des distances par rapport aux villes les plus proches en fonction de leur taille de population  (100 000, 500 000, 1 million  d'habitants) : http://cityextremes.com/isolated

Le site Tableau public permet d'afficher sur une même carte les villes de 500, 1000, 5000, 10 000, 15000, 50 000, 100 000, 500 000 et 1 000 000 d'habitants dans le monde :
http://public.tableau.com/profile/dorian.barosan#!/vizhome/Citieswithmorethan500people/Dashboard1

Cities around the world  
Luiza Bez a représenté les villes de plus de  50 000 habitants dans le monde. Déplacer la souris sur la carte pour faire apparaître leur nom et leur population.



Une carte de 13 000 villes dans le monde représentées en fonction de leur taille et de leur altitude (DataIsBeautiful) : http://www.reddit.com/r/dataisbeautiful/comments/cvzo5x/oc_13136_cities_of_the_world_colored_by_elevation/



Les 5 plus grandes villes par état aux Etats-Unis représentées sous forme de constellations (MapPorn) : http://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/d3rob9/city_constellations_the_5_largest_cities_in_each/



Un jeu pour localiser les villes et connaître leur rang dans la hiérarchie urbaine.
Il suffit de saisir le nom d'une ville et un point proportionnel apparaît sur la carte avec le nombre d'habitants, sa part dans la population urbaine ainsi que son rang dans la hiérarchie (plus de 100 000, plus de 500 000 ou plus d'un million d'habitants). Le jeu est disponible pour les Etats-Unis et pour l'Europe.


Articles connexes
 
Perspectives 2025 sur l'urbanisation mondiale (ONU)



Utiliser des graphiques animés pour donner à voir des évolutions ou des ruptures


Les progrès de l'infographie et de la data visualisation permettent d'avoir accès à des graphiques animés en tout genre. Ils peuvent s'avérer pratiques pour dégager des dynamiques, montrer des évolutions ou des ruptures.

Nous entamons un recensement des ressources numériques disponibles à ce sujet. Pour commencer, nous avons répertorié les histogrammes animés qui permettent de mettre en évidence des classements et leur évolution.

Wawamustats

Wawamustats rassemble sur sa chaîne Youtube un très grand nombre d'histogrammes animés :
http://www.youtube.com/channel/UCy0dKy89rZFR8OCbAT69wcQ

Cliquer sur la barre de lecture pour faire des arrêts sur image ou des retours en arrière de manière à déterminer à quelles dates les rangs du classement sont complètement bouleversés.








Visual Capitalist

Visual Capitalist se présente comme "un media numérique qui utilise les données, l’art et la narration pour faciliter la compréhension de problèmes complexes auprès d’investisseurs du monde entier". C'est une source intéressante pour trouver des animations sur toutes sortes de sujets. Les graphiques animés concernent aussi bien des cartes, des histogrammes, des pyramides des âges... Attention : lorsque les barres de l'histogramme horizontal ci-dessous diminuent, ce n'est pas le PNB (en anglais GDP) qui diminue mais l'échelle du graphique qui change.



Flourish

La plateforme Flourish (voir notre présentation) propose des data visualisations dynamiques sur de nombreux thèmes notamment l'évolution de la production de pétrole par pays de 1950 à 2018.
http://public.flourish.studio/visualisation/282396/
A compléter par le site Energylawprof concernant la production des états américains :
http://www.energylawprof.com/wp-content/uploads/2019/04/State-Oil-Race-w-Gulf.gif




Le site Our World in Data propose de très nombreuses data visualisations en haute définition assorties d'analyses fouillées (voir notre article de présentation du site).


Milos Popovic produit de nombreux graphiques ou cartes animés. Voici par exemple une carte animée qui montre l'écart grandissant du  PNB entre l'Europe de l'ouest et l'Europe de l'Est pendant la Guerre Froide (1950-1990) : http://milosp.info/








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Quand l'intelligence artificielle et l'apprentissage automatique permettent de repérer des bidonvilles à partir d'images satellitaires et aériennes


Signalé par le blog Maps Mania (article du 22 février 2019)


Les techniques d’apprentissage automatique sont de plus en plus efficaces pour détecter des zones spécifiques sur des images satellitaires ou aériennes. L'intelligence artificielle (IA) et l'apprentissage automatique fournissent des algorithmes qui permettent de rechercher des traces reconnaissables à partir de vues aériennes.

Le projet OneSoil (présenté en détail dans ce billet) est un exemple d'utilisation de l'IA et de l'apprentissage automatique pour détecter la répartition des types de cultures dans le monde. Земляна проказа est un autre exemple d'application fondée sur le machine learning, utilisé dans ce cas pour identifier les mines d'ambre illégales en Ukraine. Curio Canopy mobilise, quant à elle, des techniques d'apprentissage automatique pour identifier le couvert forestier dans les villes européennes.

Un exemple intéressant est celui du Dymaxion Labs qui vise  à cartographier les bidonvilles et constructions informelles. Dymaxion est une start-up argentine qui a recours à l'apprentissage automatique pour explorer les images satellitaires d'un certain nombre de villes d'Amérique latine dans le but d'identifier les zones de taudis et les quartiers informels. Les cartes qui en résultent sont utilisées pour aider les urbanistes et les autorités locales à déterminer les endroits où il faut développer en priorité les services publics.

Les zones d'habitat informel se développent à un rythme alarmant dans les villes d'Amérique latine, transformant les espaces en habitats périurbains en quelques mois. Les gouvernements et les ONG ont du mal à suivre l'évolution de ces changements en raison des coûts et des obstacles logistiques liés à la couverture des territoires concernés, ce qui signifie que les données sur les établissements informels sont souvent dépassées. Dymaxion Labs offre d'ailleurs la possibilité de s'inscrire sur le site pour ajouter des informations et compléter les zones de bidonvilles identifiées par les images aériennes.

Pour explorer la carte les bidonvilles et habitats informels :

Les couches vectorielles sont téléchargeables pour chacune de ces villes au format geojson :
http://ap-latam.dymaxionlabs.com/en/data


Lien ajouté le 11 août 2021
Articles connexes


Des différentes manières de cartographier la pauvreté dans le monde







L'histoire par les cartes : une cartographie historique du Paris populaire de 1830 à 1980


A Paris comme partout ailleurs en France, il semble que l’histoire des classes populaires demeure plus souvent invisible dans l’espace urbain que ne le sont les lieux bourgeois, royaux ou militaires. Pour apporter une pierre à l’édifice, le quotidien Libération se lance dans une cartographie historique du Paris populaire de 1830 à 1980.

La carte interactive à consulter sur le site de Libération :
http://www.liberation.fr/apps/2019/02/paris-populaire

La présentation du projet :
Une immersion dans l’histoire populaire de Paris


La carte interactive est consultable en zoomant sur le quartier ou le lieu sélectionné. L'utilisateur peut choisir de filtrer les informations par périodes ou types de lieux. En cliquant sur un lieu, on accède à une notice détaillée donnant le descriptif et les sources historiques utilisées. La distinction entre lieux visibles et invisibles est très intéressante et mérite d'être analysée et discutée. En activant sa position GPS, on peut mieux appréhender les lieux situés à proximité. De quoi faire une exploration éclairée de lieux historiques souvent méconnus.

Parsemée de points cliquables et sourcés, cette carte forcément non exhaustive fera l’objet de mises à jour thématiques régulières. Dans le sillage de Philippe Boisseau, de son site Paris révolutionnaire ou des ouvrages d’Alain Rustenholz, Libération veut permettre de construire un pont avec les nombreux travaux des chercheurs. Il s'agit également d'inviter chacun à déambuler à travers les lieux d'une « histoire par le bas ».


Pour compléter :

Marie Goupil-Lucas-Fontaine (2019). L'espace de la chanson vécue. Cartographier le Paris réaliste (1880-1940) :
http://www.pantheonsorbonne.fr/fileadmin/CRHXIX/GOUPIL.pdf

L'auteure explore les lieux de la chanson réaliste à Paris et montre qu'elle repose sur des lieux symboliques (Montmartre, Ménilmontant, Montparnasse) qui évoquent tout un imaginaire territorial. Ce Paris populaire peut être confronté aux cartes élaborées à la même époque pour essayer de dégager la sociologie des quartiers.

Voir notamment sur Gallica la fameuse carte des "fiefs des Apaches à Paris" (Le Matin, 1907) :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k568469c/f2.item



Dominique Kalifa, Les lieux du crime. Topographie criminelle et imaginaire social à Paris au XIXe siècle, Sociétés & Représentations, 2004/1 (n° 17), p. 131-150.
http://www-cairn-info/revue-societes-et-representations-2004-1-page-131.htm

60 plans de Paris de toutes les époques et en très haute résolution retraçant toute l’histoire de la ville de sa création à nos jours avec toutes ses évolutions. A compléter par Gallica qui en fournit aussi un très grand nombre et par le Monde diplomatique qui propose une carte de la Commune (1871).
http://www.laboiteverte.fr/historique-des-plans-de-paris/
http://tinyurl.com/y3m6yd4x

Pour la banlieue de Paris au XVIIIe, voir l'Almanach des Environs de Paris de Louis-Charles Desnos (1773).






Articles connexes






 
 

Battle Nodegoat, toutes les batailles de l'humanité sur une seule carte interactive


Toutes les batailles de l’humanité (enfin presque) en une carte interactive. C'est le pari un peu fou relevé par la plateforme Nodegoat, spécialisée dans les environnements de visualisation et d'analyse de données en ligne.

Pour accéder à Battle Nodegoat :
http://battles.nodegoat.net/viewer.p/23/385/scenario/3/geo




La plateforme permet plusieurs modes de consultation :
  • en cochant ou décochant les items de la légende qui classent les batailles par période (cf légende en haut à droite de l'écran) ;
  • en sélectionnant une période dans la barre chronologique en bas de la fenêtre ;
  • en zoomant directement sur un lieu de bataille (en déplaçant la souris sur la carte, on fait apparaître en infobulles les noms de batailles). En cliquant sur le lieu, on accède à une fiche descriptive donnant les explications détaillées sur DBpédia ;
  • enfin en cliquant sur le bouton d'animation, on peut créer une animation chronologique avec des batailles qui apparaissent en fonction de la période que l'on a choisie.



Liens ajoutés le 6 mai 2021

4500 ans de Batailles en 5 Minutes (vidéo Youtube par Cottereau) :
http://www.youtube.com/watch?v=HK5OsDWYJmQ
Cette vidéo présente toutes les batailles référencées dans Wikipedia

Une série de data visualisations sur la guerre et la paix dans l'histoire par OurWorldInData :
Lien ajouté le 2 novembre 2021


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MissileMap et NukeMap : deux sites pour cartographier l'impact de missiles nucléaires à longue portée

Une géovisualisation sur la campagne de Russie de 1812-1813 à partir de la carte de Minard

Bomb Blast, un outil pour cartographier l'impact d'une explosion nucléaire

Les ventes d'armes des Etats-Unis et de la Russie (1950-2017)

La carte, objet éminemment politique : la montée des tensions entre l'Iran et les Etats-Unis



Que valent toutes ces cartes sur Internet qui comparent des pays par leur taille ?


La mode est aux comparateurs sur Internet, on compare tout : les prix, les biens, les vols, les itinéraires... La géographie aime aussi à faire des comparaisons entre les pays, leur superficie, leur niveau de revenus, d'accès aux soins, de préservation de l'environnement, de respect de la démocratie.

Les cartes par anamorphoses ont connu leur heure de gloire et rencontrent encore un certain succès pour rendre visible tel ou tel phénomène géographique en fonction de la taille relative des pays, du poids de leur population ou de leur niveau de richesse. Mais aujourd'hui la mode semble être davantage aux cartes comparatives qui rapportent directement la surface d'un pays ou d'une région à celle d'un(e) autre. Voyons plutôt quelques exemples. 

Quelle est la surface réelle de l'Afrique ? (source : Wikimedia)


Quel est le poids démographique de l'Inde rapporté à la population d'autres pays ? (source : Vivid Maps)


Avec parfois une sémiologie très discutable : même en connaissant bien les drapeaux des pays, il n'est pas évident de lire cette production graphique qui relève plus du patchwork décoratif que de la carte (source : Vivid maps).



Ce type de cartes quasiment illisibles peut éventuellement être détourné en faisant des jeux géographiques pour les élèves. Par exemple sur la carte ci-dessous il s'agit, en s'aidant des drapeaux, de chercher quel pays partage la plus longue ou la plus courte frontière avec tel autre ? (source : Vivid Maps)... et il peut y avoir des surprises.


Ces cartes avec drapeaux véhiculent des visions du monde qu'il convient d'interroger. Voici par exemple la carte de la 2e "nationalité" la plus importante pour chaque pays en Europe (source : Brilliant Maps). Sans critères statistiques et en confondant origine géographique et appartenance culturelle ou religieuse, ce type de cartes peut verser dans les stéréotypes.

Quel est le poids de la population de grandes métropoles mondiales comparé à la population de pays ou régions en Europe ?



L'importance des langues à la surface du globe rapportée au poids relatif des populations (source : Visual capitalist)


La taille respective des terres et des océans peut donner lieu à des comparaisons intéressantes : l'océan Pacifique couvre une superficie plus grande que toutes les terres réunies (source : Brilliants Maps). Une manière de donner quelques repères et quelques ordres de grandeur aux plus jeunes élèves.

Avec parfois des questions pertinentes qui pourraient s'apparenter à des formes de géographie prospective : que se passerait-il si les plus grands pays avaient les plus importantes populations (source : Map Porn) ?


Certains sites de diffusion et partage de cartes géographiques sur Internet proposent ainsi des classements :

Concernant la taille comparative des pays, on peut trouver beaucoup d'exemples en saisissant dans un moteur de recherche l'expression : "the true size of  ? Sinon vous pouvez utiliser le site du même nom True Size qui est assez efficace pour comparer la taille des pays (en voici quelques exemples). Dans la barre de recherche, on saisit le nom d'un pays qui aussitôt se met en surbrillance. Puis on le déplace sur la carte pour comparer sa taille par rapport à d'autres espaces.


L'un des usages de True Size assez inattendu et pour le moins détourné consiste à déplacer un pays de l'hémisphère Nord vers les Tropiques ou vers l'Equateur (par exemple la France vers l'Afrique centrale). Compte tenu de la projection Mercator choisie par Google Maps, la taille du pays se réduit alors de manière très significative : une manière de travailler sur les projections (voir la démo dans cet article de Cybermetric).

Si vous souhaitez pouvoir comparer la superficie ou les caractéristiques de différents espaces géographiques avec des outils de cartographie numérique, trois autres utilitaires peuvent vous rendre service :
  • Mapfrappe : http://mapfrappe.com/

    Il s'agit d'un petit utilitaire pratique, qui permet de comparer des espaces à partir de Google Maps. Grand intérêt pédagogique pour comparer la superficie de pays, de régions, de villes ou d'îles. Un peu moins puissant et convivial que True Size, mais l'avantage est de pouvoir comparer toutes sortes d'espaces (et pas seulement des pays).

    Pour montrer par exemple la taille des Etats-Unis par rapport à la France :



    Ou pour montrer la proximité des capitales au Proche-Orient  :



  •  Mapfight : http://mapfight.appspot.com/

    Cet applicatif permet de comparer la surface de deux pays comme Mapfrappe, à la différence que la comparaison s'effectue non pas sur la carte mais en choisissant leur nom dans une liste déroulante. Le résultat est donné sous la forme d'une carte superposant les deux espaces comparés et qui indique la surface précise de chacun des deux. L'intérêt de Mapfight est de comparer aussi des anciens royaumes ou des empires.
  •  Overlap Map : http://overlapmaps.com/

    Le site fonctionne sur le même principe que Mapfight en choisissant le nom dans une liste déroulante. On peut comparer des pays, des provinces, des rivières, des lacs...

  • Geteach : http://geteach.com/

    Cette application en ligne permet d'afficher une double carte à partir de Google Maps et de cartes personnalisées hébergées dans le service de Google "My Maps" (cela suppose toutefois d'avoir un compte Google). Assez pratique pour afficher des jeux de données géographiques, comparer des cartes ou encore mesurer des distances ou des aires. Grâce à son double visualiseur (cf ce tutoriel), Geteach permet de zoomer sur des zones très précises et de comparer les deux vues à l'écran. Voir cet article en ce qui concerne la mode des doubles visualiseurs.

  • Slap it on a Map : http://www.slapitonamap.com/

  • Cette application en ligne permet de comparer non seulement des continents, des pays, des îles..., mais aussi des figures et des objets de toutes tailles (monuments, véhicules, terrains de sport...). On peut par exemple mesurer la taille d'un grand port maritime en nombre de terrains de football ou estimer quelle est la surface de tel parc urbain par rapport à Central Park.

Hans Hack a développé l'application "How Big" qui permet de faire des comparaisons directes à partir de n'importe quel lieu à la surface de la Terre.  On choisit la taille du cercle ou du carré (en mètres, kilomètres, hectares ou miles) qui s'affiche à l'endroit choisi. On peut ensuite les télécharger sous forme de fichier GeoJSON.



Aujourd'hui la tendance à faire des cartes comparatives s'est généralisée sur Internet. Elle ne sert pas qu'à comparer la taille des pays. On peut trouver le même type de comparaison pour des climats (voir le site Lonely Planet qui donnent des exemples) :

Ces cartes peuvent concerner également le niveau de revenus ou de richesses, comme par exemple le PNB des villes et des états américains à comparer de villes ou d'états européens (source : Map Porn). L'efficacité visuelle semble a priori assez bonne : sur la carte ci-dessous, on peut voir assez facilement que la richesse de l'Allemagne ne correspond pas seulement à celle de la Californie, mais à celle d'une part importante de l'Ouest américain. Il n'en demeure pas moins que ces cartes restent peu évidentes à analyser dans le détail concernant des éléments plus spécifiques. Un peu comme pour les cartes par anamorphoses, on ne peut en tirer que des ordres de grandeur.
 

Il s'agit parfois de jouer sur les stéréotypes (source : Maping stereotypes).

Ces cartes, bonnes ou mauvaises, entendent répondre à des besoins pratiques. On pourrait prendre beaucoup d'autres exemples sur Internet (cf ce site classant les pays par superficie ou ce jeu destiné à faire reconnaître les pays par leurs formes). Mais comparaison ne vaut pas raison. Avec la prolifération de ce type de cartes sur Internet, serait-on tombé dans l'ère du "tout image" et du "visuellement parlant" ?

C'est en tous les cas une question qu'il faut se poser si on ne veut pas tomber dans une géographie nomenclaturale et descriptive nous ramenant à comparer la surface des pays entre eux comme on apprenait autrefois à classer les fleuves par leur longueur ou les montagnes par leur hauteur (voir cette série de cartes vintage ou encore cette page récente du magazine National Geographic).


Liens ajoutés le 2 mars 2019

La répartition des terres émergées dans le monde en fonction de la latitude et de la longitude :
http://andywoodruff.com/blog/land-by-latitude-and-longitude-or-a-pile-of-continents/






La répartition de la population dans le monde en fonction de la latitude et de la longitude par Bill Rankin (à voir également sur le site Datagraver) :
http://www.radicalcartography.net/index.html?histpop


Un autre mode de répartition originale des densités de population en fonction de l'hémisphère :
http://www.slate.fr/story/115109/carte-densite-population-terre

Lien ajouté le 12 mai 2019

Le monde divisé en régions équivalentes à la population des Etats-Unis :
http://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/5ptouw/earth_split_into_areas_with_population_roughly/


Liens ajoutés le 23 août 2019


Lien ajouté le 8 octobre 2019

Le package popcircle disponible pour le langage R permet de comparer des espaces ou des pays entre eux. Un peu comme dans une anamorphose, ils sont représentés à l’échelle d’une variable. L'affichage est toujours le même : les valeurs les plus fortes au centre, les plus faibles aux extrémités. Les polygones d’origine sont mis à l’échelle des cercles créés afin d’être insérés à l’intérieur (leur taille est approximativement proportionnelle). Ce type de carte-graphique met en évidence les grands contrastes, mais ne permet pas de comparaisons fines entre les pays. Voir la présentation du package sur le site Veille Carto 2.0.

 
Liens ajoutés le 12 novembre 2019

Lien ajouté le 15 janvier 2020
Lien ajouté le 7 mars 2021
Lien ajouté le 5 avril 2021
Lien ajouté le 17 août 2021
Lien ajouté le 30 août 2021

Une série de cartes de Lionel Georges Curtis (1916) comparant la taille de l'empire britannique par rapport à d'autres empires : http://library.artstor.org/#/search/artcreator:(Curtis,%20Lionel%20George)

En prolongement, un fil Twitter a été ouvert pour recenser ces cartes de comparaison visuelles, parfois efficaces, mais souvent très discutables sur le plan sémiologique. Vous pouvez les consulter et en ajouter de nouvelles avec le hashtag (#mapcomparison).

Lien ajouté le 9 octobre 2021
Lien ajouté le 5 juin 2024
Lien ajouté le 11 novembre 2025

« Cartographie : les 15 plus longs fleuves du monde » (Visual Capitalist).

Du cœur des premières civilisations à l'énergie hydroélectrique moderne, les grands fleuves du monde ont longtemps façonné les économies et les cultures. Les experts divergent quant à la longueur de l' Amazone - certaines mesures l'estiment à 6 992 km, dépassant de peu le Nil . Le Yangtsé, en Chine, est le plus long fleuve (6 300 km) à couler entièrement dans un seul pays. L'Asie abrite la moitié des plus longs fleuves du monde.L'infographie présente les dimensions des 15 plus longs fleuves du monde, montrant la distance parcourue par chacun et le nombre de pays qu'il traverse. Les données de cette visualisation proviennent de l'Encyclopædia Britannica, qui répertorie les longueurs des rivières en miles et en kilomètres.

Articles connexes

Des différents modes de visualisation pour comparer des images aériennes ou satellitaires