La carte, objet éminemment politique : l’Etat islamique, de la proclamation du « califat » à la fin de l’emprise territoriale


Le « califat » a été proclamé en juin 2014 à Mossoul, en Irak. L’emprise territoriale de l’Etat islamique s’est terminée 58 mois plus tard à Baghouz, en Syrie.

Pierre Breteau revient en 58 cartes sur l'essor et le déclin de l'Etat islamique entre 2014 et 2019, en expliquant aussi les choix qui ont présidé à l'élaboration de ces cartes. De la cartographie des forces en présence à l'analyse des zones qu’elles contrôlent, toutes ces cartes n'ont pour but que de refléter un rapport de force, un équilibre provisoire à un instant T.

Consulter l'animation cartographique sur le site du Monde - Les décodeurs.
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/03/26/l-ei-en-58-cartes-de-la-proclamation-du-califat-a-la-fin-de-l-emprise-territoriale_5441495_4355770.html




Articles connexes

La carte, objet éminemment politique : la montée des tensions entre l'Iran et les Etats-Unis

La carte, objet éminemment politique : la conquête du pouvoir par les talibans en Afghanistan

La carte, objet éminemment politique : la question kurde

La carte, objet éminemment politique : les camps de rééducation de Ouighours au Xinjiang (Chine)

La carte, objet éminemment politique : le monde vu à travers les tweets de Donald Trump

La carte, objet éminemment politique : exemple à travers la crise au Vénézuéla


La carte, objet éminemment politique : la pétition contre le Brexit gagne en popularité au Royaume-Uni


Une pétition en ligne, demandant au gouvernement et au Parlement britanniques de « révoquer l'article 50 et de rester dans l'Union européenne (UE) » a récolté plus de 5 millions de signatures au 24 mars 2019. "Le gouvernement affirme de façon répétée que quitter l’UE est la volonté du peuple. Nous devons mettre fin à cette affirmation en prouvant la force du soutien public actuel pour rester dans l’UE", indique le texte accompagnant la pétition en ligne. Un second référendum "pourrait ne jamais être organisé, donc votez maintenant", est-il aussi écrit.
http://petition.parliament.uk/petitions/241584

Cette pétition a obtenu le nombre de signatures le plus élevé jamais enregistré sur le site du Parlement britannique, entraînant des dysfonctionnements sur ses serveurs. La pétition en question a été publiée à la fin du mois de février par une Britannique, Margaret Anne Georgiadou, qui se décrit elle-même comme « une personne contrariée qui a voté pour le maintien » du Royaume-Uni dans l'Union européenne. Elle demande la révocation pure et simple de l'article 50 du traité de Lisbonne (qui régit la sortie d'un pays de l'Union). Le succès de la pétition s'inscrit dans le contexte de la grande manifestation contre le Brexit qui a rassemblé un million de manifestants à Londres le 23 mars 2019.



Cette pétition a fait l'objet de quelques réserves, n'importe quel internaute, britannique ou non, pouvant la signer avec une adresse e-mail. En ce qui concerne les signatures extérieures au Royaume-Uni, le Parlement a confirmé avoir vérifié qu'il s'agissait uniquement de citoyens britanniques à l'étranger.

Cette carte est mise à jour régulièrement sur le site du Parlement britannique. Elle indique le nombre de signatures par circonscriptions en valeurs brutes et en pourcentages. Les données sont téléchargeables au format JSON.  :
http://petitionmap.unboxedconsulting.com/?petition=241584


Il est intéressant de comparer cette pétition aux résultats  du référendum sur le Brexit de 2016 qui met en évidence les mêmes régions en faveur du "Remain" (essentiellement le Grand Londres, l'Ecosse et l'Ulster).

 La carte des résultats au référendum sur le Brexit en 2016 (source : Le Monde)


Certains médias ont produit une carte pour mesurer les écarts entre les deux. On observe des déplacements sensibles de l'opinion publique dans des circonscriptions éloignées de Londres qui commencent à douter du Brexit : http://326politics.files.wordpress.com/2019/03/revoke-article-50-2.jpg






Sur les médias sociaux, les discussions sont assez vives pour attirer de nouveaux soutiens à cette pétition ou au contraire pour en critiquer l'initiative et en montrer les limites. Sur son compte Twitter, Stefano De Sabbata (@maps4thought) reproduit des cartes intéressantes montrant les évolutions sur la question du Brexit qui divise l'opinion publique britannique.

Alasdair Rae (@undertheraedar) a cartographié les circonscriptions qui ont signé cette pétition (en pourcentage des électeurs) de manière à en dégager des analyses. Ce sont en général les régions les plus touchées par la crise et le chômage (notamment les Midlands) et qui ont voté pour le Brexit qui signent le moins la pétition.

Ces cartes peuvent elles-mêmes être comparées avec celle du référendum de 1975 concernant (déjà à l'époque) le maintien du Royaume-Uni dans la Communauté européenne  (source : Wikipedia)



Pour rappel, cette pétition de mars 2019 intervient dans une situation politique très confuse. Le Parlement britannique a refusé pour la seconde fois le projet de Brexit présenté par la Première Ministre Theresa May. De son côté, l'Union européenne hésite à repousser la date du Brexit prévue initialement pour le 31 mars 2019 (cf demande britannique pour la reporter au 30 juin). La pétition a largement dépassé les cent mille signatures, seuil nécessaire pour provoquer un débat au Parlement. Etant donné que les élections européennes ont lieu en mai 2019, le Brexit va être un sujet très débattu au sein des pays membres de l'UE.

En contrepoint, voici une carte de 1885 montrant la répartition des sièges et les différentes sensibilités politiques aux élections du Parlement britannique. On peut observer des différences et des similitudes : http://www.reddit.com/comments/azazqw



CARTES. Brexit : on vous explique pourquoi les négociations patinent toujours à cause du "backstop" irlandais (France Info).


Articles connexes :

Le Brexit en cartes

La carte des résultats aux élections au Royaume-Uni (décembre 2019)

La carte, objet éminemment politique : exemple des élections européennes

La carte, objet éminemment politique : exemple à travers la crise au Vénézuéla

La carte, objet éminemment politique : l’Etat islamique de la proclamation du « califat » à la fin de l’emprise territoriale

La carte des ZAD en France : entre cartographie militante et recensement des projets contestés



Other Cartographies, un projet pour mettre en valeur la contribution des femmes à la cartographie


Le projet Other Cartographies a pour but d'archiver et mettre en valeur la contribution des femmes à la cartographie : http://othercartographies.com/archive







L'initiative du projet démarré en 2017 revient à Kiara M Firpi Carrión qui est née et a grandi sur l'île de Porto Rico. L'auteure vit actuellement à Madrid où elle conduit une thèse de doctorat après avoir obtenu un master en communication architecturale.

Manifeste du site Other Cartographies (traduction libre) :

Tout au long de l'histoire, les femmes ont été reconnues pour leurs réalisations à un moment précis, mais souvent effacées du contexte historique. Bien que les mouvements pour l'égalité des droits aient connu un certain essor depuis le 20ème siècle sur le plan interdisciplinaire, les femmes cartographes sont restées invisibles. De nombreux auteurs ont montré l'oubli des femmes dans différentes disciplines. Ce site a pour objectif de mettre en lumière les contributions des femmes au monde de la cartographie. La cartographie a joué un rôle fondamental dans la compréhension du territoire et des différents espaces. Le fait que le patriarcat ait éclipsé le travail des femmes cartographes les a conduites à formaliser une nouvelle approche de manière à ce que les groupes subalternes puissent être étudiés et représentés sur les cartes. Cette impuissance a donné aux femmes le courage d'exprimer la géographie dans des perspectives différentes. Les leurs.


Pour compléter

Les femmes cartographes dans l'histoire. Un fil Twitter à dérouler :


Lien ajouté le 11 octobre 2021
Lien ajouté le 16 juin 2022

Lien ajouté le 17 mars 2023

Des femmes à la tête de grandes maisons d’édition cartographique par l'Institut cartographique et géologique de Catalogne (story map) : https://storymaps.arcgis.com/stories/f78b539014cf47a3a1df85f7b6e46b9d

Liens ajoutés le 24 janvier 2026

Gladys West, mathématicienne américaine dont les travaux ont posé les bases du GPS moderne, est morte en janvier 2026 à l’âge de 95 ans. Longtemps restée dans l’ombre, cette pionnière a pourtant permis l’émergence de l’une des technologies les plus utilisées au monde (Presse Citron).

En mémoire de Gladys West, qui a utilisé Einstein pour créer le GPS (Big Think). 
Avant l'avènement de l'ère spatiale, le seul moyen de déterminer sa position était d'utiliser une carte et de faire correspondre le terrain où l'on se trouvait avec la carte indiquant l'endroit où l'on devait se trouver. Avec l'avènement des réseaux de satellites, plusieurs satellites survolant la Terre pouvaient désormais être visibles simultanément par un observateur, lui fournissant des données essentielles lui permettant de déterminer sa position. Toutefois, pour y parvenir, il fallait tenir compte des effets de la relativité restreinte et générale, ainsi que d'une connaissance précise et en temps réel des propriétés gravitationnelles en tout point de la surface terrestre. Voici comment la légendaire Gladys West a rendu cela possible.

Liens ajoutés le 27 janvier 2026

Parmi les 76 femmes scientifiques dont le nom va être inscrit sur la tour Eiffel, figure le nom d'Anita Conti, pionnière de l'océan qui dressa les premières cartes de pêche alors qu’on ne disposait dans l'entre-deux-guerres que de cartes de navigation

"Anita Conti, pionnière de l’écologie, sa vie en BD" (TV5 Monde).
Anita Conti fut la première océanographe française. Elle fut aussi l'une des premières écologistes à une époque où la défense de l'environnement était loin d'être à la mode. Elle condamnait déjà des pratiques alors répandues, comme la pêche intensive et le gaspillage qui déciment les mers et les océans du monde.

Liens ajoutés le 9 février 2026

Louis Dall'Aglio, « Carte à la une. Des femmes dans l'exploration du Monde (Xe – XXe siècle) », Géoconfluences, février 2026.
À l’occasion de la journée internationale des femmes et des filles de science, le 11 février, cette carte à la une revient sur le rôle des femmes dans l’entreprise de connaissance géographique du monde, et en particulier dans l’exploration occidentale.

« Les femmes cartographient le monde depuis des siècles – et aujourd'hui, elles prennent la parole pour les peuples exclus de ces cartes » (The Conversation).

Melinda Laituri (Université d’État du Colorado) retrace l’histoire longue des femmes dans la cartographie. Elle montre comment leurs apports, longtemps invisibilisés, deviennent aujourd’hui centraux pour représenter des sociétés plus justes et inclusives. Les femmes cartographient le monde depuis des siècles – et aujourd'hui, elles prennent la parole pour les peuples exclus de ces cartes. Les femmes sont passées du statut de cartographes utilisant leur corps pour représenter des cartes à celui de dirigeantes façonnant le domaine de la cartographie. Des figures féminines sont mobilisées pour représenter les territoires. Des cartes anthropomorphes comme Europa Regina au XVIe siècle utilisent le corps féminin pour symboliser le pouvoir, la domination ou la vulnérabilité des États, révélant des rapports politiques et culturels au territoire. Sur le plan technique, les femmes contribuent très tôt. Dès le IVe siècle, une carte chinoise est brodée sur soie par une femme. À l’époque moderne, elles colorient, gravent et publient des cartes, souvent sous anonymat ou initiales pour masquer leur genre. Les ruptures viennent avec la guerre et la technologie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les « Military Mapping Maidens » produisent des milliers de cartes et développent la photogrammétrie. Plus tard, Evelyn Pruitt forge le terme télédétection et Gladys West contribue au GPS. Avec les SIG et les technologies numériques, l’accès des femmes à la cartographie s’élargit fortement depuis les années 1970. Formation, emploi et recherche deviennent plus accessibles, même si le secteur reste largement dominé par les hommes à l’échelle mondiale. De nombreuses données spatiales ignorent les besoins des femmes, en matière de santé, de sécurité ou de mobilités quotidiennes. Cette lacune renforce les inégalités, notamment lors des catastrophes ou dans la planification urbaine. Des réseaux comme African Women in GIS, GeoChicas ou Women in GIS cherchent à combler ces absences. En diversifiant les producteurs de cartes, la cartographie devient un outil de justice spatiale, capable de rendre visibles les populations longtemps laissées hors des cartes. 

Articles connexes





L'Atlas de Woodbridge et la première carte des isothermes à l'échelle mondiale (1823)


La carte impossible (1947), un court métrage d'animation très pédagogique d'Evelyn Lambart pour montrer pourquoi les projections cartographiques sont trompeuses


Cartes et données sur les forêts en France et dans le monde


I) Cartes et données sur les forêts en France
 
En France métropolitaine, la forêt ne cesse de s'étendre, particulièrement dans les zones en déprise rurale ou en voie de désertification. Elle couvre actuellement 16,9 millions d’hectares, soit 31 % du territoire. C’est l’utilisation du sol la plus importante après l’agriculture qui couvre plus de 50% du territoire. Chaque année, l'IGN fournit un rapport sur l'inventaire forestier, avec notamment le taux de boisement par département :
https://inventaire-forestier.ign.fr/


A comparer au taux de boisement dans le monde (article du journal Ouest France, 21 mars 2019) :
http://www.ouest-france.fr/environnement/climat/carte-quel-est-le-pays-le-plus-boise-au-monde-6273472

Pour accéder aux données détaillées sur le site de l'Inventaire forestier :

L'IGN fournit chaque année un memento de l'inventaire forestier qui contient de nombreuses cartes et données sur la forêt française. Il est possible de télécharger les données par départements, sylvoéco-régions, grandes régions écologiques et régions administratives. Les données détaillées sont téléchargeables en open data sur le site OCRE (Outil de Calcul des REsultats d'inventaire forestier de l'IGN). L’outil DataIFN permet lui d’accéder aux données terrain de l’inventaire forestier à l'échelle des placettes (surfaces délimitées et localisées avec précision pour les inventaires de végétation). Le référentiel géographique forestier (BD FORÊT®) pour les professionnels de la filière bois et pour les acteurs de l'environnement et de l'aménagement du territoire métropolitain est disponible en téléchargement sur le site de l'IGN ou visualisable sur le portail cartographique de l'IFN.

Pour accéder aux données en open data de l'ONF :
http://www.data.gouv.fr/fr/organizations/office-national-des-forets/

Pour accéder aux données open data des arbres à Paris (voir cette belle géovisualisation pour la ville de New York) :
http://opendata.paris.fr/explore/?q=arbres&sort=modified


Carte du couvert forestier dans les Pyrénées d'après les données de l'USGS :
http://jakubmarian.com/tree-cover-of-the-pyrenees/

Une story map sur le reboisement du massif de l'Aigoual en France (1860-1914) :
http://arcg.is/0rnqKz

Le Géoportail fournit une cartographie précise des forêts à l'échelle de l'ensemble du territoire français (y compris les territoires d'outre-mer). Cela concerne le couvert forestier, les types de formations végétales, les images infra-rouges (IRC) ainsi que les sylvo-écorégions :
http://www.geoportail.gouv.fr/thematiques/developpement-durable-energie/forets

Une série de 4 études de cas sur les forêts et le développement durable à partir d'Edugéo :
http://www.edugeo.fr/

A compléter par les données Corine Land Cover 2018 à l'échelle européenne (également accessibles sur le site de la Commission européenne). La Fondation for European Forest Research fournit des données et une très belle carte des forêts en Europe :
http://www.fefr.org/portal/publications/


II) Cartes et données sur les forêts dans le monde
 
La Journée internationale des forêts proclamée par l'ONU a lieu chaque année le 21 mars. Un site Internet rassemble les initiatives pour sensibiliser à la protection et à la gestion durable des forêts :

A l'échelle mondiale, les forêts font l'objet d'une observation attentive et d'un suivi de plus en plus précis, grâce aux moyens de télédétection et aux études conduites dans ce domaine.
http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/actualite/sciences/les-satellites-au-chevet-des-forets_2068375.html

 

La densité du couvert végétal à l'échelle mondiale à partir des données de l'USGS (2010) :
https://jakubmarian.com/tree-cover-of-the-world/

Les données de la FAO sur les forêts :
http://www.fao.org/forestry/en/

Pour obtenir des données au format vecteur (shp et kmz), consulter le site Intact Forest Lanscapes :
http://www.intactforests.org/world.map.html
Voir également :
http://figshare.com/articles/Classified_Forest_Shapefile_-_2009/5491522

Le site Forestry Degree rassemble un très grand nombre de ressources sur la forêt :
http://forestrydegree.net/top-100-resources/

Global Forest Watch est une organisation dédiée à la surveillance et à la détection de la déforestation dans le monde (lire la présentation sur le site Master Geonum). Depuis l'an 2000, le monde a perdu plus de 500 millions d'ha de forêt. La cartographie établie par Global Forest Watch montre l'extension de la couverture forestière mondiale et les zones où les forêts sont en train de s'étendre ou au contraire de disparaître.
http://www.globalforestwatch.org/


Pour accéder aux données et aux couches cartographiques sur le site Global Forest Watch : http://data.globalforestwatch.org/



Soutenu par le World Resource Institute (voir leurs données), Global Forest Watch a pour objectif d'établir un réseau mondial de surveillance des forêts. La carte interactive comprend plusieurs couches d'information, notamment le couvert forestier, le recul du couvert forestier globale depuis 2000, la hauteur des arbres, les stocks de carbone emmagasinés par les forêts tropicales et des données sur l'utilisation des forêts dans le monde. La carte comprend également des liens vers des récits liés à la forêt avec photos, vidéos et textes explicatifs (carte à télécharger en haute résolution sur le site Map Porn).

Les forêts tropicales détruites en 2018 représentent la surface du Nicaragua, Libération, article du 24 avril 2019. 12 millions d’hectares de bois tropicaux ont disparu en 2018, la quatrième plus grande perte depuis 2001, selon le World Resources Institute. De plus en plus de pays sont concernés.

Atlas of Forest Landscape Restoration Opportunities
http://www.wri.org/applications/maps/flr-atlas/#


Le monde compte de très nombreux paysages forestiers déforestés et dégradés qui limitent les possibilités de mise en valeur par l'homme. L'Atlas des possibilités de restauration du paysage forestier représente la toute première évaluation à l'échelle mondiale des zones d'opportunités de restauration des paysages forestiers - opportunités de réduction de la pauvreté, d'amélioration de la sécurité alimentaire, d'atténuation du changement climatique et de protection de l'environnement. L'atlas comprend des cartes sur la couverture forestière actuelle, la couverture forestière potentielle, l'état de la forêt et la pression anthropique sur les paysages forestiers. La carte décrit les pays, les organisations régionales et autres entités qui se sont engagés à atteindre l'objectif du défi de Bonn de restaurer 150 millions d'hectares de forêts perdues et de terres forestières dégradées dans le monde d'ici 2020.

La série Living in the Age of Humans proposée par ESRI vise à montrer l'impact des activités humaines sur la planète à l'ère de l'anthropocène. Un des épisodes de cette série concerne les forêts : A World of Forests : la story maps et l'atlas.

Une carte esthétique des forêts dans le monde représentées en relief, à consulter sur le forum Map Porn :
http://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/a8l45e/forests_as_mountains/



La déforestation de la forêt amazonienne a atteint un pic en 2018. Selon les estimations, 20 % des émissions de carbone dans le monde sont dues à la déforestation. Des efforts de reforestation commencent à être entrepris. "Le Brésil, de la déforestation à la reforestation ?" (sur le site Géoconfluences).

L'Inde et la Chine végétalisent leurs territoires. En 17 ans, la planète s'est re-végétalisée d'une surface équivalente à celle de l'Amazonie ! Une tendance que l'on doit principalement à l'Inde et à la Chine. Une bonne nouvelle à prendre avec des pincette (source : Sciences et Avenir). Une étude internationale publiée le 6 mars 2019 dans la revue Science Advances a étudié le potentiel de la technique de la régénération : laisser repousser les arbres grâce aux graines provenant des forêts voisines. Des arbres viennent bien repeupler la zone, mais des siècles sont nécessaires avant de retrouver une composition identique en espèces (lire cet article).

Le suivi des images prises par le satellite Landsat sur les 30 dernières années permet de mesurer le degré de dégradation des zones forestières : exemple en Amérique du Nord.

Le développement de la culture du palmier à huile est en partie responsable de la déforestation et de l’accaparement de terres dans les zones tropicales :
- Étudier les relations environnement-sociétés à partir du cas de l'huile de palme à Bornéo (Géoconfluences).
- Petite géographie du palmier à huile (Visioncarto).
- Une story map (en anglais) sur l'huile de palme (Kontinentalist).

L'artiste lituanien, Ernest Zacharevic s’est rendu dans une plantation de palmiers à huile sur l'île de Sumatra, afin de réaliser une œuvre d’art impressionnante vue du ciel pour interpeller sur la situation des orangs-outans en Indonésie, victimes de la déforestation.
http://news.all4trees.org/sos-foret-tropicale-indonesie-meurt/

 SOS – Slapsh and Burn © Ernest Zacharevic

Fichiers KMZ pour utilisation pédagogique :
- Les déforestations dans le monde (site Eduterre)
- Les déforestations dans le monde (Disappearing forests)
- Déforestation au Brésil (Muides2.free.fr)
- Déforestation en Indonésie, au Soudan, au Congo, en Zambie et au Mexique (Deforestation)

La hauteur moyenne de la canopée dans le monde a pu être calculée grâce aux images numériques (surtout LIDAR). Image à consulter et télécharger en haute résolution sur MapPorn. La carte de la hauteur de la canopée du NASA Earth Observatory est basée sur des estimations d'un modèle d'apprentissage en profondeur appliqué aux données optiques Sentinel-2. Selon une équipe de recherche dirigée par Nico Lang du laboratoire EcoVision de l'ETH Zürich, seulement 5% de la superficie terrestre de la Terre en 2020 était couverte d'arbres de plus de 30 mètres de haut. Lang, avec ses collègues Konrad Schindler et Jan Wegner, a produit la carte en fusionnant les données lidar de la mission GEDI (Global Ecosystem Dynamics Investigation) de la NASA avec l'imagerie optique des satellites Sentinel-2 de l'Agence spatiale européenne. 

La nature en ville, en particulier les arbres présents en milieu urbain, font l'objet d'un intérêt grandissant. Voici un moyen d'explorer la canopée de grandes villes dans le monde avec possibilité de comparer l'indice Green View entre de nombresues métropoles mondiales :
http://senseable.mit.edu/treepedia/cities/amsterdam


L’augmentation du couvert forestier contribue à abaisser les températures urbaines en bloquant les rayonnements à ondes courtes et en augmentant l’évaporation de l’eau. En créant des microclimats, les arbres atténuent également la pollution de l’air causée par les activités urbaines quotidiennes. Leurs systèmes racinaires absorbants aident également à éviter les inondations lors de fortes pluies et d'ondes de tempête.

L'indice Green View (GVI) a été calculé à l'aide des panoramas de Google Street View. Cette méthode s'appuie sur l'obstruction du paysage par les cimes des arbres et classe les images en conséquence. En utilisant Google Street View plutôt que l’imagerie satellitaire, on privilégie la perception humaine de l’environnement au niveau de la rue. Le GVI présenté ici est sur une échelle de 0 à 100, montrant le pourcentage de couverture du couvert forestier d'un endroit particulier. L'indice est par exemple de 8,8% à Paris contre 20,6% à Amsterdam.

La montée des eaux et l'exploitation forestière illicite tuent les arbres et la mangrove des Sundarbans, le mur de naturel qui protège la côte indo-bangladaise :


L’organisme international Forest Stewardship Council (FSC) décerne depuis une vingtaine d’années un label écologique, qu’il appose aux produits (meubles, papier, etc) issus d’une gestion durable des forêts. De nombreuses irrégularités et zones d’ombres perdurent autour de cet écolabel.  Permet-il une gestion durable des forêts ? L’enquête menée dans le cadre du reportage diffusé sur ARTE Forêts labellisées, arbres protégés ? tente de répondre à cette question. Les réponses sont alarmantes. Le problème est à l'origine du retrait de Greenpeace du label FSC (voir cet article).

Ikea peut-il se réconcilier avec les forêts françaises ?
http://www.forestopic.com/fr/yes-i-wood/filiere-bois/534-ikea-forets-francaises














#30DayMapChallenge #day6 - Red




Our Forests Tomorrow publie une carte interactive montrant les endroits où les différentes espèces d'arbres en Europe pourraient avoir du mal à survivre du fait du réchauffement climatique et où elles pourraient avoir besoin de migrer. Les cartes sont basées sur l' étude EU-Trees4F, qui a analysé la répartition potentielle de 67 espèces d'arbres.


« Couper la forêt pour la sauver du changement climatique, est-ce vraiment une bonne idée ? » (The Conversation)

Quatre chercheurs de l’INRAE, de l'Université Paris-Saclay, du Cirad et d'Agro ParisTech questionnent l'idée de remplacer les forêts françaises par des plantations plus résilientes. Bien que séduisante face au changement climatique, cette approche pourrait négliger la résilience naturelle. Les modèles corrélatifs, utilisés pour prévoir l’avenir des forêts, montrent des limites : ils ignorent la variabilité génétique, l’adaptation locale et la plasticité des arbres face au stress. Ces biais rendent ces prédictions souvent trop pessimistes. Les modèles corrélatifs, utilisés pour prévoir l’avenir des forêts, montrent des limites : ils ignorent la variabilité génétique, l’adaptation locale et la plasticité des arbres face au stress. Ces biais rendent ces prédictions souvent trop pessimistes. Remplacer massivement les arbres actuels par des espèces "résilientes" peut être contre-productif : 40% des plantations récentes ont échoué en 2022 en raison de conditions climatiques extrêmes. Favoriser la résilience naturelle est une meilleure solution à long terme. Les coupes rases détruisent biodiversité, puits de carbone et fertilité des sols. Les chercheurs prônent des approches durables : forêts mélangées et continuité du couvert forestier pour concilier adaptation et préservation écologique

[1/3] La définition des #forêts varie d’un pays à l’autre, notamment en fonction du couvert végétal. Selon la FAO une forêt doit avoir des arbres de +5 m et un couvert de canopée > 10%. D’autres agences utilisent des seuils + élevés influençant la carto des zones forestières. #geography #forests

[image or embed]

— Patrick Marques (@pmarques35.bsky.social) 7 mars 2025 à 10:16

"Couverture forestière potentielle dans les scénarios climatiques actuels et futurs" (Nature).
Des cartes mondiales du couvert forestier potentiel à haute résolution spatiale, pour les scénarios climatiques actuels et futurs, sont nécessaires pour évaluer le risque de perte future de carbone forestier et le potentiel de stockage de carbone par les projets de boisement/reboisement.

"Planter à tout prix - Des arbres pour sauver la planète ?" (Documentaire ARTE).
Cette passionnante enquête sur trois continents (France, Espagne, Portugal, Congo, Brésil) dévoile les mensonges, les intérêts et la menace cachés derrière les immenses forêts industrielles plantées à travers le monde entier au nom de l'écologie.  On n’a jamais planté autant d’arbres à la surface de la Terre. Depuis plusieurs décennies, et plus encore depuis l'accord de Paris sur le climat de 2015, c’est le mot d’ordre pour lutter contre la déforestation, l’érosion de la biodiversité et le changement climatique. Mais derrière ces slogans se cachent le plus souvent de grands programmes de monocultures forestières répondant aux besoins de l’industrie, à l'instar du plan décennal lancé en France par Emmanuel Macron pour planter un milliard d’arbres d’ici à 2032, subventions à l'appui. 

"Résultats 2025 de l’Inventaire forestier national" (IGN).
La surface des forêts continue de s’étendre au rythme moyen de 90 000 hectares par an. Les arbres morts représentent 5 % du volume de bois sur pied et la mortalité a augmenté de 125 % en dix ans. Des indicateurs sanitaires confirment que 8 % d’arbres sont altérés. Le stock de bois sur pied augmente moins vite, réduisant d’autant le puits de carbone. Voir les données disponibles sur l'Observatoire des forêts françaises.


Lien ajouté le 6 février 2026

Maxime Bellifa, Ingrid Bonheme, Guillaume Decocq, Guillaume Fried et al (2026). 
Indigénat des espèces arborées de France à l'échelle des sylvoécorégions. Le Journal de Botanique 124:2-17, mars 2026, https://www.researchgate.net/publication/401582976_Indigenat_des_especes_arborees_de_France_a_l'echelle_des_sylvoecoregions

Cet article présente la première caractérisation de l'indigénat des espèces arborées de France hexagonale à l'échelle des sylvoécorégions. Les sylvoécorégions constituent un découpage du territoire particulièrement adapté aux études forestières, basé sur des critères pédoclimatiques. Les taxons traités sont les espèces arborées au sens de l'Inventaire forestier national, c'est-à-dire les espèces ligneuses pouvant atteindre 5 mètres de haut à maturité. Mené par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ce travail a été réalisé avec l'expertise des conservatoires botaniques nationaux et de spécialistes des questions d'indigénat. À l'issue de ce travail, 119 espèces sont considérées comme étant indigènes ou cryptogènes dans au moins une sylvoécorégion, et donc indigènes ou cryptogènes en France. Cette nouvelle information est maintenant disponible sur la plateforme de l'État recherche.data, qui peut être utilisé dans les études nécessitant une approche fine de l'indigénat des espèces arborées. 

Articles connexes











Les visions multiples de la francophonie à travers les cartes


A l'occasion du XVIIe Sommet de la Francophonie qui s'est réuni à Erevan en octobre 2018 et de la Journée internationale de la Francophonie du 20 mars 2019, les médias ont diffusé un certain nombre de cartes qui donnent à voir des visions multiples de la francophonie et à interroger ce qu'elle est véritablement, entre instrument de puissance économique et politique de la France et outil partagé entre de nombreux pays au service de l’éducation et de la culture (lire par exemple cette présentation critique).   

Pour rappel la francophonie, c'est près de 300 millions de locuteurs dans le monde. Le français est la cinquième langue la plus parlée et sera, selon les projections, la deuxième langue au monde en 2050 en raison notamment de l'essor démographique de l'Afrique.

Sommet de la Francophonie : de Québec à Kigali, à qui profite la Francophonie ? (France Culture, 12 octobre 2018).
http://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/sommet-de-la-francophonie-de-quebec-a-kigali-a-qui-profite-la-francophonie



Cette carte de l'AFP construite à partir des données de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) met en avant les 54 Etats membres, auxquels s'ajoutent 26 Etats observateurs et 4 membres associés. Cet élargissement n'est pas sans poser question sur la nature et l'avenir de l'OIF, notamment sur le fait de devoir respecter les valeurs démocratiques défendues par la France pour pouvoir adhérer à l'organisation.

Cette carte correspond sensiblement à celle disponible sur le site de l'OIF, bien que cette dernière insiste davantage sur les organismes ou agences qui portent cette francophonie (AUF, TV5 Monde, Université Senghor...). Paris reste le siège des principaux organes et institutions, alors même qu'elle n'est plus la plus grande ville francophone aujourd'hui.
http://www.francophonie.org/IMG/pdf/carte_oif_autour_du_monde_380_270mm.pdf




Francophonie : de Paris à Kinshasa, le combat d’une langue (Courrier international, 16 mars 2018).
http://www.courrierinternational.com/grand-format/carte-francophonie-de-paris-kinshasa-le-combat-dune-langue

La carte thématique proposée par le Courrier International a le mérite de faire ressortir le poids respectifs des pays membres de l'OIF, en fonction du nombre de locuteurs par pays, mais aussi du choix (ou non) du français comme langue officielle. Les données sont celles du rapport de l'OIF de 2014.

Pour accéder aux données statistiques de l'OIF :

L'OIF a publié des estimations plus récentes de 2018, mais assorties d'une carte pour le moins discutable (avec un beau map fail !). Il est préférable d'utiliser cette autre carte qui distingue clairement le nombre et le taux de francophones par pays. Voir aussi cette anamorphose proposée par Worldmapper (date déjà ancienne :  2005).
http://observatoire.francophonie.org/qui-parle-francais-dans-le-monde/





Kinshasa est désormais la plus grande ville francophone au monde. Parmi les 10 plus grandes francophones, 8 se situent en Afrique. Il convient cependant de distinguer la population de ces villes et leur nombre de locuteurs véritablement francophones, ce qui n'est pas toujours très clair dans les statistiques :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_principales_villes_francophones




Il peut être intéressant de confronter ces cartes de la francophonie (au sens de la répartition générale de la langue française et non seulement de l'adhésion à l'OIF) avec d'autres cartes montrant le poids respectif et la répartition des langues dans le monde.

Le site Visual Capitalist propose une très belle infographie à ce sujet (A Word of languages)
http://www.visualcapitalist.com/a-world-of-languages/

Le site Le Parisien Etudiant propose deux cartes, l'une sur la langue la plus étudiée dans chaque pays et l'autre sur la seconde langue la plus étudiée (sources non indiquées). Ces cartes permettent de mettre en évidence le poids des héritages historiques (notamment la colonisation) ainsi que des logiques de proximité géographique ou culturelle (souvent liées).
http://etudiant.aujourdhui.fr/etudiant/info/apres-l-anglais-le-francais-est-la-seconde-langue-etrangere-la-plus-apprise-dans-le-monde.html


Quelle langue est majoritairement étudiée dans chaque pays ?
 Quelle est la seconde langue la plus étudiée dans chaque pays ?
Si l'on considère les langues utilisées pour voyager, on peut voyager dans le monde en connaissant seulement quatre langues (le français n'étant plus vraiment la langue utilisée en Europe, bien qu'on ne sache pas vraiment sur quelles sources s'appuie cette carte) : http://www.reddit.com/r/MapPorn/



Avec la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (Brexit), le français pourrait redevenir la langue de travail des institutions européennes qui, pour l'instant, utilisent encore très largement l'anglais : http://www.lecho.be/economie-politique/europe/general/les-grandes-ambitions-de-macron-pour-la-langue-francaise/10022453.html


Dans les manuels scolaires de géographie, la francophonie est présentée de manière parfois ambiguë, tantôt comme liée seulement aux territoires ultramarins, tantôt comme un facteur de rayonnement global de la France sur les 5 continents.



A compléter par cette carte interactive de la langue française dans le monde (Magnard, classe de Première ES-L) : http://numeres.net/9782210105126/res/9782210105126_ani_hg1-es-l-carte22/index.html

 

Une autre manière de mettre en valeur la présence française à l'échelle mondiale est de cartographier le nombre de Français vivant à l'étranger (avec parfois des figurés ponctuels un peu exagérés). Voir le rapport sur la situation des Français établis hors de France (2017) qui fournit les statistiques d'après le registre officiel. Wikipedia en donne également un tableau statistique. C'est en Europe et en Amérique du Nord qu'il y a le plus de Français vivant à l'étranger, suivies par l'Afrique et l'Asie  : http://www.assemblee-afe.fr/IMG/pdf/rapport_2017.pdf

Dans ce même rapport figure une carte du réseau des établissements d'enseignement français de l'AEFE.



Sur le site du gouvernement français, la francophonie est mise en avant comme une source de rayonnement  et comme un atout économique pour la France.
http://www.gouvernement.fr/action/la-francophonie

Comme facteur d'identité et marqueur culturel, la langue constitue un élément fort d'appartenance, voire d'adhésion. Munoz Ludivynn aborde la question des rivalités géopolitiques à travers la Francophonie qu'on compare assez souvent au Commonwealth dans la volonté d'établir une forme de domination politique, économique et culturelle à travers la langue.

« Une mondialisation culturelle et linguistique ? Le cas des organismes de promotion culturelle et linguistique », Études caribéennes, 22 | Août 2012.
http://journals.openedition.org/etudescaribeennes/5840




L'un des enjeux du Sommet de la Francophonie qui s'est réuni à Erevan était justement d'aller vers plus de partage et de coopération entre les pays, sans que cela passe exclusivement par la France. Comme le souligne le site officiel du Sommet d'Erevan, il s'agit de "donner corps à une solidarité active entre les 84 membres" autour de 4 objectifs (promotion de la langue française, de la paix, appui à l'éducation et coopération au service du développement durable).
http://francophonieerevan2018.am/fr/la-francophonie/mission.html

Cela fait écho à l'affirmation de Boutros Boutros-Gali : « la francophonie sera subversive et imaginative ou ne sera pas ».

Prolongements :
  • John Kristian Sanaker, Karin Holter and Ingse Skattum, La francophonie - une introduction critique,  Unipub  forlag Oslo Academic Press, 2006.
  • Atlas des langues dans le monde. Le site Ethnologue recense 7 111 langues dans le monde dont certaines sont parlées par moins de 100 locuteurs. A l'inverse, 23 langues représentent plus de la moitié de la population mondiale. Le site Langscape propose le même type de carte interactive et renvoie à une fiche descriptive pour chaque langue.
    http://silintl.carto.com/builder/852e178e-e26e-11e5-88b4-0e674067d321/embed
    http://langscape.umd.edu/map.php
  • Atlas sonore des langues régionales. Une même fable d'Ésope peut être écoutée et lue en français et en langues régionales. On peut retrouver les créoles et de nombreuses langues des outre-mers.
    http://atlas.limsi.fr/?tab=OI
  • Carte linguistique de la France. Cette carte offre une représentation de la situation linguistique et dialectale de la France métropolitaine au XXe siècle.
    http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/visites-virtuelles/cartographie/index.html
  • World Atlas of Language Structures (WALS). Une vaste banque de données sur les langues et leurs propriétés structurelles (phonologiques, grammaticales, lexicales) rassemblées à partir de matériels descriptifs (tels que des grammaires de référence) par une équipe de 55 auteurs. Un outil de cartographie en ligne permet d'afficher les occurrences de tel ou tel terme selon les pays. http://wals.info/
  • Atlas des langues en danger.
    http://www.endangeredlanguages.com/
  • Atlas des langues en danger dans le monde (Unesco, 2010).
    https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000189451
  • Atlas des alphabets en danger. En dépit de la mondialisation, de l'oppression politique et des inégalités économiques, les cultures minoritaires commencent à raviver l'intérêt pour les écritures traditionnelles. L'atlas concerne les alphabets mais aussi les systèmes d'écriture au sens large. Il vise à faire connaître les cultures autochtones et minoritaires qui risquent de perdre leur histoire et leur identité. http://www.endangeredalphabets.net/
  • Carte des systèmes d'écriture dans le monde (Map Porn repris de Wikipedia) :
    http://i.redd.it/ozuu52hvj3201.png

Lien ajouté le 18 janvier 2020
Lien ajouté le 12 avril 2020
Lien ajouté le 1er octobre 2024

En Afrique, le français prié de se mettre en sourdine (France Culture). l'usage du français en Afrique est de plus en plus contesté. Dans quel contexte politique et diplomatique ce rejet s'inscrit-il ? Quel impact pour l'Organisation internationale de la Francophonie ? Et pour les langues locales ?

Lien ajouté le 4 octobre 2024
Lien ajouté le 19 mars 2026

« Le français devient la quatrième langue la plus parlée au monde » (France-Info)

Le monde compte 396 millions de francophones, dont "près de 65%" sur le continent africain, souligne le rapport 2026 sur la langue française dévoilé le 16 mars 2026 à Québec par l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), à quelques jours de la Journée internationale de la francophonie célébrée le 20 mars. Le français est désormais la quatrième langue la plus parlée au monde. Il gagne une place dans le classement mondial en arrivant derrière l'anglais (qui réunit plus d'1,5 milliard de personnes), le mandarin (plus d'un milliard de locuteurs) ou encore l'espagnol (plus de 600 millions d'hispanophones) mais devance l'arabe standard.

Articles connexes

La langue française dans le monde (rapport 2026 de l'OIF)