Lien ajouté le 9 février 2026« Sur les traces du changement climatique en Arctique. Manuel à l’usage des enseignants du primaire et du collège » (
OCE).
L’Office for Climate Education (OCE) présente « Sur les traces du changement climatique en Arctique », un guide pédagogique à destination des enseignants du primaire et du début du secondaire (7 à 15 ans), pour explorer l’Arctique, le pergélisol et les grands enjeux climatiques actuels. Ce manuel clé-en-main accompagne les enseignants dans la mise en œuvre d’activités interdisciplinaires fondées sur la démarche d’investigation, la pédagogie de projet, et la collaboration entre élèves de différentes cultures. À travers des activités de classe variées (ateliers scientifiques, échanges culturels, analyses de données), les élèves y découvrent le rôle essentiel de l’Arctique dans la régulation du climat mondial, les conséquences du dégel du pergélisol, et la richesse des cultures française et nord-canadienne. Le manuel s’appuie sur les résultats du projet scientifique international PRISMARCTYC, mené conjointement par des chercheurs en France, au Canada et ailleurs.
Lien ajouté le 25 février 2026« Evolution de l’épaisseur et du volume de la banquise en Arctique de 1979 à 2026 » (©
Zacharie Labe).
Zacharie Labe, climatologue, propose une animation cartographique montrant l’évolution de l’épaisseur et du volume de la banquise en Arctique. Bien que les observations de l’épaisseur de la banquise soient rares, il utilise ici le modèle océanique et de banquise PIOMAS (Zhang et Rothrock, 2003) pour visualiser l’épaisseur et le volume de la banquise en janvier de 1979 à 2026.
Lien ajouté le 25 mars 2026 Des chercheurs de l’Université de Pérouse, en collaboration avec le CNR italien et l’ESA, analysent les flux d’eau douce arctiques depuis l’espace. Leurs travaux révèlent comment le cycle de l’eau se transforme sous l’effet du réchauffement. À l’échelle du bassin arctique, les fleuves drainent chaque année environ 4.760 km³ d’eau douce vers l’océan. Près de 80% de ces flux proviennent des bassins eurasiens, ce qui souligne le rôle majeur des grands fleuves sibériens dans le climat global. Les chercheurs montrent que le suivi des débits devient difficile sur le terrain. Les stations hydrométriques disparaissent dans ces espaces isolés. Les satellites offrent une solution pour observer en continu des territoires vastes et peu accessibles. Le modèle STREAM combine plusieurs données spatiales. Gravité terrestre, humidité des sols, neige et précipitations. Cette approche permet de reconstituer les écoulements quotidiens sur toute la région arctique entre 2003 et 2022. Les résultats remettent en cause une idée simplifiée. Le réchauffement ne rend pas uniformément l’Arctique plus humide. Certaines régions voient leurs débits augmenter, tandis que d’autres, comme le bassin du Mackenzie au Canada, enregistrent une baisse. Cette diversité spatiale s’explique par plusieurs facteurs. Hausse des températures, modification des précipitations, fonte du pergélisol et évolution du manteau neigeux. Le cycle de l’eau arctique se transforme de manière différenciée selon les régions. Les satellites deviennent des outils déterminants pour comprendre ces dynamiques. Les missions GRACE ou Sentinel permettent de mesurer les variations de masse d’eau. Les futures missions offriront une précision accrue pour suivre ces transformations. L’étude montre que le cycle hydrologique arctique se reconfigure à l’échelle régionale, avec des contrastes marqués entre bassins. Ces évolutions influencent les océans, les écosystèmes et le climat global sur le long terme.
Lien ajouté le 31 mars 2026« Des expériences montrent que le dégel du pergélisol le rend 25 à 100 fois plus perméable » (
Phys.org).
Des chercheurs (University of Leeds) montrent comment le dégel du pergélisol transforme les sols arctiques en sources actives de GES. L’objectif est d’expliquer précisément comment ces milieux gelés, longtemps stables, deviennent des systèmes qui libèrent rapidement du carbone vers l’atmosphère. Le pergélisol constitue un immense réservoir de carbone. Il stocke environ 1.700 milliards de tonnes, soit près de trois fois le carbone présent dans l’atmosphère. Sa dégradation représente donc un basculement majeur dans le système climatique global. Les expériences montrent un changement physique spectaculaire. En se réchauffant, le pergélisol devient 25 à 100 fois plus perméable. Les gaz piégés peuvent alors s’échapper plus facilement vers l’atmosphère, notamment le CO₂ et le méthane. Les tests ont été réalisés entre -18°C et +5°C. Le seuil critique se situe entre -5°C et +1°C, où la perméabilité augmente fortement. Cette zone correspond aux conditions actuelles de réchauffement rapide dans les régions arctiques. Le phénomène s’inscrit dans une dynamique d’emballement. L’Arctique se réchauffe quatre fois plus vite que le reste du globe. D’ici 2050, jusqu’à 42% du pergélisol pourrait disparaître, libérant des quantités massives de gaz climatiques. L’étude souligne un double risque : l'accélération du réchauffement global et les impacts locaux, comme la libération de radon, gaz radioactif dangereux pour les popu. Le pergélisol apparaît ainsi comme un élément clé de l’équilibre climatique mondial.
PWJ Glover
et al., Mesure de la fraction gazeuse et de la perméabilité aux gaz du pergélisol en dégel sous l'effet du changement climatique,
Earth's Future (2026).
https://dx.doi.org/10.1029/2025ef007232
Lien ajouté le 23 avril 2026« Rivières rouillées : l’inquiétude grandit face à l’augmentation de l’acidification des eaux arctiques » (
Yale Environment 360).
Les changements climatiques ont fait fondre le pergélisol et accru les précipitations dans le Grand Nord, produisant de l'acide sulfurique qui colore les rivières et les lacs en jaune ou en orange rouille. Les scientifiques s'efforcent d'évaluer les répercussions sur la faune, les poissons et l'eau potable des communautés autochtones.
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