Signalé sur Medium - Data Visualization Society : So you want to make a map ?
Il faut un peu de temps et de pratique pour apprendre à faire une carte qui respecte la sémiologie graphique et puisse délivrer un message. Dans cet article, Kenneth Field passe en revue les différents moyens de réaliser une carte thématique. La réduction de la pauvreté fait partie des 8 objectifs fixés par l'ONU dans le cadre des OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement durable).
Toutes les étapes importantes sont décrites une à une : choix des données, choix de la projection, choix de la symbologie, choix du type de carte (carte choroplèthe, par point, par interpolation, en 3D, etc.). Il ne s'agit pas de s'initier à la prise en main d'un logiciel, mais de réfléchir véritablement aux choix cartographiques. Certaines cartes sont relativement classiques. D'autres donnent à voir une représentation différente de la pauvreté (cf cas des heat maps, dot maps et 3D maps...). Le principal intérêt est de pouvoir comparer ces cartes entre elles et de pouvoir mesurer les avantages et les inconvénients de chaque mode de représentation.
Un guide de sémiologie cartographique produit par l'INSEE ainsi que des conseils et des exemples proposés par Géoclip.
Le Manifeste des cartographes fixant « les 10 lois de la cartographie ».
Les cartes sur Internet et leurs nombreux mapfails (lire ce billet à propos de la cartographie du monde musulman). Voir le recensement des mapfails et autres perles cartographiques sur ce fil Twitter.
Les nouvelles façons de « faire mentir les cartes » à l'ère numérique (lire ce billet écrit à l'occasion de la réédition de l'ouvrage de Mark Monmonier).
Prolongement pédagogique
Créer un atlas de la pauvreté dans le monde avec l’application MADMAGZ (académie d'Amiens).
La
séquence a été réalisée dans le cadre d'un groupe de travail et de réflexion autour des usages numériques en
Histoire-Géographie-EMC consacré pour l'année
scolaire 2016-2017 à la thématique "s’informer avec le numérique". L’enseignant propose d’utiliser l’application MADMAGZ intégrée à
l’ENT pour créer un Atlas de la pauvreté dans le monde dans le cadre du
programme de Géographie de la classe de 5°.
Lien ajouté le 3 décembre 2019
Lien ajouté le 3 décembre 2019
L'indice de la pauvreté multidimensionnelle (IPM), en anglais Multidimensional Poverty Index (MPI), est un indice statistique évaluant la pauvreté dans les pays en développement, créé par un département de l'Université d'Oxford en 2010 et utilisé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour son Rapport sur le développement humain d'octobre 2010. L'IPM comprend 10 indicateurs qui vont bien au delà de la seule prise en compte du revenu.
Top story: Multidimensional Poverty 2019 | Worldmapper https://t.co/dOY5ES9x6w, see more https://t.co/vM2VfP1azs— Richard Petry (@TheMapAddict) December 2, 2019
Lien ajouté le 21 février 2020
La #pauvreté extrême est de plus en plus concentrée.— Banque mondiale (@Banquemondiale) February 20, 2020
*Le revenu correspondant à ce que l'on appelle ici la "pauvreté extrême" se situe à moins de 1,90 dollar par jour. pic.twitter.com/ipaA3NFdy6
Lien ajouté le 11 février 2024
La pauvreté multidimensionnelle dans le monde selon le PNUD https://t.co/6pObPJed6O #géographie #seconde pic.twitter.com/rsaMG0fcOG
— jc fichet (@cartolycee) February 10, 2024
Lien ajouté le 12 juillet 2024
Lien ajouté le 2 septembre 2024
Lien ajouté le 20 avril 2025
Lien ajouté le 11 juillet 2025
Articles connexes
L'insécurité alimentaire dans le monde (rapport du FSIN)
#Privation | En 2023, 9,0 millions de personnes sont en situation de privations matérielles et sociales. Elles déclarent subir au moins 5 privations parmi les 13 propositions.
— Insee (@InseeFr) July 11, 2024
👉https://t.co/tIwjz5jYg0 pic.twitter.com/43XcIUjAPv
Big data et étude de la pauvreté
— Sylvain Genevois (@mirbole01) September 2, 2024
Estimation de la pauvreté mondiale à l'aide de données privées et publiques (données Facebook + lumière nocturne provenant de satellites)https://t.co/dhWFAZTieD pic.twitter.com/s2GS2d9hoQ
Mesurer la pauvreté : quels outils statistiques en France et en Europe ? (@insee.fr) blog.insee.fr/quels-outils...
— Xavier Molénat (@xmolenat.bsky.social) 9 avril 2025 à 11:44
[image or embed]
"L'Amérique s'enrichit, mais les pauvres s'appauvrissent par Shri Khalpada" (PerThirtySix)
Une exploration interactive des inégalités de richesse aux États-Unis à l’aide de visualisations de données. Les données proviennent des Comptes financiers de distribution de la Réserve fédérale.
Liens ajoutés le 25 mai 2026
« C'est une "pauvreté de réfrigération", qui rend la chaleur extrême plus dangereuse pour des millions de personnes » (The Conversation).
Antonella Mazzone (Université de Bristol), Enrica De Cian et Giacomo Falchetta (Université Ca’ Foscari de Venise), étudient la pauvreté de réfrigération. La chaleur devient dangereuse selon les lieux de vie, les services, le logement et les inégalités. À Rio, la plage d’Ipanema et la favela du Vidigal disent la même ville, mais pas le même climat vécu. À quelques centaines de mètres, l’ombre, la brise et l’eau fraîche côtoient des toits métalliques, peu d’arbres, peu d’eau publique et des nuits qui étouffent. Dans 28 pays, surtout en développement, l’enquête couvre un échantillon de 3 milliards d’habitants. Près de 600 millions connaissent une pauvreté de réfrigération grave. L’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne portent aujourd’hui la charge la plus lourde. Le risque ne dépend pas seulement du degré affiché. Bangladesh et Indonésie subissent une chaleur humide dangereuse pour presque tous les habitants, mais l’Indonésie résiste mieux grâce à des infrastructures, des services de santé et des équipements plus solides. Dans les villes, la fraîcheur est une ressource très inégalement distribuée. Les quartiers pauvres ont moins d’arbres, de parcs, d’eau potable publique, de logements ventilés et de transports formels. Le chaud révèle les inégalités urbaines les plus ordinaires. La climatisation ne peut pas être l’unique réponse. Elle reste très inégalement accessible et augmente en moyenne les factures d’électricité des ménages de plus d’un tiers. Elle surcharge les réseaux et nourrit la crise climatique qui rend les chaleurs plus fortes. Depuis 2020, les chercheurs ont interrogé 80 habitants de favelas et banlieues pauvres de Rio. Dix-neuf ont tenu des carnets numériques. Les récits montrent des tâches déplacées à l’aube, des vendeurs qui changent d’itinéraire et des personnes sans refuge sûr. La justice thermique demande de transformer les causes sociales et spatiales du danger. Il faut planter, rénover, protéger les travailleurs, garantir l’eau et écouter les habitants exposés. Le froid devient un droit urbain.
Falchetta, G., Mazzone, A., Bhasin, S. et al. "A multidimensional assessment of systemic cooling poverty in the global south" [Évaluation multidimensionnelle de la pauvreté systémique liée au refroidissement dans les pays du Sud]. Nature Sustainaibility (2026). https://doi.org/10.1038/s41893-026-01845-4
Giacomo Falchetta et ses collègues étudient la pauvreté de refroidissement. Elle désigne l’incapacité à se rafraîchir en période de forte chaleur, faute de logement adapté, d’électricité fiable, d’équipements, d’argent ou de services publics. Leur notion de pauvreté systémique de refroidissement va plus loin. Elle montre que le danger ne vient pas seulement de la chaleur, mais de privations croisées. Climat, infrastructures, santé, école, travail et inégalités produisent ensemble une vulnérabilité thermique. En effet, l’indice SCP combine cinq dimensions. Exposition climatique, infrastructures et biens, inégalités sociales et thermiques, santé, éducation et conditions de travail. Il montre que la sécurité face à la chaleur dépend autant des réseaux, des revenus et des institutions que du climat. L’étude couvre 28 pays, surtout dans le Sud global, en croisant 1.155.106 ménages, des données climatiques et des infrastructures. Elle construit un indice à l’échelle infranationale pour repérer les territoires où la chaleur devient difficile à supporter. Aujourd'hi, près de 600 millions de personnes subissent de fortes privations de refroidissement. Education, conditions de travail et exposition climatique pèsent le plus. S’adapter suppose des politiques coordonnées.
Articles connexes
L'insécurité alimentaire dans le monde (rapport du FSIN)


