Une nouvelle version de la cartographie nationale des ouvrages et aménagements littoraux (édition 2026) est disponible sur GéoLittoral. Réalisée par le Cerema, avec le soutien du ministère chargé de la Transition écologique, cette cartographie recense les principaux ouvrages et aménagements présents le long du front de mer, dans l’Hexagone, en Corse et dans les départements et régions d’outre-mer.
Cette nouvelle version repose sur l’interprétation de photographies aériennes plus récentes et de meilleure résolution et intègre une nouvelle typologie harmonisée des ouvrages littoraux, afin d’améliorer l’interopérabilité des données.
Quelques chiffres clés :
- 20 871 ouvrages et aménagements littoraux recensés
- 19 346 ouvrages encore visibles sur les photographies aériennes les plus récentes
- Environ 2 400 km de longueur cumulée
- Plus de 3 300 ouvrages supplémentaires identifiés par rapport à la première version de 2017
- Près de 1 000 ouvrages nouvellement construits au cours de la dernière décennie
Les ouvrages littoraux jouent un rôle important dans la protection et l’aménagement des territoires côtiers, mais peuvent également modifier les dynamiques naturelles du littoral. Cette cartographie constitue ainsi un socle national harmonisé pour mieux connaître les secteurs aménagés et accompagner les politiques publiques de gestion du trait de côte.
Une application cartographique permet de visualiser l’ensemble des ouvrages recensés.
Pour aller plus loin, un rapport d’étude du Cerema détaille la méthodologie mise en œuvre et l’exploitation des résultats.
GéoLittoral est le portail de la planification maritime et des données sur la mer et le littoral. On peut y télécharger des données SIG, regroupées par thématiques : activités portuaires et environnement, aquaculture marine, artificialisation, dynamiques et évolution du littoral, énergie éolienne, énergie houlomotrice, énergie hydrolienne, indicateur national de l’érosion côtière, zones basses du littoral et recul événementiel du trait de côte, occupation du sol, ortho littorale, trafic maritime, plaisance et mouillages, vulnérabilité aux risques littoraux.
Pour compléter
Publication d'un nouvel indicateur d'érosion du trait de côte
Produit par le Cerema avec le soutien du ministère chargé de la transition écologique, l’indicateur national de l’érosion côtière décrit l’évolution passée du trait de côte sur les littoraux de l’Hexagone, de la Corse et des départements et régions d’outre-mer. Comme la première édition, il repose sur l’analyse de photographies aériennes anciennes et récentes. Cette nouvelle version mobilise un plus grand nombre de traits de côte sur plusieurs années, ce qui permet d’analyser les évolutions du littoral sur plusieurs périodes temporelles et d’en proposer une lecture plus fine. Elle intègre désormais des données harmonisées issues des observatoires régionaux du trait de côte, afin de renforcer la cohérence entre le référentiel national et les observations de terrain. Les profils de calcul ont également été densifiés, avec environ 126 000 profils répartis tous les 50 mètres le long du littoral, afin d’affiner la restitution des résultats.
Les nouveaux résultats confirment, sur la période longue allant des années 1950 à 2020, l’ordre de grandeur déjà observé lors de la première version : environ 20 % des côtes naturelles sont en recul. En considérant l’ensemble du front de mer, en additionnant les secteurs naturels en recul et les secteurs maintenus par des ouvrages de protection ou de gestion du littoral, comme les murs ou les épis, 27,6 % des côtes apparaissent concernées par l’érosion côtière, une proportion qui atteint 50,1 % sur les secteurs de plage.
Une application cartographique permet de visualiser les évolutions du trait de côte sur plusieurs pas de temps de 1950 à nos jours.
Le rapport d’étude du Cerema apporte les détails sur la méthodologie mise en œuvre et sur l’exploitation des résultats.
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