Atlas des migrations dans le monde (Migreurop)


Migreurop publie sur son site un certain nombre de cartes issues de son « Atlas des migrations dans le monde. Libertés de circulation, frontières, inégalités », publié en 2022.


Ce 4ème atlas de Migreurop « propose un traitement original et éclairant des enjeux migratoires contemporains à partir de la notion polysémique de « liberté de circulation ». Slogan utilisé pour marquer un rejet radical des politiques migratoires actuelles, cette notion est également l’un des piliers de la construction européenne, comme d’autres espaces régionaux. Pour mieux la cerner, ce 4ème Atlas propose une analyse critique des politiques qui ont été mises en œuvre par les États pour faciliter les mobilités de manière générale. Il donne également à voir la manière dont les migrant-e-s affrontent et détournent quotidiennement les politiques d’immigration restrictives pour mettre en œuvre leur propre liberté de circulation. »  

Migreurop est un réseau euro-africain d’associations de défense des droits, de militant·e·s et de chercheuses et chercheurs. Son objectif est d’identifier, faire connaître et dénoncer les conséquences des politiques migratoires européennes sur les conditions de vie et le respect des droits des personnes en migration, tout au long du parcours d’exil (les entraves à la mobilité, la fermeture des frontières, l’enfermement formel et informel, les formes diverses d’expulsion, ainsi que l’externalisation des contrôles migratoires et de l’asile pratiquée par l’Union européenne et ses États membres). Le réseau Migreurop contribue ainsi à la défense des droits fondamentaux des exilé·e·s (dont celui de "quitter tout pays y compris le sien") et à promouvoir la liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous.

Lien ajouté le 19 mars 2025

Cartographie et mythe du grand remplacement. Une carte destinée à faire peur ? observatoire-immigration.fr/asile-immigr... Source : Observatoire de l'immigration et de la démographie (OID) connu pour ses postions anti-immigration et nataliste fr.wikipedia.org/wiki/Observa...

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— Sylvain Genevois (@mirbole01.bsky.social) 19 mars 2025 à 14:24


Lien ajouté le 26 mai 2025

Les cartes issues de la 2e édition de l'Atlas des migrants en Europe paru en 2012 sont disponibles en téléchargement sur l'entrepôt de données Nakala. Pour en savoir plus, voir la présentation de cette édition sur le site de Migreurop.

Lien ajouté le 8 décembre 2025

« Cartographier les mouvements migratoires ». Par Lucie Bacon, Olivier Clochard, Thomas Honoré, Nicolas Lambert, Sarah Mekdjian et Philippe Rekacewicz (Visionscarto).

Cette contribution est une réédition de l’article collectif du même nom paru en 2016 dans la Revue Européenne des Migrations Internationales [1]. Il peut sembler curieux de republier une réflexion sur les représentations visuelles « vieille » de presque dix ans, puisque ce monde fort mouvant change de plus en plus vite, mais les approches réflexives, épistémologiques et méthodologiques développées ici restent pertinentes dans un contexte où la représentation figurée de l’information est devenue omniprésente. Le texte a été adapté, édité, partiellement mis à jour et augmenté de quelques exemples et de nouvelles cartes et illustrations, par les auteurices et le collectif Visionscarto. Il explore l’évolution de la cartographie des migrations internationales depuis le début des années 1990. Après un bref rappel des évolutions de la cartographie des flux migratoires depuis ses origines au XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui, les auteurices évoquent les principaux défis techniques et épistémologiques que les cartes de flux ou représentant des itinéraires ne cessent de poser, et présentent de nouvelles formes cartographiques, ayant émergé depuis le début des années 2000, dans les domaines croisés de la science, de l’art et du militantisme.

Lien ajouté le 18 février 2026

« Cartographier les migrations dans un grand quotidien » par Mathilde Costil, Francesca Fattori (Hérodote).

Depuis l’apparition, dans les médias et notamment dans ses colonnes, de l’expression « crise de migrants ? », le quotidien Le Monde a traité de façon extensive ce phénomène complexe, sous forme de reportages, d’analyses, de débats, mais aussi de cartes. Représentation graphique synthétique de phénomènes géographiques complexes, la carte est un outil incontournable pour appréhender la réalité mouvante des migrations, dans plusieurs régions et à plusieurs échelles. C’est aussi, dans la pratique du service infographie du journal Le Monde, un produit éditorial qui propose plusieurs niveaux de lecture, résultant du choix entre données statistiques, analyse qualitative et récits sensibles.

Liens ajoutés le 31 mars 2026

« Immigration : le Parlement européen durcit la politique de l’UE en créant des « hubs de retour » pour expulser les migrants illégaux » (Le Monde).

Le Parlement européen a validé, jeudi 26 mars 2026, un net durcissement de la politique migratoire du continent et approuvé le concept de « hubs de retour », des centres pour envoyer des migrants en dehors de l’Union européenne (UE). Ces mesures sont réclamées par une majorité d’Etats membres, ainsi que par les eurodéputés de droite et d’extrême droite, qui ont salué le vote par un tonnerre d’applaudissements dans l’hémicycle. Pour être adopté définitivement, le texte doit encore faire l’objet de négociations en trilogue avec le Conseil européen, puis être voté une dernière fois au Parlement... Ce dispositif autoriserait les Etats membres à ouvrir des centres pour migrants dans des pays en dehors de l’UE, pour y envoyer, et possiblement y détenir, des personnes dont la demande d’asile a été rejetée et qui font face à une obligation de quitter le territoire. Les fameux « hubs de retour ». L’idée de créer des hubs pour détenir des migrants avant ou après l’examen de leur demande d’asile n’est pas nouvelle. Elle a été testée par l’Italie en Albanie. Ce centre est longtemps resté largement vide, en raison d’une série de contestations judiciaires. Un accord sur le sujet avait également été scellé entre le Royaume-Uni et le Rwanda, mais Londres a rapidement abandonné le projet, là encore en raison d’obstacles judiciaires. Les deux pays s’affrontent désormais devant les tribunaux.

« Adoption du règlement européen "retour" : la mise à mort du droit international » (Migreurop).

Le groupe de recherche Migreurop analyse le "règlement retour" adopté par l’UE en 2026. Ce texte remplace la directive 2008 et vise à accélérer les expulsions. Il s’inscrit dans une évolution des politiques migratoires européennes vers plus de contrôle et d’harmonisation à l’échelle continentale. Ce règlement facilite les expulsions des personnes sans titre de séjour. Il prévoit une reconnaissance mutuelle entre États, permettant d’exécuter une décision prise ailleurs sans réexamen complet. Cela accélère les procédures et renforce la coordination européenne. L’enfermement devient central dans le dispositif. La durée maximale passe de 18 à 24 mois et peut être prolongée. La détention concerne désormais un plus grand nombre de profils, y compris certaines catégories considérées comme vulnérables. Le texte élargit aussi la notion de "risque sécuritaire". Elle ne se limite plus aux crimes graves mais inclut des infractions plus larges. Cela permet d’appliquer des mesures plus strictes comme des interdictions d’entrée longues ou des détentions renforcées. Le règlement développe l’externalisation. Les personnes peuvent être renvoyées vers des pays tiers, même sans lien direct avec leur parcours. Des accords sont envisagés avec des États hors UE pour gérer ces retours, ce qui déplace la gestion des migrations à l’extérieur du territoire européen. La notion de "pays sûr" est étendue. Certains pays sont classés comme sûrs, ce qui permet de traiter plus rapidement les demandes d’asile. Cette classification influence directement les parcours migratoires et les possibilités de rester sur le territoire européen. Ces mesures traduisent une logique territoriale claire. L’Union européenne renforce le contrôle de ses frontières, limite l’accès à son espace et organise la gestion des mobilités à différentes échelles, du local au transnational. L’ensemble du dispositif montre une transformation des politiques migratoires. Les États européens privilégient la rapidité des expulsions, la coordination entre pays et l’externalisation redessinant les circulations humaines entre Europe et pays voisins. 

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Étudier les migrations à l'échelle infranationale pour l'ensemble des pays du monde

Consulter ou élaborer des cartes de flux dynamiques sur Internet (flow maps)

Une data-story sur les flux de migrations en Afrique