Cartes-posters sur les tsunamis, tremblements de terre et éruptions volcaniques dans le monde (NOOA, 2022)


Source : Visualizing Disasters : New Hazardous Event Posters Available (NOAA).


Les bases de données historiques mondiales du National Centers for Environmental Information (NCEI) sur les tsunamisles tremblements de terre et les éruptions volcaniques fournissent des informations précieuses pour les agences chargées d'émettre des alertes lorsque des phénomènes naturels potentiellement mortels ou dommageables se produisent. Ces bases de données jouent un rôle essentiel dans l'information du public sur les risques naturels. En 2008, à la demande du Centre international d'information sur les tsunamis (ITIC), le NCEI a commencé à produire une affiche sur les sources mondiales des tsunamis. Depuis, trois affiches sur les risques naturels ont été élaborées et mises à jour, la dernière en avril 2022.

La première affiche, en 2008, présentait une carte de toutes les sources historiques confirmées de tsunamis et mettait en évidence les événements les plus importants. En 1984, le NCEI avait déjà produit une carte historique des sources de tsunamis pour le Pacifique. Cette carte montrait l'emplacement des sources historiques de tsunamis pour le bassin du Pacifique. 

Le défi en 2008 était de cartographier plus de 1 100 tsunamis mondiaux confirmés, soit plus du double de ceux répertoriés sur la carte de 1984. Une fois terminé, l'ITIC a distribué des copies physiques de l'affiche sur les sources mondiales de tsunamis à travers les États-Unis et dans le monde.

En 2010, l'ITIC et le NCEI ont de nouveau collaboré pour développer deux affiches mondiales montrant les tremblements de terre et les éruptions volcaniques significatives. Les trois affiches - tsunamis, tremblements de terre et éruptions volcaniques - sont mises à jour environ tous les deux ans, offrant aux experts et au grand public un aperçu des bases de données historiques. 

Les affiches sont régulièrement distribuées au personnel d'alerte et d'intervention par l'ITIC et disponibles sous forme numérique via le NCEI et l'ITIC. Des versions PDF de ces affiches peuvent être téléchargées à partir du NCEI :

Pour compléter

Il peut être intéressant de comparer cette carte-poster avec une plus ancienne de 1994. Celle-ci, dénommée The Dynamic Planet, représentait déjà le monde des volcans et des séismes en lien avec les dynamiques de la tectonique des plaques. Elle peut être consultée et téléchargée sur le site de la Division de la géographie et des cartes de la Bibliothèque du Congrès.

Lien ajouté le 24 juin 2025

« Enquête sur l’impact des éruptions volcaniques sur les projections climatiques » (CarbonBrief)

Il est bien connu que les éruptions explosives peuvent provoquer un refroidissement soudain à la surface de la Terre et que des éruptions répétées façonnent la variabilité du climat au fil des décennies et des siècles. Lorsque du dioxyde de soufre est injecté dans la stratosphère lors d’une éruption, il forme des aérosols qui empêchent la lumière du soleil d’atteindre la surface de la Terre. Contrairement aux influences humaines sur le changement climatique, qui se produisent lentement et peuvent être prises en compte dans les modèles climatiques dans le cadre d’une gamme de scénarios socio-économiques, la nature sporadique des éruptions volcaniques pose un défi pour les projections climatiques. Dans une étude récente, publiée dans Communications Earth & Environment, des chercheurs montrent que les éruptions volcaniques contribuent de manière substantielle à l’incertitude des projections des températures mondiales. Les résultats suggèrent que, lorsque les éruptions volcaniques sporadiques sont incluses dans les projections climatiques, le dépassement de la limite de réchauffement de 1,5 °C fixée par l’Accord de Paris est légèrement retardé – mais un niveau élevé d’activité volcanique au cours du XXIe siècle ne contribuerait à compenser qu’une petite fraction du réchauffement climatique – ce qui signifie que la réduction des émissions reste essentielle pour atteindre les objectifs climatiques à long terme. 

Lien ajouté le 12 octobre 2025

« Les tsunamis déclenchés par des glissements de terrain – un aperçu » (Natural Hazards).

Les géologues Katrin Dohmen, Philipp Blum, Anika Braun et Tomas Fernández-Steeger (Université d'Aix-la-Chapelle) ont recensé 317 tsunamis déclenchés par des glissements de terrain (Landslide-triggered tsunamis ou LTT). Leur étude montre que ces phénomènes sont mondiaux, multicausaux et difficiles à prévoir. Environ 10% des tsunamis connus sont causés par des glissements de terrain sous-marins ou côtiers. Le plus extrême, à Lituya Bay (Alaska, 1958), a généré une vague de 524 m. Ces "mégatsunamis" montrent la puissance géomorphologique des effondrements terrestres. Les LTT sont principalement déclenchés par des séismes (44%) et des volcans (8%), mais aussi par la fonte des glaciers, les fortes pluies ou l’activité humaine, notamment les barrages. Les tsunamis les plus meurtriers combinent souvent plusieurs de ces facteurs. Les plus hautes vagues se forment dans les lacs, fjords ou baies fermées, où l’énergie reste piégée. Les réservoirs artificiels, comme celui du Vajont en 1963 (2 043 morts), montrent que les aménagements humains peuvent amplifier les risques de tsunamis locaux. La distribution spatiale des LTT révèle une forte concentration le long des marges actives du Pacifique et dans les fjords polaires. L’Indonésie et le Japon sont les plus touchés : près de 70 000 morts cumulés depuis 1700, en raison d’une forte densité côtière. Les LTT marins liés à des séismes ou volcans menacent les littoraux denses, tandis que ceux des lacs ou barrages touchent localement mais brutalement. Les vagues dépassant 100 m surviennent surtout dans les fjords du Groenland, de Norvège ou de Colombie-Britannique. Les auteurs soulignent les limites de la prévision : la plupart des glissements sous-marins restent invisibles. Ils appellent à généraliser la bathymétrie haute résolution et les systèmes d’alerte combinant surveillance des pentes et du niveau marin. 

Lien ajouté le 15 mai 2026

« Sept raisons pour lesquelles la géologie est essentielle dans la transition énergétique » (The Conversation).

Ana María Alonso-Zarza, professeur de pétrologie et géochimie à l'Université Complutense (Madrid) rappelle que la transition énergétique commence dans le sous-sol. Eau, minerais, stockage et risques exigent une lecture géologique précise du territoire. Les cartes géologiques fonctionnent comme une radiographie du territoire profond. En localisant roches, failles, ressources et structures, elles orientent le tracé des routes, l'implantation des ouvrages, la recherche d'eau et la prévention des aléas. L'eau souterraine donne à la transition sa condition première. Les aquifères alimentent villes, cultures, industries et écosystèmes. La géologie indique où ils se trouvent, comment ils se rechargent et quels volumes peuvent être prélevés sans épuisement. La transition bas-carbone reste une géographie très matérielle. Un téléphone peut contenir jusqu'à 50 ressources différentes. Vouloir renouvelables et numérique tout en refusant toute mine impose de penser une extraction contrôlée, transparente et responsable. L'énergie dépend de terrains bien connus. La géologie évalue les gisements fossiles encore exploités, développe la géothermie du sous-sol proche aux zones volcaniques actives, et sécurise le stockage souterrain d'hydrogène, de gaz naturel ou de CO₂. La géodiversité conserve la mémoire longue de la Terre. Roches, fossiles, sols et reliefs deviennent aussi des ressources locales lorsque les Géoparcs mondiaux UNESCO soutiennent géotourisme, éducation scientifique et revitalisation d'espaces ruraux. Les catastrophes naissent de la rencontre entre aléas et sociétés exposées. Séismes, volcans, crues, glissements, subsidence ou houles extrêmes deviennent destructeurs au contact des villes et réseaux, comme l'a montré la DANA valencienne de 2024. Planifier avec la géologie revient à lire le territoire dans son épaisseur. Transports, logements, eau, conservation et prévention gagnent en cohérence lorsque le sous-sol est traité comme un bien public de connaissance et de décision collective. 

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