L'histoire par les cartes : 18 globes interactifs ajoutés à la collection David Rumsey


18 globes interactifs ont été ajoutés à la célèbre collection cartographique David Rumsey : il s'agit de 9 globes terrestres, 3 globes célestes et 6 globes d'autres planètes.

Globes interactifs ajoutés à la collection David Rumsey :
http://www.davidrumsey.com/blog/2020/12/21/18-interactive-globes-added-to-the-collection


1) Dix-huit globes interactifs ajoutés à la collection

Ces globes sont interactifs On peut les faire tourner à la main, les agrandir ou les partager avec une simple URL.

2) David Rumsey : une collection exceptionnelle de cartes et de globes anciens

Depuis les années 1980, David Rumsey collectionne cartes, atlas, globes en tout genre et de toute époque. Le célèbre collectionneur américain est parvenu à rassembler plus de 150 000 documents. En 2016, il a fait don de sa collection à l’Université de Stanford qui l'a ensuite numérisée (voir la présentation du David Rumsey Map Center). Aujourd’hui, on compte plus de 90 000 cartes et images disponibles en ligne. La collection David Rumsey comprend des documents rares tels que des cartes du XVIe au XXIe siècle d’Amérique, d’Europe, d’Asie, d’Afrique, mais aussi du Pacifique et de l’Arctique. Les cartes ont été géoréférencées et peuvent être vues à l’aide de Google Earth, Google Maps ou d’autres moteurs comme Luna Browser ou encore Second Life. Plus d'une 100e de cartes anciennes sont accessibles directement à travers un globe interactif. Un moteur de recherche permet de rechercher une carte ancienne en navigant sur un planisphère.

La collection David Rumsey propose de très nombreux globes anciens en images haute résolution, avec possibilité de les visionner en 3D (après inscription sur le site). En outre, plus d'une 100e de cartes anciennes de la collection sont accessibles à travers un globe interactif. http://www.davidrumsey.com/
http://earth.app.goo.gl/

La British Library propose également des expositions en ligne sur les globes européens du XVIIe et XVIIIe siècles.

Lien ajouté le 26 janvier 2022
Lien ajouté le 4 avril 2022
Lien ajouté le 26 avril 2023
Lien ajouté le 9 mai 2024
Lien ajouté le 30 septembre 2025

« L’Atlas Farnese. Le poids du globe » par Thierry Joliveau (Spacefiction)

L’Atlas Farnese est une sculpture romaine du musée archéologique de Naples. Elle date du IIe siècle de l’ère chrétienne mais serait une copie d’une statue grecque beaucoup plus ancienne. La statue représente le Titan Atlas portant sur ses épaules non pas le globe terrestre mais la sphère céleste où s’inscrivent les figures du Zodiaque. Après sa victoire contre les Titans, Zeus a condamné Atlas à supporter pour l’éternité la voûte du ciel. Dans l’Antiquité, on pensait en effet que les étoiles étaient toutes situées à la même distance sur une sphère entourant la terre. Leur position servait aux  voyageurs, en particulier les marins, pour se repérer pendant leurs déplacements. Géographie et astronomie étaient alors indissociable. On regroupait sous le nom de Cosmographie l’étude des sphères terrestres et célestes.

Lien ajouté le 18 février 2026

Patrick Gautier Dalché, « Avant Behaim : les globes terrestres au xve siècle », Médiévales, 58 | 2010, 43-61. https://journals.openedition.org/medievales/5964

L’article examine d’abord la question des éventuels antécédents antiques et médiévaux des globes attestés par des sources textuelles au xve siècle. Ces premiers globes proviennent de la France du Nord-Est (1432), de Bourgogne (1440-1444) et d’Allemagne (1447-1450) ; ils ne devaient distinguer la surface de la terre que de façon sommaire ou schématique, mais les possibilités « pratiques » de mesure exacte des distances offertes par la tridimensionnalité de la représentation ne tardèrent pas à être perçues. Les premiers globes italiens apparaissent dans l’iconographie du dernier tiers du xve siècle : le disque plat de la terre habituel dans ces types iconographiques antérieurs est parfois remplacé par une image de l’œcumène ptoléméenne donnant ainsi l’illusion d’une sphère en trois dimensions. Le succès de cette image issue de globes réels fabriqués à Florence par Nicolaus Germanus provient de l’intense travail de réflexion théorique sur les différents modes de représentation cartographique qui s’étaient développés en Allemagne à la suite de la réception de la Géographie de Ptolémée. Le fait de figurer la terre et les cieux par des objets distincts traduisait un rapport différent où la terre n’était plus dans une situation subordonnée mais constituait un objet en soi, sur lequel pouvait s’exercer une réflexion autonome. Ces globes permettaient en outre une vision de la terre tout entière et non plus limitée à l’œcumène.

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