Source : Catherine Lavaud, Romuald Le Lan (2025). « Un quart des ménages vivent dans un logement en sous‑occupation très accentuée », INSEE Première n° 2064, 8 juillet 2025.
Un quart des ménages vivent dans une résidence principale considérée en sous‑occupation très accentuée. Il s’agit le plus souvent de maisons individuelles occupées depuis longtemps par des propriétaires âgés n’ayant plus d’enfants à leur domicile. Le taux de sous‑occupation très accentuée atteint 41 % pour les maisons individuelles.
Il varie beaucoup au sein du territoire national, en lien en particulier avec la part plus ou moins élevée de grands logements. La Bretagne est la région la plus concernée par la sous‑occupation ; cette dernière est moins fréquente en Île-de-France, en PACA, en Corse et dans les départements d’outre-mer. Le phénomène est plus prégnant dans les couronnes des aires d’attraction des villes que dans les pôles.
La sous‑occupation très accentuée augmente depuis vingt ans avec le vieillissement de la population. Les habitants des logements sous-occupés sont le plus souvent satisfaits de leurs conditions de logement et seulement une minorité d’entre eux considère son logement comme trop grand. Ils souhaitent très rarement déménager.
- Durieux S., Fabre B., Sanzeri O., « Plus de 100 000 résidences principales en sous-occupation très accentuée dans la métropole d’Aix‑Marseille‑Provence », Insee Analyses Provence-Alpes-Côte d'Azur n° 147, juillet 2025.
- Daguet F., « En 2021, une personne de 65 ans ou plus sur trois vit seule dans son logement », Insee Première no 2040, février 2025.
- Bertrand P., « Des prix immobiliers plus élevés dans les zones denses et touristiques », Insee Première n°2025, novembre 2024.
- Fiche « Logement », in France, portrait social, coll. « Insee Références », édition 2024.
- « Les conditions de logement des ménages résidant en France en 2020 », Datalab Essentiel, Sdes, décembre 2022.
- « Ces Français qui vivent dans des logements bien trop grands… et ne veulent surtout pas en partir » (Capital)
- « Limiter les mètres carrés par personne pour réduire l’empreinte carbone des logements » (Euractiv)
- « Densifier les zones résidentielles en s'appuyant sur le Bimby » (Ministère du développement durable). Voir les initiatives proposées par Villes vivantes.
- « Le grand partage. Bande annonce du film » (Youtube). Et si les français "bien logés" étaient forcés d'héberger les plus pauvres pendant l'hiver ?
- « Oui, mais pas chez nous ! » : « Sous couvert de vertu environnementale, le camp du non aggrave la crise du logement » (Les Echos). À l'approche des élections municipales de 2026, le mouvement YIMBY (Yes In My Backyard) entend imposer un nouveau rapport de force. Face au syndrome « pas chez nous » qui bloque la production de logements, ce collectif défend le droit à construire pour, in fine, garantir la justice sociale. Voir la lecture critique de cette tribune par Éric Charmes.
- « Immobilier : comment la finance détruit les villes » (Blast). Fin 2024, la région Île-de-France comptait 1,3 million de personnes mal-logées et 5,6 millions de mètres carrés de bureaux vides - des chiffres record, soit l'équivalent d'une fois et demie la Défense, le plus grand quartier d'affaires d'Europe, ou d'environ quatre-vingt mille logements de soixante-dix mètres carrés. Pourtant, si d'un côté la production de logements sociaux chute depuis quelques années alors que le nombre de demandeurs dans la région a pratiquement doublé en dix ans, de l'autre, les chantiers de construction de bureaux neufs se poursuivent, et ce malgré le développement du télétravail, dans cette région qui possède le plus grand nombre de bureaux d'Europe. Et tout ça n’arrive pas qu’à Paris, c’est un phénomène que l’on retrouve aux quatre coins de l'hexagone : en pleine crise du logement pour la majorité des gens, d’immenses immeubles voient le jour, pour créer des bureaux, souvent sans trouver preneur à la fin. Mais comment est-ce possible ? Dans son livre Immobilier hors sol, comment la finance s’empare de nos villes, la chercheuse Marine Duros explique ce phénomène méconnu. Elle explique que les bureaux qui fleurissent dans les communes périphériques à Paris par exemple, ne sont parfois qu'un mirage de prospérité économique : “La majorité de ces bureaux sont construits « en blanc», c'est-à-dire sans entreprise destinataire identifiée au démarrage des travaux. Au printemps 2023, sur les cent quarante-neuf chantiers en cours, soit presque deux millions de mètres carrés de bureaux neufs supplémentaires prévus, seulement 25% d'entre eux avaient trouvé des entreprises”. En Île-de-France, fin 2019, alors que plus de 3,3 millions de mètres carrés étaient inoccupés et que la demande de bureaux était en baisse ( 9% par rapport à 2018), presque 2,5 millions de mètres carrés supplémentaires étaient mis en chantier, un niveau jamais atteint dans la région.
Les données sur le logement social en France disponibles en open data
Etudier la structure et l'évolution des logements dans 50 métropoles des Etats-Unis
Étudier les mobilités résidentielles des jeunes Américains à partir du site Migration Patterns
Étudier les mobilités résidentielles des élèves à partir des statistiques de la DEPP