Étudier les formes urbaines à partir de plans cadastraux


Peut-on lire l'histoire de France au travers de ses bâtiments ? Inspirés par un article du New York Times, « Les Echos » ont créé une carte de France composée de l'ensemble des bâtiments du pays et se sont associés à la Fabrique de la Cité pour montrer en quoi l'histoire de France se lit dans les formes urbaines.

Nous vous conseillons d'aller découvrir cette très belle exploration de La France par ses bâtiments réalisée par Jules Grandin, Chloë Voisin-Bormuth et Jean-Marc Vittori sur le site des Echos.


Les auteurs proposent d'explorer les formes urbaines à travers les grandes étapes de l'histoire urbaine (de la ville antique à la ville moderne) en s'appuyant sur des exemples qui permettent de donner à voir des formes caractéristiques de tissus et de bâtiments urbains.

Nous avons repris ci-dessous ces exemples caractéristiques de formes urbaines qui montrent que, malgré ses extensions nombreuses, la ville se reconstruit souvent sur elle-même comme un palimpseste. L'idée est de permettre de prolonger l'étude en utilisant le Géoportail qui fournit ces fonds cadastraux et permet de superposer d'autres couches d'information.

1) La ville antique (Arles, Bouches-du-Rhône)

 

La ville d'Arles et son quartier antique 

 Lien sur Cartes.gouv.fr
 

  • Sur quelle rive du Rhône est implantée la ville antique d'Arles ?
  • Repérer quelques monuments caractéristiques de la ville gallo-romaine (les arènes, le théâtre, les thermes...)
  • Les villes antiques étaient construites selon un plan géométrique avec deux axes principaux perpendiculaires. Chercher où se croisent le cardo et le decumanus (un indice : c'est au croisement de la rue des Arènes et de la rue de l'Hôtel de ville).
  • Dans la Gaule romaine, les cimetières sont aménagés en dehors des villes. Chercher l'emplacement du cimetière des Alyscamps à proximité d'un lotissement qui porte le même nom.


2) La ville médiévale (Troyes, Aube)

 

 La ville médiévale de Troyes est enserrée dans ses murailles (aujourd'hui disparues) et conserve ses rues tortueuses
Lien sur Cartes.gouv.fr

 


3) La ville classique (Versailles, Yvelines)

 

 Versailles, la ville classique avec ses grandes avenues construites près du château
Lien sur Cartes.gouv.fr

 

 

4) La ville industrielle (Anzin, Nord)

 

La ville minière du Nord avec ses terrils et ses alignements de corons
Lien sur Cartes.gouv.fr

 

 

5) La ville haussmanienne (Paris rive-droite)


Le Paris haussmanien avec ses gares et ses grands boulevards
 Lien sur Cartes.gouv.fr



6) La ville nouvelle (Cergy, Val d'Oise)

La ville nouvelle avec son urbanisme de dalle et ses lotissements en lignes courbes
Lien sur Cartes.gouv.fr



7) La ville actuelle qui se reconstruit sur elle-même (Lille, Nord)

Le centre de Lille et ses ré-aménagements (gare TGV et nouveau quartier Euralille)
 Lien sur Cartes.gouv.fr




D'autres exemples peuvent être pris pour illustrer l'histoire urbaine et dégager des formes caractéristiques propres à la ville antique, la ville médiévale, la ville classique, la ville industrielle, la ville nouvelle et la ville actuelle. Pour compléter ce "jeu de 7 familles" des villes, il faudrait ajouter la ville à l'urbanisme fonctionnel avec ses grands ensembles pour laquelle Renaud Epstein nous donne à voir des représentations remarquables à travers sa série Un jour, une ZUP, une carte postale.

En voici un exemple : la ville et ses grands ensembles (Vénissieux, Rhône)

Vénissieux et ses grands ensembles au sud de Lyon
 Lien sur Cartes.gouv.fr


Cartes postales des Minguettes dans les années 1960-70 : vue de la ZUP en construction, vue au sol 1, vue au sol 2, vue aérienne.

En complément, lire l'article de Jean Laterrasse, Urbanisme et trame urbaine : ce que nous apprend l’histoire des villes (2018).

Inspiré par Jules Grandin et les Echos, Mathieu Chartier propose des animations en gif animés pour montrer l'évolution de l'histoire urbaine de villes françaises. Voici par exemple l'évolution de Besançon à partir du site antique de Vesontio à partir du site Edugéo (cliquer sur ce lien pour accéder aux couches cartographiques).



Pour information, les données cadastrales sont désormais des données ouvertes. Un site est consacré à la diffusion du Plan Cadastral Informatisé (PCI) sur cadastre.data.gouv.fr. Ces plans sont téléchargeables en différents formats vecteur ou raster.

Voici l'adresse pour télécharger directement les fichiers cadastraux par département (au format geojson) :
http://cadastre.data.gouv.fr/data/etalab-cadastre/2017-07-06/geojson/communes/

La société Koumoul, spécialisée dans la visualisation directe et interactive de données, a repris ces données cadastrales en open data pour les afficher sur sa plateforme en permettant de distinguer entre parcelles bâties et non bâties.
http://koumoul.com/s/cadastre/



Jean-Marc Zaninetti et Dominique Andrieu ont étudié l’étalement résidentiel à partir des données carroyées de l'INSEE et des fichiers fonciers MAJIC (Mise À Jour des Informations Cadastrales). Lire leur article publié en juillet 2018 dans la revue M@ppemonde. Les deux auteurs proposent de suivre l'évolution du parc de logements de 1946 à 2013 à travers deux cartes interactives concernant Tours et Orléans.


Lien ajouté le 17 mars 2019

On peut étudier les formes urbaines à partir de plans cadastraux, mais aussi en utilisant les cartes IGN au 1 / 25 000 disponibles sur le site du Géoportail. C'est ce que propose le compte @Neuro6 sur Twitter qui a entrepris de recenser les villes moyennes en France et de donner à voir leurs grands traits morphologiques tels qu'il se révèlent sur les cartes de l'IGN zoomées au 1 / 17 000, soit à une échelle de visualisation très précise qui permet de faire apparaître les détails des constructions urbaines et de la trame viaire.
http://twitter.com/_neuro6/media

Reconnaître des villes ou des quartiers d'après leurs formes urbaines. Exemples à travers Berlin ou la Suisse.

Lien ajouté le 21 janvier 2020
Lien ajouté le 20 octobre 2021
Articles connexes

Le plan cadastral informatisé disponible en open data






Africapolis, un projet pour cartographier au plus près l'Afrique urbaine


Africapolis.org est un site Internet lancé le 22 novembre 2018 dans le cadre du huitième sommet Africités à Marrackech. Il a été réalisé conjointement par le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO) de l’OCDE et l’institut e-Geopolis. L'objectif est de cartographier au plus près le phénomène urbain en Afrique où la population est en train de devenir à majorité urbaine.

D’ici à 2050, la population africaine sera de 2,5 milliards de personnes. Sur les 1,3 milliard supplémentaires, 900 millions vivront en ville. Ce qui signifie que les villes vont absorber 70 % de la croissance démographique. Pour Laurent Bossard, le directeur du CSAO, « la transition urbaine sera en charge de la transition démographique et cette transition se passera plus ou moins bien selon que les villes et ceux qui les gèrent en auront la capacité » (voir son interview dans Le Monde du 22 novembre 2018 où il présente en même temps l'intérêt de ce nouveau site).

Le site Africapolis vise deux objectifs principaux :
  • mettre à disposition des information fiables couvrant l’ensemble des agglomérations urbaines en Afrique (aussi bien les grandes métropoles que les villes petites ou intermédiaires qui sont très nombreuses). 
  • définir l'urbain et pouvoir suivre les dynamiques urbaines, l'évolution des zones bâties, la densification, la transition urbaine telles qu'on peut les appréhender dans le contexte africain.

L'Afrique compte déjà 11 métropoles de plus de 5 millions d'habitants, mais près de 7 000 agglomérations de moins de 100 000 habitants. Le seuil qui a été retenu pour définir une "agglomération" est de 10 000 habitants (on sort de la notion de "ville" au sens classique pour considérer la population agglomérée).

Les données d’Africapolis reposent sur un vaste répertoire de recensements de l’habitat et de la population, de registres électoraux et d’autres sources officielles concernant la population, dont certaines remontent au début du XXe siècle. La régularité, le niveau de détail et la fiabilité de ces sources varient d’un pays à l’autre et d’une période à l’autre. Des images satellitaires et aériennes sont utilisées pour recueillir des informations sur le terrain, notamment les zones bâties et la localisation précise des foyers de peuplement. Les registres officiels de la population et les données du recensement constituent l'élément le plus important. Dans certains cas, les derniers relevés disponibles remontent à 30 ans ou plus, et souvent à plus de 10 ans. Compte tenu du rythme des dynamiques démographiques et urbaines, ces périodes sont considérables.

Africapolis, comme e-Geopolis au niveau mondial, a été conçu pour fournir une base de données standardisées et géolocalisées sur les dynamiques d'urbanisation en Afrique afin de rendre les données sur les villes africaines comparables entre pays et dans le temps. Dans cette première version du site, les données des 50 pays sont disponibles pour l'année 2015 avec la possibilité de remonter jusqu'en 1950. Africapolis comble une lacune majeure en intégrant 7 225 petites villes et villes intermédiaires de 10 000 à 300 000 habitants (dont 6 737 agglomérations de 10 000 à 100 000 habitants, où vivent 180 millions d’Africains).

Le site est disponible en français et en anglais. L'interface de consultation est relativement simple. En cliquant sur le menu "Analyses" on peut obtenir des définitions et des mises au point très pédagogiques. Le menu "Explore" permet de choisir le pays et la ville que l'on veut étudier (il faut néanmoins connaître le pays avant d'accéder à la liste des villes !).

 L'interface de consultation du site Africapolis


Une fiche signalétique donne la population urbaine du pays, son nombre d'agglomérations, la population de l'agglomération choisie, sa densité urbaine, sa surface bâtie, son évolution démographique depuis 1950 et même ses caractéristiques en nombre de cellules de Voronoï. A un niveau plus général, on peut comparer les pays entre eux, leur niveau d'urbanisation, leur nombre d'agglomérations ou encore leur population métropolitaine. Les analyses peuvent être conduites à différentes dates entre 1950 et 2015 (déplacer le curseur sur la ligne de temps "Timeslider").

L'accès aux informations peut également s'effectuer directement à partir de la carte interactive. En cliquant sur un pays au choix, ces contours passent en surbrillance orange et les données s'affichent en fonction de la ville sur laquelle on déplace la souris. La taille des cercles est proportionnelle à la population. Pour mieux faire ressortir la typologie proposée, ces cercles se distinguent par des couleurs différentes (ce qui donne à la carte un aspect quelque peu bariolé). L'avantage est de pouvoir faire ressortir la hiérarchie urbaine du premier coup d'oeil. Voici par exemple la hiérarchie des agglomérations au Maroc avec Casablanca au premier rang (plus de 2 millions) et Marrakech, Tanger, Rabat et Fez au second rang (entre 1 et 2 millions). Le tableau récapitulatif à droite de l'écran fournit le nombre d'agglomérations au sein des 6 rangs proposés.




En zoomant sur la carte, l'extension des périmètres bâtis apparaît à l'écran. Voici par exemple la tâche urbaine de Casablanca en rouge (plus de 2 millions d'habitants) avec ses agglomérations satellites en bleu (moins de 100 000 habitants) et en violet (entre 10 000 et 30 000 habitants). En zoomant davantage, on distingue nettement le tissu urbain avec la trame viaire.



 Les plus grandes agglomérations par pays en Afrique


Quarante-cinq des 50 zones urbaines ayant la plus forte densité d'habitants au kilomètre carré se trouvent en Égypte. Quelques 90% des agglomérations les moins connectées se trouvent dans le Sahara et le désert du Kalahari. La carte fonctionne comme un diagramme de Voronoï dans lequel la taille de chaque cellule dépend de la distance entre deux agglomérations, toutes deux comprises dans la cellule. Les grandes cellules indiquent un réseau urbain moins dense.

Les agglomérations les moins connectées entre elles (diagrammes de Voronoï)




Voici une présentation du site Africapolis sous la forme d'une vidéo :


Le site Africapolis peut s'avérer très utile pour conduire des études comparatives sur les villes africaines. Les données et les analyses sont tout-à-fait intéressantes à mobiliser dans le cadre de la question de géographie au CAPES : l'Afrique du Sahel et du Sahara à la Méditerranée (voir notre sélection de ressources cartographiques), mais aussi dans des études de cas à conduire à différentes échelles.

La cartographie en ligne est de qualité bien que la fenêtre cartographique soit un peu réduite à l'écran par rapport à l'interface de consultation des données.

Les données statistiques sont téléchargeables au format xls par pays et par agglomérations. Un jeu de données cartographiques est  fourni en téléchargement au format shp pour utilisation dans un SIG. Il comprend uniquement le bâti urbain. Il faut donc importer les contours des pays africains et ensuite géolocaliser les villes en utilisant les coordonnées géographiques indiquées dans le fichier agglomérations (import de la couches points en format délimité csv ou txt dans QGIS ou dans tout autre SIG). Voici un aperçu des données utilisables.

Lien ajouté le 3 février 2019

Un GIF saisissant montrant l'évolution de l'urbanisation en Afrique de l'Ouest entre 1950 et 2040. Réalisé par le SWAC ou Club du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest (CSAO)
Liens ajoutés le 20 mars 2019
 
Evolution du classement des 15 plus grandes villes d'Afrique entre 1950 et 2015

 
 
Liens ajoutés le 5 septembre 2019

Une story map très réussie sur l'urbanisation en Afrique à partir des données du site Africapolis :


Lien ajouté le 2 novembre 2019

Les images satellitaires de la NASA enregistrées entre 2012 et 2019 font apparaître 767 nouvelles villes africaines prises pour la première fois à partir de leurs lumières la nuit. La carte superpose ces images à la carte des 7600 agglomérations urbaines recensées par Africapolis.
http://africapolis.org/download/Nightlight.jpeg


Liens ajoutés le 27 janvier 2020
Liens ajoutés le 21 janvier 2021

Urban Sprawl in sub-Saharan Africa: A review of the literature in selected countries, Ghana Journal of Geography · July 2020, https://www.researchgate.net/publication/343219572_Urban_Sprawl_in_sub-Saharan_Africa_A_review_of_the_literature_in_selected_countries/


Lien ajouté le 1er février 2021
 
La vie du ciment en Afrique - Matière grise de l’urbain est le dernier livre de la géographe Armelle Choplin. La force du livre tient à la capacité de l’auteur à nous démontrer comment interroger la brique et le béton permet de saisir la production de l’urbain en Afrique de l’Ouest : « le ciment permet d’examiner la production capitalistique de la ville, c’est-à-dire les liens entre ville et capitalisme, marchandisation du foncier et de l’immobilier urbain et processus d’accumulation des richesses (lire ce compte-rendu par Isabelle Baraud-Serfaty)

Le livre est disponible en version papier mais aussi en version numérique gratuite. Une interview de l’auteur (d'une durée de 34 minutes) est également disponible en podcast. 
 
En complément :
Armelle Choplin et Martin Lozivit, « Mettre un quartier sur la carte : Cartographie participative et innovation numérique à Cotonou (Bénin) », Cybergeo : European Journal of Geography [En ligne], Espace, Société, Territoire, document 894, 2019
http://journals.openedition.org/cybergeo/32152

Lien ajouté le 16 mai 2021
Lien ajouté le 24 novembre 2021
Lien ajouté le 9 décembre 2021
Lien ajouté le 28 avril 2022

Lien ajouté le 8 février 2024
Lien ajouté le 21 novembre 2024

Corneille Rogromel et Céline Rozenblat, « Delineating African cities (large urban regions) to compare them within global urban networks», Cybergeo : European Journal of Geography, Data papers, document 1078, mis en ligne le 20 novembre 2024.

Un défi majeur pour l’Afrique est d’évaluer la capacité de ses villes à tirer parti des réseaux mondiaux pour favoriser le développement local. Cependant, cette évaluation est compliquée par l’absence d’un cadre et de critères unifiés, ce qui rend difficile la comparaison des villes africaines entre elles et avec les autres villes dans le monde. Par conséquent, la première étape consiste à rendre les villes africaines comparables. Dans cet article, sont présentés les enjeux de ces délimitations pour les 54 pays africains. La méthodologie est expliquée et sont présentés les résultats de l'adaptation du concept des Grandes Régions Urbaines (LUR) (Rozenblat, 2020) qui englobent les territoires régionaux urbanisés autour des principales villes africaines. Au total, 304 grandes régions urbaines africaines ont pu être délimitées. Elles sont composées de 5 522 unités locales administratives – LAU. La délimitation des LURs rend les zones urbaines d'Afrique comparables à d'autres zones urbaines dans le monde, ce qui permettra d'évaluer dans les prochaines étapes leur intégration dans les réseaux urbains mondiaux par les entreprises multinationales qui, selon notre échantillon, sont situées à plus de 98 % dans ces LURs délimitées.

Spatial distribution of the African Large Urban Regions (LUR) - Source : Cybergéo


Lien ajouté le 16 février 2026

« Croissance rapide de la population en Afrique de l’Ouest : les quatre défis que la région doit relever » (The Conversation)

Serge Rabier de l'Agence Française de Développement (AFD) analyse la croissance démographique rapide en Afrique de l’Ouest. Il montre qu’une population très jeune peut devenir un levier de développement si quatre défis structurels sont relevés.  En 2050, l’Afrique comptera 2,4 milliards d’habitants. En Afrique de l’Ouest et centrale, 33% ont 10-24 ans en 2025. Près de la moitié des habitants ont moins de 20 ans. Cette jeunesse massive transforme villes, marchés du travail et systèmes sociaux. La transition démographique reste inachevée. La fécondité demeure élevée. Au Mali, 53% des femmes sont mariées avant 18 ans. En zone rurale, les femmes ont jusqu’à 5,9 enfants contre 2,7 à Dakar. L’éducation des filles réduit fortement la fécondité. Selon Guttmacher, 23% des femmes de 15-29 ans ont un besoin non satisfait de contraception. Les systèmes de santé sont sous-financés. Les normes sociales et le coût scolaire freinent la poursuite des études, surtout en milieu rural et pour les filles. Le défi de l’emploi est central. Entre 2025 et 2040, 93 millions de jeunes Nigérians et 13 millions d’Ivoiriens entreront sur le marché du travail. Le chômage officiel des jeunes est de 8,7%, mais le sous-emploi atteint 35%. L’informalité domine. L’urbanisation s’accélère. La population urbaine passera de 54 à 130 millions entre 2020 et 2050. Le nombre d’agglomérations de plus de 10.000 habitants passera de 900 à 1.700. Le foncier et les infrastructures deviennent des enjeux majeurs. Les mobilités régionales sont fortes. En 2020, la Côte d’Ivoire et le Nigeria concentraient 51% des migrants internationaux d’Afrique de l’Ouest. D’ici 2050, 32 millions de personnes pourraient être déplacées par les effets climatiques. Le vieillissement reste modeste mais progresse. Les plus de 60 ans représenteront 8% en 2050. Or seulement 20% de la population est couverte par une protection sociale. La dynamique démographique reconfigure ainsi emploi, villes et solidarités.

Lien ajouté le 25 mars 2026

« Les villes africaines sont diverses et dynamiques, mais elles sont confrontées à de nombreux défis. Comment les rendre plus saines ? » (The Conversation).

Elaine Nsoesie, chercheuse à Boston University, et Blessing Mberu, sociologue à l’APHRC, analysent la santé urbaine en Afrique. Leur article montre comment l’urbanisation rapide transforme les conditions de vie et les inégalités dans des villes très diverses. À l’échelle continentale, environ 46% des 1,3 milliard d’Africains vivent en ville. Cette part pourrait atteindre 50% à 65% d’ici 2050. L’Afrique connaît ainsi la croissance urbaine la plus rapide au monde, ce qui reconfigure profondément les territoires. Les chercheurs insistent sur la diversité des villes africaines. Lagos, Nairobi ou Dakar présentent des trajectoires distinctes. Cette hétérogénéité empêche toute généralisation et impose une analyse fine des contextes locaux et des formes d’urbanisation. Les déterminants sociaux de la santé structurent les inégalités. Habitat précaire, accès limité à l’eau et à l’assainissement, pollution ou insécurité alimentaire se combinent dans les quartiers informels, devenus centraux dans l’urbanisation africaine. Les mobilités urbaines illustrent ces enjeux. Les transports facilitent l’accès aux soins et à l’éducation, mais génèrent aussi pollution et accidents. Des systèmes spécifiques émergent comme les boda boda ou matatu, adaptés aux contraintes locales. Les dynamiques démographiques renforcent ces transformations. En 2020, près de 60% de la population africaine a moins de 25 ans. Cette jeunesse urbaine est particulièrement exposée aux enjeux de santé, notamment en matière de maladies chroniques. Les études de cas montrent des réponses locales. Amélioration de la qualité de l’air à Kampala, innovations en santé mentale à Yaoundé ou urbanisme à Nairobi. Ces solutions reposent sur l’intégration des populations et l’adaptation aux contextes locaux. En définitive, les villes africaines sont à la fois des espaces de contraintes et d’innovation. Les conditions de santé dépendent de l’organisation urbaine, des politiques publiques et des dynamiques sociales propres à chaque territoire.

Lien ajouté le 17 avril 2026

« Loyers exorbitants et quatre heures de trajet domicile-travail : la misère de la crise du logement à Lagos » (The Guardian).

Valentine Benjamin analyse la crise du logement à Lagos, mégapole d’environ 22 millions d’habitants. La croissance éco et démo y est rapide, mais elle dépasse largement les capacités du parc immobilier, créant un déséquilibre durable entre offre et demande. La pression démographique est continue. Environ 6.000 nouveaux habitants arrivent chaque jour, contre 3.000 départs. Cette croissance nette accélérée alimente une demande massive de logements, que ni les politiques publiques ni les promoteurs ne parviennent à absorber. Les loyers augmentent à un rythme spectaculaire. Sur le mainland, des logements loués 500.000 nairas atteignent désormais 2,5 millions en deux ans. Sur l’île, certains loyers ont triplé, alors que le salaire minimum annuel reste autour de 840.000 nairas. Cette inflation immobilière provoque une ségrégation socio-spatiale marquée. Les classes moyennes et salariées sont progressivement repoussées vers les périphéries, voire hors de l’État de Lagos, tandis que les quartiers centraux deviennent des espaces élitistes. Les mobilités quotidiennes explosent. De nombreux actifs effectuent jusqu’à 4 heures de trajet par jour. Cette contrainte spatiale transforme les conditions de vie, accentue la fatigue et révèle une dissociation croissante entre lieux de travail et lieux d’habitation. La crise repose sur un déficit structurel estimé à plus de 3,4 millions de logements selon Taibat Lawanson. La production immobilière reste insuffisante face à une urbanisation rapide et peu planifiée. Les habitants développent des stratégies d’adaptation. Colocation, habitats précaires ou mobilités alternées se diffusent. Certains dorment sur leur lieu de travail ou vivent en périphérie en semaine, illustrant une recomposition contrainte des pratiques d’habiter. Le marché immobilier renforce ces déséquilibres. Les promoteurs privilégient des logements haut de gamme, plus rentables, dans un contexte de prix fonciers élevés et de faibles incitations à produire du logement accessible pour les classes populaires. Les locations de courte durée aggravent la pénurie. En transformant des logements en biens touristiques via des plateformes comme Airbnb, les propriétaires réduisent l’offre disponible pour les habitants, ce qui accentue mécaniquement la hausse des loyers. Lagos incarne une urbanisation sous tension, où dynamisme économique et crise résidentielle coexistent. L’attractivité métropolitaine repose sur des mobilités longues et des inégalités accrues, révélant les limites d’un modèle urbain peu régulé.

Lien ajouté le 29 septembre 2026

« « En Afrique, il est encore temps d’éviter le modèle du tout-voiture » (Le Monde). En misant sur des projets technologiques calqués sur le modèle de mobilité des pays du Nord, les métropoles africaines aggravent leur étalement urbain au lieu d’y remédier, déplorent, dans une tribune au « Monde », les géographes Pape Sakho et Momar Diongue.

Les géographes Pape Sakho et Momar Diongue estiment que les métropoles africaines doivent éviter le "tout-voiture". Selon eux, copier les modèles de mobilité du Nord accentue l’étalement urbain et ignore les pratiques locales comme la marche. À Dakar, le BRT mis en service en 2024 vise à réduire congestion, insécurité et pollution. Mais, selon les auteurs, il relie surtout des pôles déjà éloignés sans modifier l’organisation urbaine qui a produit ces distances. Il traite donc les effets plus que les causes.  Le premier enjeu est l’aménagement. La multiplication de pôles économiques périphériques reliés par des infrastructures routières favorise une ville éclatée et dépendante de l’automobile. Les auteurs appellent à rapprocher activités, services et lieux de vie. Cette dépendance automobile est aussi fragile. Le parc motorisé est vieillissant et polluant, tandis que les véhicules d’occasion de plus de 10 ans et les deux ou trois-roues motorisés bon marché aggravent les problèmes de pollution, de sécurité et de gouvernance. Deuxième piste, reconnaître la traction animale. Calèches et charrettes restent utiles dans des périphéries difficiles d’accès grâce à leur faible coût et à leur souplesse. Les géographes proposent de les intégrer aux politiques de mobilité et aux circuits courts périurbains. Troisième piste, donner davantage de place à la marche et au vélo, déjà très pratiqués, notamment par les populations les plus modestes. Sécuriser ces déplacements permettrait de répondre aux besoins quotidiens à faible coût tout en réduisant la dépendance motorisée. L’idée directrice est d’articuler transport et urbanisme. Une transition durable ne repose pas seulement sur des véhicules plus propres ou plus rapides. Elle suppose de partir des usages réels, des inégalités d’accès et des spécificités territoriales des villes africaines. Sakho et Diongue défendent donc des politiques de mobilité construites à partir des réalités africaines plutôt que de modèles importés. Ils plaident pour la recherche en sciences sociales afin d’adapter les solutions aux territoires, aux pratiques locales et aux besoins. 

Articles connexes



Cartographie des incendies en Californie


Les incendies qui ont ravagé le nord de la Californie en 2018 ont fait un bilan très lourd : 77 morts et plus de 1 000 disparus, au moins 60 000 ha de forêt réduits en cendres, 11 000 habitations brûlées (bilan provisoire au 20 novembre 2018). Il s'agit de l'incendie le plus meurtrier qu'est connu la Californie pour l'année 2018. Un panache de fumée a recouvert cet état jusqu'à la ville de San Francisco.

Des incendies attisés par des vents importants avaient déjà frappé la Californie l'an dernier mais plus au nord (dans la région viticole). En 2018, les feux de forêt se sont étendus aux espaces urbains, la ville de Paradise a été en grande partie ravagée par les flammes. Les pompiers déploient beaucoup d'efforts pour essayer de maîtriser des incendies qui se propagent sur plusieurs fronts. Alors que "Camp fire" ravage le nord de la Californie, deux autres incendies "Woolsey fire" et "Hill fire" se sont déclarés plus au sud vers Los Angeles.

Image satellite du "Camp Fire" le 8 novembre 2018 fournie par la NASA 


Le panache de fumées s'étend à une grande partie de la Californie le 16 novembre 2018


Josh Edelson, photographe indépendant basé à San Francisco, en a fait un reportage photographique et donné des images d'une beauté terrifiante sur le site de l'AFP (le "paradis perdu").

Les médias ont largement relayé les images satellites et les photographies concernant cette catastrophe. Le site Futura Sciences a recensé les images satellites prises par les différentes agences spatiales. Déjà en 2017 les satellites Sentinel (Copernicus) avaient fourni des images sur les incendies en Californie également visibles depuis la Station Spatiale Internationale (ISS). 

La NASA permet de voir l'évolution des incendies en temps réel sur le site EOSDIS Worldview. FIRMS USA/Canada, un partenariat entre la NASA et le service forestier de l'USDA, propose des images et des données en téléchargement pour l'ensemble des incendies qui ont lieu sur le territoire des Etats-Unis dans le cadre de l'Active Fire Mapping Program.

ESRI fournit une cartographie du périmètre des incendies, des zones d'évacuation, ainsi que des informations permettant un suivi de la catastrophe à Camp Fire. Une carte de suivi de l'ensemble des feux aux Etats-Unis est accessible également sur Wilde Fire Information Map.

CAL FIRE, le site officiel de suivi des incendies en Californie, donne des informations et des cartes en temps réel.

Concernant le suivi de la qualité de l'air, consulter le site Purple Air.

Pour avoir les infos à partir de Twitter : 
#CaliforniaWildfires



Le professeur Alistair M. S. Smith décrypte les causes des feux toujours plus nombreux et meurtriers, et propose des solutions pour s’en prémunir (article paru dans Le Monde du 17 novembre 2018).

En France, les incendies de forêt sont devenus également un problème préoccupant en raison du réchauffement climatique, de l'extension des périmètres bâtis et du manque de prévention dans ce domaine. Lire cet article de The Conversation à propos des leçons à tirer des feux d'incendie en France en 2017.

S'agissant du risque incendie, les modalités de gestion et de prévention des risques diffère des autres types de catastrophes. Le risque incendie est notamment moins facile à cartographier et à modéliser (voir cet article de Sciences et Avenir).

Il peut être intéressant de consulter notre série de billets sur le suivi d'une catastrophe à partir de données en temps réel (à partir de l'exemple du cyclone Florence).

En octobre 2019, les incendies menacent de nouveau la Californie.

Le Los Angelès Times propose un site de suivi de ces incendies :
http://www.latimes.com/wildfires-map/

Une carte animée des incendies dans le monde de 2000 à 2019
http://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/cw4o3y/active_fires_2000_2019_5_mb/


 
Liens ajoutés le 20 août 2020
 
Les incendies ont repris en Californie en août 2020. La carte interactive des activités d'incendie de l'Université de Californie fournit des informations sur les dernières activités des incendies de forêt. La carte utilise des systèmes de télédétection par satellite pour localiser les foyers en activité. Elle fournit également des informations sur les périmètres d'incendie à partir d'informations sur le terrain et de capteurs aériens.

On peut également consulter la carte des incendies de forêt du Los Angelès Times établie à partir des données satellites de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et de Calfire.

Le système ALERTWildfire utilise des caméras en direct pour détecter, localiser et confirmer les incendies de forêt. Le système peut également être utilisé pour surveiller le comportement du feu et aider les pompiers à lutter contre les incendies au sol. 

Lien ajouté le 17 septembre 2020
Lien ajouté le 2 février 2021
Liens ajoutés le 16 août 2021


Lien ajouté le 27 mai 2022

Lien ajouté le 25 juillet 2022
Lien ajouté le 27 juillet 2022
Lien ajouté le 1er août 2022
Lien ajouté le 6 août 2022

« Swamped by public outcry, state withdraws controversial wildfire risk map » (OPB).

En Oregon, la cartographie du risque d'incendie fait polémique auprès des propriétaires. Le département des forêts de l'Oregon a été inondé de plaintes en juillet 2022 après avoir publié une carte des risques d'incendie de forêt à l'échelle des parcelles. La carte de l'Oregon Wildfire Risk Explorer, créée par l'Oregon State University dans le cadre d'une nouvelle politique sur les incendies de forêt dirigée par le projet de loi 762 du Sénat, décrivait le risque d'incendie de forêt au niveau de chaque propriété. Cette cartographie s'inscrit dans un ensemble de mesures de prévention contre les feux de forêt que les législateurs des États ont adopté en 2021 en réponse aux incendies de forêt qui ont brûlé 4000 maisons et plus d'un million d'acres en 2020. Les propriétaires ont déclaré avoir peur ne plus être couverts par leur assurance habitation ou de voir leurs primes d'assurance doubler. 

Cal Mukumoto, directeur du département des forêts de l'Oregon, a déclaré dans un communiqué que l'agence avait entendu plus de 2 000 personnes. Il a indiqué que l'État avait précipité la publication de la carte pour respecter la date limite du 30 juin imposée par la législature et n'avait pas laissé suffisamment de temps pour la sensibilisation et l'engagement locaux que « les gens voulaient, avaient besoin et méritaient ». Le Département des forêts de l'Oregon a également retiré les avis qu'il avait envoyés aux personnes dans les zones à risque élevé ou extrême. "Nous allons immédiatement commencer à travailler avec l'Oregon State University sur certaines améliorations visant à améliorer la précision des affectations de classification des risques en fonction de ce que nous avons entendu des propriétaires jusqu'à présent", indique le communiqué de Mukumoto. Un nouveau processus d'appel a été lancé de manière à réviser la carte. Le site de l'Oregon Wildfire Risk Explorer reste toujours accessible avec des informations générales sur les zones de risque incendie, mais avec une notification importante selon laquelle "la carte est en cours de mise à jour" (sic). Au delà de l'anecdote, l'histoire révèle la difficulté à informer les populations sans alarmer et à faire passer des mesures de prévention en matière de lutte contre le risque feux de forêt.

La carte publiée en juin 2022 (et retirée en août) décrivant le risque d'incendie de forêt en Ohio au niveau de la propriété
(source : Oregon Wildfire Risk Explorer)

Lien ajouté le 10 août 2022

Comment la Californie se bat contre des saisons d'incendies de forêt de plus en plus sévères notamment dans le comté de Napa (Financial Times)https://t.co/DVbFNO13kx pic.twitter.com/S5Lcw7DlOJ

Liens ajoutés le 14 janvier 2025

Des incendies de grande ampleur, attisés par des vents violents, ont de nouveau ravagé Los Angelès début janvier 2025. Le bilan provisoire sélève à 24 morts auxquels s'ajoutent des dizaines de disparus. 192 000 civils doivent encore évacuer le secteur. Les dégâts sont catastrophiques, avec plus de 10 000 bâtiments endommagés ou détruits. L'ampleur de la destruction est estimée à 57 milliards de dollars. Les pertes assurées causées par les incendies de forêt en Los Angeles sont estimées être les plus coûteuses de tous les temps. La catastrophe menace de bouleverser l’équilibre fragile entre le risque climatique et l’assurance habitation en Californie.


1. Traitement médiatique de la catastrophe

« Moi, ça va, mais ma maison : à Los Angeles, la fuite des habitants face à l’enfer des incendies » (Libération)

« C’était une part de mon âme, je suis dévastée : la villa de Laeticia Hallyday détruite par les incendies à Los Angeles » (Le Parisien)

« Les quartiers emblématiques de Los Angeles réduits en cendres » (The Financial Times)

« Évaluation des dégâts causés par les incendies à Los Angeles » (The New York Times)

« Des images satellite avant et après les incendies en Californie montrent des dégâts considérables » (The Guardian)

« Cartographie détaillée des incendies avec origines du feu, périmètres d'incendie et zones d'évacuation obligatoire » (Los Angeles Times)

« Hollywood en feu : les ultrariches découvrent la crise climatique » (Reporterre)

« Quelle est l'ampleur des incendies à Los Angeles par rapport à l'endroit où vous vivez ? » (Call Matters)

« L'État va enquêter sur les raisons pour lesquelles le réservoir de Pacific Palisades était hors d'usage et vide lorsque la tempête de feu s'est déclarée » (Los Angeles Times)

« Comment la Californie combat les incendies depuis le ciel » (Reuters Graphics)

« Incendies à Los Angeles : les vents reprennent, les feux s’étendent et les critiques fusent » (Libération)

« Les Jeux olympiques devraient être annulés : la colère monte contre Los Angeles 2028 » (Le Parisien)

« Après les incendies de Los Angeles, le défi du traitement des débris » (La Croix)

2. Données cartographiques et satellitaires

Images satellites Landsat 8 6 janvier / 14 janvier 2025 (USGS)

« Image Sentinel 2 acquise le 12 janvier 2025 montrant les cicatrices de brûlures des trois incendies de forêt qui ont touché Los Angeles » (Copernicus)

Des cartes et des ensembles de données librement disponibles via le programme de catastrophes de la NASA (NASA)

Données Lidar post-incendie de forêt 2025 pour Los Angeles, Californie (USGS)

« Suivi des incendies, bilan chiffré et cartographie sur le site national des pompiers » (National Interagency Fire Center)

« Cartographie détaillée avec niveau d'endommagement des bâtiments » (FEMA)
 
« Impacts de la sécheresse sur les populations, l'eau et l'agriculture aux Etats-Unis » (ESRI)

« Du carburant pour les incendies en Californie » (NASA)

3. Des incendies de forêt à la question des assurances et du réchauffement climatique

« Les incendies de forêt de janvier 2025 en Californie ont été alimentés par des conditions météorologiques renforcées par le changement climatique d'origine humaine » (Climameter)

« Fréquence et coût des événements météorologiques et climatiques aux Etats-Unis » (NOAA). La Californie arrive en premier pour les incendies de forêt, mais le Texas, la Louisiane et la Floride la dépassent tous risques confondus.

« Les incendies à Los Angeles, une conséquence de la crise climatique » (Courrier International)

« Données cartographiques et de localisation et outils de suivi des feux de forêt » (Kevin Bullock)

« Les avions de lutte contre les incendies déversent de l'eau de mer sur les incendies de Los Angeles : pourquoi l'utilisation de l'eau salée est généralement un dernier recours » (The Conversation)

« Les feux de forêt à Los Angeles poussent le marché de l'assurance californien à ses limites » (Bloomberg)

« Les loyers augmentent plus vite après les catastrophes, mais un programme fédéral peut aider à limiter les excès » (The Conversation)

« Incendies à Los Angeles : le tissu urbain et social en proie aux flammes  ». La Cité des anges, qui a souvent été en proie aux flammes, n’a pas su endiguer la catastrophe, qu’ont aggravée la croissance urbaine et les inégalités structurelles au sein de la population (The Conversation)

« Comment les incendies en Californie renforcent le déni climatique de Trump (Reporterre)

« Le mégafeu de Los Angeles est un avertissement adressé à l’ensemble des populations mondiales » Tribune de Michel Lussault (Le Monde)

« Faut-il laisser brûler Los Angeles ? Dans un article datant de 1983, le géographe Mike Davis "proposait des "arguments pour laisser brûler Malibu. Provocation, cynisme ? » (Philosophie Magazine)

« Incendies à Los Angeles : l’impact majeur sur l’eau, l’air, la faune et la flore » (Le Monde)

« Des millions d'Américains se croient à l'abri des incendies de forêt dans leurs villes. Une nouvelle étude révèle le contraire » (The Guardian)

« Le suspect d'un des incendies de Los Angeles en voulait aux riches, selon l'accusation  » (TV5 Info Monde).

Lien ajouté le 19 mai 2026

Norlen, CA, Sharma, S. et Escobedo, FJ. « Socio-ecological impacts of the 2025 Los Angeles urban fires on communities, neighborhoods, and homes » [Impacts socio-écologiques des incendies urbains de Los Angeles de 2025 sur les communautés, les quartiers et les habitations]. Nature Communications 17 , 3941 (2026). https://doi.org/10.1038/s41467-026-71376-1

Les zones habitées sont de plus en plus touchées par les incendies urbains déclenchés par les feux de forêt. Si des indicateurs tels que la superficie brûlée et le nombre de structures détruites sont importants, la recherche néglige souvent la complexité socio-écologique de ces incendies. Les chercheurs ont étéudié les impacts des incendies de Los Angeles de 2025 sur deux communautés à l'échelle du quartier et de la parcelle résidentielle. Des analyses géospatiales et une modélisation économétrique explorent les relations entre la morphologie urbaine, les facteurs socio-démographiques et la destruction des habitations. Les résultats montrent que les caractéristiques socio-écologiques et l'échelle sont essentielles pour comprendre la dynamique des incendies urbains. De plus, de nouvelles populations socio-démographiques sont affectées et les indicateurs de morphologie urbaine sont plus importants que le couvert végétal. Malgré des similitudes avec les incendies urbains des XIXe et XXe siècles, la compréhension de ces incendies urbains réémergents exige des approches transdisciplinaires et des indicateurs spécifiques. L'étude des échelles et de la dynamique socio-écologiques des incendies urbains constitue une étape cruciale pour comprendre et s'adapter aux risques associés à ces catastrophes.

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