Ground Plan. Le monde vu comme un plan de bâtiments par l'artiste Louisa Bufardeci


Ground Plan 2003 ; 2009. Le monde vu comme un plan complexe de bâtiments par l'artiste Louisa Bufardeci. 
http://www.mca.com.au/artists-works/works/2010.40/



Cette oeuvre de Louisa Bufardeci se présente comme une carte par anamorphose : la taille des pays est proportionnelle à leur population. Les frontières sont indiquées en pointillé.

« Dans Ground Plan, Bufardeci décrit la répartition de la population mondiale comme une série de pièces dans un vaste complexe de bâtiments, chacune avec sa porte ouverte. Les frontières poreuses entre chaque pièce suggèrent un libre passage entre les frontières qui ne se reflète pas toujours dans le paysage géopolitique d'aujourd'hui. Le mouvement des ressources, des marchandises et des personnes entre les nations et à travers les frontières est sous surveillance et négociation constantes, les portes et les frontières se fermant ou se rouvrant à chaque nouvelle guerre, crise de réfugiés, pacte commercial ou accord de paix. A travers cette carte murale, Louisa Bufardeci a choisi un rendu de données quantitatives sous la forme d'un plan architectural plutôt que d'un camembert ou d'un graphique barre ou de diagrammes dans lesquels les informations statistiques sont généralement représentées. Sa cartographie de la relation globale entre les gens et l'espace qu'ils habitent reflète non seulement la répartition inégale de la population, mais aussi celle de la richesse, des ressources et du pouvoir. »

La Russie forme un couloir vers la Chine, le Canada coiffe comme un chapeau les Etats-Unis. L'Australie semble toute petite par rapport à l'Indonésie beaucoup plus peuplée. 

On remarquera la fonction symbolique des portes selon leur taille et leur orientation. Le Brésil a une porte ouverte sur la mer, qui lui fait regarder vers le large. L’Allemagne regarde vers le nord de l'Europe, la France vers le sud, le Royaume-Uni vers les Etats-Unis.

Cette oeuvre en forme de cartogramme est en discussion sur le forum Reddit.

Louisa Bufardeci est née à Melbourne en 1969 où elle vit et travaille actuellement.

"À certains égards, j’essayais de "déresponsabiliser" l’information, mais en même temps, je voulais voir comment le fait de la re-présenter changeait la façon dont elle pouvait être interprétée.»

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Publication de nouveaux inventaires de données sur Data.gouv.fr (logement, emploi, santé)


Pour faciliter vos recherches de données, le département Etalab, avec la coopération des producteurs de données, a réalisé un travail de recensement des bases et jeux de données existants sur certaines thématiques clefs :


Découvrez dès aujourd'hui l'inventaire des données du logement et de l'urbanisme : 135 bases de données de 43 gestionnaires ont été recensés.

Ces jeux de données sont gérés par diverses administrations françaises et ont un périmètre national. Ils sont présentés en 6 catégories :

  1. Situation, caractéristiques et performances du logement ;
  2. Coût du logement ;
  3. Financement du logement ;
  4. Aménagement du territoire ;
  5. Urbanisme au sens large ;
  6. Travaux, gestes de rénovation et construction.
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Renforcer l'atténuation, engager l'adaptation (3e rapport du Haut Conseil pour le climat - 2021)


Le Haut Conseil pour le climat publie son troisième rapport annuel. Il épingle la lenteur de la baisse des émissions de gaz à effet de serre de la France et l’insuffisance de ses efforts, surtout dans les transports.

Le rapport "Renforcer l'atténuation, engager l'adaptation" fait le point sur la trajectoire des émissions de gaz à effet de serre de la France et de ses régions et sur la mise en œuvre des politiques et mesures pour les réduire, dans un contexte européen. Dans ce rapport, un regard est porté sur les impacts du réchauffement climatique et les politiques d'adaptation.

Le Haut Conseil pour le climat, voulu par Emmanuel Macron pour apporter un éclairage indépendant sur la politique climatique du gouvernement, a passé au crible l’année 2019. Les émissions de gaz à effet de serre de la France ont baissé de 1,9 % pendant ce millésime, une performance insuffisante pour tenir l’objectif de -40 % d’ici 2030 (par rapport à 1990). D’autant plus insuffisante que l’Union européenne est tombée d’accord au mois d’avril 2021 pour renforcer son ambition climatique : la baisse des émissions de gaz à effet de serre du continent devra atteindre 55 % en 2030 (toujours par rapport à 1990).

Télécharger le rapport complet 

Télécharger le fascicule annexe de cartes

Ce fascicule de cartes et de graphiques comporte des infographies très utiles sur le plan pédagogique. Elles permettent d'étudier les effets du changement climatique et les efforts d'adaptation à différentes échelles (régionale, nationale et européenne). Des séries de cartes permettent d'aborder différentes scénarios d'évolution en comparant les températures moyennes sur un temps long (1976-2100).



Lien ajouté le 19 septembre 2021

Renforcer l'atténuation, engager l'adaptation (3e rapport du Haut Conseil pour le climat - 2021). Résumé pour le grand public.

Lien ajouté le 14 avril 2026

« Adaptation : l’incrémental local ne suffit plus ! » (Institut Avant-garde).

L'économiste Romain Schweizer (Université de Paris-Dauphine) montre que l’adaptation climatique est devenue incontournable. Les ajustements locaux et progressifs ne suffisent plus. Il faut des transformations profondes et durables. L’Accord de Paris de 2015 visait à contenir le réchauffement sous 2°C et si possible 1,5°C. Or la température mondiale a déjà gagné environ 1,6°C, et le seuil de 2°C pourrait être franchi dès les années 2030 selon les trajectoires actuelles. En France, le chgement climatique n’est plus une menace lointaine. Le pays s’est déjà réchauffé d’environ 1,7°C. Les effets st visibles dans le quotidien. Les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes et plus intenses, avec la 1/2 des 47 épisodes recensés depuis 1947 concentrés après 2010. Les records montent vite. La canicule de 1976 avait marqué les esprits avec 40°C. Ce seuil a été largement dépassé avec 46°C relevés à Vérargues en 2019. En 2023, deux vagues de chaleur en juin puis en août ont entraîné 19.000 morts prématurées, dont beaucoup à Paris. La chaleur s’articule avec la sécheresse. En 2022, 43% des cours d’eau de l’Hexagone étaient à sec. Les déficits de pluie ont varié de 10 à 50%. Cette année-là, 343 communes ont été ravitaillées par camions-citernes et 196 ont dû distribuer de l’eau en bouteille. Les effets touchent aussi l’agriculture et les logements. En 2022, les pertes agricoles ont atteint 10 à 20%, avec déclenchement du régime des calamités dans 44 départements. Plus de 10 millions de maisons individuelles sont très exposées au retrait-gonflement des argiles. Les forêts sont elles aussi fragilisées. Au-delà des incendies, la hausse des températures et la modification des pluies favorisent ravageurs et maladies. L’inventaire forestier de 2025 indique une hausse de 125% de la mortalité des arbres entre 2015 et 2023 par rapport à 2005-2013. Les projections à +3°C montrent un basculement d’échelle. En France, les pics de chaleur pourraient être quatre fois plus nombreux et certaines villes pourraient atteindre 50°C. Les sécheresses agricoles seraient dix fois plus fréquentes et 70% plus longues que dans le climat actuel. L’auteur distingue trois formes d’adaptation. La réponse réactive gère l’urgence. L’adaptation incrémentale prolonge les ajustements. L’adaptation structurelle transforme le système. C’est cette dernière qui agit sur les causes profondes des vulnérabilités et réduit durablement l’exposition. L’exemple du maïs éclaire bien cette typologie. Pomper davantage d’eau en période de sécheresse est une réponse réactive. Construire des méga-bassines relève de l’incrémental. Remplacer le maïs par le sorgho et revoir élevage, alimentation et revenus agricoles devient structurel. Cette démonstration conduit à une critique forte. Les solutions seulement techniques ou locales peuvent enfermer les territoires dans des mal-adaptations coûteuses. Digues, climatisation ou stockage de l’eau peuvent gagner du temps, mais aussi accroître la vulnérabilité à long terme. Une adaptation efficace doit être systémique, articulée à l’atténuation et pilotée par un État stratège capable d’arbitrer, financer et coordonner. L’auteur plaide ainsi pour des services publics, des biens communs et des institutions d’entraide renforcés. 

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