Un débat public sur l'implantation des éoliennes en mer en Normandie


L'implantation d'éoliennes en mer requiert d'importants aménagements et suscite des débats entre acteurs. Quelles zones maritimes doivent être privilégiées, lesquelles doivent être au contraire protégées ? Dans le cadre du débat public pour le lancement d’un 4e parc éolien en mer au large de la Normandie, la Commission nationale du débat public (Cndp) propose des ressources et des ateliers d’échange.
https://www.ensicaen.fr/debat-public-eoliennes-en-mer-en-normandie/



Ce débat public s'accompagne d'un site qui permet de tester différents scénarios d'aménagement à partir de cartes : 
https://eolmernormandie.debatpublic.fr/



Ce site constitue une ressource très utile pour travailler le débat démocratique et la géographie prospective en classe tout en apprenant à utiliser un SIG simplifié et en croisant des données entre elles.

"Planification des énergies marines renouvelables"  (CEREMA). Porté à connaissance des données géographiques utilisées dans le cadre du débat public sur l'éolien en mer 2019 
http://cerema.maps.arcgis.com/apps/MapJournal/index.html?appid=199c7945c2154a24bfd8a28ee3bbd254

Lien ajouté le 17 mai 2024
Lien ajouté le 31 janvier 2026

Annaig Oiry, « Se mobiliser contre l’éolien en mer en France. Inégalités environnementales et contestations des nouvelles infrastructures de « transition énergétique » », Belgeo, 4 | 2025, http://journals.openedition.org/belgeo/87455

Le déploiement de l’éolien en mer sur les littoraux français, espaces économiquement et socialement privilégiés, s’accompagne de mobilisations sociales qui dénoncent les impacts environnementaux et visuels des parcs, les défauts des procédures de concertation et les inégalités de répartition des retombées fiscales. Quatre catégories d’acteurs hétérogènes composent l’opposition : pêcheurs, résidents permanents et secondaires, élus locaux et associations environnementales locales. L’objectif de cet article, à la croisée de la géographie sociale et de la justice environnementale, est de voir si les contestations exprimées peuvent s’apparenter à des revendications formulées en termes d’inégalités environnementales. Un paradoxe émerge : si le langage de la justice environnementale ne percole pas tellement chez les opposants, il est en revanche mobilisé par les pouvoirs publics et les industriels, par le biais des compensations environnementales et territoriales. Deux études de cas seront privilégiées, le parc éolien en mer au large de Saint-Nazaire et celui de la baie de Saint-Brieuc, à travers une méthodologie qualitative basée sur des entretiens semi-directifs.